Voyage dans le cristal

Voyage dans le cristal
Sand George
Ed. Motifs/Serpent à plumes

L'intérêt de Sand pour le fantastique est bien antérieur à la dernière décennie de sa vie. Il se manifeste dès 1839 par un Essai sur le drame fantastique, important pour sa définition de l'univers fantastique: 'Ni en dehors, ni au-dessus, ni en dessous, il est au fond de nous.' Les trois contes présentés ici Laura ou Voyage dans le cristal (1865), L'Orgue du Titan (1876), Le Géant Yéous (1873) -, sont fantastiques au sens propre par le rôle ambigu assigné au supernaturel, déroutant pour la raison. Avant même d'en arriver à la conclusion que le surnaturel est dans l'homme, George Sand s'était montrée novatrice en refusant de croire que les hallucinations 'sont uniquement l'ouvrage de la peur'. Jusqu'ici, nul critique ne paraît s'être avisé que, précurseur de Jean Giono et du réalisme champêtre, de l'écologie, du féminisme, George Sand était aussi précurseur du récit fantastique moderne.
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Les invités de l'île

Les invités de l'île
van der Meer Vonne
Ed. 10/18

Située sur une île au large des côtes hollandaises, la Rose des Dunes accueille chaque été de nouveaux occupants. Les vacanciers se succèdent, leurs histoires défilent et transforment la maison en théâtre de vie. Un couple répare son amour, une femme en pleine convalescence retrouve goût à la vie. Les destins se construisent ou se déchirent sous la pulsion des embruns.

En véritable metteur en scène, Vonne van der Meer fait jouer au fil des pages une comédie sensible et épurée sur la nature humaine.

« Une histoire simple et magique comme ces coquillages que la gardienne rapporte sur la plage à la fin de la saison. » A. L., Marianne
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L'Art de l'oisiveté

L'Art de l'oisiveté
Hesse Hermann
Ed. Biblio/Livre de poche

Ces propos rédigés au gré des circonstances dans un style un peu léger, souvent teinté d'ironie, possèdent une signification commune : ils combattent cette religion à la mode qui, en Europe comme en Amérique, glorifie l'homme moderne souverain, auteur de tant de réussites...

Écrits entre 1899 et 1959, les textes réunis ici, inédits jusqu'alors en français pour la plupart, parlent de musique, de peinture, de livres, de villes, de paysages, de rencontres avec des hommes. À travers eux, Hesse définit sa position face au monde contemporain et propose un nouveau rapport à l'existence, qu'il nomme « l'art de l'oisiveté ». Prônant l'humour, le scepticisme, l'esprit critique, bref, la liberté de l'individu, il touche ici à l'essentiel, ce qui explique pourquoi ces textes sont aujourd'hui encore si actuels.
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Bartleby. Une histoire de Wall Street. Et autres récits

Bartleby. Une histoire de Wall Street. Et autres récits
Melville Herman
Ed. Amsterdam Poches

Après avoir décrit son cabinet d'homme de loi, lieu sinistre cerné par les grands murs sombres des immeubles avoisinants de Wall Street, et ses clercs, qui évoquent les personnages les plus comiques de Dickens, le narrateur de cette Histoire de Wall Street rapporte comment Bartleby, qu'il avait recruté comme copiste, refusa obstinément de répondre à tous les ordres et à toutes les demandes, sollicitations et supplications qui lui étaient adressés, leur opposant une même formule : ' J'aimerais mieux pas ' (I would prefer not to), entraînant par là le dérèglement de tout son univers. Les portraits cocasses et mordants dressés par Melville et l'évocation émouvante d'une figure christique aux prises avec le pharisaïsme de ses contemporains laissent ouverte la question du sens de ce récit : si la formule de Bartleby perturbe le narrateur et son petit monde, elle vient aussi troubler les interprétations du texte que le lecteur pourrait se risquer à avancer. C'est sans doute l'une des raisons de la fascination que n'a pas cessé d'exercer Bartleby sur ses lecteurs. Ce volume contient également des traductions inédites de L'Homme au paratonnerre, La Véranda, Le Clocher, ainsi que 'Descriptions d'un combat', une lecture de Bartleby proposée par Mathieu Lindon.
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A mi-chemin

A mi-chemin
Shepard Sam
Ed. 10/18

Une tranche de vie. Et puis une autre... Juste un moment, une émotion. L'Amérique est là, qui se dévoile. Pas d'immenses buildings, pas de grands principes, pas de bannière flottant au vent. Seulement quelques coins de campagne, des femmes, des hommes, des animaux. Des rêves à construire, des rêves à ravaler. Du temps à vivre avant de mourir. Juste un battement de coeur. Et puis un autre. Chercher un sens, une direction. Restera toujours le vent, les grands espaces, la poussière sur la route. Et ce motel, là, un peu plus loin. Et ce restaurant, et cette caravane, et cette vieille maison en bois. Ordinaires, oui, mais qui sait quelle émotion attend, cachée derrière la porte ?

« À la fin, le rideau tombe et l'on applaudit l'artiste capable, en si peu de mots et d'effets, de toucher nos coeurs endurcis. » Bruno Corty, Le Figaro littéraire
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Aventures d'un gourmand vagabond

Aventures d'un gourmand vagabond
Harrison Jim
Ed. 10/18

Voici la gargantuesque leçon de savoir-vivre dédiée à tous les affamés par Jim Harrison. Vous voulez connaître la différence entre le Cuit et le Cru ? Vous initier à l'art si particulier de dévorer les livres et les femmes ? Suivre le régime suicide aux dix milles calories, composé de choucroute garnie, de cassoulet, de bollito misto, de chair de crabe et de risotto, arrosé d'un succulent Salice Salentino ? Ou arpenter les quatre coins du globe dans les meilleurs restaurants et les plus fins bistrots ? La recette tient en cinq lettres : excès. Quant au chef ? Un ogre des temps modernes chez qui les levers de coude et autres coups de fourchette ont toujours eu des airs de quête. Celle de l'authenticité et d'une vie pleinement vécue.

« Face à toutes les noirceurs qui assaillent la littérature, la lecture de Jim Harrison est une jouvence épatante. Un cadeau du ciel. Il ne faut pas s'en priver. »
André Clavel, L'Express
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Boys, boys, boys

Couverture non disponible
Sorman Joy
Ed. Folio/Gallimard

«Quand il m'a quittée pour une autre vous étiez toutes là pour me dire combien il ne me méritait pas, quand j'ai échoué à mes examens vous étiez toutes là pour me dire qu'un concours c'est aléatoire, quand j'ai négligé de m'inscrire sur les listes électorales vous étiez toutes là pour me dire qu'il n'y avait plus de différence entre la droite et la gauche, quand j'ai eu ma période chanson française vous étiez toutes là pour pleurer avec moi au karaoké sur des tubes de France Gall, quand j'ai porté des jupes sur des pantalons vous étiez toutes là pour me dire que ça affinait ma silhouette. Vous n'avez jamais voulu me faire de la peine, vous m'avez protégée parce que c'est ça le boulot des copines. Maintenant je veux qu'on me pète la gueule.» Boys, boys, boys est le récit d'une fille qui prend les armes et choisit son camp. Avec un projet, presque un projet secret : échapper au mutisme fatal de ses contemporaines, s'inviter chez les garçons, s'emparer de leur parole virile - être féministe autrement.
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Maria avec et sans rien

Maria avec et sans rien
Didion Joan
Ed. Pavillons poche/Laffont

Maria, trente et un ans, est une actrice de seconde zone à Hollywood. Son mariage s'est soldé par un divorce, et sa petite fille de quatre ans est internée. Pour oublier, pour s'évader, elle sillonne dans sa Corvette les routes arides et sèches de la Californie. Elle pleure souvent au volant, roule des heures entières, mais cette fuite ne mène nulle part. Le désert est partout.
En quatre-vingt-quatre scènes brèves comme des séquences de cinéma, Joan Didion donne une version épurée et stylisée d'un certain cauchemar américain. Publié en 1970, Maria avec et sans rien est devenu aux Etats-Unis un livre culte qui a fait de son auteur la muse d'écrivains comme Bret Easton Ellis, Jay McInerney ou Donna Tartt.
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Les Captifs du Lys blanc

Les Captifs du Lys blanc
Gamboa Santiago
Ed. Métailié

Un journaliste colombien résidant à Paris et qui a toujours voulu écrire, un philologue allemand voyageant sur les traces de Pierre Loti, un Péruvien professeur de littérature dans une université texane, assoiffé de reconnaissance, qui rêve d'être un des grands écrivains de l'Amérique du Sud, et un jésuite à la recherche de sa vérité se retrouvent au milieu des chantiers du nouveau Pékin, empêtrés dans une sombre affaire.
Tous désirent être ce qu'ils ne sont pas, chacun a un but et ignore que cet objectif leur est commun : un mystérieux manuscrit fondateur de la société du Lys blanc, héritière des Boxers.

« Un drôle de polar, entre énigmes à l'ancienne façon Le Nom de la Rose, épisode des Pieds Nickelés, ode à la littérature et petit traité d'autodérision [?]. Suspense et transports garantis. » S. Champenois, Libération

« Ceux qui connaissent déjà l'auteur pour avoir lu son premier roman, Perdre est une question de méthode, se lanceront les yeux fermés (si l'on ose écrire) dans l'aventure et retrouveront avec plaisir cet humour ravageur qui n'appartient qu'à lui, les autres seront enchantés de cette découverte. » A. Liebaert, Marianne
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Le Pays

Le Pays
Darrieussecq Marie
Ed. Folio/Gallimard

Une femme rentre au pays. Elle est fille, petite-fille, épouse, mère et soeur. Ce dernier point est le lieu des secrets. Cette femme court, déménage, achète des meubles et en laisse d'autres, se pose quelques mois et écrit je de temps en temps. La Maison des Morts l'attire comme un casino attire un joueur, mais son mari est contre, heureusement. C'est un petit pays, charmant et balnéaire, mais dont les traditions funéraires ne sont pas pour attirer les touristes, il faut en convenir. Un pays natal, c'est une parcelle d'un sol, c'est aussi une muqueuse utérine, c'est une langue, c'est la mémoire des morts, c'est une histoire et une géographie. C'est un roman d'amour, et des cartes postales. Mais est-ce que ça existe, un pays sans Etat ? Un pays coupé en morceaux ? Et une femme enceinte au cerveau politique ?
Avec un humour très subtil, une gravité et une précision quasi scientifique, Marie Darrieussecq nous permet d'éprouver toute la métaphysique des origines, la question de la filiation, et livre une analyse perspicace des effets de la solitude et du déracinement.
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