Le mot amour

Le mot amour
de Ceccatty René
Ed. Gallimard/Blanche

 


Résumé
Le mot amour a, dans le langage, un statut très singulier : c'est un mot qu'il est facile de prononcer, mais qu'il est difficile d'entendre, l'eût-on longtemps attendu. Il a le pouvoir de donner vie et mort, les deux parfois se confondant.
Les quatre dialogues réunis ici mettent en scène quatre couples que hante une amitié amoureuse : Artemisia Gentileschi et Galilée, Julie Talma et Benjamin Constant, Eleonora Duse et Gabriele D'Annunzio, Maria Callas et Pier Paolo Pasolini.
Les quatre femmes sont des artistes qui vécurent la passion sur scène ou sur la toile. Toutes les quatre en ont retiré des plaisirs incertains. Artemisia fut tentée d'abandonner les sujets sanglants de ses tableaux. Julie renonça très vite à sa carrière de comédienne pour assurer celle de son mari. La Duse, enfant de la balle, aurait souhaité pouvoir se passer du public et du théâtre, mais, à l'exception de quelques mois de silence, ne se permit aucune pause et mourut en tournée. La Callas perdit sa voix et crut, l'espace de quelques années, préférer la vie à la scène, avant de comprendre qu'elle n'avait d'existence que par son art qui l'avait abandonnée. Toutes les quatre ont été, par ailleurs, sinon de grandes amoureuses, du moins des femmes obsédées par la représentation narcissique de l'amour, dans sa violence tragique. Aucune ne fut fidèle, aucune n'inspira de fidélité amoureuse.
Les quatre hommes qui furent leurs amis respectifs multiplièrent liaisons ou aventures. Aucun ne connut d'amour heureux.
Présentation de l'éditeur

De chape et de plomb

Couverture non disponible
Sigaud Dominique
Ed. Gallimard

Sur Mathilde Klein, retrouvée noyée devant l'étrave d'une péniche, on ne saura pas grand chose.

Devant l'enquêteur Baptiste Dridi, son mari Simon Klein, psychanalyste reconnu, soutiendra jusqu'au bout l'hypothèse du suicide. Le policier, à la mémoire troublée par le suicide de sa propre mère quand il était enfant, est tenté de la croire.
Dominique Sigaud nous entraîne dans une plongée glaciale vers les arrières-pensées des deux narrateurs. À travers leur confrontation, elle dresse un constat sans espoir des petitesses intimes et des compromis sociaux et dessine un portrait rageur, amer et violent de la société contemporaine.

Walterberg

Walterberg
Kaddour H?di
Ed. Gallimard/Blanche

Premier roman

Un homme rêve de retrouver une femme qu'il a aimée. Un maître espion cherche à recruter une taupe. Leurs chemins se croisent. Cela s'est passé au XXe siècle.
Présentation de l'éditeur

Waltenberg, hôtel Waldhaus, est le lieu où se retrouvent les personnages principaux de ce roman qui s'étend de 1914 à la chute de l'Union soviétique et qui est à la fois l'histoire d'amour de Hans, romancier allemand, et de Lena, cantatrice américaine, l'histoire d'amitié entre Hans et Max, journaliste français, une histoire d'espionnage et une fresque historique.

Exquise Louise

Couverture non disponible
Savitazkaya Eugène
Ed. Minuit

Les Pays immobiles

Les Pays immobiles
Bayon
Ed. Grasset

Les Pays immobiles est un roman inclassable - «une réponse, écrit Bayon, à la question 'Tu écris ?' qu'on me pose.»

Or la réponse est un entrelacs énigmatique de romans «inexprimables», combinatoire d'aventures, figures, passions et compassions, farces, décors, peurs et pages, qui font un grand livre voué à l'écriture autant qu'à la vie.

Impossible de résumer les lieux où file la narration : le Nil brûlé ; le Finistère l'hiver ; Montmartre la nuit ; l'Afrique noire où l'auteur et son frère martyrisent un «enfant-bouddha» ; l'au-delà.

Car les Pays immobiles communiquent avec les esprits : Michel l'ange mourant pour qui Bayon sera «mangeur de péchés», ou Thierry-Noël le Peter Pan togolais.

A chaque page la même violence, une langue lyrique et nette. Notre héros a aimé, beaucoup, pays et «fées». Certaines sont nommées, d'autres sont des fantômes, certaines enfin sont au bord du secret : compagne trompée dans la pièce à côté, dame d'ivoire post-colonial...

Immobile et cruel, comme le jeune homme qui accroche une «nature morte» au-dessus de son lit de plaisir, ce livre nous emprisonne, nous libère, et par son écriture hantée ne parle que d'écriture.
Présentation de l'éditeur

Fables et fantaisies

Couverture non disponible
Fano Daniel
Ed. Les carnets du dessert de lune

« Ecrire, c'est bon pour les doigts et la tête : on essaie de mélanger Faust et Frank Sinatra.

Surtout, c'est une occasion d'aller à Londres, au Criterion, sur Picadilly, juste le temps de savourer du Ear'l Grey sans quitter des yeux la copie conforme d'une vieille connaissance : « Après tout, ce n'est pas la première fois qu'on enferme un enfant dans un coffre. D'ailleurs, du moment qu'on lui a laissé son arc et ses flèches, il ne peut pas avoir peur du noir. » Zéro partout, comme dirait Giminy Cricket. » D.F.
Des textes courts et vifs comme des images, pleins d'un humour vraiment original par un auteur trop rare.

Fou trop poli

Fou trop poli
Savitzkaya Eugène
Ed. Minuit

Quelqu'un crache sur les fleurs ou pisse dessus mais les vénère. On entend rouler les camions et on regarde passer les avions. On propose une illusion, un roman peuplé non pas de perruches mais de perriches, foutrepoli !
Présentation de l'éditeur

Voir aussi le numéro 67 du Matricule des Anges

De Marivaux et du Loft

Couverture non disponible
Henri Catherine
Ed. POL

Quand la littérature bluffe les adeptes du Loft

Un professeur s'obstine à proposer à des élèves éblouis par le Loft ou absorbés par des soucis immédiats des textes de Proust ou d'Apollinaire. Au fil des heures de classe pendant une année, la littérature se révèle un étrange dépaysement et un détour paradoxal, stratégique ou involontaire, qui ramène au présent des élèves et du monde. Rachid découvre dans Marivaux la vraie nature du Loft, Platon fait parler de Ben Laden et Salim interprète Saint-Simon avec son histoire et ses projets.

Le bar des habitudes

Le bar des habitudes
Bartelt Franz
Ed. Gallimard/Blanche

'Guy Vouine était mou de naissance. Il avait coulé de sa mère, comme d'un pot de confiture renversé. L'accouchement n'avait requis aucun effort, aucune poussée. L'enfant faisait un petit tas sur les linges et le cri qu'il exhala pour manifester qu'il était vivant montait de lui avec la légèreté d'une vapeur. La sage-femme, qui en avait vu de toute sorte, se dit seulement qu'elle n'en avait encore jamais vu de si mou.
Plus tard, il s'avéra que l'enfant physiquement mou était également mou à l'intérieur...'
Au fil de ces seize brefs récits, Franz Bartelt raconte des destinées exemplaires, dans un registre tour à tour goguenard et tendre, loufoque et cruel.
Présentation de l'éditeur

Le passager

Couverture non disponible
Cliff William
Ed. Anatolia

« Un train pour Rostock était à quai. La machine, de fabrication soviétique, vrombissait sourdement.

L'on siffla le départ. Le moteur à mazout se mit à gronder à toute force et entraîna le convoi vers l'ancienne Allemagne de l'Est. »
Le passager, fasciné par ce qui se passe à nos portes et dont personne ne semble se soucier, entreprend de voir par lui-même les choses depuis l'intérieur des terres de la défunte République démocratique allemande aux prises avec la nouvelle « unification sacrée » et nous en rend compte pas à pas.
Le poète William Cliff, grand arpenteur du monde, nous donne ici son deuxième roman.