1956, Budapest. L'insurrection

1956, Budapest. L'insurrection
Fetjö François
Ed. Complexe/Historiques

Réédition


François Fejtö, auquel Sartre a rendu hommage pour son «souci constant de dire le vrai sans pathétique inutile», montre que l'insurrection hongroise n'a pas été un «accident de parcours», mais la première manifestation spectaculaire de rejet par les nations d'Europe centrale et orientale du système totalitaire que l'Union soviétique leur a imposé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Cet ouvrage a été mis à jour à la lumière des événements qui ont marqué la fin de l'Empire soviétique.

«Extrêmement émouvante et profonde, la présente synthèse constitue [...] le meilleur état de la question.» Lire

«Excellent [...] permet, avec intelligence, de faire le point tant sur le déroulement historique que sur sa signification.» Pierre Daix, Le Quotidien de Paris

«[...] avec la sobriété, la précision, la pertinence qui font de l'auteur, le spécialiste le plus internationalement connu et respecté de l'histoire des socialismes européens.»
Kriegel, Le Figaro

«Une excellente synthèse.» Stéphane Courtois, L'Express
Présentation de l'éditeur

Budapest 56. Les douze jours qui ébranlèrent l'empire soviétique

Budapest 56. Les douze jours qui ébranlèrent l'empire soviétique
Sebestyen Victor
Ed. Calmann-Lévy

L'automne 1956 restera dans l'histoire le moment où la guerre froide a basculé : « le début de la fin de l'empire soviétique », selon l'expression restée célèbre de Richard Nixon.

Les événements de Hongrie, baptisés « révolution » par les Hongrois et « menées contre-révolutionnaires » par les occupants soviétiques, commencèrent le 23 octobre par des manifestations d'étudiants réclamant plus de liberté. En quelques heures ils furent rejoints par des centaines de milliers de Hongrois de toutes origines, qui déboulonnèrent la statue de Staline aux cris de « Russes dehors ! ». L'armée hongroise refusa de rétablir l'ordre, laissant les troupes de Moscou, peu nombreuses et mal équipées, tenter de réprimer le mouvement, ce qui ne fit que l'amplifier. Moscou, pris au dépourvu, dut accepter de confier au modéré Imre Nagy le soin de former un nouveau gouvernement. Déstabilisé, en proie à des dissensions internes, le Kremlin sembla opter pour la non-intervention et retira ses troupes alors que les prisonniers politiques étaient libérés dans la liesse. Pendant quelques jours, une atmosphère de fête régna à Budapest.

À l'aube du 4 novembre, les troupes russes firent demi-tour à la frontière et, renforcées par des bataillons de choc surarmés, envahirent la Hongrie. Elles écrasèrent l'insurrection dans le sang, sous le regard impuissant ou indifférent du monde libre, et singulièrement de Washington, qui avait pourtant incité en sous-main les Hongrois à la révolte.

Budapest 56 est l'histoire de ce rêve brisé, tel qu'il fut vécu dans les rues de Budapest, dans les états-majors, dans le huis clos des cabinets ministériels et des instances politiques en Hongrie mais aussi à Moscou, où se joua de fait le sort du peuple hongrois, et à Washington.

Victor Sebestyen a reconstitué les moments forts de ces douze jours et les raconte avec une vivacité, une précision et un sens du détail dignes du journaliste qu'il est, sans jamais les isoler de la vue d'ensemble et de l'analyse politique propres à l'historien qu'il est devenu.
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Budapest 1956. La tragédie telle que je l'ai vue et vécue

Budapest 1956. La tragédie telle que je l'ai vue et vécue
Farkas Andr
Ed. Tallandier/Contemporaine

J'ai entendu les premiers coups de feu près de la maison de la radio de Budapest. Ils ont claqué en début de soirée, vers huit heures, déchirant l'humidité froide de cette nuit précoce du 23 octobre 1956. Comment pourrais-je oublier cette journée? Les tireurs étaient en uniforme, et ce furent des civils qui ripostèrent. Une révolution naissait sous mes yeux. J'ai rejoint en courant mon bureau de rédacteur de politique étrangère à Budapest Soir, en plein centre-ville, croisant en chemin des groupes de jeunes gens, fusil en bandoulière. Pour qui avait été élevé au marxisme-léninisme, le constat s'imposait: c'était le peuple de Budapest, étudiants, ouvriers, employés, militaires, qui se soulevait contre la dictature hongroise sous tutelle soviétique. Et Budapest, à cet instant, devenait le centre du monde. Les chars russes qui, après douze jours d'espoir irréel, sont venus nous écraser, je les ai vus aussi. J'avais vingt-deux ans. C'était hier. Je me souviens de tout. André Farkas

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Le printemps en octobre. Une histoire de la révolution hongroise

Le printemps en octobre. Une histoire de la révolution hongroise
Christian-Giraud Henri
Ed. Rocher/Documents

Le 23 octobre 1956, le sang coule à Budapest. Un peuple de 10 millions d'habitants en défie un autre de 220 millions qui possède la plus forte armée du monde : l'URSS, le pays aux cent divisions. Armés de «cocktails Molotov», étudiants, ouvriers, femmes et tout jeunes enfants, affrontent les chars de l'Armée rouge. Au prix d'un héroïsme inouï, qui bouleverse les correspondants de presse du monde entier, ils en détruisent plusieurs centaines.

La révolution hongroise qui s'est poursuivie en résistance passive aux conséquences inhumaines pour la population, a fait des milliers de morts et de blessés et poussé 200 000 Hongrois à l'exode. Elle a aussi provoqué en Occident une crise de conscience qui a ouvert les yeux à plus d'un admirateur de la «grande lueur à l'Est». Cette autre révolution d'Octobre, fondée sur le retour de la nation, ruinait l'aura de la «mère des révolutions» porteuse du rêve policier et sanglant de l'internationalisme prolétarien.

À cette insurrection, il n'aura manqué ni la trahison la plus vile (qui a laissé une tâche sur l'honneur de la légendaire armée rouge), ni l'obscure manoeuvre des États-Unis d'Amérique qui, derrière le paravent de l'indignation, ont délibérément instrumentalisé cette tragédie, via l'ONU, pour en faire le test de leur volonté de coexistence pacifique.

Fondé sur les archives soviétiques et américaines et les recherches les plus récentes, cet ouvrage dévoile les multiples aspects de cette «Révolution antitotalitaire», qui sonnait en réalité le glas de l'empire soviétique et du communisme. Il y a des défaites plus prometteuses que des victoires.
Présentation de l'éditeur

Revolution R. Budapest 1956 - coffret DVD

Revolution R. Budapest 1956 - coffret DVD
Ed. Clavis films/Politique magazine

Budapest, 1956.
D'abord triomphante, la révolution est bientôt écrasée dans le sang par les chars soviétiques revenus le 4 novembre. Ces tragiques épisodes auront de profondes et durables répercussions sur le peuple hongrois bien sûr, et marqueront une grande fracture dans le système communiste dont les conséquences sur l'opinion et les intellectuels occidentaux seront immenses.

Ce coffret réunit trois documentaires - Le dernier discours de Janos Kadar, La vie d'un espion et Mutter - qui traitent du sujet de la révulotion hongroise et donnent une image riche et complexe de se qui s'est passé dans les rues de Budapest en 1956.
D'après l'éditeur

La nouvelle Alternative n°69-70/juin-septembre 2006. Hongrie examen de consciences

La nouvelle Alternative n°69-70/juin-septembre 2006. Hongrie examen de consciences
Ed. Nouvelle Alternative

' Par quelle aberration a-t-on pu croire, après la chute du Mur, que la disparition d'un adversaire signifiait l'abolition de l'adversité ?

Par quelle sottise a-t-on pu considérer que l'Homo economicus allait pacifier la planète, et que les conflits subsistants n'étaient que des vestiges du passé, des bavures exotiques ? Je l'explique à la manière de Tchékhov. Par le très grand plaisir que les hommes ont à dormir. ' La Cerisaie ' est vraiment la grande pièce sur les dix dernières années que nous venons de passer. Tous les protagonistes, qu'ils soient propriétaires ou intellectuels, y sont acquis à l'idée que finalement tout s'arrange toujours, que le mal n'est que le fourrier du bien. Cet esprit-là domine en Occident depuis 1989. C'est ainsi que l'on a pu, sans rire, voir Fukuyama célébrer la victoire des Etats-Unis sur l'Union soviétique exactement dans les même termes que Kojève pensait fêter la victoire de Staline sur l'Occident? Fêter la victoire de Staline en 1937 et la victoire de Wall Street en 1987 exactement dans les mêmes catégories intellectuelles aurait tout de même dû poser un problème, non ? '
André Glucksman, in Le Nouvel observateur, janvier 2002.

Histoires de diamants. La société minière du Bécéka au Congo

Histoires de diamants. La société minière du Bécéka au Congo
De Bruyn Odile
Ed. Racine

Lorsque le diamant est évoqué, la première image qui vient à l'esprit est celle de la parure féminine. Cependant, il est un autre type de diamant que celui de la joaillerie, le diamant industriel qui occupe également une place importante dans l'économie mondiale. Si la Société Minière du Bécéka au Congo a produit du diamant de joaillerie, l'essentiel de son activité a toutefois porté sur l'extraction de diamant industriel dans ses mines de Bakwanga (aujourd'hui Mhuji-Mayi) au Kasai.

Après avoir vécu, dans l'entre-deux-guerres, des débuts difficiles en raison de problèmes d'écoulement de sa production sur le marché, la société concessionnaire a connu un développement fulgurant au lendemain de la seconde guerre mondiale, au point de devenir le premier producteur mondial de diamant industriel. A l'époque, la demande en diamant industriel avait fortement augmenté, l'importance stratégique de ce matériau ayant été reconnue ainsi que ses usages multiples dans les industries civiles, ateliers de construction mécanique, mines, carrières, verreries, laboratoires, etc.

L'aventure des premiers prospecteurs de diamant qui, dès 1909, sont partis à la découverte de régions inconnues, le travail de la mine et ses nombreuses activités connexes, l'adaptation des techniques d'extraction aux spécificités des gisements de diamant industriel et l'écoulement de la production via le canal unique du Syndicat de Londres, mis sur pied par la société De Beers, sont autant de thèmes passionnants qui seront tour à tour envisagés dans cet ouvrage.
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La révolution hongroise de 1956. Journal d'un témoin

La révolution hongroise de 1956. Journal d'un témoin
Turbet-Delof Guy
Ed. Ibolya Virag

Lorsque survient la révolution hongroise de 1956, Guy Turbet-Delof vit et travaille à Budapest depuis dix ans comme conseiller culturel et directeur de l'Institut français. Il parle le hongrois et suit avec passion ces moments dramatiques.
Rédigé sur le vif, son Journal relate les événements heure par heure, du 23 octobre 1956, date de la première manifestation en solidarité avec les Polonais, jusqu'au 27 janvier 1957, alors que les militaires soviétiques organisent la répression des derniers maquis.
Restées inédites pendant quarante ans, ces pages apportent une vision neuve sur cette révolte prophétique qui a été la première déchirure dans le Rideau de fer.
Comme l'écrit François Fejtö dans sa préface, parmi les quelque 450 livres et témoignages publiés sur la révolution hongroise, le Journal de Guy Turbet-Delof se distingue par sa fraîcheur, la richesse de son information et l'excellence de son analyse.
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Léopold III Photographe

Léopold III Photographe
de Belgique Esmeralda
Ed. Racine

J'ai toujours aimé le désert. On s'asseoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n'entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence... 'Ce qui embellit le désert, dit le petit prince, c'est qu'il cache un puits quelque part...' (Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince
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365 Dagen België. La Belgique 365 jours. Belgium 365 days

365 Dagen België. La Belgique 365 jours. Belgium 365 days
Collectif
Ed. Lannoo

La Belgique 365 jours vous propose les endroits les plus beaux, les plus connus et les plus étonnants de Belgique. Trois journalistes, un Flamand, un Francophone et un Anglais, vous guideront, chacun dans sa langue, vers les 365 endroits du pays que vous devez absolument avoir vus. Outre le texte, ce livre comprend une superbe photo en couleurs pour chaque jour de l'année. Réalisées par un photographe renommé, ces photos jettent un regard unique sur la nature et la culture belges à travers les quatre saisons.
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