Début de siècle

Début de siècle
Reuters
Ed. Flammarion

À travers plus de 500 photographies d'exception, l'agence reuters illustre l'histoire de ce début de XXIe siècle

Les grands enjeux politiques

Les nouveaux modes de vie

Les défis qui vont façonner notre avenir
Présentation de l'éditeur

Cet album présente cinq années d'actualité internationale, à travers neuf thèmes : les grandes questions, la science et la technologie, les croyances et les religions, le pouvoir et la politique, les conflits et les guerres, l'économie mondiale, l'art et le divertissement, l'art de vivre au XXIe siècle et l'avenir.

Le Meilleur des Mondes n°2 - Automne 2006

Le Meilleur des Mondes n°2 - Automne 2006
Ed. Denoël

' Par quelle aberration a-t-on pu croire, après la chute du Mur, que la disparition d'un adversaire signifiait l'abolition de l'adversité ?

Par quelle sottise a-t-on pu considérer que l'Homo economicus allait pacifier la planète, et que les conflits subsistants n'étaient que des vestiges du passé, des bavures exotiques ? Je l'explique à la manière de Tchékhov. Par le très grand plaisir que les hommes ont à dormir. ' La Cerisaie ' est vraiment la grande pièce sur les dix dernières années que nous venons de passer. Tous les protagonistes, qu'ils soient propriétaires ou intellectuels, y sont acquis à l'idée que finalement tout s'arrange toujours, que le mal n'est que le fourrier du bien. Cet esprit-là domine en Occident depuis 1989. C'est ainsi que l'on a pu, sans rire, voir Fukuyama célébrer la victoire des Etats-Unis sur l'Union soviétique exactement dans les même termes que Kojève pensait fêter la victoire de Staline sur l'Occident? Fêter la victoire de Staline en 1937 et la victoire de Wall Street en 1987 exactement dans les mêmes catégories intellectuelles aurait tout de même dû poser un problème, non ? '
André Glucksman, in Le Nouvel observateur, janvier 2002.

La petite cour. Services et serviteurs à la Cour de Versailles au XVIIIe siècle

La petite cour. Services et serviteurs à la Cour de Versailles au XVIIIe siècle
R. Newton William
Ed. Fayard

Le château de Versailles est un monde à lui seul : à côté du roi et de sa famille, du personnel politique et de la Cour, il est une immense population dont on ne savait rien jusqu'à présent : les services. Des valets de chambre aux cuisiniers, des blanchisseuses aux jardiniers, ils sont plusieurs milliers. Comment fonctionnent le service de la Bouche ou les garde-robes ? Dans quels bâtiments sont-ils installés, où les serviteurs habitent-ils ? Comment et par qui le château est-il entretenu, chauffé, ravitaillé ? Qui a une 'maison' et qui doit se contenter d'une domesticité réduite ? Comment se nourrir ? Cette masse de personnel subordonné forme une part aussi importante de la population curiale que les nobles.
Avec une incroyable minutie, William R. Newton, comme pour le premier volume de son étude, L'Espace du roi, a examiné des centaines de cartons d'archives pour nous raconter cet envers de Versailles. Ce livre essentiel, étonnant, bâti selon un principe très original de présentation de nombreuses sources imprimées et pièces d'archives, constitue un apport fondamental à l'histoire de la vie de Cour et à l'histoire de l'architecture.
Les chapitres conclusifs livrent une analyse sociologique - comment ce groupe fut affecté par les réformes de 1780 et 1787-1788, qui tentèrent de réduire les dépenses de la Cour -, ainsi qu'une réflexion sur les effets de ces réformes et le sort des membres de la 'Petite Cour'.
Présentation de l'éditeur

La Belgique en cartes. L'évolution du paysage à travers trois siècles de cartographie

La Belgique en cartes. L'évolution du paysage à travers trois siècles de cartographie
Collectif
Ed. Lannoo

EPUISE

Durant les trois derniers siècles, nos paysages ont subi de profondes modifications. La mosaïque des vertes campagnes, des champs et des bois s'est transformée en 250 ans à peine en un territoire où le réseau des autoroutes, des voies ferrées et des voies navigables est devenu de plus en plus dense. L'aspect des zones rurales s'est modifié. Les rivières ont été canalisées. Les petits villages se sont agglomérés et les villes ont connu une extension systématique.
Dans ce livre, un groupe restreint de géographes paysagers parmi les plus expérimentés de Belgique décrit les principales évolutions en comparant et en commentant des cartes anciennes et récentes, des gravures et des photos. Les évolutions des paysages ruraux, urbains, industriels et touristiques prennent vie par la comparaison systématique de la Carte de Cabinet du comte de Ferraris (XVIIIe siècle) avec la carte de Philippe Vandermaelen, les premières cartes topographiques du Dépôt de la Guerre et de la Topographie (début XIXe siècle) et les cartes plus actuelles de l'Institut géographique national (XXe siècle). Ces séries sont complétées par de nombreux autres fragments de cartes exceptionnelles.
La collecte de ce matériel cartographique et photographique unique et souvent inédit exigea plus d'un an de recherches dans des fonds d'archives tant en Belgique qu'à l'étranger. L'Institut géographique national en prit l'initiative dans le cadre de son 175e anniversaire et bénéficia de la collaboration de la Bibliothèque royale de Belgique, de l'Université Libre de Bruxelles, de l'Université de Gand, de l'Ecole royale militaire et de la Société royale belge de Géographie.
Comment mieux expliquer l'évolution de notre histoire qu'au moyen de cartes anciennes et récentes ? C'est ce cette manière qu'on peut voir apparaître sur la carte topographique de Jalhay le lac en forme de feuille de chêne du lac du barrage de la Gileppe, créé pour assurer l'approvisionnement en eau de l'industrie textile verviétoise dans les années 1870. Sur les cartes topographiques de l'entre-deux-guerres, on peut voir apparaître autour des villes des quartiers d'habitations sociales comme les cités-jardins à Bruxelles et autour des charbonnages de Campine. Des changements sont également visibles sur les cartes les plus récentes : près de l'étang de Zillebeek à Ypres, resté pratiquement inchangé depuis 1295, les cartes de 2000 montrent aussi un nouveau bassin d'épargne, le Verdronken Weide. Ces quelques exemples ont été puisés dans le riche trésor d'informations historiques rassemblé dans ce livre.
Présentation de l'éditeur

Congo River

Congo River
Lye Mudaba Yoka, Isidore Ndaywel è Nziem & Thierry Michel (photo)
Ed. Renaissance du Livre

Voyage photographique au coeur de l'Afrique, Congo River est un hymne à la vie, à l'égal de cette végétation indomptable qui enserre le fleuve Congo.

Au-delà de sa beauté naturelle, le fleuve raconte l'histoire du pays auquel il est intimement lié, sa genèse énigmatique, son parcours sinueux contre vents et marées, ses brusques arrêts, ses élans vains. Il nous fait également découvrir le souvenir de ces personnages mythologiques qui ont façonné le destin du pays : de Lianja à Stanley et Livingstone en passant par Léopold II, Lumumba et Mobutu...

Mais le fleuve n'est pas seulement un reflet de l'histoire du pays, il est aussi symbole de vie et de survie pour les Congolais d'aujourd'hui. Au-delà des guerres, de la mort ou de la misère, il nous emmène à la rencontre d'un peuple qui avance résolument vers l'avenir.

Poursuivant son exploration de l'Afrique, après Le cycle du serpent et surtout Mobutu roi du Zaïre, Thierry Michel remonte le fleuve Congo à la rencontre de l'Afrique et de ses démons. Un voyage bouleversant dont personne ne sort indemne.
Présentation de l'éditeur

La Belgique espagnole et la Principauté de Liège, 1585-1715

La Belgique espagnole et la Principauté de Liège, 1585-1715
Ed. Renaissance du livre

Vol.1 : La politique ; vol.2 : La culture et le cadre de vie

La Belgique espagnole traite l'histoire des Pays-Bas espagnols du Sud en tant que nouvelle entité politique jusqu'en 1715, date à laquelle ils passent aux Habsbourg d'Autriche.
Le XVIIe siècle est souvent dépeint comme une période sombre.
Les Pays-Bas Espagnols n'auraient donc pas été que le champ de bataille de l'Europe ? Jusqu'en 1648, ils ont en effet été mêlés à une guerre de 80 ans contre les Provinces-Unies et ensuite à une nouvelle guerre de 80 ans contre la France, de 1635 à 1715.
Comment les Provinces du Sud ont-elles surmonté les problèmes générés par les innombrables victimes de la guerre ? Quelles initiatives ont été prises pour répondre à la misère et aux destructions suscitées par les conflits armés ? C'est à l'ensemble de ces questions que souhaite répondre le présent ouvrage.
Les contemporains de Rubens ne se portaient probablement pas moins bien que les sujets de Charles Quint. La vie religieuse et l'art, étroitement liés à cette époque, témoignent d'une grande vitalité.
Présentation de l'éditeur

Le passé révélé

Le passé révélé
Pierre-Antoine Bernheim & Guy Stavridès
Ed. Agnès Viénot

Les découvertes archéologiques récentes qui bouleversent notre vision du passé

1945. La Terre est très largement explorée. La plupart des spécialistes estiment que le passé a révélé ses principaux secrets. Erreur ! De nombreuses découvertes archéologiques intervenues depuis lors - surtout hors de la Mésopotamie, de l'Égypte et de la Grèce, régions traditionnelles de prédilection des archéologues -, vont révolutionner nos conceptions de l'origine de la civilisation et de la nature de certaines cultures anciennes.

Pierre-Antoine Bernheim et Guy Stavridès présentent huit découvertes archéologiques majeures, connues ou ignorées, qui ont récemment bouleversé nos «certitudes».

De la stupéfiante découverte des momies blanches du désert de Taklamakan dans le Xinjiang chinois à la reconstitution des villages Jômon du Japon préhistorique, de la mise au jour de Caral, la plus vieille cité d'Amérique, au déchiffrement de l'écriture maya, des preuves de cannibalisme à Fontbrégoua dans le Sud de la France aux spectaculaires fouilles de Lingtong révélant l'univers du premier empereur de Chine, des origines des israélites sur les hauteurs de Judée et de Samarie aux enseignements des manuscrits de la mer Morte, cette enquête, rigoureuse et passionnante, offre un regard nouveau sur l'évolution des sociétés.

Illustré de cartes et de nombreux documents iconographiques, cet ouvrage aiguise notre curiosité et, au-delà de toute croyance, nous invite à réfléchir sur notre identité.

Muni d'une très riche bibliographie et s'appuyant sur de nombreux travaux archéologiques peu connus en France, Le Passé révélé est un ouvrage de référence qui passionnera autant les amateurs que les spécialistes.
Présentation de l'éditeur

Histoire de la politesse

Histoire de la politesse
Rouvillois Frédéric
Ed. Flammarion

Lecteur, lectrice, vous êtes imbattables sur le chapitre de la politesse. Vous ne mettez pas vos coudes sur la table ni vos doigts dans le nez ; vous dites aimablement merci et s'il vous plaît. Mais savez-vous seulement... que les révolutionnaires tentèrent d'interdire aux Français le vouvoiement et les voeux de Nouvel An ? Que l'on pouvait encore, sous la monarchie de Juillet, manger la salade avec les doigts, mais que l'on encourait l'excommunication mondaine, ce faisant, sous le second Empire ? Qu'une grande dame disposait de centaines de cartes à son nom, qu'elle faisait déposer, cornées de savante façon, au domicile de ceux à qui elle rendait visite ? Qu'à un domestique de bonne maison il était interdit d'arborer une moustache ? Que le baisemain, cet hommage galant que l'on croit immémorial, est apparu en France au tout début du XXe siècle seulement ? Qu'il était fort impoli, jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale, de louer une maîtresse de maison pour la qualité des mets qu'elle proposait à ses convives ?

Connaissez-vous le sens des lettres p.p.c. ou p.p.n. ? L'art difficile, pour celui qui devait tenir son rang, de recevoir avec une domesticité fort réduite après la Grande Guerre ? Les règles de la courtoisie en automobile ou au téléphone, telles qu'elles nous gouvernent encore aujourd'hui ?

Pour découvrir l'histoire de la politesse, ses marées subtiles, ses modes byzantines et ses flirts occasionnels avec le bon sens, laissez-vous entraîner dans les arcanes du Bottin mondain et dans les salles à manger bourgeoises, aux courses et à l'opéra, dans les ambassades et les maisons closes, en compagnie de vos mentors : la baronne Staffe et autres auteurs de manuels de savoir-vivre lus par des millions de Français depuis deux siècles, mais aussi Mme de Genlis, Balzac, Alexandre Dumas, Proust, Robert de Montesquiou, Sacha Guitry, Hermine de Clermont Tonnerre et Nadine de Rothschild... Vous ne le regretterez pas.
Présentation de l'éditeur

Galanterie française

Galanterie française
Habib Claude
Ed. Gallimard

Pourquoi la galanterie s'est-elle développée en France ? D'autres sociétés (comme la Chine ou le Japon) ont élaboré une politesse complexe, la France est la seule nation qui a étendu au sexe faible les règles de la civilité. Pourquoi cette inclusion des femmes ? C'est au XVIIe siècle que cette mutation s'est produite, quand l'idéal du galant homme s'est superposé à la figure de l'honnête homme. Dans le monde qui croyait à la galanterie, les femmes furent réellement plus libres de leurs mouvements, de leurs fréquentations, de leur conduite. Ce changement s'accompagna de leur influence croissante dans la vie culturelle et politique. Louis XIV joua personnellement un rôle dans l'établissement des nouveaux usages. Quel intérêt politique y trouvait-il ? Pourquoi la monarchie absolutiste a-t-elle éprouvé le besoin de célébrer conjointement la prééminence du féminin et le triomphe de l'amour ?

Ces questions ne sont pas inspirées par la pure curiosité historique : la mixité d'Ancien Régime est un étrange miroir de la mixité contemporaine. Elle montre ce qui n'est plus. Or la solution française avait pour elle un mérite : celui de promouvoir une mixité érotisée. C'est pourquoi, aujourd'hui, la galanterie ouvre une tierce voie. Elle s'oppose à la relégation des femmes, que veulent propager les islamistes radicaux. Elle s'oppose non moins à la désérotisation qu'impose la «société des individus», comme si la disparition du féminin devait être la rançon de l'entrée des femmes dans la vie publique ou professionnelle. En effet, les sociétés démocratiques, parce qu'elles font de la différence des sexes une question purement privée, tendent à assourdir le thème érotique, à l'effacer du monde commun, et la désérotisation des individus va de pair avec la santé de l'industrie pornographique.

Proscrit, invisible et, pire encore, démodé, le thème galant n'a pourtant pas entièrement disparu. Du compliment à la plaisanterie légère, il continue de hanter la mixité moderne.
Présentation de l'éditeur

Le livre des courtisanes. Archives secrètes de la police des moeurs (1861-1876)

Le livre des courtisanes. Archives secrètes de la police des moeurs (1861-1876)
Houbre (présentation) Gabrielle
Ed. Tallandier

« M. Henri Ducasse, député, a dit qu'il allait cesser ses relations avec Sarah Bernhardt attendu qu'il l'avait surprise avec le comte de Rémusat, son collègue à l'assemblée (...). Il a ajouté qu'il ne comprenait pas comment cette actrice consentait à recevoir des hommes aussi âgés. Il est bon de remarquer que M. Ducasse est lui-même très âgé, et de plus infirme (...). »

Les archives de la préfecture de police recèlent un trésor inexploité : le registre BB/1 des femmes soupçonnées de prostitution clandestine, fichées par les agents des moeurs dans les années 1860-1870. Cette collection de rapports dévoile l'identité des clients et constitue de ce fait un redoutable instrument de surveillance du Tout-Paris politique, financier et mondain. Plus de 400 « cocottes », ou prétendues telles, y figurent, parfois accompagnées de leur photographie. Se distinguent des étoiles du demi-monde à l'image de Félicie Marmier, élève de la Légion d'honneur, nièce de général et d'académicien, qui compte parmi ses amants marquis, comtes, ducs et princes du Gotha. D'autres connaissent une destinée moins brillante comme Louise Fasquelle, malheureuse syphilitique « qui n'est plus reçue nulle part ». Cette source, bien plus qu'un répertoire pittoresque et grivois de la prostitution huppée, éclaire les coulisses du Second Empire et des premières années de la Troisième République. Gabrielle Houbre, spécialiste d'histoire sociale et culturelle du XIXe siècle, met au jour avec ce registre les mécanismes érotiques et mercantiles à l'oeuvre dans cette société. Qui sont ces courtisanes ? Qui sont leurs clients ? Comment vivent-elles ? Derrière l'éclat apparent et éphémère de vies soumises aux caprices de la fortune, on mesure la somme d'exploitations et de contraintes ; pour autant, se lit aussi la capacité à subvertir les règles du jeu vénal au profit d'une possible liberté.
Présentation de l'éditeur