Tissus mis par terre et dans le vent

Tissus mis par terre et dans le vent
Sacré James
Ed. Castor astral
Date de publication : 01/02/2010

Depuis Bocaux, bonbonnes, carafes et bouteilles (comme), livre déjà accompagné de photographies de Bernard Abadie, j'avais le désir de poursuivre ma rêverie/réflexion (continuée d'ailleurs avec d'autres photographes comme Jacques Clauzel et Lorand Gaspar) sur les rapports possibles entre le poème et la photographie.

J'avais aussi le désir de revenir sur le motif du « linge », modulé ici en « tissus ». Bernard m'ayant montré une série de photos, l'ensemble Tissus mis par terre et dans le vent fut le produit de cette nouvelle rencontre.

Le fait que les photos de Bernard Abadie ont été prises en divers pays m'a conduit à promener mes poèmes en France et ailleurs. Le sujet de ces photos faisait signe à la fois du fond de l'enfance et du fond de voyages vécus : un long tissu de vie aussi insaisissable que l'insaisissable soie d'une eau qui paraît dans les dernières photos. Le poème s'est aussi demandé si le photographe ne l'avait pas par avance photographié plutôt que lui n'aurait écrit les photos. Que fait le poème devant le tissu du monde, devant des photos qui ont vu ce monde ?