Il était une fois le dernier homme

Il était une fois le dernier homme
Dufour Dany-Robert
Ed. Denoël

À mi-chemin entre le conte philosophique et l'essai. Dany-Robert Dufour poursuit en philosophe son travail de critique du monde contemporain. Et pour mieux s'interroger sur ce qui menace aujourd'hui gravement son avenir, il propose de revisiter toute l'histoire de l'être humain.

Évoquant l'axolotl, ce poisson mexicain qui nous ressemble, comme le jaguar de la brousse brésilienne ou le loup des contes enfantins, discutant avec Platon. Albert Einstein ou Michael Jackson, se prenant à l'occasion pour Sherlock Holmes, le narrateur écrit dix lettres à sa « belle amie ». Autant de moments clefs d'un voyage à travers le temps accompli par cette étrange espèce animale qu'on appelle les hommes.

Cette espèce se caractérise non pas par sa supériorité sur le reste de la création mais par sa forme inachevée, sa faiblesse « naturelle ». Un « manque de nature », donc, que seule peut compenser la culture - discours, récits, sciences et techniques - qui permet à l'être humain d'agir sur le monde pour mieux l'habiter. En tout cas qui le permettait jusqu'ici. Car le rêve des puissants de créer une « surhumanité » à leur service compromet aujourd'hui la survie de l'espèce.

Que faire, si nous refusons ce risque d'en finir avec le genre humain, si nous voulons que puisse se poursuivre son aventure si belle et si désespérée ? Il n'est pas trop tard pour résister.

Renverser l'insoutenable

Renverser l'insoutenable
Citton Yves
Ed. Seuil

Dictature des marchés, politiques d'austérité, inégalités sociales, catastrophes environnementales, crises démocratiques : de toutes parts nous arrivent les signes de la fin d'un monde caractérisé par des pressions insoutenables.

Yves Citton ébauche un nouveau vocabulaire politique pour renverser cet insoutenable à la fois environnemental, éthique, social, médiatique et psychique. À la croisée de multiples (in)disciplines, cet essai drôle et enlevé prend le contre-pied du misérabilisme ambiant en révélant que le renversement de l'insoutenable est déjà inscrit dans les dynamiques collectives de nos gestes les plus communs. Il esquisse une politique des gestes qui prend sa source entre ces deux questions : Comment faisons-nous pression sans le vouloir ? Comment faire pression en le voulant ?

Attentif au rôle de l'image et à la circulation des discours, Yves Citton livre ici les moyens de repenser notre place et notre action dans des processus sociaux dont la complexité nous dépasse. Il montre que l'on peut tirer parti des dispositifs médiatiques plutôt que de les subir et que, une fois fait le deuil du Grand Soir, l'urgence est de proposer des alternatives à la politique du pire.

Evolution : l'histoire de l'homme

Evolution : l'histoire de l'homme
Roberts Alice
Ed. Delachaux et Niestlé

'L'évolution se dévéloppe de façon imprévisible et surprenante. Il est à la fois humiliant et merveilleux de comprendre que l'apparition de notre espèce sur la Terre n'avait rien d'obligatoire ni d'inéluctable. Les plus grandes réalisations de nos civilisations dépendent aussi du hasard.' Alice Roberts

Cet ouvrage s'inspire des toutes dernières recherches et théories pour expliquer les découvertes de la science, explorer notre relation aux autres primates et suivre le périple de nos ancêtres partis d'Afrique pour occuper le reste du monde.

Un guide visuel unique sur l'histoire de l'Homme et qui nous confronte à nos plus lointains ancêtres, grâce aux stupéfiants portraits des frères Kennis.

La crise sans fin. Essai sur l'expérience moderne du temps

La crise sans fin. Essai sur l'expérience moderne du temps
Revault d'Allonnes Myriam
Ed. Seuil

On ne parle plus aujourd'hui d'une crise succédant à d'autres crises - et préludant à d'autres encore -, mais de «la crise», et qui plus est d'une crise globale qui touche aussi bien la finance que l'éducation, la culture, le couple ou l'environnement. Ce constat témoigne d'un véritable renversement : si à l'origine la krisis désignait le moment décisif qui, dans l'évolution d'un processus incertain, permettait d'énoncer un diagnostic et donc une sortie de crise, tout se passe comme si la crise était devenue permanente. Nous n'en voyons pas l'issue : elle est la trame même de notre existence.

La crise, plus qu'un concept, est une métaphore qui ne rend pas seulement compte d'une réalité objective mais aussi d'une expérience vécue. Elle dit la difficulté de l'homme contemporain à envisager son orientation vers le futur. La modernité, dans sa volonté d'arrachement au passé et à la tradition, a dissous les anciens repères de la certitude qui balisaient la compréhension du monde : l'homme habite aujourd'hui un monde incertain qui a vu s'évanouir tour à tour l'idée de temps nouveaux, la croyance au progrès et l'esprit de conquête.

C'est à partir de cette expérience du temps d'un nouveau genre que cet essai nous invite à reconsidérer de façon inédite la «crise» dans laquelle nous sommes plongés et à y puiser de quoi aller de l'avant.

Les dieux voyagent toujours incognito

Les dieux voyagent toujours incognito
Gounelle Laurent
Ed. Pocket

Imaginez : vous êtes au bord du précipice. À l'instant fatidique, un homme vous sauve la vie. En échange : votre engagement à faire tout ce qu'il vous demandera. Vous acceptez et vous voilà embarqué dans un incroyable voyage où tout semble vous échapper.

Plus qu'un roman, une réflexion sur soi-même qui nous invite à prendre notre destin en main.

Peut-on encore sauver l'église?

Peut-on encore sauver l'église?
Küng Hans
Ed. Seuil

D’après H. Küng, ancien théologien, expert au concile Vatican II, l’Eglise catholique traverserait une crise majeure. Les différents scandales ayant éclaté ces dernières années ne seraient qu'une partie des problèmes. Trop conservatrice, favorisant le culte du secret, peu ouverte au dialogue, cette institution est ici remise en question et une série de propositions sont avancées.

Franc-parler : du christianisme dans la société d'aujourd'hui, entretiens avec évelyne Martini

Franc-parler : du christianisme dans la société d'aujourd'hui, entretiens avec évelyne Martini
Boespflug François
Ed. Bayard

« J'en rêvais, écrit François Boespflug, de parvenir à dire des choses qui me tiennent à coeur, ruminées durant des années. Des choses qu'il est difficile et peut-être risqué de formuler, mais qui, bien énoncées, sans esbroufe ni faux-fuyant, sans amertume ni tapage ni provocation, pourraient s'avérer utiles, éclairantes, libérantes pour moi et pour d'autres. » François Boespflug accepte de se livrer à l'exercice singulier de relecture d'une vie. Il nous livre un entretien profond, sans fard, sur ses choix de jeunesse, sa fidélité à un projet radical de vie, sa formation tant intellectuelle qu'affective, et sur son travail exceptionnel de théologien et d'historien de l'art. Chemin faisant, il aborde avec franchise les interrogations parfois brûlantes, les défis auxquels le catholicisme, et plus largement le christianisme dans son ensemble, sont confrontés dans la société d'aujourd'hui.

« Il est singulier, et même mystérieux, de voir un jeune homme doué pour la vie, et doué tout court, faire le choix de Dieu dans toute sa radicalité. Et il est singulier de voir un homme mûr faire retour sans complaisance ni voyeurisme sur la confrontation, tout au long d'une vie, à la radicalité d'un choix de jeunesse. »
Frère Jean-Paul Vesco, Prieur de la Province dominicaine de France

A l'aube spirituelle de l'humanité : une nouvelle approche de la préhistoire

A l'aube spirituelle de l'humanité : une nouvelle approche de la préhistoire
Otte Marcel
Ed. O. Jacob

Pour saisir les origines de l'homme, il ne s'agit pas seulement de rechercher comment son corps s'est transformé ou quelles ont été ses migrations ; c'est la naissance de la pensée, de la culture, de l'art, de la religion même, qu'il faut tenter de cerner pour mieux comprendre comment il est devenu l'homme. Et c'est ce que propose Marcel Otte dans ce livre, récit de notre préhistoire qui, sans sacrifier la précision archéologique ou physique, se concentre sur l'aventure spirituelle qu'a d'abord été l'hominisation.

On suivra ainsi pas à pas le cheminement de nos ancêtres jusqu'aux sociétés avancées, avec toujours cette question : qu'est-ce qui les animait ?

Une « autre » vision de la préhistoire qui s'appuie sur ce que nous savons de l'évolution des corps et des techniques pour retrouver celle de la pensée.

Homo eroticus : des communions émotionnelles

Homo eroticus : des communions émotionnelles
Maffesoli Michel
Ed. CNRS

Alchimies festives, culte du plaisir, retour en puissance des affects et des émotions : Eros triomphe, et nous enseigne que la profondeur se cache toujours à la surface des choses, dans la banalité de notre quotidien. Triomphe de la raison sensible sur le vieux rationalisme scientiste, du vouloir-vivre collectif sur l'individu, de la joie dionysiaque sur les morales arides qui stérilisent l'action. Triomphe des pulsions et de l'imaginaire sur le progressisme empesé de nos élites et la pruderie de nos bien-pensants.

Attentif aux humeurs et aux enthousiasmes sécrétés par le corps social, cernant au plus près les vibrations du monde, Michel Maffesoli signe une oeuvre essentielle, aboutissement de trente ans de réflexion, livre-manifeste qui chante l'éternelle jeunesse du monde et annonce une rupture épistémologique destinée à renouveler en profondeur les conditions de la pensée philosophique.

365 expressions d'argot expliquées

365 expressions d'argot expliquées
Merle Pierre
Ed. Chêne

365 Expressions d'argot expliquées, dévoile le sens souvent bien caché de ces expressions volontiers « salées » qu'on entend dans les films, qu'on lit dans les polars mais qu'on ne comprend pas toujours... Qui peut traduire « en bon français » : « Avoir l'oreille Van Gogh », « Avoir été baptisé à l'eau de morue » ou « Partir pour les trente-deux scénettes » ? Ces expressions toujours imagées (« Avoir les lunettes en peau de saucisson » pour être saoul) et pleines d'esprit canaille (« Avoir bu l'eau des nouilles » ou « Avoir des papillons sous l'abat-jour » pour être stupide ou dingue) transgressent tous les interdits, préférant la truculence et la dérision au « politiquement correct ». Et quel régal ! Impossible de ne pas s'en délecter si l'on aime les mots et la langue. Chaque double page est illustrée de gravures détournées avec impertinence.