Mémoire d'acteur

Mémoire d'acteur
Michel Bouquet & Fabienne Pascaud
Ed. Plon

Retrouver Michel Bouquet dix ans après un premier livre-récit. L'avoir quitté à 76 ans, le redécouvrir à 86. Mémoire d'acteur s'est enrichi d'autres aventures, d'autres joies et d'autres inquiétudes.

Comment un immense acteur comme lui affronte-t-il le temps ? Pour la première fois de sa vie, Michel Bouquet a durant cette décennie obtenu deux césars, lui qui croyait avoir raté sa carrière au cinéma... Le comédien, qui n'a cessé une seconde de travailler, a-t-il changé avec les ans ? Comment parvient-il à faire de son âge une force, un défi ? Et de ses réflexions, de ses souvenirs, un terreau de plus en plus en fertile ?

C'est une mémoire bien singulière que la sienne, d'une acuité terrible, que seuls partagent les êtres d'exception. Elle est nourrie d'une résistance intérieure édifiée dans une solitude, où se mêlent l'imaginaire incandescent de l'enfance, la conscience aiguë et inquiète de l'homme, la passion douloureuse et insatisfaite de l'acteur. Ses rencontres avec Gérard Philipe, Jean Vilar, Blaise Cendrars, Jean Anouilh, Harold Pinter, Albert Camus, ou avec les cinéastes Jean Grémillon, Claude Chabrol, François Truffaut, Anne Fontaine, Robert Guédiguian l'auront juste aidé à creuser sa trace, sans la dévier.

Le parcours de Michel Bouquet est une oeuvre, comme le montre le théâtre, le vrai théâtre, dont il se veut le fidèle serviteur.

Ce que signifiait Laurent Terzieff

Ce que signifiait Laurent Terzieff
Siméon Jean-Pierre
Ed. Solitaires intempestifs

Reconnaître à l'art une dimension sacrée, y compris dans une société laïque, ou plutôt justement dans une société laïque, c'est le désigner comme une zone franche et inaliénable où puisse se donner libre cours au bénéfice de tous, je te cite, « l'alliance du verbe et de la présence vivante dans une cérémonie collective qui transcende notre représentation du monde ».

Cahiers de vie

Cahiers de vie
Terzieff Laurent
Ed. Gallimard

Comédien mythique, Laurent Terzieff, malgré son intense activité théâtrale, n'a cessé d'écrire : sur son expérience, ses idées, sa vie intime, sur son engagement politique et sur les contemporains avec qui il a travaillé.

À propos de son art, il démonte dans ces Cahiers tous les ressorts du théâtre, prenant des exemples dans Brecht ou Pirandello, dans Mrozek ou Albee. Il n'y cache pas son admiration pour Vilar, Vitez, Roger Blin et quelques autres. Il y évoque aussi sa carrière cinématographique avec Clouzot, Bunñuel, Pasolini.

Laurent Terzieff, dans sa passion pour la poésie, accorde la plus haute place à Claudel. Mais cela ne l'empêche pas d'être habité par un sentiment du néant proche de celui de Beckett. Si l'on peut renoncer au bonheur, renoncer au malheur est plus difficile.

Danser sa vie. Ecrits sur la danse

Danser sa vie. Ecrits sur la danse
Collectif
Ed. Centre Pompidou

De Friedrich Nietzsche à Stéphane Mallarmé, de François Delsarte à Emile Jaques-Dalcroze, de Nijinski à Merce Cunningham, cette anthologie, sous la direction de Christine Macel et Emma Lavigne, rassemble des textes historiques et contemporains, qui permettent de comprendre combien la danse est un fait social total, intéressant tout à la fois les champs de l'anthropologie, de la philosophie, de l'histoire de l'art mais aussi de la poésie.

Je disparais

Je disparais
Lygre Arne
Ed. Arche

« Moi » et « Mon amie » doivent quitter leur pays. Émigrer signifie quitter une vie confortable, mais surtout être jeté loin de tous ses repères. Pour faire face, tout au long de leur fuite, Moi et Mon amie s'inventent d'étranges jeux de rôles et se projettent dans d'autres vies que les leurs. Pour mieux s'approprier leur propre réalité ?
Dans la détresse, à quoi sert l'imaginaire ? À quel moment commence-t-on à s'effacer derrière son ombre ? L'écriture d'Arne Lygre intrigue. Les thématiques abordées - la peur, la solitude, la famille, la maladie - posent aussi la question du bonheur. Une ambiance règne dans ce texte, mystérieuse, suspendue, qui touche au jamais vu, ou au contraire, à l'universel. Arne Lygre est l'auteur de Homme sans but créé en France par Claude Régy.

 

OutreScène n°13/Arne Lygre

OutreScène n°13/Arne Lygre
Revue
Ed. Solitaires intempestifs

Je n'ai pas trouvé la maison.

Ce sont les premiers mots du Garçon lorsqu'il arrive chez les parents de la Fille et frappe à la porte. Là, sur le seuil de cette maison étrangère, débute le théâtre de Fosse. Ouvrons la porte et entrons.

Kabuki. Costumes du théâtre japonais

Kabuki. Costumes du théâtre japonais
Catalogue d'exposition. Paris, Fondation Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent
Ed. Art Lys

Le kabuki est l'une des plus anciennes formes du théâtre
traditionnel japonais. Apparu au début de l'époque d'Edo, cet art dramatique, toujours très vivant, se fonde sur un répertoire de pièces codifiées, écrites spécifiquement ou bien adaptées du théâtre nô, de récits traditionnels, et surtout du bunraku, théâtre de marionnettes. Ces représentations sont exclusivement jouées par des acteurs masculins, dont les fameux onnagata spécialisés dans les rôles de femmes, auxquels les spectateurs japonais vouent un véritable culte.
Les costumes, extravagants dans leur conception, somptueux dans le choix des motifs et des tissus, et richement colorés, occupent une place centrale. Ils répondent à une symbolique très précise, révélatrice de la personnalité du rôle. Présentant les plus beaux costumes de kabuki accompagnés de leurs accessoires, illustré d'estampes anciennes et de photos d'acteurs, cet ouvrage rend hommage à cet art dramatique qui élève le théâtre et la danse à leur plus haut niveau. Il a été publié à l'occasion de l'exposition Kabuki – Costumes du théâtre japonais, présentée à la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent.

Myriam Gourfink. Danser sa créature

Myriam Gourfink. Danser sa créature
Collectif
Ed. Presses du réel

Une fenêtre ouverte sur l'œuvre d'une figure de proue de la recherche chorégraphique contemporaine (textes de théoriciens et de critiques de la danse, entretien, témoignages de chorégraphes et d'interprètes, contributions d'écrivains, photographies des performances, documents, chronologie...).
Cet ouvrage collectif propose plusieurs lectures et interprétations du travail de Myriam Gourfink à partir d'une orientation de départ qui questionne la danse comme expérience sensible. Il n'a pas vocation à être un catalogue raisonné et exhaustif de son parcours, mais une fenêtre ouverte sur son œuvre.
Myriam Gourfink – Danser sa créature fonctionne comme une caisse de résonances. Les auteurs font écho à l'œuvre, n'en révélant consciemment qu'une partie incomplète ou déformée. Il y a ici autant d'écritures que de regards dont les directions multiples participent au mouvement de l'œuvre. Autant d'avatars de la même créature.
Figure de proue de la recherche chorégraphique en France, invitée à de nombreux festivals internationaux, Myriam Gourfink (née en 1968) est directrice du Centre de recherche et de composition chorégraphiques à la Fondation Royaumont depuis 2008.
Les techniques respiratoires de yoga fondent sa démarche chorégraphique. L'idée est de rechercher la nécessité intérieure qui mène au mouvement. Guidée par le souffle, la danse se fait lente, épaisse, dans un temps continu.
Comme les musiciens, elle utilise une écriture symbolique pour composer l'univers géométrique et l'évolution poétique de sa danse. Ayant étudié la Labanotation avec Jacqueline Challet Haas, elle a entrepris à partir de ce système une recherche pour formaliser son propre langage de composition. Chaque chorégraphie invite l'interprète à être conscient de ses actes et de ce qui le traverse. Les partitions activent sa participation.
Pour certains projets, elles intègrent au sein de l'écriture des dispositifs informatisés de perturbation et de re-génération en temps réel. Les interprètes pilotent, via des capteurs de mouvement, les processus de modification de la partition chorégraphique qu'ils lisent sur des écrans LCD.

Danse, art et modernité. Au mépris des usages

Danse, art et modernité. Au mépris des usages
Huesca Roland
Ed. PUF

«Les chiens se poursuivent, sautent au nez des chevaux ; et je ne sais rien qui donne l'idée du jeu le plus heureusement libre que les ébats des marsouins qui se voient au large, émerger, plonger, vaincre un navire à la course [...]. Est-ce déjà de la danse ?»

Formulée en 1936, cette interrogation de Paul Valéry sur la danse interpelle les propos sur la modernité de cet art de la Belle époque à nos jours. Dès lors, anathèmes et glorifications entrent en scène et animent les débats. OEuvres, non-oeuvres, danse, non-danse, etc. : bien vite le monde des arts accroît son vocabulaire jusqu'à intégrer à ses définitions des dé-définitions. S'incarnant en de multiples figures, ces formulations disparates et parfois paradoxales tentent de saisir et d'interpréter les nombreuses métamorphoses qui, au mépris des usages, touchent l'univers des oeuvres et, d'un même geste, l'ordre du (bon) goût.

Invitant histoire culturelle, histoire des arts et esthétique, c'est ce monde fascinant que ce livre propose d'explorer en scrutant une époque allant des avant-gardes artistiques à la «crise de l'art».

Mise en scène et droits d'auteur. Liberté de création scénique et respect de l'oeuvre dramatique

Mise en scène et droits d'auteur. Liberté de création scénique et respect de l'oeuvre dramatique
Sophie Proust (dir.)
Ed. L'Entretemps

En quoi le metteur en scène est-il un auteur ?

Une mise en scène peut-elle dénaturer une oeuvre dramatique ?

Le metteur en scène a-t-il le droit de monter librement un texte ?

Inauguré par les interventions des responsables des services juridiques du C.N.T. (Centre national du théâtre) et de la S.A.C.D. (Société des auteurs et compositeurs dramatiques) afin de définir les notions fondamentales relatives aux droits d'auteur en France dans le spectacle vivant, cet ouvrage interroge, entre autres, la liberté de création scénique des metteurs en scène, la notion de respect de l'oeuvre dramatique, le statut d'auteur et la rémunération du metteur en scène.

En s'appuyant sur des textes juridiques et des exemples concrets appartenant au théâtre contemporain, des universitaires, juristes, administratifs, directeurs de théâtre, metteurs en scène, auteurs dramatiques, traducteurs et ayants droit, présentent et analysent ici les problématiques parfois contradictoires et polémiques liées à la mise en scène et aux droits d'auteur aujourd'hui.

« De manière à la fois savante et accessible, en laissant la parole à des points de vue parfois opposés, Sophie Proust a réussi à dresser un tableau clair de la situation en France explicitant les relations épisodiquement complexes entre administrateurs, metteurs en scène, auteurs dramatiques ou ayants droit. » Extrait de la préface de Jacques Baillon, directeur du Centre national du théâtre.