Invitation à la philosophie japonaise. Autour de Nishida

Invitation à la philosophie japonaise. Autour de Nishida<br />
Stevens Bernard
Ed. Cherche midi

L'ouvrage a pour but d'introduire le lecteur à la philosophie japonaise contemporaine, en portant l'attention sur son représentant le plus célèbre : Nishida Kitarô (1870-1945), fondateur de l'École de Kyôto. Au fil d'un décryptage des notions cardinales de sa pensée (l'expérience pure, le lieu, la dialectique), il s'agit de montrer en quoi a consisté l'effort philosophique de Nishida et quel peut être son intérêt intrinsèque au milieu du paysage intellectuel international. C'est ici la proximité avec le courant phénoménologique qui est soulignée. Mais par-delà l'oeuvre propre de Nishida, il s'agit également d'exposer le contexte intellectuel dans lequel est née sa pensée, les sources de celle-ci dans la tradition orientale (shintoïsme, confucianisme et surtout bouddhisme) et l'influence que son travail philosophique a pu avoir sur l'évolution des idées au Japon, au coeur du XXe siècle. Sont ainsi brièvement abordées, dans la foulée de la percée nishidienne, la dialectique praxique de Tanabe, l'ontologie religieuse de Nishitani, l'éthique de Watsuji et l'esthétique de Kuki.
Présentation de l'éditeur

Le lac inconnu. Entre Proust et Freud

Le lac inconnu. Entre Proust et Freud
Tadié Jean-Yves
Ed. Gallimard

On trouvera ici un inventaire des sujets que Proust et Freud ont traités, si nombreux qu'on ne les a sans doute pas abordés tous. Les deux hommes, s'ils s'étaient rencontrés, auraient eu tant de choses à se dire ! Dans un genre longtemps illustre, on rêve d'un dialogue des morts. Chaque thème découlant du précédent, en partant du rêve et jusqu'à la mort, nous avons espéré éclairer l'un par l'autre, comme si les discours alternés se fondaient en un propos unique : il faut être deux pour parvenir à la vérité. Ce que j'ai cherché, c'est à comparer deux intelligences, deux attitudes, deux comportements face aux hommes et au monde, face à soi aussi. Comme si, des deux termes de la comparaison, des deux pôles de la métaphore, pouvaient, je l'espère, jaillir une étincelle, une idée, une impression poétique. Ainsi se souviendra-t-on toujours de l'un quand l'autre parle.

J.-Y. T.

Le jeu de la guerre. Relevé des positions successives de toutes les forces au cours d'une partie

Le jeu de la guerre. Relevé des positions successives de toutes les forces au cours d'une partie<br />
Alice Becker-Ho & Guy Debord
Ed. P.O.L

En 1965, Guy Debord dépose le brevet d'un Jeu de la Guerre (dit encore Kriegspiel) qu'il avait imaginé dix ans plus tôt.

En janvier 1977, il s'associe à Gérard Lebovici pour fonder, à parts égales, une société dont l'objet est la production, la publication et l'exploitation de jeux. Sous la dénomination « Les Jeux stratégiques et historiques », la société publie simultanément en français et en anglais une Règle du « Jeu de la Guerre », et fait réaliser par un artisan quatre (ou cinq) exemplaires du jeu, dont la table (45,5 cm x 36,5 cm) et les pièces ciselées sont en cuivre argenté.

C'est en 1987, après la disparition de Gérard Lebovici, que paraître, aux éditions qui portaient son nom, Le Jeu de la Guerre, présenté sous la forme d'un « relevé des positions successives de toutes les forces au cours d'une partie ». Un modèle rudimentaire du jeu avait été diffusé dans le même temps.

En 1991, par décision de Guy Debord, Le Jeu de la Guerre est mis au pilon avec l'ensemble de ses autres livres publiés.

Nous le faisons reparaître dans une nouvelle édition revue, corrigée, et augmentée de documents retrouvés, susceptibles d'éclairer le lecteur sur le fondement et la nature spécifique de ce jeu tel que l'a conçu et réalisé son inventeur Guy Debord.
Présentation de l'éditeur

La solidarité écologique. Ce lien qui nous oblige

La solidarité écologique. Ce lien qui nous oblige
Mathevet Raphaël
Ed. Actes Sud

Notre époque connaît une phase d'épuisement des ressources naturelles, de révolution technologique, d'érosion de la biodiversité, d'altération de nos liens à la nature, de déficit de relations sociales, de perte de sens au sujet de notre « être au monde ». Comment convertir cet abattement ordinaire en une reconquête de l'avenir ?

Plutôt que de passer en revue les épreuves du temps, Raphaël Mathevet met en lumière une écologie de la réconciliation. Il invite à penser la biosphère qui nous porte, l'interdépendance des êtres vivants, entre eux et avec les milieux naturels, et ce à quoi nous oblige cette solidarité écologique. Celle-ci, avec la justice environnementale comme pilier, appelle à la responsabilité mais surtout enrôle le principe d'espérance pour refonder le souci de soi, le respect des autres - humains et non-humains -, dans un nouveau contrat naturel.

Cet essai engagé nous convie à la réflexion et à l'action. Il souligne les défis des controverses scientifiques, de l'écologie démocratique dans cette aire de transition qui s'offre à nous. En proposant un nouvel horizon, la solidarité écologique nous prépare à la grande transformation de nos sociétés. Au seuil de nos déraisons, elle seule permettra de poursuivre le chemin : assurément, c'est maintenant qu'il faut l'inventer.

Contre François Jullien

Contre François Jullien<br />
Billeter Jean-François
Ed. Sindbad/L\\'Orient gourmand

Ce que nous considérons aujourd'hui comme la 'civilisation chinoise' est intimement lié au despotisme impérial. Nous devons la juger là-dessus - non pour nier sa grandeur, ni pour réduire le rôle qu'elle a joué dans l'histoire, mais pour déterminer le rapport que nous voulons entretenir avec elle. Jean-François Billeter

Présentation de l'éditeur

Que diraient les animaux, si... on leur posait les bonnes questions

Que diraient les animaux, si... on leur posait les bonnes questions
Despret Vinciane
Ed. La Découverte

Est-ce bien dans les usages d'uriner devant les animaux ? Les singes savent-ils vraiment singer ? Les animaux se voient-ils comme nous les voyons ? À quoi s'intéressent les rats dans les expériences ? Pourquoi dit-on que les vaches ne font rien ? Etc. Ce livre pose vingt-six questions qui mettent en cause nos idées reçues sur ce que font, veulent et même «pensent» les animaux. Elles permettent de raconter les aventures amusantes ou stupéfiantes qui sont arrivées aux animaux et aux chercheurs qui travaillent avec eux, mais aussi aux éleveurs, aux soigneurs de zoo et aux dresseurs.

À la lecture de ces récits désopilants, on pourrait se demander si les animaux n'ont pas un sens de l'humour bien à eux : ils semblent parfois trouver un malin plaisir à créer des situations qui aboutissent à ce que les plus savants des spécialistes soient désarçonnés, obligés de faire de nouvelles hypothèses risquées et, toujours, de constater que les animaux ne sont pas si bêtes que ça... On se délectera de ces incroyables histoires qui nous obligent à faire, chemin faisant, de l'éthologie et de la philosophie. Après avoir lu ce livre qui se présente sous la forme d'un abécédaire, on ne regarde plus son chien de la même manière !

L'art en liberté. Cours de philosophie

L'art en liberté. Cours de philosophie<br />
Fédier François
Ed. Gallimard loisirs

Ces cours et conférences de François Fédier constituent une introduction qui fera date dans la compréhension de l'art. Son originalité consiste à présenter l'art en le repensant entièrement depuis son origine dans la Grèce antique des poètes et des philosophes.
C'est là que s'est élaboré le concept d'art par rapport à ceux de science, de pratique, de liberté et de politique qui doivent eux-mêmes être réexaminés grâce à l'éclairage phénoménologique qu'apporte ici François Fédier.
Ces textes permettent ainsi à tout lecteur de s'initier à un regard dont la singularité est de nous permettre d'appréhender la présence de l'art dans sa sidérante simplicité. C'est à travers un incessant va-et-vient entre penseurs et artistes, d'Aristote à Proust, de Cézanne à Kant ou d'Heidegger à Matisse, que se fait l'apprentissage de ce libre regard qui ne considère pas uniquement l'art à partir de la philosophie mais aussi la pensée philosophique à partir de la pensée poétique.
Présentation de l'éditeur

La servitude volontaire aujourd'hui. Esclavages et modernité

La servitude volontaire aujourd'hui. Esclavages et modernité
Chaignot Nicolas
Ed. PUF

Au centre de la crise de la modernité que traversent nos sociétés actuelles se trouve la question du travail.

Les transformations récentes du capitalisme, notamment les nouvelles formes d'organisation du travail, remettent en cause les fondements modernes de la liberté, de l'égalité et de la dignité humaine. Inégale répartition des richesses, injustices sociales et surtout démultiplication sans cesse croissante des pathologies en rapport avec le travail : comment interpréter ces évolutions ? Face à l'impuissance politique à protéger les «citoyens-travailleurs» d'une tyrannie sans nom, la question de la servitude se pose inévitablement.

Pour penser ce redoutable retournement des valeurs modernes, il faut considérer l'histoire présente comme une métamorphose des rapports historiques entre esclavages et modernité. Cette question est nécessaire pour comprendre ce qui fait spécifiquement époque : l'exigence de servitude volontaire envers le salariat. Face à ces nouvelles formes de domination, le droit apparaît comme l'unique garde-fou contre cette forme d'auto-destructivité du monde moderne.

Eloge de la désobéissance. A propos d'Un spécialiste, Adolf Eichmann

Eloge de la désobéissance. A propos d'Un spécialiste, Adolf Eichmann<br />
Rony Brauman & Eyal Sivan
Ed. Multitudes

Comment un homme ordinaire, Adolf Eichmann, est-il devenu le complice actif de la mise à mort de millions de personnes ? En mettant au-dessus de tout les valeurs de l'obéissance et du travail bien fait. Cet ouvrage prolonge la réflexion déjà à l'oeuvre dans «Un spécialiste», film réalisé intégralement à partir des archives vidéo du procès d'Eichmann et inspiré du livre d'Hannah Arendt, Eichmann à Jérusalem.

Une réflexion d'une étonnante modernité sur la banalité du mal et la soumission à l'autorité.
Présentation de l'éditeur

L'école de Lvov-Varsovie. Philosophie et logique en Pologne (1895-1939)

L'école de Lvov-Varsovie. Philosophie et logique en Pologne (1895-1939)
Wolenski Jan
Ed. Vrin

Ancien étudiant de Brentano et de Zimmerman, Kazimierz Twardowski, après son élection à la chaire de philosophie à Lvov en 1895, créa autour de lui un cercle d'étudiants et de collaborateurs exceptionnel, connu aujourd'hui sous le nom d'École de Lvov-Varsovie. À mi-chemin entre Vienne et Cambridge, c'est à Lvov, et puis partiellement à Varsovie, que Jan Lukasiewicz, Stanislaw Lesniewski, Alfred Tarski, Kazimierz Ajdukiewicz, Tadeusz Kotarbinski et bien d'autres encore, repensèrent dans un esprit d'analyse les questions fondamentales de la philosophie du langage, de la logique, de la philosophie des sciences et des mathématiques.

Plus qu'une simple traduction, ce livre est une version révisée de la monographie désormais classique que Jan Wolenski, connu pour ses travaux non seulement en histoire de la philosophie analytique, mais aussi en épistémologie et en théorie de la vérité, a consacrée à l'École de Lvov-Varsovie.