Ulysse est né à Trieste

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Svevo Italo
Ed. Finitude

Une grande amitié littéraire

Ulysse est né à Trieste est le titre donné à cet ouvrage qui reprend le texte de la conférence sur James Joyce prononcée à Trieste en 1927 par Italo Svevo. L'amitié entre les deux écrivains naît en 1906, alors que James Joyce, 24 ans, se présente chez Italo Svevo pour lui donner des leçons particulières d'anglais. Svevo revient ici sur l'amitié née ce jour-là. Il veut faire découvrir l'oeuvre de Joyce à ses compatriotes, une oeuvre qui doit tant à Trieste.
L'allocution est précédée d'une étude éclairante de Dino Nessuno sur les rapports et les influences entres les deux hommes.

Les cahiers de Voronej

Les cahiers de Voronej
Mandelstam Ossip
Ed. Harpo &

Les derniers poèmes écrits en exil à Voronej, dans le Sud de la Russie (1935-1937). Le Mandelstam le plus tragique et le plus magique. Le plus limpide parce que le plus intime : dans la solitude forcée, un entretien de soi à soi et par-dessus toutes les barrières, avec le lecteur lointain. Le verbe s'élargit à partir d'un point géographique qui est aussi un point de douleur, jusqu'à nous. Poésie recluse, menacée chaque jour de destruction et de disparition, et pour cela, donatrice. Même sa part obscure nous illumine.

Mandelstam est l'une des sources de la poésie d'aujourd'hui. Cette édition restitue les poèmes sans notes, dans leur nudité d'être.
Présentation de l'éditeur

Les anges protecteurs

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Fosnes Hansen Erik
Ed. Plon

Ce roman de Erik Fosnes Hansen, considéré comme un chef d'oeuvre de la littérature norvégienne contemporaine, retrace les destins de plusieurs personnages - un scientifique, un gardien de phare, deux peintres italiens. Il emporte le lecteur dans un voyage hors du commun, de l'Italie de la Renaissance à la Norvège d'aujourd'hui, dans des univers où se confondent rêve et réalité, sous la plume d'un écrivain jamais à court d'invention.

Dors !

Dors !
Verbeke Annelies
Ed. Mercure de France/Bibliothèque étrangère

Mes nuits étaient plus longues que mes jours car, la nuit, j'étais seule. Je regardais Remco ; il ronflait à mes côtés. C'est à lui que je devais le peu d'équilibre qu'il me restait ; mais il arrivait à dormir, et cela faisait toute la différence. Il passait directement de mon ventre chaud au Pays des Rêves, lieu dont je n'avais plus qu'un souvenir de moins en moins précis... Alors je sortais à vélo dans les rues sombres, débordante d'énergie et je cherchais la vie...

A.V.
Maya est insomniaque. Non seulement elle ne peut pas dormir, mais elle déteste que les autres puissent le faire. Alors la nuit, elle erre dans les rues et appuie au hasard sur les touches des interphones pour réveiller le plus de gens possible. Un peu junkie, un peu hippie, très paumée, à la recherche désespérée de quelques heures de sommeil, elle va un soir rencontrer Benoît, qui lui non plus ne peut pas dormir.

Alors commence une errance à deux, un récit à deux voix, où chacun raconte sa vie, sans but et sans repères. Souvent violent, parfois tendre, sensuel et hip hop à la fois, ce roman nous entraîne dans une longue balade à la Jack Kerouac pendant laquelle Maya et Benoît recevront des coups, se quitteront, se retrouveront - et ne dormiront pas beaucoup.
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L'île de la tentation

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Leacock Stephen
Ed. Le Dilettante

Athéna

Athéna
Banville John
Ed. Laffont/Pavillons

« Banville est un maître. » The Times

« Un orfèvre des mots. » Newsday

« Quand je suivis cette (ô combien !) parfaite étrangère, je n'avais pas d'autre idée en tête que de savoir où elle allait. (...) Elle portait une robe noire à manches courtes et des talons ridiculement hauts sur lesquels elle marchait d'un pas chancelant mais rapide, son sac serré contre son sein, son cou mince projeté vers l'avant et sa tête baissée, de sorte qu'à chaque claquement de ses talons, elle semblait contempler le bord d'un précipice béant. Très pâle, avec une frange de cheveux noirs coupés au carré (ma Lulu !), des épaules étroites portées haut et des jambes très fines... sous le soleil de cette journée chaude, elle était étrange dans tout ce noir... une veuve de fraîche date se rendant chez le notaire pour la lecture du testament. »

Morrow, historien de l'art, accepte d'authentifier huit tableaux de maître d'une provenance obscure. Dans la maison presque vide qui les abrite, il rencontre une mystérieuse femme brune, A. Tous deux vivent une passion violente, aussi violente que les scènes mythologiques des tableaux, illustrant un désir meurtrier. Mais dès qu'ils ne sont plus seuls, A. disparaît, comme si elle avait jailli d'une toile pour se jouer de Morrow...

Mi-conte philosophique, mi-polar, un puzzle brillant sur la confusion de la vie et de l'art.
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Un petit boulot

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Levison Iain
Ed. Liana Levi

Correspondances croisées

Correspondances croisées
Marina Tsvetaeva & Boris Pasternak
Ed. Syrtes/Littérature étrangère

La rencontre annoncée dans cette correspondance entre deux génies de la poésie russe du XXe siècle est un événement littéraire exceptionnel. Exceptionnelle, elle l'est doublement, cette relation épistolaire entre poète soviétique et poète de l'émigration, alors que, après une phase de liberté surveillée où les échanges étaient encore possibles, la culture russe se scinde irrémédiablement, et ceci pour toute la durée de l'expérience soviétique.

Boris Pasternak et Marina Tsvetaeva s'étaient rencontrés à Moscou en 1918. Ce n'est qu'en 1922 qu'ils se sont véritablement découverts au travers de leurs écrits respectifs. Pendant quatorze années, ils ont entretenu une correspondance d'une densité et d'une intensité rares dans laquelle se tissent, étroitement mêlées, passion sentimentale et poésie, sur fond d'époque historique et d'histoire littéraire. Plus de trois quarts des lettres échangées entre ces deux êtres radicalement différents sont inédits. Dessinant une courbe en arc de cercle, la relation se noue, suit un mouvement ascendant jusqu'à atteindre un pic paroxystique, décroît, se dénoue et finit par se défaire définitivement.

Il faut lire les lettres de Tsvetaeva et de Pasternak comme leur poésie, comme une oeuvre à part entière. Loin d'être en marge de leur destin littéraire, les lettres étaient, au coeur même de celui-ci, laboratoire de l'écriture - mais également laboratoire de la vie, car c'est au gré de ces lettres que se façonnent les événements majeurs de leur biographie. Les mots échangés sont dérobés à la vie, au quotidien, à la famille.

La fille de Tsvetaeva, Ariadna Efron, avait décidé que ces lettres ne devaient être publiées qu'après cinquante ans, à condition que cette édition soit intégrale. Elle les confia aux Archives nationales de Moscou qui n'autoriseront leur parution qu'en l'an 2000.
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Archipel de la douleur

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Buch Hans-Christoph
Ed. Grasset

Séjours à la campagne

Séjours à la campagne
Georg Sebald Winfried
Ed. Actes Sud/Lettres allemandes

Suivi de 'Au royaume des ombres' de Jan Peter Tripp

A travers six portraits inoubliables et richement illustrés de Johann Peter Hebel, Jean-Jacques Rousseau, Eduard Mörike, Gottfried Keller, Robert Walser et du peintre Jan Peter Tripp, W.G. Sebald évoque ses propres visions, ses propres hantises, tout en rendant hommage à des artistes dont la vie et l'oeuvre l'ont autant intrigué qu'initié. Il célèbre à sa manière leur persévérance, leurs sacrifices, et leur génie pour réinventer la beauté et l'utopie, malgré tout.

Séjours à la campagne invite aussi à découvrir le paysage préalpin, région dont tous les artistes de ce recueil sont originaires, y compris W.G. Sebald. Ainsi, quelques années avant sa mort, l'auteur revisite les contrées de son enfance.

En fin de volume, on trouvera Au royaume des Ombres, un texte écrit par Jan Peter Tripp, en hommage à son ami W.G. Sebald, ainsi que le portrait posthume qu'il a peint de lui.