Le phare de Monhegan

Le phare de Monhegan
Russo Richard
Ed. 10/18

Un homme redécouvre sa femme disparue à travers le regard de son amant et retombe amoureux. En rédigeant ses mémoires, une religieuse comprend le secret de sa naissance, lors d'un voyage, un vieux professeur mesure la distance qui le sépare de son épouse... Telles sont les histoires qui peuplent ce recueil, des moments d'existence où les masques tombent et où les personnages cessent enfin de se mentir. L'habileté de Richard Russo est de chaque fois saisir ce fragile instant où le doute s'installe avant que ne basculent les certitudes. Avec délicatesse, souvent avec humour, il offre alors à ses personnages l'espoir d'une vie apaisée.

«Russo s'interroge sur le temps qui passe, les mensonges et les silences, cet étrange ciment qui fait tenir les couples. Il a une musique à lui. Ça a l'air simple comme tout. Cela réclame un talent fou.» Éric Neuhoff, Figaro Madame
Présentation de l'éditeur

La contrevie

La contrevie
Roth Philip
Ed. Folio/Gallimard

Signe de contradiction pour les Juifs, scandale pour les gentils, comment Nathan Zuckerman, l'écrivain sarcastique et lucide qui est le double de Philip Roth, pourrait-il - malgré son succès - échapper à la vindicte et à l'opprobre des uns comme des autres ? Peut-être bien en imaginant, pour lui-même et ses personnages, une contrevie, une vie alternative à la fois nouvelle, imprévue et bizarrement réversible. Car, dans ce roman-miroir, les figures principales sont en abîme, affrontées deux à deux, correspondantes...
Le roman déploie un kaléidoscope de lieux, traversés de personnages en proie au doute, au questionnement, au désespoir, à l'exaltation ou à la folie. Tous animés du désir de changer la vie, de la changer en la risquant vraiment, le risque majeur étant assumé par les figures jumelles du narrateur et de son frère qui, réellement ou fictivement, affontent tous deux la mort.
La mort, le prix à payer pour en finir avec l'impuissance, la claustration, la contingence ; la mort, façon définitive de démontrer que 'la vraie vie est ailleurs'.
Présentation de l'éditeur

Voix endormies

Voix endormies
Chacon Dulce
Ed. 10/18

Les Voix endormies, ce sont celles de toutes les héroïnes anonymes de la guerre d'Espagne, ouvrières, syndicalistes, partisanes ou simplement candidates à l'exil. En 1939, le conflit touche à sa fin et les Républicains paient leur défaite dans les prisons franquistes. Dans celle de Ventas, Hortensia, Elvira et Tomasa attendent de connaître leur sort. À l'extérieur, leurs familles et leurs amis vivent dans l'angoisse. Peu à peu, avec la discrétion de ceux qui se sentent épiés, des liens se tissent, des histoires se racontent... Et celles qui se savent condamnées formulent un dernier voeu : n'être jamais oubliées. Grâce à ce récit bouleversant, elles sont enfin exaucées.

« Le livre de Dulce Chacón a connu un immense succès en Espagne, sans doute parce que la romancière a parlé d'une voix juste et forte, et qu'elle a donné la parole aux femmes, celles dont les souffrances ont été les plus anonymes, les plus rentrées, les plus endormies. »
Martine Silber, Le Monde des Livres
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Fanny

Fanny
White Edmund
Ed. 10/18

Au milieu du XIXe siècle, l'Anglaise Frances Trollope fut l'une des premières femmes à dénoncer dans ses livres les dérives d'une jeune nation bientôt destinée à diriger le monde, les États-Unis. Ce pays, elle ne l'aurait sans doute jamais découvert sans Fanny Wright, sa compagne de voyage, aventurière intrépide et féministe engagée. Ensemble, elles ont parcouru ce continent vierge et à peine civilisé, aux moeurs si éloignées de leur culture britannique. Au fil de ce récit de voyage, d'amour et d'aventure se dessine alors en filigrane le portrait d'un pays qui, deux siècles plus tard, n'a pas guéri tous ses maux.

«L'exercice de style éblouissant, divertissant, hilarant d'un écrivain aux multiples talents.» Daphné de Saint-Sauveur, Madame Figaro
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Football Factory

Football Factory
King John
Ed. Points/Seuil

A chaque match, Tom et sa bande vont défendre les couleurs de Chelsea. Victoire, défaite, peu importe, c'est toujours le même scénario : bières, baston avec les supporters des clubs rivaux et castagne avec les flics. Comme des milliers de jeunes, ils sont les parias d'une société britannique en crise, ravagée par le chômage et l'alcoolisme. John King les montre tels qu'ils sont. Un récit réaliste, cru et dérangeant.
'Au coin d'une rue, tu te retrouves devant un millier d'allumés qui n'ont qu'un but, c'est de t'envoyer aux urgences.'

'Le livre le plus authentique jamais écrit sur la classe ouvrière anglaise.' Irvine Welsh, auteur de Trainspotting
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L'énorme chambrée

L'énorme chambrée
Cummings E.E.
Ed. Titres/Christian Bourgois

En 1917, Cummings se porte volontaire dans le corps américain d'ambulanciers de Norton-Harjes. Arrêté par les allemands, il est envoyé trois mois en prison dans l'Orne, avant d'être libéré sur intervention de la Maison Blanche. Ce sont ces souvenirs que nous dévoile L'Enorme Chambrée, qui, malgré des purges considérables réalisées par les éditeurs américains de l'époque, connaît un succès notable et figure désormais au rang des classiques. 'Le publier sera pour un éditeur décent une aventure honorable. C'est tout d'abord des écrivains qui l'achèteraient [...] ; et ensuite ceux qui s'intéressent à la vie et à ce dont elle est faite, [...] et les gens de goût prendront plaisir à quelques étrangetés de style. Il utilise de nouveaux alliages de mots, et certains passages ont des reflets irisés comme la pourriture des chairs... Il me semble de loin être le meilleur livre américain sur l'époque de la guerre.'
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Gothique charpentier

Gothique charpentier
Gaddis William
Ed. Titres/Christian Bourgois

Une maison sur les bords de l'Hudson dans l'Etat de New York. De style 'gothique charpentier', elle imite les grandes maisons victoriennes. Les acteurs de ce huis clos tout en dialogues se rassemblent autour de Liz, femme au foyer, moderne vestale des valeurs américaines, de la radio, de la télévision et du téléphone. Son mari, son frère, son amant entrent et sortent, tissant plus serrés, à chacun de leurs passages, les fils de l'intrigue qui finiront par former le cordon d'une bombe qui pourrait bien être celle qui fera exploser la planète. Séquelles de la guerre du Vietnam, poussée impérialiste des multinationales, renaissance d'un évangélisme obtus et dangereux, liaisons entre cercles politiques et économiques, William Gaddis aborde, dans ce chef-d'oeuvre tragi-comique, les grands thèmes de l'Amérique d'aujourd'hui.
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L'Immeuble Yacoubian

L'Immeuble Yacoubian
El Aswany Alaa
Ed. Babel/Actes Sud

Construit en plein coeur du Caire dans les années 1930, vestige d'une splendeur révolue, l'immeuble Yacoubian constitue un creuset socioculturel très représentatif de l'Egypte du XXIe siècle naissant. Dans son escalier se croisent ou s'ignorent Taha, le fils du concierge, qui rêve de devenir policier ; Hatem, le journaliste homosexuel ; le vieil aristocrate Zaki, perdu dans ses souvenirs ; Azzam, l'affairiste louche aussi bigot que lubrique ; la belle et pauvre Boussaïna, qui voudrait travailler sans avoir à subir la convoitise d'un patron...

Témoin d'une époque, Alaa El Aswany pose, sans juger, un regard tendre sur des personnages qui se débattent tous, riches et pauvres, bons et méchants, dans le même piège, celui d'une société dominée par la corruption politique, la montée de l'islamisme, les inégalités sociales, l'absence de liberté sexuelle, la nostalgie du passé.

Mais ce roman n'aurait pas conquis un tel nombre de lecteurs dans le monde entier s'il se contentait d'évoquer l'Egypte au tournant du millénaire : en digne héritier d'un Dostoïevski comme d'un Zola ou d'un Mahfouz, c'est bien de l'homme que nous parle Alaa El Aswany, de ses vices et de ses faiblesses, de ses rêves et de ses échecs, et le miroir qu'il tend, pour indulgent qu'il soit, n'en est que plus effrayant.
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Aurora Floyd

Aurora Floyd
Elizabeth Braddon Mary
Ed. Joëlle Losfeld/Arcanes

Aurora Floyd est la fille choyée d'un richissime banquier. Une violente dispute l'oppose à son père lorsqu'elle revient d'une longue promenade à cheval avec son palefrenier. Aurora est envoyée à Paris dans un pensionnat pour faire ses études. On la retrouve un an plus tard, à nouveau chez son père. Réconciliée mais distante, marquée à jamais par un drame qui a éloigné d'elle l'homme qu'elle aime...
Comme dans tous les romans à suspense de M. E. Braddon, le lecteur pressent ce qui est à l'origine du drame sans que cela soit explicite, et il est entraîné malgré lui, et sans pouvoir s'arrêter, dans un maelstrom excitant qui le pousse à connaître le déroulement et la fin de l'énigme.

Femme de lettres anglaise (1835-1915), Mary Elizabeth Braddon est l'une des écrivaines victoriennes les plus connues, essentiellement grâce à Aurora Floyd qu'elle publia un an après son roman à suspense Le secret de Lady Audley (Éditions Joëlle Losfeld, 1998). Romancière à succès, elle a abordé tous les genres: le sensation novel sur le modèle des romans de Wilkie Collins (Lady Lisle, Éditions Joëlle Losfeld, 2001), les histoires d'aventures ou « domestiques )), le roman social (La femme du docteur, Éditions Joëlle Losfeld, 2002), ainsi que des textes fantastiques. Son immense popularité est due à d'ingénieuses intrigues et de remarquables constructions narratives qui ont fait dire à William Thackeray: « Si j'étais capable d'inventer des intrigues comme Miss Braddon, je serais le plus grand écrivain anglais )), et lui ont valu l'admiration - réciproque - de Wilkie Collins, Robert Stevenson et Henry James.
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Qu'est-ce qu'il y a dans la rue qui t'intéresse tellement ? Nouvelles

Qu'est-ce qu'il y a dans la rue qui t'intéresse tellement ? Nouvelles<br />
Saumont Annie
Ed. Kimé

Dans les trois nouvelles qui composent ce recueil, Annie Saumont montre comment de petits événements font rejaillir les souvenirs, le passé, pas toujours confortable.
Qu'il s'agisse de cet homme assis à la fenêtre, regardant la rue et se remémorant sa jeunesse, de ces deux jeunes filles debout dans le métro rêvant à une vie plus heureuse que ce retour au foyer d'accueil, ou encore de ce dernier qui, après de longs mois de prison, revient dans la ville de son enfance, Annie Saumont dit dans chacune, avec un verbe toujours aussi cinglant, qu'on échappe difficilement à son histoire, qu'elle nous poursuit comme une fatalité.
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