En canot sur les chemins d'eau du roi. Une aventure en Amérique

En canot sur les chemins d'eau du roi. Une aventure en Amérique
Raspail Jean
Ed. Albin Michel

Prix Convivium 2006 de Littérature

'Notre monde à nous, c'était le chemin d'eau. Un grand silence nous entourait. Nos canots se frayaient leur route à travers un no man's land de deux cents années, soit le temps qui nous séparait des découvreurs et des pionniers de l'ancienne Amérique française.» Jean Raspail

1949. Jean Raspail a vingt-trois ans et un rêve : descendre en canot du Saint-Laurent à La Nouvelle-Orléans sur les traces des premiers explorateurs français. Sept mois durant, avec trois compagnons, il va affronter intempéries, accidents et naufrages, tenant chaque soir son journal de bord. Miraculeusement retrouvées, ces notes sont aujourd'hui l'occasion pour lui de revivre ce singulier voyage et de nous faire partager un extraordinaire récit où l'on croise Champlain, Le Moyne d'Iberville, le père Marquette, Cavelier de la Salle, mais aussi les officiers du Roi, les garnisons des forts...

Hymne à la France américaine, ce «voyage d'apprentissage» est aussi une fabuleuse aventure humaine.
Présentation de l'éditeur

Le goût amer de l'Amérique

Le goût amer de l'Amérique
Berenboom Alain
Ed. Bernard Pascuito

Georges a vingt ans. Il livre le pain, ramasse les petites annonces en Vespa et il est amoureux de la plus belle fille du monde (ou à peu près), Louisa. Une drôle de fille qui se dérobe et cache une double vie. Georges s'occupe aussi de son grand-père, Léo Malgudi, fou du Hollywood des années cinquante (et du genièvre). N'oublions pas son meilleur ami, Ahmed, ennemi farouche de l'Amérique de monsieur Bush.
Bref, il est un peu perdu Georges au milieu de toutes ces histoires qui se téléscopent. Pourquoi se met-il à écrire une biographie d'une star fétiche de Hitchcock et de Capra, et dont la vie, telle que Georges l'imagine à travers ses films, croise étrangement la sienne...

C'est un roman décalé et drôle qui réussit à approcher la légèreté des comédies de Capra ou de Lubitsch sans verser dans la mélancolie d'un âge d'or révolu.
Présentation de l'éditeur

Tangage et roulis

Tangage et roulis
McNeil David
Ed. Gallimard

Par le chansonnier de Julien Clerc, entre autres...

«'Vous êtes tous ici parce que vous êtes accros à une chose ou une autre. Je vais vous expliquer comment ne jamais vous laisser piéger. Écoutez-moi, c'est simple : lundi alcool, mardi cocaïne, mercredi haschich, jeudi amphétamines, vendredi héroïne, samedi ecstasy, dimanche L.S.D., Noël et jours de fête quartier libre, morphine, éther, mescaline, tout ce que vous voudrez, avec ce régime, pas d'accoutumance.' Jean ne sourit plus du tout.»

La tentative de désintoxication du narrateur est le prétexte à une épopée turbulente avec son ami musicien, Charlie Wood, dans un Montréal sérieusement bonifié par le rock and roll et la «Blanche de Chambly».
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Introduction à tout autre chose

Introduction à tout autre chose
Antoine Hubert
Ed. Verticales

«Quelle est la vie d'un objet, d'un mot, d'un produit de l'imagination ? La naissance d'une chaise, par exemple, c'est évident. Quelques bouts de bois, deux trois clous, la voilà meuble, au mieux siège. Mais sa relation au monde, son opinion sur le climat, ce qu'elle mange, ses souffrances, sa philosophie, ses amis, qui les connaît ? Avec ma loupe et mon couteau, je suis allé rendre visite à ce vocabulaire que l'on a tort d'imaginer rangé dans le tiroir d'une fonction bornée. Un éventail de réalités, d'éléments ectoplasmiques m'ont ouvert leurs portes et permis de passer un moment avec eux. J'en rapporte ces textes, témoins d'un monde plus infini, dans lequel l'écriture porte le casque de l'explorateur et permet de rencontrer la vie au-delà de l'usage.»

Les soixante textes courts d'Introduction à tout autre chose forment un nuancier de sensations et d'humeurs où «tout est possible à qui est écrit». On y devine, en filigrane, l'autoportrait ironique d'un aventurier immobile, d'un rêveur chamanique, d'un monstre de solitude, d'un épicurien contrarié, bref, d'un évadé de la société.
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Frère du précédent

Frère du précédent
Pontalis J.-B.
Ed. Gallimard

Quand le second est né, le premier s'est écrié : «Comme il est moche !»

Le premier faisait rire la mère, le second jamais.

Du premier, on disait qu'il était nerveux, du second qu'il était quasiment muet.

Quand le second eut quinze ans, le premier lui fit découvrir la littérature.

Quand, à la même époque, ils vont se promener ensemble dans la ville, il n'y a plus de premier et de second. Ils diffèrent l'un de l'autre mais portent tous les deux la même canadienne. C'est l'hiver, l'air est vif, ils marchent d'un bon pas.

Le cadet vient de retrouver quelques lettres qu'il a reçues de l'aîné. Certaines débordent d'affection, d'autres sont pleines de fiel.
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Dévotion

Dévotion
Dufoss Christophe
Ed. Denoël

J'avais toujours voulu être père. Avant d'avoir Marion, je voulais un enfant à tout prix : garçon ou fille, peu importe. Je voulais avoir un ami, un véritable ami dans un monde que je ne jugeais pas très amical. J'avais envie d'un être à qui j'apprendrais à nager, que j'emmènerais au parc et pour qui j'inventerais des histoires...

Entre Simon Kolveed et Marion, sa fille de dix ans, le lien s'est rompu. Ils ne peuvent plus vivre ensemble. Pourtant, au fil des années, Simon comprend que seule sa fille lui permet de se sentir vivant. Alors il la retrouve. Ils se parlent. Mais que veut-elle ? Y a-t-il pour lui une autre place que celle de l'étranger ?
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SchrummSchrumm ou l'excursion dominicale aux sables mouvants

SchrummSchrumm ou l'excursion dominicale aux sables mouvants
Combet Fernand
Ed. Verticales

Publié il y a 40 ans par Jean-Jacques Pauvert, SchrummSchrumm, premier roman de Fernand Combet, fut, dès sa parution, salué comme un livre important. En témoignent ces quelques extraits de la critique littéraire en 1966.

Combet a écrit un beau livre tranquillement féroce, où l'air devient irrespirable. Un livre important, aussi, dont on n'a pas fini d'épuiser les significations, les mines. (...) C'est le Livre du Doute - et le doute est à mes yeux l'un des plus puissants motifs de la réflexion, ou besoin d'écrire. André Hardellet

Fernand Combet s'inscrit dans la lignée où se compte quelques-uns des écrivains les plus originaux de notre époque. Il fait songer à Kafka et à ses personnages prisonniers d'un système auquel on ne peut échapper. Kléber Haedens, Candide

Le tort de SchrummSchrumm, c'est de n'avoir pas abdiqué toute pensée. Dans un monde mécanique et magique, il a conservé un esprit logique : c'est un damné, dont Combet vient de décrire l'enfer. Bernard Gros, À livre ouvert

Réalité et théâtre s'imbriquent à merveille dans ce conte sadique. Ce n'est pas un roman agréable à lire mais son humour noir est fascinant car tout est construit, pensé, pesé. Malgré soi on est entraîné vers ces fameux Sables Mouvants. Marie-Claude de Brunhoff, La quinzaine littéraire

Fernand Combet détruit l'humour même, il construit une parfaite machine mystifiante dont l'agencement précis, infiniment arbitraire, avec ses simplifications ou ses curieux ornements, paraît correspondre en tous points à notre Folie et à notre Sagesse. Georges Anex, Journal de Genève

Issu d'une imagination que certains jugeront sans nul doute délirante, SchrummSchrumm paraîtra peut-être à quelques-uns extrêmement irritant. Pour nous, il s'agit du roman le plus original qu'il nous ait été donné de lire depuis longtemps. Annette Colin-Simard, Le journal du dimanche
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Clairs obscurs

Clairs obscurs
Quaghebeur Marc
Ed. Temps qu'il fait

C'est une histoire très secrète que raconte ce livre. Elle est éclairée de visions fugitives, de scènes d'enluminures, parsemées dans les grandes ombres du Temps. Les images défilent, entre le trivial et le sublime, le sordide et l'immémorial, comme des inscriptions rupestres dont le mystère et l'évidence nous retiennent et nous échappent. L'auteur nous invite à déchiffrer une partition de signes syncopés dont le rythme est celui du sang, entre 'l'émerveillement et la blessure'.
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Massacre en septembre

Massacre en septembre
Chauvir Jacques
Ed. Temps qui'l fait

Les nouvelles rassemblées ici ont été, pour la plupart sinon toutes, composées durant la «période de silence» de Jacques Chauviré. C'est-à-dire durant les vingt ans, précisément, qui ont séparé la publication des Mouettes sur la Saône, son dernier roman paru chez Gallimard, en 1980, et la réimpression par le Dilettante, en janvier 2000, de son tout premier, Partage de la soif, qui allait amorcer la lente et tardive reconnaissance d'un auteur plus que discret, mais enfin conforté (et sans doute aussi un peu réconforté) par l'accueil public et critique réservé à Élisa, en 2003. (...)

Pour avoir été silencieux, ces exercices n'en couvrent pas moins plusieurs octaves: de la guerre des boutons évoquée dans Les souterrains au réalisme moite de Massacre en septembre, en passant par la cérémonie, très dhôtelienne, du Mariage de Joseph Berland, l'humour complice de La salle d'attente ou l'onirisme truqué d'Un voyage, chacune de ces variations se présente d'abord comme la prose vagabonde, ou en liberté surveillée, d'une imagination, d'une mémoire, d'un esprit étonnamment affranchis.
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Océan Pacifique

Océan Pacifique
Mingarelli Hubert
Ed. Seuil

Au début du premier récit, il y a ce nuage atomique qui s'élève dans le Pacifique sud. Des marins regardent, sidérés, lorsque soudain le vent tourne, et le souffle tiède de cet événement sans nom passe au-dessus d'eux, les traverse. Mais ils n'en parleront pas, car le nuage nucléaire, c'est l'indicible même.
Dans le second récit, un chien monté à bord depuis longtemps porte le nom d'un homme : Giovanni. C'est le nom de son ancien maître. Sa couchette appartient désormais au chien qui devient une sorte de personnage sacré sur le navire, à travers lequel se manifeste le besoin de consolation des hommes. Et c'est encore de consolation que parle la troisième nouvelle : histoire d'un père et d'un fils, qui rappelle d'autres histoires de père et de fils, dans la lignée de ces bouleversants dialogues auxquels nous a habitués Hubert Mingarelli.
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