Dictionnaire des gros mots : insultes, grossièretés et autres noms d'oiseaux

Dictionnaire des gros mots : insultes, grossièretés et autres noms d'oiseaux
Lemonier Marc
Ed. Balland

Plus de 1 500 entrées grossières et impolies, mais diablement piquantes !

Au volant, dans les tribunes de supporters, pendant une réunion de famille houleuse ou dans la cour de récré... le bon maniement de l'insulte et de l'invective est indispensable pour se comporter dignement lorsqu'une conversation commence à s'envenimer. En la matière, la langue française se révèle par ticulièrement riche !

Marc Lemonier vous présente plus de 1 500 grossièretés, absolument interdites aux enfants et aux âmes prudes : du nom d'oiseau très imagé aux pires insultes, en passant par les célèbres calembredaines du Capitaine Haddock, tous les degrés de l'injure sont ici passés au crible.

Vous trouverez :

  • l'étymologie et la sémantique de chaque terme
  • des exemples d'utilisations extraits de la littérature, du cinéma ou de la presse
  • un index des noms (écrivains, hommes politiques, jeunes de banlieues, bloggeurs internets impolis, ayant la critique facile, ou victimes des pires sobriquets)
  • un index des médias.

Journaux de l'exil et du retour

Journaux de l'exil et du retour
Anders Günther
Ed. Fage

Les pages des journaux de Günther Anders qui composent ce volume ont été écrites lors de son exil aux États-Unis et, surtout, à son retour en Europe après-guerre. Les premières sont nourries des réflexions et sentiments qu'inspiraient au philosophe émigré certaines expériences qui, bien que personnelles, débordaient à ses yeux le cadre privé : un travail d'accessoiriste à Los Angeles, une hospitalisation.

Dans les notes plus abondantes, plus graves et plus spéculatives rédigées pour la plupart en Allemagne et en Autriche - un « chez-soi » alors au lendemain d'une catastrophe toute proche -, le philosophe, envahi de sentiments ambivalents (Berlin, 19 juin [...] ce qui me désoriente et m'effraie aujourd'hui, [...] ce n'est pas ce qui est dévasté, mais ce qui est resté en place. Car ce qui est resté nie le temps. Il ne nie pas seulement ceci ou cela mais le fait même que quelque chose se soit passé entre-temps.), tente de penser encore et encore les notions, mêlées, de ruine, de mémoire et de culpabilité, esquissant en tâtonnant la tâche morale d'aujourd'hui : « rendre possible un vrai monde. »

Capabilités : comment créer les conditions d'un monde plus juste ?

Capabilités : comment créer les conditions d'un monde plus juste ?
Nussbaum Martha C.
Ed. Climats

Si le produit intérieur brut d'un pays augmente chaque année et que le pourcentage de personnes privées d'instruction et de soins médicaux grandit lui aussi, ce pays est-il vraiment en progrès ? Nos indicateurs économiques échouent à saisir la réalité des vies individuelles. Nos théories du développement ignorent les plus élémentaires besoins de dignité. Mais il existe une alternative : l'approche des capabilités, sans doute la plus novatrice et la plus prometteuse des contributions de la philosophie politique à la question de la justice sociale. Que sont les capabilités ? Ce sont les réponses à la question : « Qu'est-ce que cette personne est capable de faire et d'être ? ». Au fil d'une passionnante discussion, Martha Nussbaum propose une liste de capabilités, garantes de domaines de libertés si centraux que leur absence rend la vie indigne.

Son approche se présente comme une contribution au débat national et international, et non comme un dogme qui devrait être accepté en bloc. Une fois évaluée, soupesée, comparée avec d'autres, si elle résiste à l'épreuve de l'argument, elle pourra être adoptée et mise en oeuvre. Autrement dit, les lecteurs de ce livre seront les auteurs du prochain chapitre de cette histoire du développement humain.

Le prix de l'inégalité

Le prix de l'inégalité
Stiglitz Joseph E.
Ed. Les Liens qui libèrent

J'entends expliquer dans ce livre pourquoi notre système économique ne fonctionne plus pour la grande majorité de la population ; pourquoi l'inégalité s'aggrave à ce point - du jamais vu depuis les années trente - et quelles en sont les véritables conséquences. Mon fil conducteur est clair : l'inégalité a un prix, elle est la cause et la conséquence de la faillite du système politique et elle alimente, dans notre système économique, une instabilité et une inefficacité qui l'aggravent à leur tour. C'est ce cercle vicieux qui nous plonge dans l'abîme.

Mais ce n'est pas tout : puisqu'il est flagrant que notre système économique ne peut rien pour la plupart des citoyens et que nos gouvernements sont globalement sous la coupe des intérêts privés, la confiance dans la démocratie va s'éroder. Et puisque nous comprenons peu à peu que nombre de nos pays ne sont plus ceux de l'égalité des chances et du fair play, c'est sans doute notre sentiment de la justice qui est menacé.

Selon l'auteur, la situation actuelle n'est cependant pas fatale, elle résulte d'une politique qui a modelé le marché pour qu'il avantage les plus riches. Non content de dénoncer, Stiglitz, dans Le Prix de l'inégalité, expose un programme exhaustif qui ouvre une nouvelle voie, celle d'une économie plus dynamique et d'une société plus équitable et égalitaire. Ce livre est sans conteste le plus ambitieux des ouvrages de Joseph Stiglitz.

Nous... la cité : on est partis de rien et on a fait un livre

Nous... la cité : on est partis de rien et on a fait un livre
Rachid Ben Bella, Sylvain Erambert, Riadh Lakhéchène et al.
Ed. Zones

si l'on n'aurait pas plus intérêt à ce que tout pète.

Un quotidien que les médias ignorent, que les jeunes taisent parce que trop criant d'être aussi banal que brutal.

Un quotidien où la solidarité est cependant à l'oeuvre, où les choses se vivent et s'éprouvent plus qu'elles ne se disent - sauf quand on se décide à prendre son stylo et à écrire, entre rires et larmes, la cité.

Car c'est sans doute des mots que viendront les solutions. La découverte de l'écriture et du pouvoir de ces foutus mots. Face à des flics. Face à des juges. Face à soi-même.

Rachid Ben Bella, Sylvain Érambert, Riadh Lakhéchène et Alexandre Philibert sont quatre garçons d'une vingtaine d'années, qui ont grandi entre les tours d'une cité de la banlieue parisienne. Pendant plus d'un an, ils ont participé, avec leur éducateur, Joseph Ponthus, à un atelier d'écriture. La consigne était simple : dire, avec leurs mots, tout simplement comment cela se passe : l'école, la rue, la police, les amours, la prison, les parents, la religion, le travail...

Le livre rapporte au jour le jour ce processus d'écriture, mêlant plusieurs voix et différents types de textes - journal écrit au mitard, lettres au juge, récits de souvenirs d'enfance... Où l'on apprend que l'écriture, elle aussi, est un combat.

La méthode de l'égalité : entretien avec Laurent Jeanpierre et Dork Zabunyan

La méthode de l'égalité : entretien avec Laurent Jeanpierre et Dork Zabunyan
Rancière Jacques
Ed. Bayard

« Il s'agit de refouler les questions de l'origine, ne pas penser l'origine de la pensée, de la connaissance, de la politique mais définir des scènes à partir desquelles on voit les choses se distribuer, avec l'idée que l'origine est elle-même une espèce de scène. »
Jacques Rancière

Cette longue conversation avec Jacques Rancière, à laquelle nous invitent ici Laurent Jeanpierre et Dork Zabunyan, répond à cette exigence. Ne pas céder d'abord à la tentation de la linéarité, ou de la causalité, faire émerger des scènes, des moments qui construisent un parcours intellectuel. L'élaboration du projet philosophique, les années de formation, la rupture méthodologique et politique avec Louis Althusser, les leçons de mai 68 sur la tâche qui incombe aux intellectuels. L'unité ensuite de l'oeuvre, trop souvent disjointe entre politique et esthétique, les passages, circulations souterraines entre les ouvrages et les catégories, le style d'une pensée. Puis la confrontation aux oeuvres d'autres penseurs, les controverses, parfois les malentendus. Enfin, le regard sur l'époque, la multiplicité des présents qui s'y joue. Ainsi se dessinent une vie et une pensée dédiées à l'exercice de la philosophie, à l'émergence de nouveaux mondes possibles.

Aïtres de la langue et demeures de la pensée

Aïtres de la langue et demeures de la pensée
Maldiney Henri
Ed. Cerf

L'aître, nous dit le Littré, est, dans une église, « ce corps avancé qui précède le portail », ce vestibule par lequel il nous faut accéder afin d'entrer dans l'imposant édifice. Avant d'habiter la langue en laquelle nous pensons, nous faut-il en passer par ses aîtres, lesquels, s'ils ne sont eux-mêmes la demeure, nous y donnent accès.

Une langue, en effet, ne se parle usuellement qu'en nous imposant son état construit, et le plus souvent, intentionnel. Or, tout l'enjeu de cet ouvrage, publié pour la première fois en 1975, consiste à méditer, en deçà de la logique de la signification établie, son état préconstruit, son moment d'ouverture par lequel elle surgit à l'état naissant, forte de cette lucidité puissancielle qui la rend inventive et proprement pensante.

En méditant le rapport du verbe et du temps, l'instance du parfait dans la langue philosophique grecque ou encore la puissance comme l'impuissance du logos dans l'ensemble de ses acceptions, les trois études qui composent cet ouvrage ont pour vocation de nous rendre attentifs à ce qui, nourrissant toute signification, n'en relève pas encore.

Les bobos. La révolution sans effort

Les bobos. La révolution sans effort
Leroy Myriam
Ed. Renaissance du livre

Le fameux bourgeois-bohème, sociostyle apparu il y a une dizaine d'années, est aujourd'hui au sommet de sa gloire. Pur produit de notre temps, agaçant et attachant à la fois, il n'est pas à une absurdité près. Il mange local mais voyage lointain, il s'habille vintage mais cher, il milite pour davantage de mixité sociale mais met ses enfants à l'école Decroly...

Les chroniques de Myriam Leroy en proposent un abécédaire plein de fiel et de tendresse. Vous saurez tout sur ses fringues, ses cheveux, son alimentation, son rapport aux réseaux sociaux, au boulot, aux vacances, à la littérature, à la photographie, au cinéma, à la musique, à la téléphonie, à la fête, à la spiritualité, au sport, à la politique, à l'amour...
Bref, le BA-ba du bobo.

Via ses tics et travers, ce sont toutes les contradictions du monde moderne qui se dessinent.

 

La réponse d'Ulysse. Et autres textes sur l'Occident

La réponse d'Ulysse. Et autres textes sur l'Occident
Lacoue-Labarthe Philippe
Ed. Nouvelles éditions Lignes

«Personne» : telle est la réponse faite par Ulysse au cyclope qui voulait connaître son nom et ensuite le dévorer. Ce sera l'ultime ruse du héros dès lors pris au mot et précipité dans un périple aux confins de la mort avant d'accomplir son retour triomphal à Ithaque et fonder ainsi le schème même de l'histoire qui nous hante depuis Homère.

«Personne», répond à son tour Philippe Lacoue-Labarthe à la question «Qui vient après le sujet ?» Le sujet - celui-là même que l'Occident a toujours supposé ou cherché : depuis l'institution de la Cité grecque jusqu'à la mondialisation du petit sujet de l'économie marchande.

L'Occident, ici, n'est crédité d'aucune identité. Au lieu de partir d'une qualité propre de l'Occident, il s'agit pour Philippe Lacoue-Labarthe de comprendre que c'est justement son défaut d'identité qui produit les effets et les réalisations grandioses et désastreuses que l'on sait. Colonisation et extermination sont ainsi au coeur de ce livre qui ne se contente pas de s'interroger sur la haine que suscite l'Occident ou de consigner les méfaits qui l'expliquent, mais s'affronte au vertige de son essence, à l'horreur qu'il porte en lui-même et qu'il exporte sans limite.

Le mythe de l'islamisation. Essai sur une obsession collective

Le mythe de l'islamisation. Essai sur une obsession collective
Liogier Raphaël
Ed. Seuil

Depuis le milieu des années 2000, un mot s'est immiscé dans le débat : islamisation. Les musulmans, dont la population s'accroîtrait dangereusement, chercheraient à submerger numériquement et culturellement l'Europe. L'imaginaire du complot déborde ainsi peu à peu le cadre de l'islamophobie ordinaire. Si cette perception paranoïaque était restée l'apanage d'une poignée d'extrémistes, elle ne ferait pas question, mais elle envahit aujourd'hui l'espace public, imprègne les discours de politiciens écoutés et les analyses d'auteurs réputés sérieux.

Cet essai salutaire s'attelle à déconstruire ce qui n'est autre qu'un mythe et interroge l'obsession collective qu'il recèle. Il montre ainsi que la «bombe démographique musulmane» qui serait prête à éclater sur le triple front de la natalité, de l'immigration et de la conversion relève du fantasme. Quant au regain de ferveur spirituelle et au renouveau identitaire des musulmans, ils n'ont pas la signification conquérante ni même politique que suggère l'épouvantail de l'«islamisme». Cette réfutation en règle permet enfin de comprendre pourquoi l'Europe et la France en particulier ont tant besoin de l'«ennemi musulman».