Materia. D'autres matériaux pour le jardin

Materia. D'autres matériaux pour le jardin
Alain Renouf & Patrick Genty
Ed. Le bec en l'air

Alors que les jardineries présentent toujours plus de produits manufacturés, prêts à l'emploi mais impersonnels, ce livre est une invitation à renouer avec les matériaux disponibles dans notre environnement proche ou directement issus de la nature. Éléments autrefois incontournables dans la conception des jardins asiatiques, arabo-andalous ou occidentaux, ces matériaux modestes que sont le bois, la pierre, la terre cuite, le verre, la paille ou le métal oxydé peuvent retrouver une place de choix dans tous les jardins, même les plus contemporains. S'il existe de nombreux livres sur les techniques de jardinage, peu d'importance est en revanche accordée aux éléments qui peuvent structurer un jardin, délimiter des espaces de circulation et mettre en valeur les végétaux d'une manière originale : clôtures et pergolas, jardinières et tontines, paillages, tressages, plessages... En s'appuyant sur de nombreux exemples pratiques, Patrick'Genty et Alain Renouf proposent une approche sensible du jardin, à la fois simple et écologique, mise en lumière par les photographies d'Olivier Placet.

 

Le bris des routines

Le bris des routines
Yourcenar Marguerite
Ed. Quinzaine littéraire

«Le voyage, comme la lecture, l'amour ou le malheur, nous offre d'assez belles confrontations avec nous-mêmes, et fournit de thèmes notre monologue intérieur.» Ce monologue, nourri du spectacle du monde, Marguerite Yourcenar l'amorce dès l'enfance, et le poursuivra toute sa vie en parcourant et reparcourant inlassablement l'Europe, puis l'Amérique et l'Asie. Cette Française, née à Bruxelles en 1903, se fera naturaliser américaine en 1947, suite à sa rencontre avec Grace Frick.

Yourcenar n'a jamais fréquenté l'école ; ce sont la lecture et les voyages qui l'ont formée. Qu'elle évoque la Grèce, l'Italie, l'Espagne ou le Japon, la Thaïlande, la Russie, le Canada, elle fait preuve d'une érudition étourdissante, relayée par une grande sensibilité aux hasards et à l'éphémère des rencontres, et surtout à la nature - et aux destructions que lui inflige l'homme. Si le voyage est à ses yeux le moyen de se libérer des préjugés, de l'étroitesse d'esprit aussi bien que des enthousiasmes naïfs, c'est aussi l'occasion de vérifier que l'humanité est partout la même, soumise aux mêmes épreuves et aux mêmes maux.

Le voyage, pour Yourcenar, se double d'une aventure intérieure, d'un itinéraire spirituel : il s'agit de «s'éprouver à la pierre de touche d'une terre et d'un ciel différents», de trouver sa juste place dans un temps si chichement mesuré et, puisque «l'irréversible commence à chaque coin de rue tourné», de se préparer au Voyage final.

Michèle Goslar a enrichi son parcours à travers l'oeuvre en y incluant plus d'une cinquantaine de pages inédites de Marguerite Yourcenar.

Le livre est illustré de photographies de Carlos Freire.

Le goût de Saint-Jacques-de-Compostelle

Le goût de Saint-Jacques-de-Compostelle
Collectif
Ed. Mercure de France

Au Moyen Âge, le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle était l'un des plus importants. Aujourd'hui la basilique constitue toujours le centre névralgique d'une ville qui semble immuable : monastères, couvents, hospices, rues pavées, gargouilles de San Martino Pinario, cloîtres, autels au baroque flamboyant, retables polychromes... Impression de baigner aux sources du sacré. Mais Saint-Jacques-de-Compostelle, c'est aussi «Santiago», capitale de la Galice, région plus proche de la Bretagne que de l'Andalousie : des paysages verts, une âme mélancolique et non conformiste, des habitants à l'endurance fière, des toits de tuiles orange où nichent les hirondelles, des vérandas blanches et des camélias géants, des gargotes aux petits crus locaux... En compagnie de saint Augustin, Paul Claudel, Érasme, Federico García Lorca, Luis Buñuel, David Lodge, Manuel Rivas, Eduardo Manet, Camilo José Cela et bien d'autres, balade sur les chemins de Compostelle, où se mêlent depuis toujours le profane et le sacré.

Villas et jardins d'Italie

Villas et jardins d'Italie
Wharton Edith
Ed. Texto/Tallandier

Edith Wharton témoigne à l'égard des jardins italiens de ce même souci de la forme qui préside à son écriture romanesque. Avec la curiosité passionnée de l'amateur et la trempe d'un grand écrivain, elle réussit, à partir de quelques fragments — une loggia aux arcades aériennes, une terrasse, une allée d'acacias en berceau, un bois de cyprès, une cascade, une grotte — à recréer l'ordonnance souple des grands jardins de plaisance et de leur architecture ornementale. La romancière nous invite à suivre son périple italien : de la Lombardie jusqu'en Vénétie, en passant par Rome, Florence et Sienne, pour y découvrir la féerie que sont l'éclat bleuté d'un lac vénitien ou les marches de marbre d'une rotonde florentine... Ces splendeurs, pour la plupart dessinées par d'illustres architectes de la Renaissance, restent les témoins ultimes d'une période fastueuse.

Voyage au coeur des empires. Crimée, Caucase, Asie centrale

Voyage au coeur des empires. Crimée, Caucase, Asie centrale
Alexandre Orloff & René Cagnat
Ed. Imprimerie nationale

Mais la part belle est faite aux chefs-d’oeuvre des artisanats locaux, au premier rang desquels la fabrication et le tissage de la soie, au Ferghana, dont sont issues les multicolores robes khan atlas. Autres joyaux de l’art d’Asie centrale, les bijoux ouzbeks, turkmènes et kazakhs, ou l’étonnant tchyï kirghize à motifs géométriques, assemblage de roseaux très fins et de laines colorées, destiné à l’isolation de la yourte. Une vue de Turkestan montre une yourte, merveille de l’art nomade, jouxtant le fameux mausolée de Hodja Ahmad Yasawi, resté inachevé après la mort de Tamerlan. Elle symbolise le destin de l’Asie centrale : le durable y est périssable et l’éphémère, éternel.

Alexandre Orloff, photographe américain, prix Kodak de la critique photographique pour son travail sur le patrimoine architectural du Maghreb, réalisé en collaboration avec l’Unesco (1984), a publié un livre de référence sur Saint-Pétersbourg (1995) et Kyôto aux éditions de l’Imprimerie nationale (2005).

René Cagnat, ancien attaché militaire en Asie centrale, vit à Bichkek, en Kirghizie. C’est un expert de cette zone charnière. Il est l’auteur de deux essais, Le Milieu des empires, avec Michel Jan (1991) et La Rumeur des steppes (1999), du roman Djildiz ou le chant des monts Célestes (2003) et de l’album En pays kirghize (2006).

La traversée du monde

La traversée du monde
Gillebaud Jean-Claude
Ed. Arléa

Vingt ans de voyages et d'écriture...

Avant d'être éditeur et écrivain, Jean-Claude Guillebaud, pendant deux décennies - de 1976 à 1996 -, n'a cessé de traverser le monde en «arpenteur de terres et sondeur d'âmes».

Parmi les sept livres qui ont jalonné ces années vagabondes, plusieurs ont fait date et, en matière de littérature de voyage, ils font aujourd'hui référence.

On les trouvera réunis ici, sous le parrainage de Jean Lacouture, qui, en aîné, salue chez Guillebaud une manière allègre de garder «l'oeil net et la plume libre».

Comprend :

 Les confettis de l'Empire
Un voyage vers l'Asie
Un voyage en Océanie
Le rendez-vous d'Irkoutsk
Sur la route des croisades
La colline des Anges
La porte des larmes

 

Amazone : de Belèm à Bélen. Un monde en suspens

Amazone : de Belèm à Bélen. Un monde en suspens
Patrick Bard & Marie-Berthe Ferrer
Ed. Seuil

L'Amazone n'est pas un fleuve, c'est le fleuve. Impossible de restituer en mots un tel géant. Remonter l'Amazone, c'est décrire la vie des cargos mixtes qui le sillonnent. C'est aussi voyager au coeur des problématiques environnementales et énergétiques de la planète : peuples autochtones confrontés à l'orpaillage sauvage en Guyane et ailleurs, peuples de l'eau abandonnés à leur sort, chassés toujours plus loin par les grands propriétaires terriens avides de terres où cultiver le soja.

L'Amazonie, aujourd'hui déforestée à plus de 17 %, a subi de terribles dégâts. La parcourir, c'est naviguer sur le Rio Negro qui abrite les 700 îles du plus grand archipel du monde, alimenté par des milliers de sources qui sourdent des tepuis vénézuéliens, le monde perdu dont on a récemment reconnu les droits. Passé Manaus, l'Amazone mène aux trois frontières, jonction de la Colombie, du Pérou et du Brésil, lieu de tous les trafics. Là, il passe au large d'un autre affluent, le Napo, qui pénètre en Équateur où les peuples premiers mènent un combat décisif contre les pétroliers. À des milliers de kilomètres de Belém apparaissent enfin les maisons flottantes de Bélen, faubourg d'Iquitos la péruvienne.

L'Amazone traverse un monde blessé. Mais encore sauvable.

Petite histoire des plantes. Carnet de vie d'un botaniste - Livre + CDs

Petite histoire des plantes. Carnet de vie d'un botaniste - Livre + CDs
Pelt Jean-Marie
Ed. Carnets Nord

Carnet de bord d'un botaniste engagé (livre)
Enfant, Jean-Marie Pelt est ébloui par les églantiers aux fleurs rose pâle du jardin de son grand-père. Devenu grand, il est professeur de botanique à la faculté de pharmacie de Nancy puis à l'université de Metz, et sillonne inlassablement la nature, de sa Lorraine natale aux montagnes arides de l'Afghanistan, pour découvrir et observer les plantes. Rempli d'anecdotes personnelles, ce livre illustré mêle souvenirs d'un pionnier de l'écologie et engagements éthiques d'un homme porté par l'amour de la Terre.

Une histoire des plantes (6 CD - 6 x 56 minutes)
Avec humour et érudition, Jean-Marie Pelt fait partager sa connaissance des plantes autour de quelques thèmes :
1. Histoire des plantes
2. Ruses et pièges de la sexualité végétale
3. Biodiversité
4. Alimentation et santé
5. Plantes médicinales
6. Drogues et plantes magiques

Bonnes mauvaises herbes

Bonnes mauvaises herbes
Couplan François
Ed. Sang de la Terre

Une « mauvaise herbe » ? C'est une plante que l'on arrache car on la juge indésirable. « Mauvaise » ne signifie pas qu'elle soit toxique, mais simplement qu'elle pousse là où elle ne devrait pas, au milieu des cultures. Pourtant, ces herbes sont l'expression de la nature, une manifestation spontanée de la biodiversité, aujourd'hui si menacée. De nombreuses « mauvaises herbes » ne sont autres que d'anciens légumes, oubliés à tort, qui ont nourri nos ancêtres pendant des millénaires. Ces végétaux présentent de nombreux intérêts. Par définition, ils poussent tous seuls, sans qu'il soit besoin de les semer ni de les cultiver : il n'y a qu'à se baisser pour les récolter. Leurs saveurs sont variées, douces ou prononcées, souvent aromatiques, parfois teintées d'amertume ou au contraire très suaves... La plupart d'entre eux permettent de préparer des plats savoureux.

  • 16 « mauvaises herbes » à déguster
  • Comment les repérer et les récolter
  • Des recettes originales et savoureuses
  • Les « mauvaises herbes » à éviter

 

Le dernier continent. 430 jours au coeur de l'Antarctique

Le dernier continent. 430 jours au coeur de l'Antarctique
Lemire Jean
Ed. Michel Lafon

De tous les continents qui constituent notre planète, un seul est inhospitalier et fragile à la fois, un seul reste quasiment inexploré par l'homme, un seul subit de plein fouet les effets du réchauffement climatique et témoigne en temps réel des conséquences de l'action des hommes sur la nature : l'Antarctique, le « dernier continent ».

Afin de comprendre le destin de notre planète et de mesurer les changements qui s'y opèrent, Jean Lemire et son équipe se sont isolés durant quatre cent trente jours au coeur des immensités glacées, à bord du voilier Sedna IV. L'ouvrage retrace cette épopée humaine inédite et nous livre les résultats de l'enquête scientifique menée par la Mission Antarctique sur la faune terrestre et sous-marine, la fonte des glaciers, le réchauffement climatique... Des questions d'actualité qui interpellent le lecteur à travers de superbes images de paysages et d'animaux polaires, de plongées fascinantes, de conditions extrêmes. Le récit d'une aventure humaine unique et empreinte d'émotion.