Monory

Monory
Le Thorel Pascale
Ed. Paris Musées

Jacques Monory est sûrement l'un des plus importants artistes français et des plus singuliers. Depuis 1962, aux côtés du mouvement de la Figuration Narrative, il développe, au moyen de la peinture, de l'écriture ou du film, une oeuvre qui s'articule autour de mythologies qui lui sont personnelles.

Dans cet ouvrage, qui se lit comme une biographie, au sortir de plus d'un an d'entretiens avec Monory, Pascale Le Thorel retrace son parcours artistique comme ses itinéraires plus personnels ou ses engagements.
Il s'ensuit une chronique très vivante de l'art en France depuis les années soixante, appuyée par des extraits d'articles de presse ou des citations des critiques qui ont réfléchi sur l'oeuvre.

Cette monographie, largement illustrée de photographies de l'artiste, reproduit plus de 300 oeuvres et constitue à ce jour l'inventaire le plus complet du travail de Monory. Elle est enrichie d'une biographie et d'une bibliographie exhaustives.
Présentation de l'éditeur

Sweet Earth. Experimental Utopias in America

Sweet Earth. Experimental Utopias in America
Sternfeld Joel
Ed. Steidl

When Thomas More wrote Utopia in 1516 he gave a name to a very old, perhaps universal, tradition of thinking that included the Epic of Gilgamesh, Plato's Republic and the Old Testament ? and he started an argument. Francis Bacon (utopia through Science) and Jean Jacques Rousseau (utopia through Nature) soon joined the debate, but it was the harsh changes in daily life engendered by the factory systems of the early Industrial Revolution that brought an urgency to the discussion, as seen in the writings of David Owens, Karl Marx and Friedrich Engels.
While the early social theorists were largely European, it was in the fluid environment of America that true utopian communities were built and utopian experimentation flourished. In the years between 1810 and 1850, hundreds of secular and religious societies bravely tried to build a 'perfect' life for their members. In the twentieth century experimentation began again, reaching a fever pitch in the turbulent days of the Vietnam War. Some of the late 1960s communes still survive and continue to flourish. The 1990s and the early years of the new millennium have become yet another hotbed of social experimentation. The Co-Housing movement is sweeping America with at least 70 communities fully completed and occupied and numerous others planned. At the same time, the rapid global expansion of sustainable communities known as Ecovillages has been widely adopted in America in Sweet Earth: Experimental Utopias in America.
Joel Sternfeld has selected sixty representative historic or present American utopias. A photograph of each is accompanied by a brief text that summarizes the most salient aspects of the history or organization of the community. Neither a conventional history nor a conventional book of photography, Sweet Earth brings together what might otherwise seem disparate, individualized social phenomena and makes visible the community of communities.
As laissez-faire market forces sweep the globe and the earth's future seems endangered, the dream of living in concert with nature and with one another is increasingly essential.
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Passages. De la Renaissance au baroque

Passages. De la Renaissance au baroque<br />
Beaussant Philippe
Ed. Seuil/Tendance fait main

Il est des moments de l'histoire où tout semble s'accélérer : non seulement les événements, mais les pensées des hommes et leur transcription dans l'art. C'est ce qui se passe entre 1560 et 1610, entre le temps de Tintoret et celui de Véronèse, du Tasse, de Monteverdi et du Caravage. Mais peut-on tenter de dire l'essentiel d'une époque charnière en se contentant d'évoquer quelques oeuvres, quelques peintures, fragments de poèmes et moments musicaux ?

C'est le pari que fait Philippe Beaussant : ce resserrement sur un petit nombre d'oeuvres rendra encore plus évident le sens de ces transformations incroyables de la pensée et de l'art. Il croit aussi que tout se tient, et qu'entre la peinture, la poésie et la musique, il y a des rapports trop souvent négligés. Le Tintoret : comment le Temps entre dans la peinture. Véronèse : comment elle devient théâtre, alors que son ami Palladio construit la première salle, et qu'il dessine pour lui les costumes. Comment le Tasse installe la tragédie dans l'épopée, comment Monteverdi en fait l'opéra, comment le Caravage établit entre l'ombre et la lumière un terrible combat... Tout cela, que Montaigne a appelé Passage...
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Livre vendu avec un CD de musique

L'art n'est pas l'architecture. Hiérarchie - Fusion - Destruction

L'art n'est pas l'architecture. Hiérarchie - Fusion - Destruction
Bouchier Martine
Ed. Archibooks

L'art n'est pas l'architecture est un essai sur les relations art(s)/architecture abordées du point de vue des arts confrontés à l'architecture comme seuil, sol, résistance première et dernière à leur destin. Il démontre que l'art porte en lui une différence constitutive qu'il n'a de cesse de réaffirmer dans ses rapports à l'architecture et dessine ce face-à-face comme une suite rythmée d'arrachements, de dépassements, de basculements, de critiques et de désordres. La position de l'art est un démenti à celle de l'architecture et les figures de leur médiation désignent le clivage, la transversalité et la réflexivité comme les rouages essentiels de leur articulation. Ce livre s'attache à montrer comment à travers leurs actions, leurs dispositifs et leurs écrits, les pratiques artistiques les plus radicales ont 'construit' un 'anti-système des arts' déterminant l'architecture comme base fondatrice pour l'art, comme paradigme ou modèle à imiter, enfin comme altérité à dépasser ou à détruire.

Ouvrant l'architecture contemporaine à ses dimensions artistiques et esthétiques L'art n'est pas l'architecture plonge ses racines historiques et théoriques dans la hiérarchie des arts de Hegel et mobilise la pensée de philosophes et théoriciens du XXe siècle comme Adorno et Benjamin ainsi que les réflexions des artistes d'avant-garde comme Malevitch, Smithson et Fluxus.
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Design Like You Give a Damn. Architectural Responses to Humanitarian Crises

Design Like You Give a Damn. Architectural Responses to Humanitarian Crises
Ed. Thames & Hudson

The greatest humanitarian challenge we face today is that of providing shelter.
Currently one in seven people lives in a slum or refugee camp, and more than three billion people - nearly half the world's population - do not have access to clean water or adequate sanitation. The physical design of our homes, neighbourhoods and communities shapes literally every aspect of our lives. Yet all to often architects are desperately needed in the places where they can least be afforded.

Edited by Architecture for Humanity, Design Like You Give a Damn offers a history of the movement toward socially conscious design and showcases more than eighty contemporary solutions to such urgent needs as basic shelter, healthcare, education, and access to clean water, energy and sanitation.

Design Like You Give a Damn is an indispensable resource for designers and humanitarian organizations charged with rebuilding after disaster and engaged in the search for sustainable development. It is also a call to action to anyone committed to building a better world.
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Cinématique

Cinématique
Bury Pol
Ed. Maeght

Ramollissement.

(...) Le cinéma, presque depuis qu'il existe, a fait du miroir une soi-disant fenêtre. Il s'est même moqué de ses reflets: combien d'héroïnes, dans de grands moments d'expectative l'ont touché de l'index pour mieux soupeser leurs inquiétudes éthiques et clitoridiennes?

Elles n'étaient pas les seules. Qui de nous n'a pas touché du doigt ce témoin (!) glacé? Qui d'une bouche arrondie n'a pas fait des ronds de buée pour mieux cacher ses points d'interrogation ? (...)

(...) J'ai toujours fait confiance à sa stabilité, jusqu'au jour où le miroir sous mon doigt s'est ramolli. En devenant plastique, il s'est fait modèle et m'a donné des moyens pour modifier l'imperturbable. (...)

(...) Sous les effets du ramollissement, le mètre-étalon pourrait trouver d'autres structures (dans quels buts ?), mais ce ne serait malgré tout qu'une autre façon de montrer les choses. Minuit vingt-cinq centimes, extrait

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Francis Bacon, La chambre noire. La photographie, le film et le travail du peintre

Francis Bacon, La chambre noire. La photographie, le film et le travail du peintre<br />
Harrison Martin
Ed. Moulin Roty/La Grande Famille

On savait que Francis Bacon puisait son inspiration dans la photographie, les photogrammes de cinéma et l'imagerie des médias... Tour de force d'érudition spéculative, La Chambre noire nous révèle comment ces matériaux nouveaux ont marqué certaines de ses toiles majeures et imprimé des tournants décisifs dans le développement de son art.

Martin Harrison, qui a pu accéder à des documents d'archives inédits, jette un jour nouveau sur les processus réflexifs et les méthodes de travail du peintre, dont l'oeuvre reste l'une des plus fascinantes du vingtième siècle.

Il expose le travail plastique de Bacon à ses influences clés (les cinéastes Eisenstein ou Abel Gance, les maîtres de la photographie Eadweard J. Muybridge, Etienne-Jules Marey, John Deakin ou Peter Beard, les sculpteurs Michel-Ange ou Rodin et les grands peintres Grünewald, Vélasquez, Poussin, Degas ou encore Matisse) et le confronte à l'art de ses grands contemporains (Picasso, Lucian Freud, Mark Rothko, Graham Sutherland...). Convoquant tantôt l'histoire du siècle, tantôt la vie secrète de l'artiste, il multiplie de pertinentes analyses - tour à tour chronologiques ou thématiques, enchevêtrant les perspectives dans l'esprit même de Bacon - pour livrer des aperçus surprenants sur le génie complexe et torturé du peintre ainsi que sur l'imagerie unique de sa peinture.

A l'aide de 275 illustrations, parmi lesquelles nombre d'images et de documents jusqu'alors inédits, Martin Harrison creuse des questions centrales pour le travail de Bacon et, en réexaminant des tableaux essentiels, nous mène au coeur de la vie et de l'oeuvre de Bacon, jusqu'à sa 'chambre noire'... celle où palpitent les personnages des tableaux, celle de la caméra dont les images le nourrissent, celle des ateliers où il trame sa vision déchirante du monde, celle de l'alcôve où l'artiste joue sa vie amoureuse, celle enfin de sa mémoire convulsive de tout l'art occidental.
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Le pire des mondes possibles. De l'explosion urbaine au bidonville global

Le pire des mondes possibles. De l'explosion urbaine au bidonville global
Davis Mike
Ed. La Découverte

Un milliard de personnes survivent dans les bidonvilles du monde...!

« Pour mortels et dangereux qu'ils soient, les bidonvilles ont devant eux un avenir resplendissant. »

Des taudis de Lima aux collines d'ordures de Manille, des bidonvilles marécageux de Lagos à la Vieille Ville de Pékin, on assiste à l'extension exponentielle des mégalopoles du tiers monde, produits d'un exode rural mal maîtrisé. Le big bang de la pauvreté des années 1970 et 1980 - dopé par les thérapies de choc imposées par le FMI et la Banque mondiale - a ainsi transformé les bidonvilles traditionnels en « mégabidonvilles » tentaculaires, où domine le travail informel, « musée vivant de l'exploitation humaine ». Un milliard de personnes survivent dans les bidonvilles du monde, lieux de reproduction de la misère, à laquelle les gouvernements n'apportent aucune réponse adaptée.

Désormais, les habitants mettent en péril leur vie dans des zones dangereuses, instables ou polluées. Parallèlement, la machine impitoyable de la rénovation urbaine condamne des millions d'habitants pauvres au désespoir des sombres espaces périurbains. Bien loin des villes de lumière imaginées par les urbanistes, le monde urbain du XXIe siècle ressemblera de plus en plus à celui du XIXe, avec ses quartiers sordides dépeints par Dickens, Zola ou Gorki.

Le pire des mondes possibles explore cette réalité urbaine méconnue et explosive, laissant entrevoir, à l'échelle planétaire, un avenir cauchemardesque.
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Les écrits d'Yves Klein

Les écrits d'Yves Klein
Charlet Nicolas
Ed. Transédition

Yves Klein (Nice, 1928 - Paris, 1962) fut judoka, peintre, sculpteur, voyageur, poète, membre fondateur du nouveau réalisme.
Connu pour ses monochromes au bleu profond - le bleu Klein (IKB) -, son exposition du Vide, ses modèles devenus pinceaux vivants (traces de corps nus sur la toile), ses empreintes de la nature, végétaux, vent, feu, eau ou terre.
Ses voyages, la Cosmogonie des rose-croix de Max Heindel, le Journal d'Eugène Delacroix, L'Air et les songes de Gaston Bachelard, deux générations d'abstraits depuis Malevitch, la langue d'Antonin Artaud ou des lettristes ont conduit la réflexion de Klein.
Trajectoire fulgurante, ?uvre complexe et cohérente, impact majeur sur plusieurs générations d'artistes.
Quand Yves Klein meurt à 34 ans il laisse un imposant corpus d'écrits, pour la plupart inédits: journaux, manifestes, utopies, poésies, essais, manuels, livres d'artiste, théories de l'art, discours, conférences, récits, scénarios, correspondance, etc.
Aux Archives Klein, Nicolas Charlet a pu établir ces textes, les organiser, les identifier. La réflexion qu'il développe dans cet ouvrage à partir de ce matériau jusqu'alors non exploité constitue une analyse passionnante et minutieuse de l'artiste, sa vie et son ?uvre.
Ses écrits de jeunesse préfigurent l'esthétique du monochrome. Son association avec le critique Pierre Restany, la systématisation du discours dans le processus de création, enfin la dimension médiatique du personnage ont contribué à faire de Klein l'un des premiers artistes de la scène mondiale.
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Yves Klein. L'aventure monochrome

Yves Klein. L'aventure monochrome
Riout Denys
Ed. Découverte/Gallimard

Yves Klein avait l'intention de publier un recueil de ses textes qui aurait eu pour titre L'Aventure monochrome. Ce choix résume à merveille son parcours, foisonnant comme un roman picaresque. Il souhaite d'abord devenir judoka, séjourne en Angleterre et en Espagne, puis réalise son rêve : étudier le judo au Japon.
Lorsqu'il rentre à Paris en 1954, ceinture noire 4e dan, la Fédération française de judo refuse d'homologuer ses grades japonais.
Yves Klein se tourne alors vers l'art. Devenu Yves le Monochrome, il adopte le bleu auquel il donne son nom - l'IKB, International Klein Blue -, projette l'art dans l'invisible, transforme ses modèles en 'pinceaux vivants'. De l'immatérialisation du bleu aux Anthropométries, des Reliefs-éponges aux Peintures de feu, des Zones de sensibilité picturale au Saut dans le vide, Denys Riout nous invite à découvrir l'un des artistes les plus novateurs de son temps, dont les audaces, constamment renouvelées au cours de huits années de création seulement, ne cessent de stupéfier. Et d'enchanter.
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