La préparation du roman I et II. Cours et séminaires au Collège de France, 1978-1979 et 1979-1980

La préparation du roman I et II. Cours et séminaires au Collège de France, 1978-1979 et 1979-1980<br />
Barthes Roland
Ed. Fayard

Depuis l'année dernière, je m'interroge devant vous, avec vous, sur les conditions de préparation d'une oeuvre littéraire, appelée par commodité Roman. J'ai d'abord examiné le rapport de l'oeuvre et de cet acte minimal d'écriture qu'est la Notation, principalement à travers une Forme exemplaire de Notation, le Haïku. Cette année, je veux suivre l'?uvre de son Projet à son accomplissement : autrement dit, du Vouloir-Écrire au Pouvoir-Écrire, ou du Désir d'Écrire au Fait d'Écrire. Si vous le voulez bien, nous allons considérer le Cours qui commence comme un film ou comme un livre, bref comme une histoire. R.B.
Présentation de l'éditeur

La crise sans fin. Essai sur l'expérience moderne du temps

La crise sans fin. Essai sur l'expérience moderne du temps
Revault d'Allonnes Myriam
Ed. Seuil

On ne parle plus aujourd'hui d'une crise succédant à d'autres crises - et préludant à d'autres encore -, mais de «la crise», et qui plus est d'une crise globale qui touche aussi bien la finance que l'éducation, la culture, le couple ou l'environnement. Ce constat témoigne d'un véritable renversement : si à l'origine la krisis désignait le moment décisif qui, dans l'évolution d'un processus incertain, permettait d'énoncer un diagnostic et donc une sortie de crise, tout se passe comme si la crise était devenue permanente. Nous n'en voyons pas l'issue : elle est la trame même de notre existence.

La crise, plus qu'un concept, est une métaphore qui ne rend pas seulement compte d'une réalité objective mais aussi d'une expérience vécue. Elle dit la difficulté de l'homme contemporain à envisager son orientation vers le futur. La modernité, dans sa volonté d'arrachement au passé et à la tradition, a dissous les anciens repères de la certitude qui balisaient la compréhension du monde : l'homme habite aujourd'hui un monde incertain qui a vu s'évanouir tour à tour l'idée de temps nouveaux, la croyance au progrès et l'esprit de conquête.

C'est à partir de cette expérience du temps d'un nouveau genre que cet essai nous invite à reconsidérer de façon inédite la «crise» dans laquelle nous sommes plongés et à y puiser de quoi aller de l'avant.

De la matière relativiste, quantique, interactive. Collège de la Cité des Sciences et de l'Industrie, 2004

De la matière relativiste, quantique, interactive. Collège de la Cité des Sciences et de l'Industrie, 2004<br />
Lévy-Leblond Jean-Marc
Ed. Thames & Hudson

Ces trois conférences ont pour objectif d'expliciter les conceptions que la physique moderne se fait de la matière, et tout particulièrement l'impact sur ces conceptions des révolutions quantique et relativiste qu'a connues le début du XXe siècle. L'accent y est mis sur la nouveauté et l'originalité de nos idées quant à la constitution de la matière plutôt que sur les propriétés spécifiques de ses constituants. Comme on le verra, la notion même d'objet physique et les concepts qui permettent de localiser, caractériser et dénombrer ces objets, puis d'analyser leurs interactions, ont subi des mutations profondes, trop souvent masquées par un formalisme mathématique ardu, totalement absent de ces leçons. Il s'agit au fond de présenter la pensée physique moderne de la matière telle qu'en elle-même l'a transformée un bon siècle de pratiques théoriques et techniques.
Présentation de l'éditeur

Les dieux voyagent toujours incognito

Les dieux voyagent toujours incognito
Gounelle Laurent
Ed. Pocket

Imaginez : vous êtes au bord du précipice. À l'instant fatidique, un homme vous sauve la vie. En échange : votre engagement à faire tout ce qu'il vous demandera. Vous acceptez et vous voilà embarqué dans un incroyable voyage où tout semble vous échapper.

Plus qu'un roman, une réflexion sur soi-même qui nous invite à prendre notre destin en main.

La télécratie contre la démocratie. Lettre ouverte aux représentants politiques

La télécratie contre la démocratie. Lettre ouverte aux représentants politiques<br />
Stiegler Bernard
Ed. Syrtes

La télécratie qui règne désormais en France comme dans la plupart des pays industriels ruine la démocratie : elle remplace l'opinion publique par les audiences, court-circuite les appareils politiques et détruit la citoyenneté. La télévision et l'appareillage technologique qui la prolonge à travers les réseaux numériques de télécommunication sont en cela devenus le premier enjeu politique. De ces effets ruineux de la télécratie, qui transforment la vie quotidienne dans ses aspects les plus intimes, les candidats au scrutin présidentiel de 2007 ne disent pas un mot : ils ont été produits par ce système. Car à travers ce que l'on appelle les industries de programmes, c'est la relation politique elle-même qui est devenue un nouveau marché, et ce marketing confine aujourd'hui à la misère politique : au cours de la dernière décennie, l'appareil télécratique a développé un populisme industriel qui engendre à droite comme à gauche une politique pulsionnelle, et qui semble conduire inéluctablement au pire. Ce devenir infernal n'est pourtant pas une fatalité. La philosophie se constitua à son origine même contre la sophistique : celle-ci, par une appropriation abusive de l'écriture, développait une gangrène qui menaçait de guerre civile la cité athénienne. De cette lutte contre les tendances démagogiques de la démocratie grecque résultèrent les formes de savoirs qui caractérisent l'Occident.

Prônant un nouveau modèle de civilisation industrielle, cet ouvrage affirme qu'un sursaut démocratique contre les abus de la télécratie est possible, et appelle l'opinion publique française et européenne à se mobiliser contre la dictature des audiences.
Présentation de l'éditeur

Peut-on encore sauver l'église?

Peut-on encore sauver l'église?
Küng Hans
Ed. Seuil

D’après H. Küng, ancien théologien, expert au concile Vatican II, l’Eglise catholique traverserait une crise majeure. Les différents scandales ayant éclaté ces dernières années ne seraient qu'une partie des problèmes. Trop conservatrice, favorisant le culte du secret, peu ouverte au dialogue, cette institution est ici remise en question et une série de propositions sont avancées.

Réenchanter le monde. La valeur esprit contre le populisme industriel

Réenchanter le monde. La valeur esprit contre le populisme industriel<br />
Bernard Stiegler & Ars Industrialis
Ed. Imprimerie nationale

Paul Valéry, pressentant la catastrophe où menait le nazisme, constatait dès 1939 une « baisse de la valeur esprit ». Aurait-il pu imaginer dans quel état de déchéance généralisée tomberait l'humanité quelques décennies plus tard - là où nous en sommes ?
En 1939, seulement 45 % des Français écoutent la radio, et la télévision n'existe pas encore. En ce début de XXIe siècle, les objets communicants poursuivent les temps de cerveaux disponibles où qu'ils aillent, du lever au coucher : un capitalisme s'est imposé, que l'on dit tantôt « culturel », tantôt « cognitif », mais qui est avant tout jusqu'à présent l'organisation ravageuse d'un populisme industriel tirant parti de toutes les évolutions technologiques pour faire du siège de l'esprit un simple organe réflexe : un cerveau rabattu au rang d'ensemble de neurones, un cerveau sans conscience.
En 2005, le Medef réunissait son université d'été sous la bannière du « réenchantement du monde ». Ce livre propose de le prendre au mot : réenchanter le monde, c'est nécessairement revisiter et réévaluer le rôle de l'esprit dans l'organisation de l'économie.
Présentation de l'éditeur

Franc-parler : du christianisme dans la société d'aujourd'hui, entretiens avec évelyne Martini

Franc-parler : du christianisme dans la société d'aujourd'hui, entretiens avec évelyne Martini
Boespflug François
Ed. Bayard

« J'en rêvais, écrit François Boespflug, de parvenir à dire des choses qui me tiennent à coeur, ruminées durant des années. Des choses qu'il est difficile et peut-être risqué de formuler, mais qui, bien énoncées, sans esbroufe ni faux-fuyant, sans amertume ni tapage ni provocation, pourraient s'avérer utiles, éclairantes, libérantes pour moi et pour d'autres. » François Boespflug accepte de se livrer à l'exercice singulier de relecture d'une vie. Il nous livre un entretien profond, sans fard, sur ses choix de jeunesse, sa fidélité à un projet radical de vie, sa formation tant intellectuelle qu'affective, et sur son travail exceptionnel de théologien et d'historien de l'art. Chemin faisant, il aborde avec franchise les interrogations parfois brûlantes, les défis auxquels le catholicisme, et plus largement le christianisme dans son ensemble, sont confrontés dans la société d'aujourd'hui.

« Il est singulier, et même mystérieux, de voir un jeune homme doué pour la vie, et doué tout court, faire le choix de Dieu dans toute sa radicalité. Et il est singulier de voir un homme mûr faire retour sans complaisance ni voyeurisme sur la confrontation, tout au long d'une vie, à la radicalité d'un choix de jeunesse. »
Frère Jean-Paul Vesco, Prieur de la Province dominicaine de France

Philosophies du secret. Etudes sur la gnose et la mystique chrétiennes (XVIe-XIXe siècle)

Philosophies du secret. Etudes sur la gnose et la mystique chrétiennes (XVIe-XIXe siècle)<br />
Marquet Jean-François
Ed. Verticales

Sous la surface ordonnée de la philosophie et de la théologie classiques court depuis la Renaissance une parole plus secrète, mythique, mystique, qui est comme leur inconscient le plus souvent refoulé, mais revenant parfois éclater en pleine lumière. Souvent ce discours s'origine dans un regard sur le mystère le plus central du christianisme, qui est celui d'une structure - la structure du noeud trinitaire. Dans ce soubassement gnostique se mêlent inextricablement les ruines d'une prisca theologia, d'un antique savoir absolu supposé aboli dans un désastre obscur, et les promesses d'une apocalypse parfois envisagée comme celle de la raison même. L'hermétisme dévot d'un Ficin ou d'un Pic, la quête paracelsienne de la signature des choses, les grandes synthèses baroques d'un Boehme ou d'un Fludd, l'alchimie intérieure des quiétistes, l'exégèse visionnaire de Swedenborg, la hiéro-histoire de Postel ou de Ballanche - autant d'aspects dans le parcours de ce fleuve profond qui, après 1850, va peu à peu s'abîmer dans l'océan d'un syncrétisme orientalisant. Entre la philosophie diurne et son ombre ou son underground ésotérique, il y a du reste un échange constant qui n'est pas sans rappeler la dialectique du moi et du ça : tantôt des matériaux mythiques ou théosophiques sont élevés à l'élaboration secondaire du concept, tantôt au contraire des notions philosophiques sont restituées au processus primaire (« condensation et transfert ») de l'imagination productrice. C'est ainsi que la physique de Descartes emprunte à Fludd (connu au moins à travers Mersenne et Gassendi), que Henry More « kabbalise » Descartes avant d'être lui-même retraduit par Leibniz en langage profane, que Swedenborg fascine Kant jusqu'au malaise et inspire discrètement Fichte, ou que Hegel et Schelling transposent en philosophèmes les mythèmes boehmistes. Maintenant que ces deux mouvements semblent bien avoir atteint leur point mort, il devient possible de dresser leur bilan et de pointer ainsi le moteur secret de l'histoire de la pensée occidentale. C'est la voie où s'engage le présent ouvrage, à travers l'étude de quelques oeuvres singulières issues de cette « part maudite » de la pensée.
Présentation de l'éditeur

A l'aube spirituelle de l'humanité : une nouvelle approche de la préhistoire

A l'aube spirituelle de l'humanité : une nouvelle approche de la préhistoire
Otte Marcel
Ed. O. Jacob

Pour saisir les origines de l'homme, il ne s'agit pas seulement de rechercher comment son corps s'est transformé ou quelles ont été ses migrations ; c'est la naissance de la pensée, de la culture, de l'art, de la religion même, qu'il faut tenter de cerner pour mieux comprendre comment il est devenu l'homme. Et c'est ce que propose Marcel Otte dans ce livre, récit de notre préhistoire qui, sans sacrifier la précision archéologique ou physique, se concentre sur l'aventure spirituelle qu'a d'abord été l'hominisation.

On suivra ainsi pas à pas le cheminement de nos ancêtres jusqu'aux sociétés avancées, avec toujours cette question : qu'est-ce qui les animait ?

Une « autre » vision de la préhistoire qui s'appuie sur ce que nous savons de l'évolution des corps et des techniques pour retrouver celle de la pensée.