Cinéma & littérature. Le grand jeu

Cinéma & littérature. Le grand jeu
Collectif
Ed. De l'incidence
Date de publication : 01/04/2010

Des écrivains affectent d'ignorer ou de mépriser le cinéma. D'autres, par leurs propos ou par leurs écrits (notamment des scénarios souvent demeurés 'invisibles'), témoignent d'une attirance incoercible, celle que la flamme exerce sur le papillon. Cette passion s'est exprimée sous des formes différentes, elle a pu être déçue, s'assagir, se trouver des raisons, elle ne s'est jamais vraiment éteinte à travers tout le XXe siècle. L'histoire de cette fascination (réciproque et néanmoins asymétrique) faite d'amour et de haine, les allers-retours, les rencontres, les allusions, les sous-entendus, les références cachées, déguisées, l'usage du cinéma par les écrivains, et inversement, constituent un vaste programme. Godard dit qu'entre cinéma et littérature, «on est dans deux trains qui se croisent sans arrêt», on peut entendre cette image tout simplement comme une façon de rappeler que les voies se croisent et se recroisent à la sortie des gares, et qu'il se produirait ainsi des rencontres, des échanges, des transferts qui font la matière de cet ouvrage, les erreurs d'aiguillage non comprises.