Kabuki. Costumes du théâtre japonais

Kabuki. Costumes du théâtre japonais
Catalogue d'exposition. Paris, Fondation Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent
Ed. Art Lys

Le kabuki est l'une des plus anciennes formes du théâtre
traditionnel japonais. Apparu au début de l'époque d'Edo, cet art dramatique, toujours très vivant, se fonde sur un répertoire de pièces codifiées, écrites spécifiquement ou bien adaptées du théâtre nô, de récits traditionnels, et surtout du bunraku, théâtre de marionnettes. Ces représentations sont exclusivement jouées par des acteurs masculins, dont les fameux onnagata spécialisés dans les rôles de femmes, auxquels les spectateurs japonais vouent un véritable culte.
Les costumes, extravagants dans leur conception, somptueux dans le choix des motifs et des tissus, et richement colorés, occupent une place centrale. Ils répondent à une symbolique très précise, révélatrice de la personnalité du rôle. Présentant les plus beaux costumes de kabuki accompagnés de leurs accessoires, illustré d'estampes anciennes et de photos d'acteurs, cet ouvrage rend hommage à cet art dramatique qui élève le théâtre et la danse à leur plus haut niveau. Il a été publié à l'occasion de l'exposition Kabuki – Costumes du théâtre japonais, présentée à la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent.

Myriam Gourfink. Danser sa créature

Myriam Gourfink. Danser sa créature
Collectif
Ed. Presses du réel

Une fenêtre ouverte sur l'œuvre d'une figure de proue de la recherche chorégraphique contemporaine (textes de théoriciens et de critiques de la danse, entretien, témoignages de chorégraphes et d'interprètes, contributions d'écrivains, photographies des performances, documents, chronologie...).
Cet ouvrage collectif propose plusieurs lectures et interprétations du travail de Myriam Gourfink à partir d'une orientation de départ qui questionne la danse comme expérience sensible. Il n'a pas vocation à être un catalogue raisonné et exhaustif de son parcours, mais une fenêtre ouverte sur son œuvre.
Myriam Gourfink – Danser sa créature fonctionne comme une caisse de résonances. Les auteurs font écho à l'œuvre, n'en révélant consciemment qu'une partie incomplète ou déformée. Il y a ici autant d'écritures que de regards dont les directions multiples participent au mouvement de l'œuvre. Autant d'avatars de la même créature.
Figure de proue de la recherche chorégraphique en France, invitée à de nombreux festivals internationaux, Myriam Gourfink (née en 1968) est directrice du Centre de recherche et de composition chorégraphiques à la Fondation Royaumont depuis 2008.
Les techniques respiratoires de yoga fondent sa démarche chorégraphique. L'idée est de rechercher la nécessité intérieure qui mène au mouvement. Guidée par le souffle, la danse se fait lente, épaisse, dans un temps continu.
Comme les musiciens, elle utilise une écriture symbolique pour composer l'univers géométrique et l'évolution poétique de sa danse. Ayant étudié la Labanotation avec Jacqueline Challet Haas, elle a entrepris à partir de ce système une recherche pour formaliser son propre langage de composition. Chaque chorégraphie invite l'interprète à être conscient de ses actes et de ce qui le traverse. Les partitions activent sa participation.
Pour certains projets, elles intègrent au sein de l'écriture des dispositifs informatisés de perturbation et de re-génération en temps réel. Les interprètes pilotent, via des capteurs de mouvement, les processus de modification de la partition chorégraphique qu'ils lisent sur des écrans LCD.

Danse, art et modernité. Au mépris des usages

Danse, art et modernité. Au mépris des usages
Huesca Roland
Ed. PUF

«Les chiens se poursuivent, sautent au nez des chevaux ; et je ne sais rien qui donne l'idée du jeu le plus heureusement libre que les ébats des marsouins qui se voient au large, émerger, plonger, vaincre un navire à la course [...]. Est-ce déjà de la danse ?»

Formulée en 1936, cette interrogation de Paul Valéry sur la danse interpelle les propos sur la modernité de cet art de la Belle époque à nos jours. Dès lors, anathèmes et glorifications entrent en scène et animent les débats. OEuvres, non-oeuvres, danse, non-danse, etc. : bien vite le monde des arts accroît son vocabulaire jusqu'à intégrer à ses définitions des dé-définitions. S'incarnant en de multiples figures, ces formulations disparates et parfois paradoxales tentent de saisir et d'interpréter les nombreuses métamorphoses qui, au mépris des usages, touchent l'univers des oeuvres et, d'un même geste, l'ordre du (bon) goût.

Invitant histoire culturelle, histoire des arts et esthétique, c'est ce monde fascinant que ce livre propose d'explorer en scrutant une époque allant des avant-gardes artistiques à la «crise de l'art».

Mise en scène et droits d'auteur. Liberté de création scénique et respect de l'oeuvre dramatique

Mise en scène et droits d'auteur. Liberté de création scénique et respect de l'oeuvre dramatique
Sophie Proust (dir.)
Ed. L'Entretemps

En quoi le metteur en scène est-il un auteur ?

Une mise en scène peut-elle dénaturer une oeuvre dramatique ?

Le metteur en scène a-t-il le droit de monter librement un texte ?

Inauguré par les interventions des responsables des services juridiques du C.N.T. (Centre national du théâtre) et de la S.A.C.D. (Société des auteurs et compositeurs dramatiques) afin de définir les notions fondamentales relatives aux droits d'auteur en France dans le spectacle vivant, cet ouvrage interroge, entre autres, la liberté de création scénique des metteurs en scène, la notion de respect de l'oeuvre dramatique, le statut d'auteur et la rémunération du metteur en scène.

En s'appuyant sur des textes juridiques et des exemples concrets appartenant au théâtre contemporain, des universitaires, juristes, administratifs, directeurs de théâtre, metteurs en scène, auteurs dramatiques, traducteurs et ayants droit, présentent et analysent ici les problématiques parfois contradictoires et polémiques liées à la mise en scène et aux droits d'auteur aujourd'hui.

« De manière à la fois savante et accessible, en laissant la parole à des points de vue parfois opposés, Sophie Proust a réussi à dresser un tableau clair de la situation en France explicitant les relations épisodiquement complexes entre administrateurs, metteurs en scène, auteurs dramatiques ou ayants droit. » Extrait de la préface de Jacques Baillon, directeur du Centre national du théâtre.

Le cartographe

Le cartographe
Mayorga Juan
Ed. Solitaires intempestifs

Varsovie‚ 1940 : avant que le ghetto ne soit complètement détruit‚ un vieil homme apprend son art de la cartographie à sa petite-fille. Varsovie‚ de nos jours : une femme se passionne pour cette histoire devenue une légende de guerre et part à la recherche de la carte. Peu à peu le passé et le présent se rejoignent : croisement des mémoires‚ des temps et des espaces. Il s& agit de cartographier l& effacement‚ de survivre à la perte par la précision des souvenirs reconstitués‚ « les choses importantes ne se voient qu& à petite échelle ».

Né en 1965‚ Juan Mayorga est l& auteur d& essais sur la politique et sur le rapport de l& écriture dramatique à l& Histoire. Ce questionnement se retrouve dans la trentaine de pièces qu& il a écrites à ce jour et qui ont quasiment toutes été mises en scène‚ publiées et traduites en plusieurs langues.

Feminine futures. Valentine de Saint-Point. Performance, danse, guerre, politique et érotisme

Feminine futures. Valentine de Saint-Point. Performance, danse, guerre, politique et érotisme
Collectif
Ed. Presse du réel

Des documents issus de la collection privée d'Adrien Sina, présentés au cours de différentes expositions : Feminine futures, New York, 2009 ; Traces du sacré, Paris, 2008, Danser sa vie, Paris, 2011-2012, illustrent le rôle des avant-gardes féminines du début du XXe siècle, dans le champ de la performance et de la danse, à travers des documents photographiques, filmiques ou manuscrits.

Le théâtre des fous

Le théâtre des fous
Craig Edward-Gordon
Ed. L'Entretemps

L’ouvrage ici présenté réunit pour la première fois la totalité des parties achevées ou des fragments les plus aboutis du « Théâtre des fous ». il est constitué pour l’essentiel à partir de la collection personnelle des manuscrits de cette oeuvre que Craig a retravaillés pendant toute sa vie, et dont l’Institut international de la marionnettes est aujourd’hui propriétaire, que complètent d’autres sources venues des fonds Craig de la Bibliothèque nationale de France, de l’Harry Ransom Center à l’université d’Austin et de l’Eton College Library. La publication du Théâtre des fous jette une lumière entièrement renouvelée sur un homme que ses positions provocatrices contre le texte dramatique et contre l’acteur de chair et d’os ont rendu internationalement célèbre. Jusqu’à présent, seuls le metteur en scène et le théoricien étaient connus. La découverte de l’auteur dramatique ouvre donc des perspectives inédites, tant sur l’oeuvre et la pensée de Craig que sur la naissance du théâtre de marionnettes moderne. Les textes, souvent comiques et satiriques à l’égard de ses contemporains, révèlent en effet l’humour et la remarquable inventivité de l’auteur, sur les plans littéraire, dramatique et théorique.

Le carnaval verbal d'Ascanio Celestini. Traduire le théâtre de narration ?

Le carnaval verbal d'Ascanio Celestini. Traduire le théâtre de narration ?
Beatrice Barbalato (dir.)
Ed. Peter Lang

Auteur et acteur de théâtre, Ascanio Celestini est un des principaux représentants du théâtre de narration sur la scène italienne contemporaine. Sa parole est carnavalesque (au sens où l'entendait Bachtine du Gargantua et Pantagruel de Rabelais), son écriture est orale, à la fois grave et joyeuse, ancrée dans une italianité très forte convoquant la mémoire ancestrale et mobilisant la parole de ceux à qui elle est refusée. Un esprit anarchique qu'étaye un humour subversif donne à ses textes une actualité intempestive. À l'heure actuelle, ses pièces sont représentées dans toute l'Europe. Mieux, le succès de ses adaptations en français, en Belgique francophone et en France, se confirme chaque saison.
Se pose dès lors la question du traduire. Comment faire passer dans une autre langue l'oralité, le rythme, l'auto-ironie et la présence scénique de ce je narrateur ? Metteurs en scène francophones de Celestini, directeurs de théâtre, interprètes, traducteurs et chercheurs viennent ici nourrir la réflexion et répondre à ces questions essentielles.
Les études pluridisciplinaires rassemblées dans ce livre s'adressent aux narratologues, linguistes, traducteurs, dramaturges ou acteurs et à toute personne séduite par l'univers de Celestini.
Cet ouvrage contient des contributions en italien.

OutreScène 3&4. La rôle de l'acteur. L'acteur et son rôle.

OutreScène 3&4. La rôle de l'acteur. L'acteur et son rôle.
Revue
Ed. La Colline

La revue OutreScène, née au TNS en 2003, a repris en 2011 sa parution à La Colline. À l’occasion de cette nouvelle série, les numéros 3 “Le rôle de l’acteur” et 4 “L’acteur et son rôle”, épuisés, sont réédités en un volume, augmenté, de deux entretiens. Ce numéro double consacré à l’art de l’acteur fait entendre la parole de nombreux comédiens français mais également allemands, britanniques, italiens, russes, qui s’expriment sur leur travail, leur collaboration avec les metteurs en scène, les auteurs qu’ils ont créés ou régulièrement joués, leur rapport au public, leurs rôles préférés...

L'écriture comme théâtre

L'écriture comme théâtre
Piemme Jean-Marie
Ed. Lansman

'Avec l'écriture de fiction, j'ai retrouvé ce qui m'avait séduit dans le théâtre dès le début de mon adolescence : la dimension du dépaysement, du déplacement, du transport mental. A l'époque, je ne disposais pas des outils nécessaires pour qualifier la situation que je vivais. J'étais immobile. Atone. Incapable de donner une cause à cette immobilité et à cette atonie, je la vivais comme une condition naturelle porteuse d'un malaise incompréhensible. Je peux dire aujourd'hui que le théâtre m'a intéressé parce qu'il n'était pas le prolongement de ma vie, parce qu'il n'était pas ma vie. Parce qu'il introduisait dans l'immobilité et dans l'atonie une rupture radicale.' Jean-Marie Piemme