Hôtel Palestine - Electronic City - Sous la glace - Le système

Hôtel Palestine - Electronic City - Sous la glace - Le système
Richter Falk
Ed. Arche

Fascisme soft ? Est-ce que cela veut dire qu'à partir de maintenant nous vivons en permanence dans une peur diffuse qui nous amène à accepter tout ce que le gouvernement ordonne ? Est-ce que cela veut dire que nous torturons des gens, mais que nous le faisons pour une bonne cause ? Est-ce que cela veut dire tout simplement que nous n'avons pas de télévision critique envers le gouvernement parce que ce serait anti-patriotique, que nous n'avons pas besoin d'informations parce que nous devons Avoir confiance en notre gouvernement, de même que le président A confiance dans le fait que Jésus-Christ va lui montrer le chemin pour faire ce qui est juste pour son pays ?

Lettres

Lettres
Koltès Bernard-Marie
Ed. Minuit

Je reste persuadé que la vie est ce qu'on en fait, et qu'il n'est pas d'âge qui soit particulièrement malheureux - si ce n'est celui où l'on abandonne la partie - et on peut l'abandonner à tout âge. Je trouverai la vie laide le jour où je me mettrai assis et ne voudrai plus me relever. Pour le moment - pour moi -, vingt ans, c'est l'âge d'une grande décision ; c'est l'âge où je risque ma vie, mon avenir, mon âme, tout, dans l'espoir d'obtenir plus ; c'est l'âge où je travaille sans filet. C'est terrible, bien sûr... mais n'est-ce pas cela, vivre ? Il me semble que je ne pourrai pas dire, plus tard, d'un air désabusé : «Ah ! Si j'avais vingt ans !» ; je ne crois pas non plus que je pourrais gémir en disant : «Vingt ans : une bien triste période...» Je ne souhaite qu'une chose : c'est d'être capable toute ma vie de prendre des risques et ne jamais vouloir m'arrêter en chemin. N'est-ce pas cela, «avoir toujours vingt ans ?» Bernard-Marie Koltès

 

Nickel stuff

Nickel stuff
Koltès Bernard-Marie
Ed. Minuit

Passionné de cinéma, Bernard-Marie Koltès se nourrissait de films, plus en amateur qu'en cinéphile. Il a été formé autant par le cinéma que par la littérature. Son univers était constitué aussi bien par Dostoïevski, Faulkner et Conrad que par Huston, Scorsese et Antonioni.

Il a écrit plusieurs scénarios, pour la plupart disparus, dont le dernier, Nickel Stuff, en 1984, qu'il voulait tourner à Londres, en noir et blanc, avec John Travolta et Robert De Niro. Mais il y renonça : ayant été invité sur quelques tournages de film, il fut convaincu de ne jamais se laisser embarquer dans une affaire aussi compliquée.

La rhétorique vive

La rhétorique vive
Koltès Bernard-Marie
Ed. Hermann

Surplombant l'oeuvre entière, Dans la solitude des champs de coton brille des feux de la rhétorique et retrace le cheminement des corps et des discours à l'orée du lien social, du désir et du rapport à la Cité. Koltès redécouvre le modèle antique de la sophistique pour en tester l'efficacité tragique.

Le présent essai s'interroge sur le sens et la portée d'un tel retour. En croisant anthropologie, philosophie, psychanalyse et sociologie, l'analyse opère un salutaire coup de force, car elle délocalise le regard porté sur l'oeuvre et montre comment la torsion de l'écriture s'empare de cette forme supposée désuète pour la hisser sur la crête de la contemporanéité.

La contrefaçon des procédures de discours empruntées au marché fait ainsi bon ménage avec une rhétorique érotisée qui manque son but mais élève les esprits et les coeurs. Partage difficile entre la « blague » et le sérieux, qui témoigne d'une très actuelle manipulation des valeurs.

Pour une contemplation subversive

Pour une contemplation subversive
Pellet Christophe
Ed. Arche

Je n'ai pas trouvé la maison.

Ce sont les premiers mots du Garçon lorsqu'il arrive chez les parents de la Fille et frappe à la porte. Là, sur le seuil de cette maison étrangère, débute le théâtre de Fosse. Ouvrons la porte et entrons.

Alternatives théâtrales n°115/Martine Wijckaert/Balsa

Alternatives théâtrales n°115/Martine Wijckaert/Balsa
Revue
Ed. Alternatives théâtrales

Je n'ai pas trouvé la maison.

Ce sont les premiers mots du Garçon lorsqu'il arrive chez les parents de la Fille et frappe à la porte. Là, sur le seuil de cette maison étrangère, débute le théâtre de Fosse. Ouvrons la porte et entrons.

Ylajali

Ylajali
Fosse Jon
Ed. L'Arche

Et j'ai marché dans les rues
J'ai marché et marché
et j'ai pensé
que j'aurais pu voler
les derniers sous
d'une pauvre veuve
et le sandwich d'un mendiant
et le mouchoir d'un écolier

 

Notre petite ville

Notre petite ville
Wilder Thornton
Ed. L'Arche

Donc, vous qui vivez mille ans après nous, voici ce que nous étions, dans les provinces au nord de New York, au début du vingtième siècle. Nous voici : dans notre adolescence, nos mariages, notre vie quotidienne et notre mort.

 

Ceska loutka

Ceska loutka
Collectif
Ed. Kant

Impossible de résumer ce livre rare et merveilleux d'un éditeur tchèque, écrit en tchèque... Seul un feuillet d'accompagnement est en anglais...

Le livre vaut néanmoins le détour rien que pour ses illustrations ; les connaisseurs et amoureux de marionnettes se régaleront!

 

Miniatures théoriques. Repères pour un paysage théâtral

Miniatures théoriques. Repères pour un paysage théâtral
Banu Georges
Ed. Actes Sud

Georges Banu dégage dans cet ensemble de « miniatures théoriques » certains « noeuds poétiques » autour desquels s'organise le paysage théâtral d'une époque. Il se fie à sa « bibliothèque intérieure » que constituent les spectacles vus au fil du temps et dont sa mémoire a gardé la trace ainsi que le plaisir.

Très personnel et subjectif, ce livre s'apparente à un cabinet de curiosités, une collection privée à l'aspect faussement disparate, car tous les éléments sont reliés au nom d'une posture commune : le théâtre vu de près. Ces textes saisissent des « points de fixation » de la scène contemporaine : une question récurrente (« Vidée, la scène vide ? »), un bonheur secret (« Neige »), un choix significatif (« Chapeaux melon et godillots usagés ») ou encore une porte ouverte (« Les saluts ou le protocole de la fin »)...

Ces brefs écrits se placent sous le signe d'une rare phrase optimiste de Beckett : « Se donner du mal pour les petites choses, c'est parvenir aux grandes, avec le temps » !