Le jardin naturel

Le jardin naturel
Lespinasse Jean-Marie
Ed. Rouergue

Qui ne rêve de récolter tout au long de l'année de délicieux légumes pour sa famille et ses amis ? La saveur est importante, mais il faut aussi être certain de leur offrir des légumes qui ne contiennent pas de produits chimiques. Pour Jean-Marie Lespinasse, ce rêve est devenu réalité. Depuis plus de quarante ans, il cultive son jardin près de Bordeaux sur des terres ingrates. À force d'observation, de documentation, de réflexion et d'expérimentation, il a conçu, il y a plus de neuf ans, un jardin naturel sans apport d'engrais, sans pesticides et sans herbicides. Tout dans son jardin repose sur la qualité du sol, le respect et la stimulation des capacités naturelles des plantes à se nourrir et à se protéger, sur la gestion de l'eau et sur le mélange et l'association de plantes stimulantes ou répulsives qui désorientent et indisposent les parasites.

Pour y parvenir, il a reconstitué le fonctionnement naturel des sous-bois : la terre n'est plus retournée, bêchée ni labourée. La matière organique répandue en surface de façon permanente stimule l'activité biologique du sol en développant la faune, la flore et tous les micro-organismes qui participent de façon si importante à la vie du sol et sont indispensables aux échanges avec les racines des plantes. Les plates-bandes de son jardin sont élevées de 50 cm au-dessus des allées. Ce relief favorise l'aération de la couche arable du sol ainsi que la gestion et la circulation de l'eau. Enfin, confort suprême, les bordures des ados permettent de travailler assis avec comme principal outil une fourchette !

Suivons Jean-Marie Lespinasse tout au long de cet ouvrage passionnant. Nous pourrons à notre tour récolter des légumes savoureux, non traités et ayant poussé dans un sol vivant.
Présentation de l'éditeur

Istanbul

Istanbul
Defne Gürsoy & Ugur Hüküm
Ed. Autrement/Villes en mouvement

Hors de la vaste jungle des herbes incertaines

Il y a d'un côté les adeptes des plantes et des tisanes, qui apprécient la relative innocuité des médecines douces et se satisfont d'une tradition souvent millénaire quant à l'usage et aux effets de telle ou telle espèce.
D'autres à l'opposé se vantent de ne pas y croire, et refusent fermement d'ingérer tout ce qui n'a pas la forme d'un comprimé : un biochimiste et un médecin vont ici les réconcilier. C'est sous une livrée bicolore modeste que se présente Des plantes auxquelles se fier, ouvrage dont Jacques Falquet et Bertrand Graz ont eu l'idée après des années de coopération dans des pays où le prix des médicaments dépasse souvent considérablement les possibilités économiques des malades.
Regroupant une petite trentaine de plantes aux possibilités thérapeutiques éprouvées (tests en double-aveugle, vérification approfondie de l'innocuité, prise en compte de la marge du dosage), ce petit livre jaune et vert propose au lecteur ordinaire une synthèse tirée d'articles médicaux parus en français, allemand et anglais, avec une première sélection de plantes courantes (menthe poivrée, eucalyptus, camomille?), pouvant figurer dans le traitement rationnel de quelques symptômes courants (acné, maux de tête et migraines, rhumes, troubles du sommeil, nausées?). Les auteurs décrivent leurs caractéristiques, les espèces avec lesquelles elles pourraient être confondues, et la meilleure façon de les cultiver au jardin ; le temps de traduire et de vérifier d'autres sources, ils publieront en principe un deuxième volume, jetant enfin la base d'une pharmacopée végétale fiable et sans danger.
(Anne de Bardzki)

Rembrandt, l'odeur de la peinture

Rembrandt, l'odeur de la peinture
Dessons Gérard
Ed. Laurence Teper

En 1655, Rembrandt, alors portraitiste renommé, peint Le Boeuf écorché. Une nature morte de cuisine. Un animal peint en pleine pâte, trituré. La question qui traverse toute son oeuvre surgit là, brutalement : celle du rapport entre l'acte pictural et l'exigence de beauté, celle de l'adéquation - ou de l'inadéquation - entre l'art et le goût. Question esthétique, question éthique que posent aussi les actes de vandalisme dont ont été victimes plusieurs de ses tableaux.

Victimes ? Encore faut-il se demander de quoi est capable cette peinture sur ceux qui la regardent, et peut-être convenir que Rembrandt avait raison quand il déconseillait aux visiteurs de s'approcher de ses tableaux : 'L'odeur de la peinture, leur disait-il, pourrait te faire du mal'.
Présentation de l'éditeur

L'ombre d'une photographe, Gerda Taro

L'ombre d'une photographe, Gerda Taro
Maspero François
Ed. Seuil

François Maspero signe une magistrale enquête sur la courte vie et la mort d'une 'rapporteur' des tragédies de la Guerre d'Espagne (le dernière guerre romantique comme le faisait dire Hugo Pratt à son héros Corto Maltese).

Belgium. Musical Visions - CD

Belgium. Musical Visions - CD
Malengreau Thérèse
Ed. Miroirs

Ce double-CD « Miroirs » n'est pas une anthologie de musique belge pour piano. La pianiste Thérèse Malengreau a construit un programme de concert imaginaire en deux parties qui invente le déroulé des aventures musicales de la
Belgique de 1830 à aujourd'hui, un pays dont l'identité se dérobe souvent alors qu'il existe comme un formidable
réseau de sensibilités, d'attitudes, de styles, de caractères. « Ventre généreux», la Belgique voit son rôle de carrefour et de terre d'accueil intégré au programme.
Composent cette « exposition» de visions musicales belges: des ?uvres de C. Debussy, P. Benoit, D.-F. Auber/F.
Liszt, R. Wagner/L. Brassin, J. Ryelandt, J. Jongen, M. Schoemaker, J. Ensor, P. Gilson, F. Devreese, L. Frémaux, M. Poot, A. Souris, l-M. Simonis, A. Baeyens, P. Welfens, G. Scelsi, A. Scriabine, L. Goethals, H. Pousseur, J.-L. Robert, G. Lekeu, C. Franck, D.Lawalrée, B. Buckinx, F. van Rossum, F. Geysen, K. Goeyvaerts, R. D'Haene, J. Fontyn, L. Brewaeys, I. Drese, P. Boesmans.
Les aventures musicales belges tendent des liens forts avec les courants plastiques et littéraires qui participent aussi à ces constellations identitaires. Ce double-CD y fait écho: un livre de 92 pages comporte un texte rédigé par Thérèse Malengreau, présenté en 4 langues (FR, NL, D, EN) et illustré de nombreuses reproductions d'?uvres d'art
plastiques. La réalisation se présente dans un coffret cartonné comprenant le livre et le digipack des 2 CD.
Présentation de l'éditeur

Gerda Taro. Une photographe révolutionnaire dans la guerre d'Espagne

Gerda Taro. Une photographe révolutionnaire dans la guerre d'Espagne
Schaber Irme
Ed. Anatolia/Rocher

Ce livre de 300 pages est à la fois le résumé d'une certaine histoire des 40 premières années de XXème siècle et la biographie d'une photographe de guerre qui a travaillé un an à peine... Mais c'est à elle, Gerda Taro, qu'on doit le coup de génie d'avoir métamorphosé André Friedmann en Robert Capa.

Samir Barris - Quel effet ? CD

Samir Barris - Quel effet ? CD
Barris Samir
Ed. Samir Barris

Samir Barris a tenu pendant sept ans le rôle de multi-instrumentiste dans le groupe Melon Galia. Riche de cette expérience, il se lance aujourd'hui dans un projet plus personnel, avec sincérité et enthousiasme : ses textes spontanés parlent de lui de son entourage sur un mode pluôt ludique. Côté musique, Samir élargit les horizons. L'influence pop apparaît toujours en toile de fond, tandis que les grandes traditions de chanson européennes et américaines (nord et sud) sont plus présentes, ainsi que les musiques 'noires' en général (notamment dans les rythmiques et les vents). Sur scène, pourvu de sa guitare acoustique, il est accompagné par Nicholas Yates à la contrebasse et aux choeurs. Très détendus, complices entre eux et avec le public, ils forment un duo original et attachant.
Présentation de l'éditeur

Nouvelles lutheries sauvages

Nouvelles lutheries sauvages
Vandervorst Max
Ed. Alternatives

Nouvelles lutheries sauvages ou l'harmonie du placard : voici une série de recettes à base de conserves pour des instruments de musique aussi drôles et (un peu) moins compliqués à fabriquer que le mémorable gaffophone de Gaston Lagaffe (concours du Spirou n°1540 de 1967 !). Essayez par exemple le 'scoutophone' (p. 92) ou le 'saxosoir' (p. 100). Bon amusement !

Gérard Mortier. L'opéra réinventé

Gérard Mortier. L'opéra réinventé
Martin Serge
Ed. Versant Sud

Automne 2004 : Gérard Mortier inaugure sa première saison à l'Opéra de Paris. Une programmation qui enchante et dérange parce qu'elle veut interpeller. N'est-ce pas la meilleure façon d'intégrer dans le XXIe siècle un art que certains qualifient de muséal ?

A tort, répond Mortier, fort d'une expérience qui l'a mené des théâtres allemands à la Monnaie de Bruxelles, du prestigieux Festival de Salzbourg aux friches industrielles de la Ruhr.

Partout, ses choix artistiques étonnent, fascinent ou irritent. Mais à peine est-il parti que tout le monde se met à célébrer l'époque faste qui vient de se clore. Mortier ne refuse pas le paradoxe : chez lui, l'homme de réflexion côtoie le gestionnaire et l'Européen convaincu reste fidèle à sa région, la Flandre.

Un mélange de conviction, de réflexions et d'expériences qui créent un projet. Existe-t-il une méthode Mortier ? C'est ce que veut nous expliquer Serge Martin qui, depuis près de vingt-cinq ans, suit ce parcours à nul autre pareil.
Présentation de l'éditeur

En attendant son Tour

En attendant son Tour
Breyer Alain
Ed. Racine

« Alain Breyer est de ceux-là : les gens du cyclisme l'intéressent, qu'ils soient spectateurs actifs ou passifs, témoins sereins ou passionnés. Représentatifs en tout cas de la variété sociologique de nos contrées. Chacun peut aimer le cyclisme à sa manière et, tel un anthropologue, l'artiste ici démontre bien que les héros et les foules qui les acclament sont interdépendants. Les uns et les autres ont chacun leur talent.

Voici donc un ouvrage qui apporte une pierre supplémentaire à la bibliographie, déjà riche, du cyclisme. Avez-vous remarqué que le Tour de France est assurément l'événement sportif qui suscite, et de loin, la plus foisonnante production littéraire ?

Il me plaît de saluer cette oeuvre singulière et de qualité pour l'image pacifique et proche de notre sport, qui, dans sa spontanéité, le fait paraître éternel... »
Jean-Marie Leblanc, Directeur général délégué d'A.S.O.

« ... les spectateurs viennent aussi pour être vus, depuis que les télévisions et les hélicoptères enregistrent chaque épreuve. Dans cet étrange jeu de miroirs où l'on se voit regarder, chacun espère sa petite seconde d'éternité et s'est préparé pour la cérémonie : les corporations, les associations, les majorettes, les sapeurs-pompiers, les ouvriers en bleu de travail et les infirmiers en blouses blanches, les employés municipaux, les orchestres ou accordéonistes et les écoliers rangés à côté de l'instituteur comme pour la photographie sont le générique d'un film qui passe au bord de la route et les voit s'agiter pour chaque moto, chaque voiture. »
Xavier Canonne, Directeur du Musée de la photographie à Charleroi