Terrine Rimbaud

Terrine Rimbaud
Franz Bartelt & Johan De Moor (ill.)
Ed. Estuaire/Carnets littéraires

Jovedi Merdouilla n'était pas un poète comme les autres. D'abord, il s'appelait Merdouilla, qui est plutôt un nom de peintre. Ensuite, il n'avait pas de chance. C'était certainement un des êtres les plus calamiteux de sa génération.
Présentation de l'éditeur

Fugue

Fugue
Cécile Wajsbrot & Brigitte Bauer (ill.)
Ed. Estuaire/Carnets littéraires

Disparaître - ce mot m'a toujours plu. En lisant le journal - déjà - je m'attachais aux histoires où les gens ne laissent pas de traces et je me demandais : comment font-ils, comment tiennent-ils ?
Présentation de l'éditeur

Le sac à main

Le sac à main
Marie Desplechin & Eric Lambé (ill.)
Ed. Estuaire/Carnets littéraires

Alors, il faut que tu m'écoutes, et que tu n'oublies pas de m'aimer. Je commence. Un bâton de rouge à lèvres...
Présentation de l'éditeur

L'Ours et le Chasseur

L'Ours et le Chasseur
Doeschka Meijsing & Johan De Moor (ill.)
Ed. Estuaire/Carnets littéraires

On demanda au suspect à quoi il pouvait bien penser quand il se taisait. «Je philosophe», avait grogné l'Ours. À ces mots, un frisson d'horreur avait parcouru le prétoire. Aussi l'Ours avait-il dû fournir des exemples. «Je me demande où sont les autres quand on ne pense pas à eux...», avait-il dit.
Présentation de l'éditeur

Sirop de Liège

Sirop de Liège
Jean-Bernard Pouy & Joe G. Pinelli (ill.)
Ed. Estuaire/Carnets littéraires

Ça s'était même terminé avec l'arrivée des flics venus séparer les invités qui allaient s'étriper au yatagan, ils s'étaient mis, les imbéciles, à parler politique, et c'est tant mieux si Eddy est complètement ravagé, mais qu'est-ce qu'il lui a fait, ce poisson, hein ?
Présentation de l'éditeur

Marguerite Duras. La vie comme un roman

Marguerite Duras. La vie comme un roman
Vallier Jean
Ed. Textuel/Passion

Peut-on 'raconter' Marguerite Duras ? Comment retrouver, sans la dénaturer, la trace encore fraîche d'une existence vécue dans la rumeur chargée d'histoire de plusieurs époques si contrastées ? Comment rendre sensible le jaillissement d'une oeuvre rebelle à l'analyse, au cloisonnement imposé par les genres (littéraire, dramatique, cinématographique) ? Comment Marguerite Donnadieu, fille d'instituteurs, adolescente un peu complexée et rêveuse ayant grandi sur les bords du fabuleux Mékong, deviendra-t-elle, après un apprentissage solitaire et tenace, Marguerite Duras, l'un des écrivains les plus authentiques et les plus attachants du XXe siècle ?
C'est à ces questions que répond le minutieux travail d'enquête et de reconstitution de Jean Vallier pour confronter l'auteur de L'Amant et d'Un barrage contre le Pacifique à sa vérité historique.
De nombreux documents restituent avec émotion les événements et les temps forts de la vie et de l'oeuvre de Marguerite Duras, qui, en dehors de son prodigieux travail d'écriture, s'est illustrée par l'originalité de son talent de dramaturge et de cinéaste d'avant-garde, ainsi que par son activité de journaliste et la vigueur de ses engagements. 'C'est, disait-elle, dans la reprise du temps par l'imaginaire que le souffle sera rendu à la vie.'
Présentation de l'éditeur

Rooms

Rooms
Olivier Rolin & Cie
Ed. Seuil/Librairie du XXIe siècle

Lors de la parution de Suite à l'hôtel Crystal, Jorge Semprun me fit l'honneur de venir en parler à l'une de ces rencontres que Maurice Olender organise à la Maison de l'Amérique latine pour ses auteurs de la 'Librairie du XXIe siècle'. [...] 'Chacun de tes amis, lança Semprun après la réunion, pourrait inventer une histoire de chambre d'hôtel.' [...] Un an et demi après, voici le résultat d'une boutade. Suite à l'hôtel Crystal (suite), en somme.

Ces vingt-huit chambres forment un caravansérail amical - ni plus, ni moins. On pourrait donner à leur recueil le titre d'un tableau de Max Ernst datant de 1922, où sont peints les membres du groupe surréaliste, 'Au-rendez des amis' : à ceci près que ce n'est pas un groupe que rassemblent ces pages, moins encore une 'avant-garde', pas même une bande.
Rooms n'affirme rien, Rooms n'est évidemment pas le manifeste d'une école, juste un jeu entre des auteurs (romanciers surtout, mais pas seulement) que lie un peu plus que de l'estime.
Présentation de l'éditeur%%

En retard pour la guerre

En retard pour la guerre
Zenatti Valérie
Ed. Olivier

Israël, janvier 1991. Une attaque de l'Irak à l'arme chimique est redoutée, la guerre du golfe est imminente.

Constance Kahn, une jeune Française, a choisi de s'installer à Jérusalem pour écrire son mémoire sur Flavius Josèphe. Elle partage sa vie avec Nathanaël, un peintre révolté et imprévisible, travaille dans une boutique bio, a pour amie Tamar, étudiante comme elle en histoire antique, et sur le point d'accoucher. Dans quinze jours tout ce monde aura peut-être disparu.

Lorsque les sirènes retentissent, Constance maîtrise de moins en moins le chaos émotionnel qui l'envahit, mêlant les traumatismes du passé aux angoisses du présent.

En retard pour la guerre est un roman à l'écriture sensible et retenue. Sa vitalité et son réalisme rappellent le ton de certains jeunes cinéastes israéliens contemporains.
Présentation de l'éditeur

Histoires contre nature

Histoires contre nature
Alikavazovic Jakuta
Ed. Olivier

Simon, Laurent, Salomé, Edgar, Rachel, tous ces personnages semblent avoir trouvé leur maître en Violette. Amatrice de chapeaux insensés, d'animaux bizarres, de palais italiens et de tir à la carabine, cette jeune femme énigmatique a le don de les aimanter. Pour lui plaire, ils consentent à vivre des aventures insolites : une partie de tennis jouée avec une balle invisible, un vol d'oiseau dans un musée d'histoire naturelle, la reconstitution d'un squelette de centaure...

Et l'on se demande d'où Violette tire son pouvoir...

À moins que ce ne soit celui de l'auteur : sa virtuosité rare transforme chaque nouvelle en pièce d'une mosaïque captivante. On lit ces Histoires contre nature comme un roman.
Présentation de l'éditeur

Bill Evans live. Portrait

Bill Evans live. Portrait
Krebs Bruno
Ed. Gallimard/L'arpenteur

«32. Les étoiles s'éteignent (Turn Out the Stars), se rallument en cette féerie, ce feu d'artifices, comme si trop épaisse, insondable la nuit tant convoitée soudain le menaçait d'un vertige où mains et clavier se séparant le laisseraient lui pianiste s'évanouir en un silencieux trou noir.

Peut-être faudrait-il interpréter ainsi son obstination, une semaine avant sa mort, à vouloir honorer cet engagement de huit soirées (puis à rajouter la neuvième, le lundi 8) au Keystone Korner de San Francisco.

Aurores, fluorescentes poussières dispensées à pleines, vigoureuses brassées, il les laisse s'estomper, clignoter encore, puis mourir incandescentes à son rythme, son tempo.

Comme on voit un accident se dérouler indéfiniment freiné, irrésistiblement emporté.

Tout un monde, presque un siècle en quelques mesures - le tempo de son silence, où renaissent bien claires étoiles rouges et bleues, palpitant hors de portée, éclaboussant les limites repoussées de l'univers.»
Présentation de l'éditeur