Rencontre avec Clotilde leguil à l'ACF

Le 25 mai 2018 à 21h00

clotilde leguil 3286952L'Association de la cause freudienne de Belgique vous invite à rencontrer Clotilde Leguil à l'occasion de la parution de "Je" une traversée des identités aux éditions Puf.

Il y en a aujourd’hui qui haïssent le « Je », qui déclarent sa fin prochaine, ou même sa disparition accomplie. Il y en a qui préfèrent le « Nous », l’identité qui peut se partager ; d’autres encore qui préfèrent le « Il » scientifique, l’identité qui peut se compter. Comment alors continuer à être « Je » lorsque l’époque tend à faire disparaître la nécessité d’un rapport subjectivé à son existence ? Le narcissisme de masse se présente paradoxalement comme un effort pour continuer à exister en première personne dans le monde uniforme de la mondialisation. Mais ce narcissisme de masse n’est-t-il pas un autre piège ? Le déchaînement des passions sur les réseaux sociaux, la mise en scène de sa vie privée, le partage de son intimité, nous aident-ils vraiment à retrouver notre singularité perdue dans l’univers irrespirable de la quantification de soi et de la marchandisation des expériences ? Parier sur le « Je » offre une autre voie que le narcissisme. Parier sur le « Je », c’est accepter de miser sur la parole et le langage, c’est continuer de croire avec Freud et Lacan dans les messages de ses rêves et de ses cauchemars, c’est ne pas suturer la dimension de l’inconscient. Parier sur le « Je », c’est faire une traversée : la traversée des identités.

Fernand Deligny, cartes et lignes d'erre

Le 30 mai 2018 à 19h00

deligny bandeauEcrivain, éducateur, pédagogue, militant, Fernand Deligny (1913-1996) a laissé derrière lui une œuvre aussi féconde qu’hybride. Textes littéraires ou polémiques, épaisse correspondance, cartes et dessins, films : cet immense corpus intéresse de plus en plus les milieux artistiques tant il associe travail du langage et des images, pensée critique et projet d’émancipation.

C’est dans les Cévennes, à Monoblet, que Deligny crée en 1968 une communauté éducative alternative destinée aux enfants autistes. Il propose un milieu de vie organisé en aires de séjour dans lesquelles les enfants vivent auprès d’adultes non diplômés (ouvriers, paysans, étudiants). Dans ce contexte, et pour dégager le langage, ces présences proches tracent quotidiennement des cartes en y reportant leurs propres trajets et les lignes d’erre des enfants. L’évocation de cette pratique permettra à nos deux invités de poser la délicate question de la place de l’art dans la tentative des Cévennes.

Tropismes à la Foire du livre de Bruxelles

Du 22 février 2018 à 10h00 au 25 février 2018 à 19h00

bandeau foire photos

Tropismes sera à la Foire du livre de Bruxelles pour représenter les éditions du Seuil. Vous nous trouverez sur le stand 240. Tout au long du week-end venez à la rencontre des auteurs en dédicace. (parmi les éditeurs présents sur le stand, il y aura le Seuil, la Martinière, l'Olivier, Don Quichotte, Saltimbanque, Métaille, Points..)

Rencontre avec Asli Erdogan et Burhan Sönmez à Bozar

Le 22 février 2018 à 20h00

asliL’écrivaine et militante des droits de l’homme turque, Aslı Erdoğan a été emprisonnée pendant 136 jours en 2016, après une descente de police à la rédaction du journal kurde Özgür Gündem. Les autorités turques l’ont ensuite interdite de sortie du territoire pendant plusieurs mois. C’est la raison pour laquelle elle n’a pas pu se rendre en Allemagne en 2017 pour recevoir le Prix de la paix Erich-Maria-Remarque ni aux Pays-Bas, pour se faire décerner le prix Prix Princesse Margriet pour la culture.

Erdoğan s’est fait connaître dans les années 90 avec des nouvelles et des romans. Elle a d’abord été repérée en Europe de l’Ouest et aux Etats-Unis et ensuite seulement en Turquie. Elle décrit un monde sombre et pessimiste, pareil à un corps blessé. Dans ses chroniques pour les journaux Radikal et Özgür Gündem, elle a donné la parole à des populations négligées de Turquie, ce qui a fait d’elle une auteure engagée. Le silence même n'est plus à toi est un recueil de textes paru en 2017 sur la politique, l’exil, les autorités et la vie quotidienne en Turquie.
Aslı Erdoğan est la Présidente d'honneur de la Foire du Livre 2018.

Rencontre avec Hassan Blasim à Bozar

Le 14 février 2018 à 20h00

blasimQue ressent-on lorsqu’on est citoyen irakien ou réfugié en Europe?

Les récits de l’écrivain et réalisateur finlando-irakien Hassan Blasim font découvrir un monde à la fois choquant et magique, où réalité brute et monde imaginaire absurde vont de pair. On retrouve dans son œuvre l’écho de Franz Kafka, Jorge Luis Borges et Roberto Bolaño. The Guardian le décrit comme étant « sans doute l’un des plus grands écrivains de fiction arabe vivants ». Ses livres ont été traduits en 20 langues et ont été couronnés par de nombreux prix, dont l’Independent Foreign Fiction Prize, décerné pour la première fois à un écrivain arabe. À BOZAR, Blasim évoque sa vie et son œuvre avec Annelies Verbeke et lira des extraits de son recueil Cadavre expo, traduit en français en 2017.

"Frites et manioc" exposition à la Maison du Livre

Du 11 janvier 2018 à 10h00 au 9 février 2018 à 17h00

frites et manioc2 5f45bDe Vizu est un collectif fondé à La Louvière, en 2015, par six photographes soucieux de pratiquer une photographie humaniste qui aborde au travers de reportages documentaires des questions sociales, politiques et culturelles.

Vincenzo Chiavetta, Fabienne Denoncin, Sébastien Jacquet, Viviane Stevens, Bénédicte Thomas et Véronique Vercheval sont partis du constat, pour ce reportage, de la présence de la population issue de l’immigration subsaharienne à La Louvière : des groupes de jeunes en rue, des familles au snack, des enfants à l’école, des femmes et des hommes au travail ou sans emploi, des familles à l’église, des artistes... Toutes ces personnes, différentes par la couleur de leur peau, leur vécu, leur histoire, leur culture, se côtoient dans la ville mais ne se connaissent pas et ne se mélangent guère. L’espace public est disponible pour tous mais qu’en est-il de la rencontre ?

Le collectif De Vizu a donc cotoyé ces personnes originaires d’Afrique subsaharienne, primo-arrivantes et afro-descendantes, pour faire connaissance, pour comprendre leur vécu et tenter de tisser des liens. Car « à l’heure où les murs s’élèvent, partout en Europe et dans le monde, il est urgent de construire des ponts entre tous, de réapprendre à vivre ensemble, de tenter la connaissance et la solidarité. Chaque image de ce livre est le résultat d’une rencontre. Pas d’images volées, juste des images offertes et des moments partagés. Circonscrire le propos dans un espace géographique réduit nous a permis de nouer des relations plus riches. Nous avions notre ville en commun. C’était un beau point de départ. »

Rencontre avec Alain Mabanckou à Bozar

Le 18 janvier 2018 à 20h00

mabanckou bozarConsidéré par The Times comme l'une des voix africaines les plus vivaces et originales, et décrit par The Economist comme 'le Samuel Beckett africain', l'écrivain et poète Alain Mabanckou combine à la perfection élégance française et argot parisien, le tout sur un rythme congolais. Il s’est ainsi fait le parfait porte-parole d’une nouvelle génération d’écrivains africains.

Alain Mabanckou considère que la littérature africaine n’a pas encore le prestige qu’elle mérite. C’était le thème de sa leçon inaugurale en 2016 au Collège de France, une leçon qui vit se bousculer plus d’un millier d’auditeurs. Conforté par cet écho favorable, Alain Mabanckou a battu le rappel des chercheurs, écrivains et penseurs de l’Afrique postcoloniale, les conviant à venir débattre sur le thème « Penser et écrire l’Afrique aujourd’hui », comme l’indique le titre d’une collection d’essais récente qu’il a dirigée à ce propos. Il traitera à BOZAR de l’importance de cette littérature dans une conversation avec Justine Feyereisen (ULB).

 

"La vie mode d'emploi", exposition à la Maison du livre

Du 23 novembre 2017 à 10h00 au 28 novembre 2017 à 17h00

qrcodeDans le cadre de la Saison des Cultures Numériques, l’artiste Christl Lidl expose un ensemble d’œuvres artistiques qu’elle dédie à La Vie mode d’emploi, texte emblématique de l’écrivain Georges Perec.

Elle déplie le livre à l’échelle de l’espace en disposant sur le sol les 700 pages qui le composent. La vidéo VME-lecture lb réalisée à partir de l’installation révèle que la disposition des pages est opérée selon une figure d’échec : la Polygraphie du Cavalier, dont l’auteur s’est servi pour répartir les chapitres sur une grille elle-même superposée à un plan d’immeuble.

Le récit de La Vie mode d’emploi est celui d’un immeuble parisien et de ses habitants. Cependant, de manière encryptée, un ensemble de contraintes et de jeux construisent les histoires. L’artiste s’attache dès lors à révéler les structures sous-jacentes à l’écriture romanesque. Par des propositions formelles, elle renvoie à la figure du puzzle comme dans la vidéo de l’installation ou aux mots croisés avec les grilles QRcodes reproduits dans la série d’affiches intitulée Rappel de quelques-une des histoires.

Parcours dans l'univers artistique de la révolution d'octobre à la Maison du Livre

Du 26 octobre 2017 à 14h00 au 4 novembre 2017 à 18h00

revolutionLe 7 novembre 1917 (25 octobre d’après le calendrier julien alors en cours en Russie), la prise du Palais d’Hiver à Petrograd marque le début de la révolution d’Octobre. Sous le mot d’ordre « la paix, le pain, la terre », les bolchevik s’emparent du pouvoir.

Parmi tant d’autres conséquences, les grands bouleversements que provoque l’insurrection entraîneront rapidement l’adhésion d’un grand nombre d’artistes au projet communiste. L’effervescence créatrice qui régnait alors en Russie parmi l’avant-garde rencontre la volonté populaire de construire un nouveau monde. Chantre et poète de la révolution, Maïakovski est sans doute le symbole de cette union. Mettant son art au service de la guerre que doit mener le jeune pouvoir soviétique contre toutes les tentatives de restaurer l’ordre ancien, il crée les fameuses fenêtres Rosta, affiches satiriques servant à informer le peuple des avancées et des reculs de la révolution. Il résume sa volonté en affirmant : « Toute ma force sonnante de poète, je te la donne, classe à l’attaque. »

À la même époque, Eisenstein et Vertov inventent la nouvelle grammaire révolutionnaire d’un art naissant, le cinéma ; Rodtchenko fait du photomontage un nouvel art ; Malevitch et son suprématisme chantent l’héroïsme de l’Armée rouge... Et Lénine ordonne que le beau se joigne à l’utile en créant les Vkhoutemas, ateliers d’arts appliqués à l’industrie.

Art, psychiatrie et psychanalyse: journée d'études

Le 18 mai 2017 de 08h30 à 18h00

colloquepsyJournée d’étude organisée par le Centre de Formation aux Cliniques Psychanalytiques à l’occasion de son 30e anniversaire.

D’une part, pour certains artistes, leur art est une pratique vitale. Deviendrait-il impraticable, ils sombreraient dans une profonde dépression et certains, dans la psychose. Leur art constitue une activité prothétique essentielle sans laquelle ils ne pourraient vivre. D’où l’idée de permettre aux patients hospitalisés en psychiatrie de pratiquer la danse, la peinture, la musique, l’écriture qui pourraient avoir peu ou prou de semblables effets vivifiants sur le sujet. Qu’il s’agisse là d’un effet thérapeutique et donc d’une activité thérapeutique fera l’objet du débat.

D’autre part, les artistes peuvent nous enseigner, psychanalystes et psychiatres, sur les tentatives d’existence qui habitent toutes les formations symptomatiques et surtout sur les enjeux de création du sujet qu’il s’agit aussi de soutenir dans nos pratiques.

 

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