Bruxelles, printemps noir ; suivi de "Scandaleuses" et "1953"

Bruxelles, printemps noir ; suivi de
Jean-Marie Piemme
Ed. Espace Nord

Conçues à des moments et dans des contextes bien différents, les trois pièces ici rassemblées témoignent du parcours théâtral de Jean-Marie Piemme, de son évolution et de la diversité de son travail.

Créée par Philippe Sireuil au Théâtre des Martyrs, Bruxelles, printemps noir prend pour thème les attentats de Bruxelles du 22 mars 2016. Jean-Marie Piemme avait conçu une fiction sur le thème des attentats avant que n'aient lieu ceux de Bruxelles et il a réécrit son texte en tenant compte de cette nouvelle réalité traumatique et des multiples réactions qu'elle a engendrées.

La dramaturgie : l'art du récit

La dramaturgie : l'art du récit
Yves Lavandier
Ed. Les Impressions nouvelles

Pendant la Seconde Guerre mondiale, dans le camp de concentration de Stutthof, une femme du nom de Flora dirigeait un théâtre de pain. Avec une partie de sa maigre ration, elle modelait de petites figurines. Le soir, en cachette dans les toilettes, elle et quelques prisonnières animaient ces acteurs de mie devant des spectateurs affamés et promis au massacre. Où qu’il soit, quelle que soit l’époque, l’être humain est entouré d’histoires et a besoin d’histoires. Cela lui est aussi vital que l’oxygène.

Depuis plus de vingt ans, il existe un livre qui parle de ce besoin : La dramaturgie d’Yves Lavandier. Un livre devenu culte dans les milieux professionnels.

Acheter chez Tropismes : La dramaturgie : l'art du récit

Mon petit-fils Benjamin : pièce en deux actes

Mon petit-fils Benjamin : pièce en deux actes
Ludmila Oulitskaïa
Ed. Gallimard

Quand Esfir Lvovna, vieille couturière autoritaire, a décidé quelque chose, elle est prête à tout pour y arriver. Ainsi décrète-t-elle que son fils Liova doit absolument épouser une jeune fille juive de la ville de Bobrouisk, d’où elle-même est originaire, afin de relancer une lignée après la quasi-disparition de cette communauté pendant la guerre. Elle fait la connaissance de Sonia, douce et d’une beauté délicate, et voit en elle la parfaite belle-fille.

L'Entrée des mots

L'Entrée des mots
Jacques Weber
Ed. de l'Observatoire

« La littérature a commencé pour moi dans les pages d’une bondieuserie bon marché. Plus tard, la lumière a jailli à la manière des ciels bretons, alternant les fausses teintes, les petits bouts de bleu et les rayons crevant les nuages en longues trompes tibétaines. C’est de là que me vient ce goût d’un sentiment mystique qui rôde autour de la lecture.
C’est toujours dans les histoires d’enfants, naïves ou, comme on dit, “ bêtes comme chou ”, que se dit quelque chose qui ne vous quitte plus.
C’est par la porte des enfants que j’entrai en littérature. »

Les livres l’ont conduit au théâtre et au cinéma, à moins que ce ne soit l’inverse… Jacques Weber nous plonge dans les œuvres qui ont marqué sa vie et sa carrière. Une promenade littéraire et passionnée.

Acheter chez Tropismes : L'Entrée des mots

Conversations (1975-1995)

Conversations (1975-1995)
Heiner Müller
Ed. Minuit

Les textes rassemblés dans ce volume ne sont pas des interviews à vocation ponctuelle de communication dans l'instant, mais des conversations de Heiner Müller avec des collègues et amis, hommes de théâtre et universitaires de RFA et de RDA. Ces conversations éclairent sa démarche de pensée et accompagnent la publication de ses pièces, de l'année 1975, période à la quelle débute sa reconnaissance internationale aux États-Unis, en RFA et en France, jusqu'à sa mort en 1995.

Acheter chez Tropismes : Conversations (1975-1995)

On danse ?

On danse ?
Sébastien Baud, Romain Bigé, Marie-Pierre Gibert et al.
Ed. Liénart

La danse moderne et post-moderne et la danse contemporaine nous ont appris que la danse n’était pas forcément virtuose. Que des gestes très quotidiens peuvent « faire » danse.

Acheter chez Tropismes : On danse ?

Théâtre public N°231 : Internationale situationniste - théâtre, performance

Théâtre public N°231 : Internationale situationniste - théâtre, performance
coordination Christian Biet, Cristina De Simone et Clare Finburgh Delijani
Ed. Théâtrales
De quelles façons l’Internationale situationniste, créée en 1957 et dissoute en 1968, inspire-t-elle les arts de la scène en Europe (théâtre et performances) ? La question anime le dossier de ce numéro 231. Textes, pratiques, spectacles continuent en effet de s’en revendiquer. Cette postérité est paradoxale : le mouvement situationniste, dans sa diversité, appelait précisément au « dépassement de l’art ». Et si l’Internationale fut à l’origine de luttes, de radicalité, de vie retrouvée, elle s’est aussi retrouvée récupérée, intégrée, comme renvoyée à l’histoire.
Dès lors, le dossier examine sa riche et intense actualité : que permet-elle ? Que vient-elle mobiliser ? Comment est-elle réinventée ? De quelles révoltes est-elle issue, et quelles nouvelles provocations, transgressions et subversions déploie-t-elle ?

Hijikata Tatsumi, penser un corps épuisé

Hijikata Tatsumi, penser un corps épuisé
Uno Kuniichi
Ed. Les presses du réel

Une analyse philosophique et textuelle de l'œuvre du créateur du butō, Hijikata Tatsumi : l'auteur propose une lecture déterritorialisante du danseur et chorégraphe japonais, le reliant à des figures comme Genet ou Artaud, tout en lui restituant sa spécificité propre.

La chose la plus étrangère au monde : analyse critique du butō de Hijikata Tatsumi

La chose la plus étrangère au monde : analyse critique du butō de Hijikata Tatsumi
Kurihara Nanako
Ed. Les presses du réel

Première étude en français analysant le travail de Hijikata Tatsumi, cet ouvrage met à jour ses influences personnelles, artistiques, culturelles et sociales, et les articule avec sa philosophie, son esthétique et sa méthode de danse butō.

Les danses d'après, T.2 : Cultures de l'oubli et citation

Les danses d'après, T.2 : Cultures de l'oubli et citation
Isabelle Launay
Ed. Centre national de la danse

Le premier volume des Danses d’après d’Isabelle Launay portait sur la vitalité des traditions et la reprise des répertoires chorégraphiques. Dans ce second volume, elle met l’accent sur les effets de la rupture, voire de l’oubli, dans la transmission des œuvres modernes. Qu’arrive-t-il quand la discontinuité est programmée par un désir de table rase chez certains artistes chorégraphiques ? Qu’advient-il lorsque d’autres, plus tard, découvrent une danse passée, située a priori très loin de leur champ de références mais qui ravit leur imaginaire au point qu’ils veulent en faire quelque chose ? Reprendre, c’est alors créer un court-circuit dans le temps qui « allume la mèche de l’explosif enfouie dans l’Autrefois » (Walter Benjamin). C’est aussi proposer un devenir contemporain insoupçonné pour ces danses passées. S’il est d’usage de célébrer la disparition d’un art dit éphémère, Isabelle Launay envisage la question autrement : et si la discontinuité était une chance pour la mémoire des œuvres en danse ?