Tombal cross. Destination Mervyn Peake

Tombal cross. Destination Mervyn Peake
Nicole Caligaris & Albert Lemant (ill.)
Ed. Joëlle Losfeld
Date de publication : 01/10/2005

«Nous nous présentâmes, French people partis sur les traces de Mervyn Peake.

Et Dürer, le K-way dégoulinant par-dessus le bonnet, les lunettes embrumées fixées sur les yeux très bleus de la dame, se mit à parler.

Il expliqua ce que Mervyn Peake était pour nous, combien nous l'admirions, combien ses oeuvres, ses dessins, ses récits s'étaient inscrits profond dans notre existence, combien il comptait, ce que nous lui devions et pourquoi nos K-way étaient en train de transformer en mare la place du chien, dans l'entrée impeccable de sa maison.»

Deux idiots du voyage, persuadés d'être en mission très spéciale, partent chercher dans la plus petite des îles Anglo-Normandes, Sercq, la mémoire perdue de Mervyn Peake (1911-1968), auteur-illustrateur anglais, héritier direct d'un Dickens sans espoir et d'une Charlotte Brontë que le fou rire aurait saisie, homme sous influence de cauchemars historiques (Londres sous le Blitz, le camp de Bergen-Belsen à sa libération) et personnels (une maladie de Parkinson précoce). Car sur cette île, seigneurie aux falaises noires, aux carrefours orthogonaux et aux pentes fleuries de cloches bleues, Mervyn Peake a vécu, et trouvé, peut-être, l'inspiration de la citadelle de sa trilogie romanesque, peuplée de personnages désopilants et pathétiques : Gormenghast, demeure de Lord Tombal, le seigneur mélancolique, et de Titus, l'héritier indocile, le heros inquiet.
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