Comment Hitchcock m'a guéri

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Tisseron Serge
Ed. Albin Michel

Si j'ai choisi de parler à la première personne de mon cheminement, c'est d'abord pour sensibiliser le lecteur à l'importance des images pour notre vie intérieure. Des images, c'est-à-dire aussi bien de celles qui nourrissent nos rêveries intimes que de celles dont notre environnement quotidien se remplit chaque jour un peu plus. S.T.

Serge Tisseron nous invite à une exploration de nos images intérieures, au terme de laquelle se révèle notre propre histoire. Loin de la description d'un cas clinique ou de l'artifice romanesque, ce récit à la première personne entraîne le lecteur à la découverte des images qui ont sauvé la vie à l'auteur de la Psychanalyse de la bande dessinée (rééd. Flammarion, 2000) : les films d'Alfred Hitchcock. Ce livre est aussi un hommage au psychanalyste Didier Anzieu, qui a guidé l'auteur dans sa plongée à l'intérieur de soi.

La rime et la vie

La rime et la vie
Meschonnic Henri
Ed. Folio essais/Gallimard

Ce livre est l'exercice d'une écoute du langage et, à travers de nombreux exemples, d'une écoute de la modernité. En effet, contre le dualisme de l'écrit et de l'oral, l'oralité est redéfinie comme le primat du rythme et de la prosodie dans le mode de signifier; ainsi, elle ouvre à une critique de la littérature et des sciences humaines.
Critique du signe, critique du sens, la poétique est nécessairement une critique de la philosophie - du langage de la philosophie et de la philosophie du langage.
La mise en rapport des deux termes, la rime, la vie, montre dans les représentations communes du langage un modèle culturel poétiquement et politiquement néfaste, celui qui dissocie l'esthétique, l'éthique et le politique - cette rationalité des Lumières dont toute la modernité a été la critique.
Restituer l'historicité radicale du langage fait plus que reconnaître ce qu'il y a de vie dans la rime, et de rime dans la vie; cela montre, par leur mutuelle nécessité, ce qu'il en coûte d'oublier l'un des deux termes, non pas aux poètes seulement, mais à la collectivité.
L'écoute du langage a l'oreille sur l'avenir.
Présentation de l'éditeur

Notre objet a

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Regnault François
Ed. Verdier/Philia

Lecture lacanienne de la question juive

La question juive ? ce qu'on appelle ainsi ? tout le monde en parle. L'opinion pense spontanément qu'elle peut être abordée par les moyens de l'histoire, ou de la politique, ou de l'économie (Marx). Parfois de la théologie, moins souvent de la philosophie (Sartre). L'auteur ne s'est autorisé que de Lacan pour la traiter ? au sens analytique. En vérité, il ne s'agit pas de psychanalyse appliquée à la question juive, mais de l'utilisation d'une écriture de Lacan, celle du fantasme. Quelques Axiomes, une proposition. En cela réside son originalité, et, du même coup, sa rigueur, contrainte, ses limites, revendiquées. L'auteur, autrement dit, entend ainsi déjouer l'opinion.
La question juive, tout le monde en parle, mais pas partout. Il est des lieux où elle ne fait peut-être pas question, sauf par emprunt aux lieux où elle fit, fait, fera question. L'ensemble des lieux où elle fait question, l'auteur l'appelle Occident. Ce terme hautement équivoque reçoit ici une salutaire univocité.
L'exercice fut écrit en 1979. S'il est d'actualité ? et il l'est ? ce n'est par la grâce d'aucun prophétisme, encore moins par l'effet d'aucune pitié ni d'aucune passion triste. D'un désir, tout au plus.
Un avant-propos situe l'auteur par rapport à la question.

Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie

Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie
Diamond Jared
Ed. Gallimard/Nrf essais

C'est un signe des temps. Il n'y a guère, dans l'euphorie du développement, Fernand Braudel proposait une Grammaire des civilisations, étude des évolutions lentes mais imperceptibles exercées sans fin «par les contraintes des espaces, des hiérarchies sociales, des 'psychés' collectives, des nécessités économiques». Aujourd'hui, devant l'urgence des problèmes climatiques, écologiques et de renouvellement des ressources, Jared Diamond définit une syntaxe, nerveuse, perceptible, des sociétés à partir de la relation de leurs valeurs et besoins aux possibilités du milieu. Il la conjugue à tous les temps : au passé, au présent comme au futur.

Car la question : «Comment des sociétés ont-elles disparu dans le passé ?» peut aussi se formuler : «Au rythme actuel de la croissance démographique, et particulièrement de l'augmentation des besoins économiques, de santé et en énergie, les sociétés contemporaines pourront-elles survivre demain ?»

La réponse se formule à partir d'un tour du monde dans l'espace et dans le temps - depuis les sociétés disparues du passé (les îles de Pâques, de Pitcairn et d'Henderson ; les Indiens mimbres et anasazis du sud-ouest des États-Unis ; les sociétés moche et inca ; les colonies vikings du Groenland) aux sociétés fragilisées d'aujourd'hui (Rwanda, Haïti et Saint-Domingue, la Chine, le Montana et l'Australie) en passant par les sociétés qui surent, à un moment donné, enrayer leur effondrement (la Nouvelle-Guinée, Tikopia et le Japon de l'ère Tokugawa).

De cette étude comparée, et sans pareille, Jared Diamond conclut qu'il n'existe aucun cas dans lequel l'effondrement d'une société ne serait attribuable qu'aux seuls dommages écologiques. Plusieurs facteurs, au nombre de cinq, entrent toujours potentiellement en jeu : des dommages environnementaux ; un changement climatique ; des voisins hostiles ; des rapports de dépendance avec des partenaires commerciaux ; les réponses apportées par une société, selon ses valeurs propres, à ces problèmes.

Cette complexité des facteurs permet de croire qu'il n'y a rien d'inéluctable aujourd'hui dans la course accélérée à la dégradation globalisée de l'environnement. Une dernière partie recense, pour le lecteur citoyen et consommateur, à partir d'exemples de mobilisations réussies, les voies par lesquelles il peut d'ores et déjà peser afin que, dans un avenir que nous écrirons tous, le monde soit durable et moins inéquitable aux pauvres et démunis.
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Notes sur la postmodernité. Le lieu fait lien

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Maffesoli Michel
Ed. Le Félin

La complexité, vertiges et promesses. 18 histoires de sciences

La complexité, vertiges et promesses. 18 histoires de sciences
Benkirane R?da
Ed. Pommier/poche

Entretiens avec Edgar Morin, Ilya Prigogine, Neil Gershenfeld, Daniel Mange, Jean-Louis Deneubourg, Luc Steels, Christopher Langton, Francisco Varela, Brian Goodwin, Stuart Kauffman, Bernard Derrida, Yves Pomeau, Ivar Ekeland, Gregory Chaitin, John Barrow, Laurent Nottale, Andrei Linde, Michel Serres.

Qu'y a-t-il de commun entre la complexité d'un réseau informatique et celle des insectes sociaux ?

L'humanité est-elle en train de donner naissance à de nouvelles formes de vie artificielle ? Qu'est-ce que le hasard ? Dieu serait-Il un horloger ou un ordinateur cosmique ? Voici quelques-unes des questions fascinantes que soulèvent ces histoires de sciences, dont l'ambition est de montrer les richesses que la notion de complexité a, depuis une vingtaine d'années, pu suggérer à certains des esprits scientifiques les plus fins de notre temps.
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Eloge de la transmission. Le maître et l'élève

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George Steiner & Cécile Ladjali
Ed. Albin Michel/Itinéraires du savoir

Le futur de la démocratie

Le futur de la démocratie
Bobbio Norberto
Ed. Seuil/La couleur des idées

Norberto Bobbio est un 'philosophe politique' majeur du XXe siècle. Son oeuvre est une forte et éclairante réflexion sur la nature de la démocratie, sur ses conditions d'existence et de survie, sur le droit, les idées et la culture démocratiques, sur la crise de la démocratie en Italie et en Europe durant les dernières décennies du XXe siècle. Ce livre est une anthologie de ses grands textes et articles des années 70, 80 et 90. La seconde partie a donné son nom au livre en français : une série de textes sur la démocratie confrontée à des problèmes divers, anciens ou récents (la représentation, le rôle des hommes et celui des lois, les pouvoirs et les pressions occultes, la réalité internationale...); la première partie porte sur les droits de l'homme, leur fondation, les raisons de leur succès, leurs évolutions récentes, leur avenir. Tous ces chapitres, d'une grande clarté, sans jargon, aisés à lire, donnent à comprendre les paradoxes de la démocratie, les tensions multiples qu'elle doit gérer, sa fragilité permanente mais aussi ses surprenantes capacités de résistance.
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Rien n'est sacré, tout peut se dire

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Vaneigem Raoul
Ed. La Découverte