Les Stoclet. Microcosme d'ambitions et de passions

Les Stoclet. Microcosme d'ambitions et de passions
Michel Dumoulin & Pierre-Olivier Laloux
Ed. Le Cri

Le « palais » Stoclet, inscrit depuis 2009 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, est la matérialisation d’un rêve, celui d’Adolphe Stoclet et de Suzanne Stevens.
Fruit d’une passion, cette maison et les exceptionnelles collections qu’elle abrita (le volume contient notamment le répertoire des tableaux anciens de la collection), n’ont pu voir le jour que grâce à la réalisation des ambitions de deux générations d’hommes entreprenants qui bâtirent puis consolidèrent la grande fortune dont bénéficia le commanditaire du « Stocleon ».
L’histoire de la maison et de la famille aux ramifications européennes qui l’habita se révèle être, au-delà du véritable mythe qu’est devenu le « palais » et des enjeux que représente son avenir, une saga menant de Vienne à Saint-Pétersbourg en passant notamment par Paris, Milan et les Indes Néerlandaises.
Moments de la petite et de la grande histoire se mêlent durant près de deux siècles, faisant de celle d’un microcosme familial dont la discrétion fut proverbiale, une saga où se succèdent, en s’entremêlant souvent, les coups de génie des uns et les maladresses des autres dans un contexte où la passion, sous une forme ou sous une autre, est régulièrement au rendez-vous.
En cette année du centenaire du « palais » Stoclet conçu comme « œuvre d’art totale », il importait non seulement d’en inscrire la réalisation dans la longue durée mais aussi de s’intéresser à celles et ceux dont il a été le dénominateur commun au fil du temps.
Grâce à des sources nombreuses collectées dans plusieurs pays européens ainsi qu’aux Etats-Unis, ce livre constitue aussi une contribution à la meilleure connaissance de certaines facettes de l’histoire économique, sociale et culturelle de la période contemporaine.

Michel Dumoulin
est professeur ordinaire à l’Université catholique de Louvain, membre de l’Académie royale de Belgique et président honoraire de l’Institut Historique Belge de Rome. Ses publications portent notamment sur l’histoire de la construction européenne, celle des relations de l’Europe avec l’Outre-Mer et celles des milieux et réseaux dans le cadre des relations internationales.
Pierre-Olivier Laloux, licencié en philologie germanique de l’Université catholique de Louvain y est doctorant sur le thème « Bruxelles-Vienne aux XIXe et XXe siècles : univers croisés ».

Nouvelle histoire politique de la Belgique

Nouvelle histoire politique de la Belgique
Mabille Xavier
Ed. Crisp

L’État belge, forgé au fil du temps par les forces multiples qui traversent la société, est aujourd’hui confronté aux difficultés d’un monde en crise. Alors qu’une nouvelle réforme profonde des institutions se dessine, la Nouvelle histoire politique de la Belgique de Xavier Mabille revient sur la genèse et sur l’évolution de cet État.

L’auteur a choisi 1780 comme point de départ. C’est le temps où s’achève l’Ancien Régime et où s’amorcent des mouvements durables de laïcisation, de centralisation et d’industrialisation. De jalon en jalon, cernant toujours l’essentiel, Xavier Mabille retrace la transformation de la Belgique.

Ce livre s’adresse à tous ceux qui veulent comprendre les problèmes aujourd’hui en jeu, au moment où se noue plus que jamais le destin du pays. Stabilité ou réforme des institutions, rôle des acteurs collectifs, pratique et exercice des pouvoirs : ces questions prennent un éclairage nouveau dès lors que l’on en repère les origines, que l’on perçoit l’entrelacs des effets et des causes, que l’on cerne les évolutions de la société dans laquelle elles s’insèrent.

Sans commentaire ? Une histoire de la Belgique à travers la caricature

Sans commentaire ? Une histoire de la Belgique à travers la caricature
Paul Van Damme & Stijn Van de Perre
Ed. Le Cri

Les caricatures politiques sont une forme de journalisme à part entière. Comme les chroniques, elles commentent l’actualité. Mais, par leur langage formel et, souvent, leur simplicité, elles s’avèrent plus percutantes. Les caricatures peuvent aussi bien provoquer que nier, minimiser qu’amplifier, diaboliser qu’idéaliser, dramatiser que banaliser. Tout cela dans un but unique : agir sur l’opinion publique.
Depuis sa naissance — voire sa «préhistoire» — la Belgique a vu paraître des centaines de journaux, revues, pamphlets, affiches et tracts à vocation idéologique, dans lesquels toutes les fractures et débats sociaux possibles ont été commentés et illustrés.
Parmi ces innombrables exemples, Paul Van Damme et Stijn Van de Perre ont sélectionné plus de 400 dessins particulièrement parlants. Une bonne soixantaine d’institutions publiques et de collectionneurs privés belges et étrangers leur ont prêté main-forte.
Dans Sans commentaire ?, l’histoire de Belgique est illustrée à travers cinquante grands thèmes. Pour chacun d’eux, les auteurs ont choisi une dizaine de caricatures, qu’ils ont resituées dans leur contexte historique. Accompagnés de synthèses agréables à lire et de lignes du temps, ces nombreux dessins racontent l’histoire de notre pays. De l’indépendance à la mondialisation, de la Belgique unitaire à l’État fédéral, de la formation des partis aux scandales politiques. Une approche neuve et personnelle de l’histoire politique de la Belgique, soucieuse avant tout d’offrir au lecteur de quoi «voir» pour «comprendre».

Préface Vincent Dujardin et Laurence Van Ypersele

Paul Van Damme
(1959) est historien, professeur d’histoire et coordinateur à l’École hôtelière Ter Groene Poorte, de Bruges. Il publie depuis plusieurs années des ouvrages pédagogiques. C’est aussi un collectionneur passionné de caricatures politiques anciennes.

Stijn Van de Perre (1966) est attaché à la faculté d’histoire de l’Université de Gand et à l’Institut supérieur Artevelde — Orientation Travail social — de Gand. Il a obtenu son doctorat avec une thèse consacrée à la politique fiscale de la Belgique au cours du XIXe siècle. Il s’intéresse aussi particulièrement à la révolution belge.

France Culture Papiers, n°1

France Culture Papiers, n°1
Revue
Ed. Bayard

Il y a dix ans déjà, en novembre 2011, la Sabena a été déclarée en faillite. La compagnie avait été, dès 1923, un des plus beaux fleurons belges.

Richement illustré, notamment de documents photographiques inédits sortis tout droit des archives de la Sabena, ce livre évoque la manière dont ' l'avenir venait du ciel '. Il raconte l'histoire des développements technologiques spectaculaires des avions et de leurs moteurs, le remplacement des chaises en rotin par des sièges plus confortables, l'évolution des uniformes des hôtesses selon les modes et les époques ou encore les superbes affiches et les slogans aguichants des campagnes publicitaires.

Les Musées royaux d'Art et d'Histoire organisent, du 30 septembre 2011 au 26 février 2012, une exposition prestigieuse sur la très riche histoire de la Sabena.

Ce livre, qui accompagne l'exposition, présente cette histoire en textes et en images, avec des anecdotes nostalgiques et de superbes clichés qui font revivre la Sabena le temps d'un livre.

Réflexions d'un historien sur les fausses nouvelles de la guerre

Réflexions d'un historien sur les fausses nouvelles de la guerre
Bloch Marc
Ed. Allia

Ce bref essai, rédigé en 1921, est une étude sur la façon dont naissent et se propagent les fausses nouvelles et rumeurs en temps de guerre ; la façon aussi dont elles sont sciemment fabriquées et exploitées. Une leçon de méthodologie historique toujours d'actualité.

La question juive

La question juive
Lazare Bernard
Ed. Allia

On ne pourra jamais détruire l'antisémitisme ; on pourra momentanément en enrayer les manifestations violentes, mais on le verra réapparaître suivant les circonstances. Le Juif est trop nécessaire aux peuples chrétiens, l'antisémitisme trop utile pour les possédants, les chefs d'État, les dirigeants des nations chrétiennes. Le Juif n'existerait pas pour qu'on puisse détourner sur lui les colères de ceux qu'on spolie et sauver ainsi les coffres-forts qu'ondoya l'eau du baptême, qu'assurément on l'inventerait.
Ce volume rassemble tous les textes consacrés par Bernard Lazare à la question juive. S'y dessine l'itinéraire d'un Juif si bien intégré dans la société française qu'il n'a d'abord que mépris pour les Juifs de l'Est émigrés et qui, peu à peu, prend conscience de sa judéité en même temps qu'il s'engage dans le combat social. Itinéraire qui le conduira jusqu'au sionisme ; mais, refusant de sacrifier son idéal libertaire, Lazare se brouillera rapidement avec Herzel. Son talent extraordinaire de polémiste éclate à chaque page de ce livre, notamment dans les textes consacrés à Drumont.

La République et le Prince moderne

La République et le Prince moderne
Kriegel Blandine
Ed. PUF

À l'heure où, partout dans le monde, les peuples se tournent vers la république démocratique, mais à l'heure aussi où l'Europe hésite à bâtir une république commune, que sait-on véritablement de l'histoire de la république européenne ?

Est-elle issue, comme l'affirment nombre d'historiens anglais, des cités antiques et médiévales ? Est-elle née, comme le voudrait un préjugé francocentrique tenace, de la Révolution française de 1789 ?

En contournant ces deux généalogies, trop longue ou trop courte, la philosophe Blandine Kriegel retrace ici une histoire originale et inédite de la république moderne. Celle-ci naît en effet de la rencontre inattendue des traditions des républiques de cité et de celle du droit politique moderne de l'État qui permet à l'insurrection des Pays-Bas néerlandais de vaincre le despotisme impérial de Philippe II. Mieux, tous les États-nations européens, au premier rang desquels la France et l'Angleterre, contribuent à sa victoire. Mieux encore, le droit politique neuf de cette première république d'État qui s'affiche dans les discours de Guillaume d'Orange, véritable «Prince moderne», comme dans les Déclarations d'indépendance des Provinces-Unies, est rédigé par des Français, protestants et «politiques». L'épilogue de cette histoire culmine avec le «Grand Dessein» d'Henri IV et de Sully de construire une république européenne... devant laquelle nous trébucherons encore.

La république moderne, une idée européenne ? Ou quand le retour sur le passé peut permettre de frayer la voie à l'avenir.

Jérusalem contre Rome

Jérusalem contre Rome
Hadas-Lebel Mireille
Ed. CNRS

Parmi les nombreux peuples soumis par Rome, seuls les Judéens ou Juifs nous ont laissé un témoignage cohérent et continu sur leur vision de la puissance impériale du temps. En s'appuyant sur les textes en hébreu, grec ou araméen du IIe siècle avant J.-C. à la fin de l'empire païen au IVe siècle, Mireille Hadas-Lebel reconstitue l'évolution des relations entre Rome et la Judée : de l'alliance à la tension puis à la révolte et enfin à la résignation, sans que le peuple juif ait jamais perdu l'espoir de la rédemption.

Naissance de la noblesse

Naissance de la noblesse
Werner Karl Ferdinand
Ed. Pluriel

Dans ce magistral essai sur la genèse du pouvoir politique, Karl Ferdinand Werner étudie l'instauration d'une société hiérarchique dont la fonction était de gouverner et protéger les hommes tout en servant Dieu et l'empereur. Cette «noblesse» est à l'origine de l'État chrétien des IVe-XIe siècles.

De Constantin le Grand, qui fit entrer à son service des hauts fonctionnaires, organisés selon le modèle de l'armée romaine, à l'ère de la chevalerie et de la civilisation courtoise, durant laquelle les grands vassaux prennent la tête de principautés territoriales, cet ouvrage met en lumière les fondements de l'Europe chrétienne, nous invitant à revoir une vision trop étroite de notre histoire pour prendre la mesure de tout ce que notre civilisation doit au modèle aristocratique.

Mémoires, vol. 1. Les chemins de la victoire

Mémoires, vol. 1. Les chemins de la victoire
Castro Fidel
Ed. Michel Lafon

«J'ai hésité longtemps sur le titre de ces Mémoires. Je ne savais pas s'il fallait les intituler La Dernière Offensive de Batista ou Comment 300 hommes en mirent 10 000 en déroute. Ce sera finalement Les Chemins de la victoire.

J'y inclus le récit des premières années de ma vie sans lequel on ne comprendrait pas le sens de ce livre. J'y explique ce qui m'a mené à la révolution et à la lutte armée dans les montagnes de la Sierra Maestra. Je ne suis pas né avec les réalités du monde, mais je les ai vite saisies...

Nombre d'historiens se sont penchés sur ce qui s'est passé dans la Sierra et sur le sort des guérilleros qui s'y étaient retranchés. Il me semble néanmoins que seul le meneur et chef de cette force de combattants novices peut relater les événements de façon vivante et précise. Soixante-quatorze jours de combat au cours desquels nous, les révolutionnaires, parvînmes à déjouer les plans des forces armées soutenues et équipées par les États-Unis, et fîmes que l'impossible devint possible. C'est aussi le meilleur moyen de rendre hommage à ceux qui sont tombés durant cette épopée.

À cette étape de ma vie, me voilà en mesure d'offrir mon témoignage. J'ai l'espoir qu'il aura une valeur pour les générations futures.»

«La dictature a lancé contre nous une véritable marée humaine. Mais l'Armée rebelle n'abandonnera jamais ses positions dans la Sierra Maestra. La mort ou la victoire, c'est l'unique alternative que nous acceptons.»

Pendant soixante-quatorze jours, le Commandant Fidel Castro, inlassablement, répartit ses effectifs en fonction de ce qu'il sait des déplacements adverses. Il envoie le Che ici, son frère Raúl ailleurs, un autre plus loin, au cas où... Un stratège hors pair et un communicant habile, qui galvanise la population sur Radio Rebelle.

Soixante-quatorze jours de courage et d'obstination, de discipline dans la fraternité, de compagnons tombés sous vos yeux, qu'on pleure discrètement, comme les autres, peut-être, vous pleureront demain. Pas de grandiloquence, pas de mots inutiles, juste l'humble détermination des défenseurs ardents des grandes causes de l'Histoire.