Chants berbères de Kabylie. Poésie Kabyle

Chants berbères de Kabylie. Poésie Kabyle
Amrouche Jean
Ed. Points

«Éboulez-vous, montagnes, Qui des miens m'avez séparé.

Laissez à mes yeux la voie libre, Vers le pays de mon père bien-aimé,

Je m'acharne en vain à l'ouvrage : Mon coeur là-bas est prisonnier.»

Craignant que la beauté des chants berbères ne disparaisse avec la voix de sa mère, Jean Amrouche a entrepris de consigner tous les chants qui ont bercé son enfance.

En les exprimant en français, il en a fait un trésor de la poésie universelle.

«Voici les vers, voici les mots, voici les musiques et les chants. Les chants enfin rendus, redits tels qu'ils chantaient en vous.»

Mouloud Mammeri

La raison de l'oiseau

La raison de l'oiseau
Gyatsho Tshanyang
Ed. Fata Morgana

Xylographie tibétaine complète de cinquante-huit poèmes.

J’avais tant médité
sur le visage de mon Lama
et rien ne s’est dessiné dans mon esprit
que les traits de mon aimée.

Qui est-il, ce poète qui rirait d’être mêlé aux autres, mais que sa fragilité éloigne de tous, qui s’amuse de ce qu’on dit mais n’arrive pas à se faire comprendre, s’enivre de sa liberté mais ne peut ébaucher un pas sans souffrir ? Tshanyang Gyatsho est né au Tibet en 1683, année où meurt le Ve Dalaï Lama. Deux ans plus tard il est reconnu comme la réincarnation de ce dernier. Mais il continuera de travailler aux champs jusqu’à son intronisation lors de sa quinzième année. Peut-être est-ce alors ce manque d’instruction monacale qui le conduira à se rebeller contre tout protocole et s’adonner aux plaisirs de l’ivresse et de la chair jusqu’à lui valoir une réputation de libertin. Et ce sont alors par ces chants d’amour, plus que dans la pratique religieuse, que se découvre l’épanouissement spirituel du VIe Dalaï Lama.

Le vieil homme qui n'en fait qu'à sa guise.

Le vieil homme qui n'en fait qu'à sa guise.
Yu Lu
Ed. Moundarren

Portrait et poèmes.
Portrait du poète Lu Yu (1125-1210), qui prit pour nom de plume 'le vieil homme qui n'en fait qu'à sa guise', illustré par ses poèmes, suivi d'un recueil de ses poèmes.

Calligraphie
l'air de l'automne souffle comme une flûte claire
à la taverne la bannière est hissée, on peut y acheter à crédit
je chante joyeusement en traversant le petit marché
à mon chapeau bas est épinglée une fleur sauvage
une fille de la rivière me garde des crabes frais
un vieux jardinier m'offre des courges tardives
qui devinerait que, vieillard oisif,
je fais de ma vie une longue ivresse?

Le ivre de la neige

Le ivre de la neige
Jacqmin François
Ed. Espace Nord

L'un des derniers recueils de poésie composé par F. Jacqmin, poète liégeois. Il révèle sa fascination pour l'effacement, la fuite du temps, ainsi que pour la blancheur et la pureté, des thèmes liés à l'imaginaire de l'hiver.

Les saisons

Les saisons
Jacqmin François
Ed. Espace Nord

Recueil de poèmes invitant à plonger dans une suite musicale de sensations précises, interrogeant le spectacle changeant de la nature au fil des saisons.

Un poète fusillé. Vers choisis

Un poète fusillé. Vers choisis
Oleïnikov Nikolaï
Ed. Gallimard

Recueil de vers choisis de N. Oleïnikov (1898-1937), intellectuel et poète proche du cercle des Obérioutes, mouvement d'avant-garde littéraire russe comparable au dadaïsme et au surréalisme français. Ces écrits vaudront à l'auteur d'être arrêté puis fusillé, sur ordre de Staline après n'avoir publié que trois poèmes. Des manuscrits ont cependant été conservés par sa femme Larissa.

Le visage de l'oeil: poèmes

Le visage de l'oeil: poèmes
Nooteboom Cees
Ed. Actes sud

Un recueil rassemblant l'oeuvre poétique de l'auteur depuis les années 1960.

D'un bol comme image du monde

D'un bol comme image du monde
Lambersy Werner
Ed. Pippa

Initialement parus en 1999, ces vers minimalistes évoquent un univers contenu dans un bol, lequel joue son rôle de réceptacle et concilie l'infiniment petit et l'immensité.

Musique de chambre

Musique de chambre
Joyce James
Ed. librairie La Nerthe

La première édition de Chamber Music est parue en 1907 selon un agencement des poèmes effectué par les soins de Stanislaus Joyce, le frère de James.

Néanmoins l'agencement initial avait un sens très particulier, et c'est ce dernier que nous avons repris ici tel que conçu par Joyce en 1905.

Joyce avait une intention tout a fait précise et la révélation de son projet originel donne à ses poèmes une place plus cohérente dans l'ensemble du corpus joycien.

Il s'agit là d'un parfait petit roman : de la naissance de l'amour, de sa portée spirituelle à sa réalisation charnelle qui conduira, la passion déclinant, à une possible amitié nouvelle entre les amants, à une nostalgique et tendre fraternité.

La tristesse du figuier

La tristesse du figuier
Namur Yves
Ed. Lettres vives

Ce temps. où vivre n'était même plus une mince affaire, où vivre était tout simplement un mot de trop '. La Tristesse du figuier met ainsi le poème au coeur de sa réflexion : la réalité dont rend compte un poème, la notion de poèmes obscurs, etc. Au-delà de ces différentes thématiques, il s'agit de lire en filigrane les questions que tout homme se pose : pourquoi la souffrance, qui sommes-nous et qui devenons-nous ? Un peu à l'égal de ce que disait Pessoa dans son Faust : ' Au labyrinthe de moi-même, je ne sais plus quel est le chemin qui me mène d'ici à la réalité claire et humaine. '.