Critique 687-688/Août-septembre 2004. Jean Starobinski

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Revue
Ed. Minuit

N° consacré à l'oeuvre foisonnante et 'décloisonnée' du grand critique littéraire Jean Starobinski.
Comprend également un inédit de Jean Starobinski : Mémoire de Troie
Direction : Patrizia Lombardo
Contributions de Françoise Balibar, Jean-Claude Bonnet, Bernard Böschenstein, Jean-Loup Bourget, Martine Broda, Françoise Coblence, Danièle Cohn, Antoine Compagnon, Yves Hersant, Jackie Pigeaud, Jean-Yves Pouilloux, Michel Schneider

Critique 694/Mars 2005. Pierre Michon

Critique 694/Mars 2005. Pierre Michon
Revue
Ed. Minuit

Ce numéro de Critique propose trois études sur l'écriture de l'histoire, le temps et le passé dans l'oeuvre du romancier Pierre Michon, ainsi que des commentaires critiques d'ouvrages d'H. Atlan, C. Prigent, M. Surya, J.-P. Luminet et J. Lichtenstein.

Le débat n° 135/mai-août 2005. Comment enseigner le français

Le débat n° 135/mai-août 2005. Comment enseigner le français
Revue
Ed. Gallimard

Hommage à Claudette Oriol-Boyer

Riveneuve Continents n° 2/L'auteur et son sujet

Riveneuve Continents n° 2/L'auteur et son sujet
Revue
Ed. Riveneuve

Hommage à Claudette Oriol-Boyer

Formules n°9/Recherches visuelles en littératures

Formules n°9/Recherches visuelles en littératures
Revue
Ed. Viénot/Noésis

Hommage à Claudette Oriol-Boyer

Percy Bysshe Shelley. Le prophète romantique

Percy Bysshe Shelley. Le prophète romantique
Ramadier Bernard-Jean
Ed. Aden

Shelley traverse et illumine le ciel de la poésie universelle en une trajectoire fulgurante. L'intensité et la passion qui marquèrent tous ses engagements font de sa vie un roman où aventures vécues et imaginaires se conjuguent. Rebelle à toute forme d'autorité, il fit très tôt le choix d'une vie marginale. Sa soif de pureté, son refus des conventions et des compromis lui attirèrent la réprobation de la société de son temps, scandalisée par son comportement et ses idées révolutionnaires. Surnommé «Shelley le fou», il n'obtint jamais de son vivant la pleine reconnaissance de son génie. Dans son oeuvre, qui vise à dépasser les limites que l'espace et le temps dressent devant l'homme, il mit ses immenses connaissances dans les domaines les plus divers au service d'un idéal de fraternité et de progrès, qui frappe aujourd'hui par sa modernité prophétique. La force des liens terrestres empêcha constamment Shelley d'atteindre le rivage du paradis contemplé en rêve, mais son imagination tenta sans cesse de transcender les déceptions du réel. La recherche de la Beauté et de l'adéquation entre vision et écriture anima jusqu'au bout sa quête poétique.

De vive voix. Entretiens (1955-1996)

De vive voix. Entretiens (1955-1996)
Paz Octavio
Ed. Arcades/Gallimard

« La conversation est chose humaine », écrivit Octavio Paz dans l'un des poèmes de sa dernière période. Et il ajouta : « La parole de l'homme/est fille de la mort/Nous parlons parce que nous sommes/mortels (...) » L'écrivain mexicain nuançait ainsi une formule du poète portugais Alberto de Lacerda, pour qui « la conversation est chose divine ». En mettant l'accent sur l'humanité de la conversation, Paz soulignait surtout la valeur diatogique du langage et sa dimension temporelle. De là son intérêt, très tôt manifesté, pour cette forme spécialisée de la conversation qu'est l'entretien long, une modalité du dialogue qui lui permettait d'élaborer de subtiles synthèses de sa pensée et, en même temps, de faire valoir la temporalité du langage. A. S. R.

Fictions du pragmatisme. William et Henry James

Fictions du pragmatisme. William et Henry James
Lapoujade David
Ed. Minuit

Tout oppose les oeuvres de William et Henry James, le philosophe américain fondateur du pragmatisme (1842-1910) et le romancier, auteur de Portrait de femme et des Ailes de la colombe (1843-1916). L'un se présente comme le philosophe des vérités concrètes, l'inventeur d'un empirisme « radical », résolument tourné vers une pensée pratique sans cesse reconduite vers l'expérience directe des réalités sensibles ; l'autre se présente au contraire comme le romancier de l'indirect et dresse le portrait de consciences qui ne cessent de s'interpréter les unes les autres en s'éloignant toujours davantage du socle des certitudes sensibles. Mais s'agit-il d'une opposition ? N'a-t-on pas en réalité affaire à une sorte d'échange ou de vol mutuel ? L'un fait de la philosophie une sorte de roman d'aventures tandis que l'autre fait du roman la forme réfléchie par excellence, le récit du mental et de ses modes de raisonnement. L'un fait de l'action le nouveau centre de gravité de la philosophie ; l'autre fait de la pensée le nouveau sujet du roman, comme si chacun volait à l'autre ce qui jusqu'alors lui revenait de droit. C'est de ce vol ou cet échange dont il s'agit de faire le récit conceptuel.

En vivant, en écrivant

En vivant, en écrivant
Dillard Annie
Ed. Titres/Christian Bourgois

« Pourquoi lisons-nous, sinon dans l'espoir d'une beauté mise à nu, d'une vie plus dense et d'un coup de sonde dans son mystère le plus profond ?
Pourquoi lisons-nous sinon dans l'espoir que l'écrivain rendra nos journées plus vastes et plus intenses, qu'il nous illuminera, nous inspirera sagesse et courage, nous offrira la possibilité d'une plénitude de sens, et qu'il présentera à nos esprits les mystères les plus profonds, pour nous faire sentir de nouveau leur majesté et leur pouvoir ?
Encore et toujours, nous avons besoin d'éveil. Nous devrions nous rassembler en de longues rangées, à demi vêtus, tels les membres d'une tribu, et nous agiter des calebasses au visage, pour nous réveiller ; à la place, nous regardons la télévision et ratons le spectacle. » (Annie Dillard)

« Le petit livre de cette intellectuelle américaine est de ceux qui rendent plus intelligent et apaisent le cœur. » (Le Monde, Geneviève Brisa)