Un appartement, une femme, un roman

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Genazino Wilhelm
Ed. Christian Bourgois

Pour son deuxième roman traduit en français, Wilhelm Genazino nous emmène dans l'univers d'un garçon de dix-sept ans qui ne s'intéresse à rien sauf aux livres. Sa mère, inquiète de son devenir professionnel, le fait placer dans une entreprise de transports où il travaille la journée. La nuit, il rédige des articles pour un journal local. Roman d'apprentissage, rédigé avec légèreté et humour par un auteur à l'empreinte très reconnaissable.

Conteur de l'insignifiant et de la banalité de l'instant présent, dont les lecteurs francophones ont pu apprécier le charme dans Un parapluie ce jour-là (Christian Bourgois, 2002), Wilhelm Genazino est un des écrivains allemands les plus connus de ce début de siècle.

La longue route de sable

La longue route de sable
Paolo Pasolini Pier
Ed. Xavier Barral

Cette nouvelle de La longue route de sable présente le tapuscrit original de Pier Paolo Pasolini, qui date de 1959, et en révèle pour la première fois les passages inédits.
Philippe Séclier, ayant mis ses pas dans ceux du poète, nous rapporte ici - à travers documents, manuscrits, lettres, et ses propres photographies - les étapes d'un voyage singulier le long des côtes italiennes. Comme si ces deux Italie, seulement séparées par le temps, ne faisaient plus qu'une.
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L'homme licorne

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Lasdun James
Ed. Gallimard

Dans les pas de Byron et Tolstoï. Du lac Léman à l'Oberland bernois

Dans les pas de Byron et Tolstoï. Du lac Léman à l'Oberland bernois
Chichkine Mikhail
Ed. Noir sur blanc

Nombreux au fil des siècles furent les écrivains qui trouvèrent asile et inspiration en Suisse. À cinquante ans d'écart, Byron et Tolstoï gravirent au départ du lac Léman plusieurs chemins escarpés vers les sommets de l'Oberland bernois et vers d'autres cimes, plus intérieures. Étape après étape, tous deux tinrent un journal qui n'a plus de secret pour Mikhaïl Chichkine; il s'élance donc, pour sept jours et pour l'éternité, sur les traces de ces célèbres randonneurs romantiques, avec un regard tout à la fois distancié et passionné. Et nous emboîtons son pas lent et régulier, qui autorise les digressions de toutes sortes, qu'elles soient historiques ou littéraires, réflexions personnelles, souvenirs plus intimes.


Nous croisons Rousseau et Madame de Staël, Goethe, Rilke, Guillaume Tell, Staline, Balthus et Klee, et tant d'autres encore... L'auteur nous dévoile par petites touches une grande dimension humaine et culturelle, doublée d'une puissance d'analyse fine et originale qui bouscule parfois - et toujours calmement - les idées reçues ou le conformisme ronronnant.
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Le nageur

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Bank Zsuzsa
Ed. Christian Bourgois

Hongrie, 1956 : sans un mot d'explication, Katalin quitte sa famille et se réfugie à l'Ouest. Son mari, Kálmán, vend sa maison et s'en va avec ses deux enfants, Kata ? la narratrice ? et Isti. Pendant des mois, des années peut-être, ils évoluent ainsi hors du temps et du monde, dans un univers glacial, chaleureux, irréel. Isti est un enfant mystérieux, rêveur, capable d'entendre parler la neige et les pierres, amoureux fou de l'eau, qui devient peu à peu son milieu naturel, celui de leur seul bonheur ? mais aussi celui de la mort qui guette.
Le Nageur fait résonner en nous avec pudeur une musique venue d'un temps où, enfants, nous avions nous aussi le bonheur de ne pas comprendre le monde autour de nous.
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Les Mille et Une Nuits, vol. 1 : Nuits 1 à 327

Les Mille et Une Nuits, vol. 1 : Nuits 1 à 327
Anonyme
Ed. Gallimard/La Pléiade

Un roi, trompé par son épouse, décide de tuer chaque matin la compagne, toujours renouvelée, de sa nuit. Le royaume est en émoi. Une jeune fille, Shahrâzâd, tente le tout pour le tout. Elle raconte au roi de passionnantes histoires, et elle s'arrange pour que l'apparition de l'aube ne coïncide jamais avec la fin d'un récit. Ainsi, la curiosité du roi est tenue en haleine. Au bout de mille et une nuits, Shahrâzâd se voit reconnaître comme épouse légitime, mère et reine.
Sur la naissance du recueil plane le plus épais mystère. Le premier témoignage connu date du Xe siècle de notre ère. Une chose est sûre : pour les Arabes, le livre est étranger. L'Inde a eu sa part dans l'affaire, et l'Iran semble avoir joué le rôle décisif. Le recueil est anonyme : les Nuits sont une ?uvre de compilation. Leur histoire est donc celle d'une acclimatation assez réussie pour que ces contes puissent figurer dans la panoplie culturelle de l'honnête homme.
Au début du XVIIIe siècle, Antoine Galland découvre le conte de Sindbâd de la Mer. Il apprend qu'il appartient à un ensemble plus vaste et finit par recevoir de Syrie un manuscrit qu'il va traduire à partir de 1704. C'est le texte fondateur de la carrière universelle des Nuits. Le succès est immédiat, considérable, constant. Trois cent et un ans après Galland, Jamel Eddine Bencheikh et André Miquel proposent une traduction nouvelle, intégrale, appelée à faire date. Elle comptera trois volumes.
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Le goût du baiser d'un garçon

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Niemi Mikael
Ed. Actes Sud

Au fin fond du Nord de la Suède, les années 1960 ont apporté, comme autant de météorites tombées de l'espace, une route goudronnée, la voix d'Elvis et les premiers disques des Beatles. La vie du jeune héros de cette histoire en sera bouleversée.
Florilège des moments précieux de l'enfance, ce roman du Grand Nord restitue la magie des instants passés. Mais c'est sans nostalgie grave, avec un humour insolite et une imagination luxuriante que Mikael Niemi accompagne son lecteur dans ce bout du monde qui sent l'ours, la forêt et l'alcool artisanal.
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Petits textes poétiques

Petits textes poétiques
Walser Robert
Ed. Gallimard/Du monde entier

Minimaliste avant la lettre ou plutôt - comme disait de lui Stefan Zweig - 'miniaturiste par excellence', Robert Walser est un maître de la forme brève.
Il a publié des centaines de textes courts, mais le présent recueil, datant de 1914, est du très petit nombre qu'il a composés lui-même.
Son indolente vivacité, sa mélancolie narquoise, son charme modeste et poignant ont ici toute la densité littéraire qui, depuis un siècle, suscite l'admiration des plus grands écrivains et l'attachement de lecteurs inconditionnels.
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Par-dessus le bord du monde

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Winton Tim
Ed. Rivages

Un road-movie d'une rare puissance

Georgie Jutland est paumée. A 40 ans, sa carrière d'infirmière en miettes, elle se retrouve isolée à White Point à partager la vie d'un pêcheur qu'elle n'aime pas vraiment et de deux enfants orphelins d'une mère qu'elle ne pourra jamais remplacer. Train-train quotidien, isolement social, elle perd ses nuits à naviguer sans but sur Internet en buvant de la vodka. Son légendaire aplomb et sa confiance en soi l'ont abandonnée : elle ne se reconnaît plus. Un matin, alors qu'elle lève les yeux de son écran, elle aperçoit une ombre sur la plage en contrebas. Luther Fox vient de faire irruption dans sa vie. Braconnier local, marginal, il est prédécédé d'une réputation familiale de malheur et de malchance. C'est pour Georgie le début d'une aventure improbable et dangereuse. Fox s'enfuit en direction du nord de l'Australie occidentale pour accomplir un pèlerinage là où se trouvent les mines d'amiante où son père toute sa vie a trimé. Puis il s'exile volontairement sur la côte aride des Kimberley et rompt définitivement avec le passé. Dans cet univers inhospitalier, grandiose et sauvage, Fox fait l'expérience de la solitude absolue, de la mort qui toujours rôde, de la folie qui guette. C'est là que la musique et Georgie, revenue à elle-même, le sauveront.
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Par-dessus le bord du monde, finaliste du Booker Prize, est le dernier roman de l'écrivain australien Tim Winton.

Le déclin de la lune

Le déclin de la lune
Coulson Joseph
Ed. Sabine Wespieser

'Tout est mémoire'. Après avoir retracé le destin de trois générations d'une famille ouvrière américaine, Joseph Coulson achève son roman sur ce constat désabusé.
Rien n'a jamais été facile pour les Tollman : quand le père, réparateur de radios, se retrouve à la rue, victime de la grande dépression des années 1930, ils sont contraints de quitter Cleveland et d'aller vivre sous une tente en pleine campagne.
Stephen, le fils cadet, évoque cette période misérable mais bucolique avec un certain bonheur, malgré la cécité naissante de la mère, la cruauté des gamins de l'école et une nature plutôt hostile dont les arbres morts sont les inquiétants vigiles. Sans doute la vitalité et l'obstination de Phil, le frère aîné, font-elles à cette époque écran à la malchance.
Quand Katherine, narratrice de la deuxième partie du livre, rencontre Phil, il est devenu un ténébreux jeune homme qui chavire le coeur de la belle pianiste avant de la quitter pour s'engager dans l'armée de l'air. Nous sommes en 1939.
La fatalité familiale et les épreuves de la guerre finiront par avoir raison de Phil : en 1968, c'est un père alcoolique et violent que décrit son fils James, adolescent dans l'Amérique des hippies, des Black Panthers et de la guerre du Viêtnam. Un déclin qui trouve son aboutissement dans la dernière partie du livre, lors d'une saisissante crise d'autodestruction.
Bien qu'il soit le seul à ne jamais y livrer son point de vue, Philip Tollman est au coeur de ce roman polyphonique à l'écriture remarquablement modulée. Son destin brisé est emblématique de celui de sa famille en même temps qu'il nous parle d'une certaine Amérique, celle des laissés pour compte.
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