Le cavalier de Saint-Urbain

Le cavalier de Saint-Urbain
Mordecai Richler
Ed. du sous-sol

Jake Hersh a-t-il tout raté ? À trente-sept ans, le réalisateur montréalais n'a pourtant pas grand-chose à se reprocher. Issu d'un milieu modeste, il jouit d'une petite réputation dans le milieu du cinéma et coule des jours heureux à Londres, aux côtés de sa belle shiksa, Nancy, et de leurs trois enfants. Mais lorsqu'une jeune Allemande l'accuse faussement d'agression sexuelle, c'est de sa propre vie que Jake se met à faire le procès. Pour échapper aux regrets qui l'accablent et aux poursuites qui menacent sa famille et sa carrière, il se prendra à fantasmer la vie de son cousin Joey. Cet ancien voyou des ruelles de Montréal deviendra, dans l'imagination féconde de Jake, le Cavalier de Saint-Urbain, héros de la guerre civile espagnole et pourfendeur de nazis, qui n'hésite pas à traquer l'infâme Dr Mengele jusqu'aux confins de la jungle sud-américaine.

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La filiale

La filiale
Sergueï Dovlatov
Ed. La Baconnière

« Tassia et moi, on passait nos soirées à nous distraire. Dans la journée, elle préparait ses examens. Mais de mon côté, je ne faisais rien, ce qui me prenait énormément de temps. Je restais des heures étendu sur mon lit. À analyser toutes les nuances du comportement de Tassia. Par exemple, je me demandais ce qu’elle voulait dire quand elle remarquait : "C’est comme si tu n’avais pas du tout de peau..." »

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La zone : souvenirs d'un gardien de camp

La zone : souvenirs d'un gardien de camp
Sergueï Dovlatov
Ed. La Baconnière

En 1962 Sergeï Dovlatov prit ses fonctions de garde dans le camp à régime spécial d’Oust-Vymsk, au Kazakhstan, un camp de prisonniers de droit commun. Dans une atmosphère multi-ethnique où les rôles principaux se redistribuent entre simples soldats, gradés et prisonniers en tout genre, l’auteur relate les événements qui accompagnent la vie du camp, sous la forme d’épisodes singuliers. La Zone est un témoignage romancé du monde concentrationnaire, de son langage et de ses lois propres.
Tout en maniant l’ironie, qui caractérisera son style dans ses écrits postérieurs, Dovlatov relate la violence et l’amour, l’absurdité et la loi, dans un univers où la parole, à l’instar de la langue littéraire, demeure peut-être l’unique moyen de transformer la réalité du camp.

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Les dieux de Howl Mountain

Les dieux de Howl Mountain
Taylor Brown
Ed. Albin Michel

Hanté par la guerre de Corée, où il a perdu une jambe, Rory Docherty est de retour chez lui dans les montagnes de Caroline du Nord. C'est auprès de sa grand-mère, un personnage hors du commun, que le jeune homme tente de se reconstruire et de résoudre le mystère de ses origines, que sa mère, muette et internée en hôpital psychiatrique, n'a jamais pu lui révéler. Embauché par un baron de l'alcool clandestin dont le monopole se trouve menacé, il va devoir déjouer la surveillance des agents fédéraux tout en affrontant les fantômes du passé...

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Comme au cinéma

Comme au cinéma
Fiona Kidman
Ed. Sabine Wespieser

Quand Irene Sandle, une jeune bibliothécaire dont le mari aviateur est mort à la guerre, quitte Wellington en 1952 avec sa petite fille, Jessie, pour aller travailler dans les champs de tabac, elle espère un nouveau départ. Mais l'homme prévenant et doux qu'elle rencontre sur la plantation disparaît accidentellement, et le choix de la raison s'impose : sa décision d'épouser en deuxièmes noces le gérant de l'exploitation, l'inquiétant Jock Pawson, pèsera sur toute la descendance d'Irene, bien après sa disparition précoce en 1963.

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La cage

La cage
Lloyd Jones
Ed. Jacqueline Chambon

Une ville, quelque part dans le monde. Sur le fronton d'un hôtel, un panneau « Bienvenue à tous » oscille au vent. Deux inconnus entrent dans l'établissement. On leur offre le gîte et le couvert. Personne ne sait d'où ils viennent ni qui ils sont.

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Revenir à Vienne

Revenir à Vienne
Ernst Lothar
Ed. Liana Levi

Vienne, en cette année 1946, brille encore de toutes ses lumières dans les mémoires, bien que la guerre ait mis à genoux le pays, affamé la population et détruit une bonne partie des immeubles cossus. L'Opéra lui-même est complètement calciné. Pourtant, dans les grands hôtels, les femmes recommencent à danser, cette fois avec les Américains qui occupent la ville. Y retourner, après huit années d'exil new-yorkais, constitue le rêve de Felix von Geldern et de sa grand-mère Viktoria. Mais malgré les beaux habits sortis des malles, les retrouvailles ne sont pas à la hauteur des attentes, le coeur n'y est pas. Comment danser sur les décombres, renouer avec les anciennes amours, faire fi des compromissions, des remords, et des non-dits sur le récent passé nazi. Revenir, c'est être déchiré par des sentiments contradictoires : la condamnation d'un passé infâmant et l'indulgence envers ceux qui sont restés... Un grand roman sur la difficile confrontation avec une Histoire que l'on aimerait oublier.

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Le nuage et la valse

Le nuage et la valse
Ferdinand Peroutka
Ed. La Contre-allée

Les écrivains parleront de cette époque pendant des décennies. Ils ne sauront pas tout. Ils découvriront beaucoup de choses grâce à des photographies, mais il leur manquera les détails. Ils ne sauront pas qu'un coq a chanté au moment où un homme vivait ses derniers instants.
Ni que les camps de concentration, du matin au soir, étaient envahis par une odeur de rutabaga avarié, et ils ne sauront rien de la puanteur dans la salle d'attente de la Gestapo.

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Les enfants s'ennuient le dimanche

Les enfants s'ennuient le dimanche
Jean Stafford
Ed. Do

Les enfants s'ennuient le dimanche réunit quelques-unes des nouvelles les plus caractéristiques et les plus célèbres de Jean Stafford. Elle en a écrit plus de quarante, publiées dans de prestigieuses revues, qui ont fait l'essentiel de sa réputation. The Collected Stories of Jean Stafford fut d'ailleurs un des rares recueils à recevoir le prix Pulitzer de la fiction, en 1970. La plupart de ses textes s'intéressent aux différentes périodes de la vie de jeunes filles et de femmes, de l'enfance à la vieillesse, cartographiant les peurs, les angoisses et les compromis auxquels elles doivent faire face. Les questions de quête de l'identité féminine, de marginalité et d'impuissance apparaissent dans toutes ses histoires, et l'ironie abonde dans ses contes d'amours perdus, de rêves brisés et d'occasions manquées. Son style alterne entre le langage familier et rustique de Mark Twain et la prose élégante et raffinée d'Henry James, ses deux écrivains favoris.

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L'innommable actuel

L'innommable actuel
Roberto Calasso
Ed. Gallimard

Touristes, terroristes, sécularistes, hackers, fondamentalistes, transhumanistes, algorithmiciens : ce sont toutes les tribus qui habitent et agitent l’innommable actuel. Un monde fuyant comme il n’était jamais arrivé auparavant, qui semble ignorer son passé, mais qui s’éclaire aussitôt que d’autres années apparaissent, la période comprise entre 1933 et 1945, au cours de laquelle le monde lui-même avait accompli une tentative, partiellement réussie, d’autoanéantissement. Ce qui vint ensuite était informe, brut et de plus en plus puissant. W.H. Auden intitula L’âge de l’anxiété un petit poème à plusieurs voix situé dans un bar à New York vers la fin de la guerre. Aujourd’hui ces voix résonnent lointainement, comme si elles venaient d’une autre vallée. L’anxiété ne manque pas, mais elle ne prévaut pas. Ce qui prévaut, c’est l’inconsistance, une inconsistance meurtrière. C’est l’âge de l’inconsistance.

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