Maria avec et sans rien

Maria avec et sans rien
Didion Joan
Ed. Pavillons poche/Laffont

Maria, trente et un ans, est une actrice de seconde zone à Hollywood. Son mariage s'est soldé par un divorce, et sa petite fille de quatre ans est internée. Pour oublier, pour s'évader, elle sillonne dans sa Corvette les routes arides et sèches de la Californie. Elle pleure souvent au volant, roule des heures entières, mais cette fuite ne mène nulle part. Le désert est partout.
En quatre-vingt-quatre scènes brèves comme des séquences de cinéma, Joan Didion donne une version épurée et stylisée d'un certain cauchemar américain. Publié en 1970, Maria avec et sans rien est devenu aux Etats-Unis un livre culte qui a fait de son auteur la muse d'écrivains comme Bret Easton Ellis, Jay McInerney ou Donna Tartt.
Présentation de l'éditeur

Les Captifs du Lys blanc

Les Captifs du Lys blanc
Gamboa Santiago
Ed. Métailié

Un journaliste colombien résidant à Paris et qui a toujours voulu écrire, un philologue allemand voyageant sur les traces de Pierre Loti, un Péruvien professeur de littérature dans une université texane, assoiffé de reconnaissance, qui rêve d'être un des grands écrivains de l'Amérique du Sud, et un jésuite à la recherche de sa vérité se retrouvent au milieu des chantiers du nouveau Pékin, empêtrés dans une sombre affaire.
Tous désirent être ce qu'ils ne sont pas, chacun a un but et ignore que cet objectif leur est commun : un mystérieux manuscrit fondateur de la société du Lys blanc, héritière des Boxers.

« Un drôle de polar, entre énigmes à l'ancienne façon Le Nom de la Rose, épisode des Pieds Nickelés, ode à la littérature et petit traité d'autodérision [?]. Suspense et transports garantis. » S. Champenois, Libération

« Ceux qui connaissent déjà l'auteur pour avoir lu son premier roman, Perdre est une question de méthode, se lanceront les yeux fermés (si l'on ose écrire) dans l'aventure et retrouveront avec plaisir cet humour ravageur qui n'appartient qu'à lui, les autres seront enchantés de cette découverte. » A. Liebaert, Marianne
Présentation de l'éditeur

Le Pays

Le Pays
Darrieussecq Marie
Ed. Folio/Gallimard

Une femme rentre au pays. Elle est fille, petite-fille, épouse, mère et soeur. Ce dernier point est le lieu des secrets. Cette femme court, déménage, achète des meubles et en laisse d'autres, se pose quelques mois et écrit je de temps en temps. La Maison des Morts l'attire comme un casino attire un joueur, mais son mari est contre, heureusement. C'est un petit pays, charmant et balnéaire, mais dont les traditions funéraires ne sont pas pour attirer les touristes, il faut en convenir. Un pays natal, c'est une parcelle d'un sol, c'est aussi une muqueuse utérine, c'est une langue, c'est la mémoire des morts, c'est une histoire et une géographie. C'est un roman d'amour, et des cartes postales. Mais est-ce que ça existe, un pays sans Etat ? Un pays coupé en morceaux ? Et une femme enceinte au cerveau politique ?
Avec un humour très subtil, une gravité et une précision quasi scientifique, Marie Darrieussecq nous permet d'éprouver toute la métaphysique des origines, la question de la filiation, et livre une analyse perspicace des effets de la solitude et du déracinement.
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Le grand faiseur

Le grand faiseur
Gattégno Jean-Pierre
Ed. Babel/Actes Sud

Pourquoi Stanislas Josufus fait-il maintenir son père en survie artificielle, au lieu de le laisser mourir tranquillement ? Est-ce parce que celui-ci, un des hommes les plus puissants de la planète, a signé un curieux contrat stipulant qu'à sa mort tous ses biens reviendraient à un certain Joachim Bélial ?

C'est P.-C. Marlaud qui sera chargé de retrouver ce document. P. comme Philip Marlowe, le privé créé par Raymond Chandler. C. comme Christopher Marlowe, le célèbre dramaturge anglais.

A l'issue d'une enquête insolite et grâce à des rencontres pour le moins excitantes, P.-C. Marlaud découvre que ses parents, en le nommant ainsi, lui ont préparé ce qu'on appelle un destin. Un vrai.
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Déloger l'animal

Déloger l'animal
Ovald Véronique
Ed. Babel/Actes Sud

Rose a une quinzaine d'années mais elle en paraît sept, dans son corps comme dans sa tête. Elle vit avec ses parents dans une ville de bord de mer inondée de soleil. Elle aime monter sur le toit de l'immeuble, regarder le couchant au-delà des palmiers et surveiller ses lapins en attendant le retour de sa mère.

Un soir, celle-ci ne rentre pas. Le cliquetis de ses talons aiguilles, l'éclat synthétique de sa perruque blonde, le velours de sa voix disparaissent en même temps qu'elle. Face à l'inquiétante insouciance de son père, à l'inertie des adultes, la petite Rose réinvente l'histoire, se dissout dans une vie rêvée...

Un roman magnifique sur la confrontation de l'enfance absolue à l'aridité des choses, sur la rencontre entre l'imaginaire et le tumulte de l'adolescence.
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Les enfants des héros

Les enfants des héros
Trouillot Lyonel
Ed. Babel/Actes Sud

Dans la rue, Colin et Mariéla se sont mis à courir, laissant derrière eux leur père, étendu dans son sang, et leur mère, endormie sur le lit. Ils sont responsables du parricide, sans doute : sont-ils pour autant coupables ? Peut-on, en vérité, être coupable en même temps que victime - de la misère, de la violence, du destin... ?

C'est Colin qui raconte ces trois jours de cavale : les rencontres faites en chemin, les pièges du bidonville haïtien ; il évoque la brutalité du père, la veulerie de la mère, et cette vénération qu'il voue depuis toujours à sa grande soeur Mariéla, lumineuse, belle, forte, rieuse et libre. De sa confession d'enfant à l'innocence saccagée jaillit une voix nouvelle, celle de l'homme qu'il deviendra, une voix lucide, obstinément pétrie d'espoir, qui résonne comme un cri d'alarme à la puissance bouleversante.
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Les fusils

Les fusils
T. Vollmann William
Ed. Babel/Actes Sud

1845 : le continent américain a été cartographié à l'est, à l'ouest et au sud. Parti à la découverte du mythique passage du Nord-Ouest, Sir John Franklin disparaît dans les glaces avec tout son équipage.

Alternant l'histoire détaillée de l'expédition Franklin et les tribulations plus contemporaines du capitaine Subzéro, un Américain obsédé par la blancheur apocalyptique du Grand Nord qui vit une histoire d'amour avec une jeune Inuit, William T. Vollmann signe un fascinant roman où récit historique, reportage et fiction s'entrelacent en une étonnante composition pour rendre hommage à la beauté aveuglante d'une région plongée dans la nuit perpétuelle et à un peuple en lutte pour sa survie.
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Encore une nuit de merde dans cette ville pourrie

Encore une nuit de merde dans cette ville pourrie<br />
Flynn Nick
Ed. Aubanel

«J'ai travaillé auprès des sans-abri de 1984 à 1990. En 1987, mon père s'est trouvé à la rue, est resté sans-abri près de cinq ans.»

Nick Flynn n'avait pas connu son père. Ce dernier, écrivain sans oeuvre un brin mythomane, menait une vie de bohème, tandis que son fils, lui-même apprenti poète, traversait une jeunesse instable. Jusqu'à leur rencontre dans un asile pour SDF de Boston. Les souvenirs affluent alors, en désordre, à l'image d'un roman familial chaotique, mais aussi d'une méditation poétique sur la filiation. Sans apitoiement, dans une langue fulgurante, Nick Flynn use tour à tour de toutes les formes littéraires pour cerner enfin la mythique figure paternelle, dans l'espoir de donner ordre et sens à sa propre vie. Cette entreprise héroïque, à la portée universelle, devient ainsi un acte de foi dans la grandeur de la littérature.
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Mysterious skin

Mysterious skin
Helm Scott
Ed. Nouvelle génération/J'ai lu

Neil McCormick se souvient de sa jeunesse. Il sait que son entraîneur l'a aimé, d'un amour que l'on ne donne pas d'ordinaire aux enfants. Cet homme le fascinait, exerçait sur lui une attirance inexplicable. Alors Neil acceptait, épris de ce mentor affectueux.

Brian Lackey, lui, possède quelques pièces d'un puzzle au dessin effrayant, et prend conscience que son salut dépend de sa capacité à le reconstituer. Que s'est-il passé après ce match de base-ball écourté par une averse ? Que signifie cette lumière bleue qui semble lui avoir volé des morceaux de son enfance ?

A travers le destin de deux enfants violés, ce roman aborde, sans tabous ni complaisance, la question de la pédophilie et de la complexité des sentiments engendrés par la violence.
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Détruire dit-elle

Détruire dit-elle
Duras Marguerite
Ed. Double/Minuit

Dans cet hôtel à l'orée de la forêt, trois clients qui ne se connaissent pas, silencieux, solitaires : Élisabeth Alione, Max Thor qui la regarde, et Stein qui regarde Max Thor. Plus tard viendront Alissa Thor, puis Bernard Alione... Fulgurant comme l'amour, silencieux comme la mort, grave comme la folie, âpre comme la révolution, magique comme un jeu sacré, mystérieux comme l'humour, Détruire dit-elle ne ressemble à rien.

Marguerite Duras (1914 - 1996) a publié Détruire dit-elle en avril 1969. Ce sera, la même année, le premier film qu'elle réalisera entièrement. Anne Villelaur dans Les Lettres françaises écrivait que « Détruire dit-elle est le plus étrange des livres de Marguerite Duras. Il ressemble à une cérémonie dont nous ignorerions le rituel et suivrions néanmoins, fascinés, le déroulement ». Et Maurice Blanchot dans L'Amitié : « Détruire. Comme cela retentit : doucement, tendrement, absolument. Un mot - infinitif marqué par l'infini - sans sujet ; une oeuvre - la destruction - qui s'accomplit par le mot même : rien que notre connaissance puisse ressaisir, surtout si elle en attend les possibilités d'action. C'est comme une clarté au coeur ; un secret soudain. Il nous est confié, afin que, se détruisant, il nous détruise pour un avenir à jamais séparé de tout présent ».
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