Vie imaginaire de Lautréamont

Vie imaginaire de Lautréamont
Brunel Camille
Ed. Gallimard

Un siècle de recherches passionnées et d'études savantes n'a pas réussi à percer entièrement le mystère de la vie de Lautréamont (1846-1870). Camille Brunel, avec une audace, une érudition et un style étonnants, a voulu résoudre l'énigme de cette existence. Son projet : rendre, grâce à la fiction, sa continuité à la vie de l'auteur des Chants de Maldoror ; la reconstruire si soigneusement qu'elle ressemble pour la première fois à un long travelling sans raccord.

Dans un livre, j'ai lu que...

Dans un livre, j'ai lu que...
Eugène
Ed. Autrement

Dans un livre, j'ai lu que le mot « canoë » est arrivé en Europe grâce aux Espagnols. En somme, « canoë » a voyagé en « caravelle »...

Dans un livre, j'ai lu que Cocteau fit rire un auditoire d'Immortels, en déclarant dans son discours de réception à l'Académie française : « Je sais que la poésie est indispensable. Mais je ne sais pas à quoi... »

Dans un livre, j'ai lu que..., ce sont les trésors de lecture d'Eugène, insolites, drôles, érudits... Embarquement pour le pays des mots !

Partagez avec Eugène vos propos trouvailles... Lisez et participez à la suite de l'aventure. Voir modalités du jeu à l'intérieur.

Alexandre Soljenitsyne. Le courage d'écrire

Alexandre Soljenitsyne. Le courage d'écrire
Nivat (dir.) Georges
Ed. Syrtes

Des millions de lecteurs ont eu leur vie accompagnée par Alexandre Soljenitsyne, ont suivi avec passion sa lutte solitaire contre un empire qui semblait établi pour un bon millénium, ont eu la révélation de L’Archipel du Goulag, puis, moins nombreux, mais encore des centaines de milliers ont suivi l’aventure de La Roue rouge. On aurait pu croire que rien ne resterait de la première moitié de vie : que pouvait préserver une mère seule courbée sous la misère, marquée par la tare d’une origine sociale et d’une fidélité à la religion ? Que pouvait-il rester des années de guerre, de captivité, de bagne, des débuts littéraires dans une absolue clandestinité ? Eh bien non ! Outre l’énorme laboratoire de l’écrivain après son expulsion d’URSS quand enfin il trouve des conditions normales d’écriture, il nous reste, ô miracle !, des cahiers d’écolier, des écrits d’adolescent, des textes rédigés en secret à la prison-laboratoire. Plus quelques reliques de famille, deux albums de photos qu’il prit lui-même à Kok-Terek, pendant sa relégation au Kazakhstan. Ce livre rend compte des multiples facettes de ce géant de l’écriture : étude d’ensemble, articles ciblés sur quelques aspects (la réception de l’écrivain, les biographies qui lui ont été consacrées), des témoignages (ses deux principaux traducteurs, son éditeur en russe, son agent littéraire mondial, le compositeur Gilbert Amy, sa dernière biographe). Il compte également des inédits : plusieurs lettres dont l’émouvante lettre à Spiridon (le concierge de la charachka), une grande lettre à Lydia Tchoukovskaïa, des fragments du Journal R-17, trois textes qui sont des « lectures » faites par Soljenitsyne : « Mon L e r m o n tov », « Ivan Chmeliov et son Soleil des morts », « Le P é te r s b o u rg d’Andreï Biely ».

Métamorphose du sentiment érotique

Métamorphose du sentiment érotique
Pauvert Jean-Jacques
Ed. Lattès

Que peut donc être devenu l'érotisme ? Je n'en sais pas grand-chose. Peut-être, et certains indices paraissent le suggérer, subsiste-t-il en secret. Rendu, en somme, à cette ombre originelle d'où quelques révoltes très circonscrites avaient voulu le tirer, en quelques circonstances historiques ?

C'est bien possible. Je le souhaite, en tout cas.

Une recherche aux accents intimistes, confidentiels, que Jean-Jacques Pauvert aborde avec prudence et dont il ne ressortira qu'à pas feutrés. Lui qui a mené toutes les batailles de l'érotisme ne sait plus aujourd'hui quelle est sa place. Qu'avons-nous gagné ?

Avons-nous perdu ?

À travers une chronologie minutieuse, remontant aux premières traces d'une sensibilité écrite, il évoque les multiples métamorphoses de ce sentiment aussi fondamental que controversé, parvient à en saisir le trouble et peut-être l'essence. L'érotisme a fait long feu, il n'existe plus qu'émietté.

Pour autant l'histoire n'est pas terminée, dit-il. L'érotisme n'a pas fini de nous faire rêver...

Diderot. Le génie débraillé

Diderot. Le génie débraillé
Chauveau Sophie
Ed. Folio

Diderot l'écrivain, le philosophe, l'encyclopédiste nous est ici révélé sous un autre jour. Voici un adolescent, fuyant son père avec la complicité de sa soeur, qui plonge avec délices dans le Quartier latin. Voici un bon vivant, gastronome et séducteur, naviguant d'amour en amour. Surveillé par les censeurs sous le règne de Louis XV, il se passionne pour toutes les causes, entraîne d'Alembert, La Condamine dans l'aventure de l'Encyclopédie. Avant de quitter la France pour la Russie et de rejoindre à Saint-Pétersbourg la cour de la Grande Catherine...

Après avoir ressuscité Lippi, Botticelli, et Léonard de Vinci dans le « Siècle de Florence », Sophie Chauveau se penche avec la même verve sur le siècle des Lumières. Des années bohème aux cercles de l'Encyclopédie, elle nous raconte la vie passionnée et passionnante d'un de nos plus grands penseurs.

Dostoïevski, mémoires d'une vie

Dostoïevski, mémoires d'une vie
Dostoïevskaïa Anna Grigorievna
Ed. Mercure de France

En 1867, Anna Grigorievna Snitkine (1846-1918) devient l'épouse de Dostoïevski alors qu'elle n'a que vingt ans. Lui en a vingt-cinq de plus. Il l'avait engagée comme sténographe quelques mois auparavant pour achever dans la précipitation l'écriture des Joueurs.

Depuis la jolie rencontre amoureuse qui bouleversa le cours de son existence, jusqu'à la mort de Dostoïevski, Anna Grigorievna revient dans ses Mémoires sur leurs quatorze années de vie commune. Leur quotidien, marqué par les problèmes constants d'argent et les soucis à propos des enfants, est aussi illuminé par les moments de bonheurs familiaux et les rencontres intellectuelles (on croise de nombreux écrivains, entre autres Tourgueniev et Tolstoï).

Malgré la différence d'âge, chacune de ces pages témoigne aussi d'un amour et d'un dévouement extraordinaire pour un homme certes malade et parfois difficile à vivre, mais qui s'avère aussi dans l'intimité un mari et un père très affectueux.

Quand Dostoïevski meurt en 1881, Anna Grigorievna n'a que trente-cinq ans. Elle décide de consacrer le reste de sa vie à ses enfants, à l'édition des oeuvres posthumes de son mari, et à la rédaction de ces Mémoires qui se révèlent un document exceptionnel à la fois sur la vie et sur le travail du grand écrivain russe.

L'esprit de conversation

L'esprit de conversation
Thomas Chantal
Ed. Rivages poche

À travers trois célèbres salons : la Chambre bleue de Mme de Rambouillet (XVIIe siècle), le salon de Mme du Deffand (XVIIIe siècle), le château de Coppet de Mme de Staël (XIXe siècle), se tracent trois différentes approches de l'esprit de conversation et des jeux de langage, trois moments dans l'histoire de « la femme supérieure » (Mme de Staël), c'est-à-dire libre de refuser la tradition et d'affirmer ses talents ; les Précieuses optant pour la féerie, Mme du Deffand pour la distance et l'humour, Mme de Staël pour la passion et la littérature comme arme.

L'évocation de ces figures féminines, prise dans une réflexion actuelle, est aussi, ou d'abord, un éloge de la conversation - de ses capacités de découvertes, de ses ressources de réconfort et de rires, de son pouvoir de séduction.

Hemingway. La vie, et ailleurs

Hemingway. La vie, et ailleurs
Vejdovsky Boris
Ed. Michel Lafon

Cinquante ans après sa disparition, Ernest Hemingway, écrivain hors norme, suscite de par le monde une fascination intacte. Géant de l'écriture, il défiait tous les dangers et plaçait le courage physique et moral au sommet de l'échelle de ses valeurs. Boxeur, chasseur, aficionado, correspondant de guerre et même agent secret, il a tiré de ces expériences extrêmes un style résolument contemporain qui allait révolutionner la littérature.

Élevé à l'école de Kipling, ami de Fitzgerald, de Joyce ou Dos Passos, prix Nobel en 1954, Hemingway laisse une oeuvre immense, marquée par son goût du voyage, d'un « Ailleurs » où l'entraînent un autre lieu, une autre femme, un autre récit. Le Soleil se lève aussi, L'Adieu aux armes, Pour qui sonne le glas et bien sûr Le Vieil Homme et la Mer sont des romans qui ont façonné nos mémoires individuelles et collectives.

Ils sont empreints de cette différence qu'a ainsi résumée son amie et confidente Marlène Dietrich : « Ce qu'il y a de plus incroyable, concernant Ernest, c'est qu'il a trouvé le temps de faire les choses dont la plupart des hommes se contentent de rêver. »

Dictionnaire des sentences latines et grecques

Dictionnaire des sentences latines et grecques
Tosi Renzo
Ed. Jérôme Millon

Cet ouvrage est une somme de 2286 proverbes, locutions et citations littéraires en langue latine et grecque, issus aussi bien de la littérature antique et chrétienne, que des auteurs du Moyen-Âge et de la Renaissance ou que des textes juridiques, politiques ou médicaux. Au fil des commentaires accompagnant chacune des sentences, le lecteur pourra découvrir leur origine, leur signification et leur histoire, ainsi que leurs différentes utilisations par les auteurs et leurs transformations successives au cours des siècles jusqu'aux proverbes de nos langues européennes actuelles. Recueil de philologie, mais aussi de littérature et d'histoire des idées, ce Dictionnaire des sentences latines et grecques nous fera découvrir à quel point notre monde moderne est l'héritier direct de la culture classique, qui affleure constamment dans notre langage quotidien, car nos mentalités européennes se sont forgées depuis des millénaires sur un même patrimoine d'images, que nous ont transmis les civilisations grecques et latines.

Verba volant, scripta manent .... Les paroles s'envolent mais les écrits restent.

Un ouvrage à lire, offrir, feuilleter, méditer et butiner pour découvrir que les proverbes ressemblent aux papillons, et qu'il vaut la peine parfois d'en attraper quelques-uns pour profiter un peu de la poudre qui colore leurs ailes.

Renzo Tosi et Rebecca Lenoir

Gallimard. Un éditeur à l'oeuvre

Gallimard. Un éditeur à l'oeuvre
Cerisier Alban
Ed. Gallimard

Couverture ivoire à filets rouges et noirs, marquée du monogramme NRF, la collection Blanche inaugure en 1911 le comptoir d'édition d'André Gide et de ses amis. La modeste association se développe sous l'impulsion de Gaston Gallimard, dont l'engagement et les choix seront toujours guidés par le désir de servir au mieux la littérature. L'entreprise Gallimard est transmise d'une génération à l'autre, avec des valeurs inchangées, « comme un serment qu'on s'est fait ». Riche de 40 000 titres, son catalogue réunit la plupart des grands auteurs contemporains : Claudel, Proust, Malraux, Faulkner, Queneau, Sartre, Camus, Hemingway, Borges, Yourcenar, Duras... Dans une chronique au long cours, Alban Cerisier entraîne le lecteur dans les arcanes de la plus grande maison d'édition française indépendante.