Eglises de Venise

Eglises de Venise
Boccato Alessandra
Ed. Imprimerie nationale

« Plus que Rome, reine majestueuse et altière, plus encore que Florence, princesse écrasée sous les ors et la prospérité, Venise est une ville-femme. [... ] Le Grand Canal est son écharpe. Les ponts sans nombre sont ses bracelets. Et les églises [... ] sont les bijoux dont elle se pare » (Jean d'Ormesson).

Fondée le 25 mars 421, jour de l'Annonciation, Venise entretient, dès son origine légendaire, un lien fondamental au sacré. Les innombrables églises, près d'une centaine, qui scandent les six sestieri et les îles, et autour desquelles s'organise le tissu urbain, dessinent son profil et forment une féerie changeante d'architectures, tantôt sobre (Sant'Alvise), tantôt d'un classicisme épuré (les palladiennes San Giorgio Maggiore et Redentore), tantôt démesurément baroque (San Moisè ou Santa Maria del Giglio).

Centre de la vie religieuse et point de rencontre entre Orient et Occident, la byzantine basilique San Marco, qui abrite les reliques du saint parvenues à Venise en 829, est placée sous le patronat du doge, princeps in ecclesia, princeps in re publica. Et, tout autour, essaiment les églises paroissiales, les églises des ordres monastiques (les Frari, les Carmini), celles, encore, érigées par des fidèles (Santa Maria dei Miracoli), pour la plupart dédiées à la Vierge mais aussi à des saints vétéro-testamentaires (San Zaccaria, San Geremia ou San Giobbe). Vivant témoignage des strates infinies de styles et d'époques mêlés, formant un ensemble artistique unique au monde, d'un foisonnement inégalé, toutes sont une leçon de beauté. Cisèlement des architectures, richesse des ornements, pavements en opus sectile et opus tessellatum, revêtements pariétaux de marbre ou de mosaïque, fresques, tableaux, sculptures, monuments funéraires : chaque édifice est un musée, chacun est le lieu d'expression et de création d'artistes venus de Vénétie ou de maints ailleurs. Architectes - Codussi, Sansovino, Palladio, Longhena - ; sculpteurs - Donatello, Lombardo, Vittoria, Le Court, Morlaiter - ; peintres célèbres - Vivarini, Carpaccio, Bellini, Lotto, Cima da Conegliano, Titien, Schiavone, Palma, Véronèse, Tintoret, Piazzetta, Tiepolo... tous ont cherché à sceller la rencontre entre la tradition antique, l'héritage d'un passé plus immédiat et l'exigeante idée de modernité.

Par-delà les édifices les plus majestueux, telles la basilique ducale et son chatoiement de mosaïques d'or, la Salute, couronne votive élevée à la gloire de Marie, ou encore la basilique des Santi Giovanni e Paolo, panthéon majestueux de la ville, ce livre révèle d'autres églises, moins connues, parfois oubliées, mais d'égale richesse. La Madonna dell'Orto, pour laquelle Tintoret peignit nombre de chefs-d'oeuvre et où il est enseveli, San Sebastiano et le cycle pictural de Véronèse, San Polo et la première Via Crucis de la ville réalisée par Giandomenico Tiepolo, Santa Maria Assunta à Torcello avec la mosaïque du Jugement dernier et la Vierge Hodeghétria, (« Celle qui indique la voie ») d'héritage byzantin, en sont de vibrants exemples.

Venise, telle une admirable Conversation sacrée, est, parmi toutes, « le divin reposoir sis sur le chemin de la beauté, pour la joie des pèlerins passionnés qui y cheminent » (Paul Morand).

Blue Jaffa Hostel

Blue Jaffa Hostel
du Vignau Guillemette
Ed. Hugues de Qeyssac

Ce carnet de voyage nous révèle le parcours initiatique d'une femme qui, à la suite d'une rupture amoureuse, laisse de côté le confort exigu de sa vie quotidienne et part quelques mois en Israël.

Du travail qu'elle s'était d'abord imposé, c'est finalement une aventure bien différente qu'elle se permettra de vivre. Au fil des pages émergent les liens qui l'unissent à cette terre aride, celle d'une jeune nation qui défend son territoire et ses valeurs.

Sur les routes de Tel Aviv à Jérusalem, du désert du Néguev aux frontières du Liban, elle accueillera les rencontres et les événements tels qu'ils se présentent, goûtera la saveur particulière du moment à vivre et de la liberté.

 

Dictionnaire amoureux des jardins

Dictionnaire amoureux des jardins
Baraton Alain
Ed. Plon

Je sais aujourd'hui qu'un jardin n'est pas uniquement un agencement d'arbres, d'arbustes et de fleurs, il est le passé et l'avenir d'une région, d'un pays, d'une religion, d'une civilisation.

Du jardin de l'Eden à celui que modestement j'entretiens, ce Dictionnaire amoureux rend hommage aux auteurs tels que Hugo, Chateaubriand, Garcia Lorca et Prévert, qui ont su domestiquer et magnifier cette nature reconstituée et ce faisant aux peintres qui s'en sont inspirés : Monet, Picasso, Caillebotte et tant d'autres. Ni guide ni manuel, ce livre est tout simplement la projection de mes curiosités et de ma passion. Je ne parle que des jardins que je connais et mieux, que j'apprécie, des femmes et des hommes, célèbres ou non, que j'admire et de tous ces petits riens qui semblent avoir si peu d'importance et qui pourtant constituent l'âme d'un jardin.

Marcher

Marcher
Thoreau Henry David
Ed. Le mot et le reste

Je voudrais me faire l'avocat de la Nature, de la vie absolue et de la vie sauvage qu'on y trouve, par contraste avec la liberté et la culture simplement policées. Je souhaite considérer l'homme comme un habitant ou une partie intégrante de la nature plutôt que comme un membre de la société. Je désire faire une déclaration extrême, fût-elle exagérée, car il y a suffisamment de champions de la civilisation : le pasteur, le conseil scolaire et chacun d'entre vous s'en chargent fort bien.

L'attitude de flâneur excentrique de Henry D. Thoreau était perçue comme une provocation : il n'en avait cure parce que la marche dans la nature était essentielle à sa liberté ; elle formait le coeur d'un art de vivre exigeant plusieurs heures de promenade chaque jour. Elle s'insérait dans son idéal de culture de soi. Michel Granger

Marcher s'ouvre sur le ton du plaidoyer et présente une lutte : marcher pour affirmer sa liberté d'homme, pour s'ancrer dans l'espace, fuir les villes et les clôtures et mieux penser le monde. Une promenade en hiver est l'évocation nostalgique d'un paysage enneigé du Massachusetts, où la poésie se mêle à de fines observations, dignes d'un naturaliste, sur le changement des saisons. La contemplation de l'hiver, loin d'être morne et triste, est source d'une vitalité cachée, stimulante pour l'esprit.

Teintes d'automne & La succession des arbres en forêt

Teintes d'automne & La succession des arbres en forêt
Thoreau Henry David
Ed. Le mot et le reste

Ah ! si nous pouvions mûrir avec autant de perfection, racine et branche, flamboyant au coeur de notre déchéance, comme le raisin d'Amérique ! J'avoue que leur contemplation me remplit d'allégresse. J'en ai taillé une branche pour me servir de canne, car j'ai plaisir à la manier et m'appuyer dessus. J'adore écraser les grains entre mes doigts et voir leur jus me tacher la main. Marcher parmi les futailles de vin violet, droites et branchues, qui gardent et diffusent un éclat pareil à la pourpre du couchant, savourer chacune du regard au lieu de compter des barriques sur un quai du port de Londres, quel privilège !

Le poète naturaliste et philosophe américain Henry D. Thoreau, arpenteur infatigable de la nature, a collecté sa vie durant des observations sur les bois et les forêts. Peu avant sa mort, il rassemble ses notes et en extrait un très beau texte, Teintes d'automne, emblématique de ce genre littéraire dont il est considéré comme le père fondateur : le nature writing.

La Succession des arbres en forêt est quant à lui le texte d'une conférence que Thoreau a prononcée en 1860 devant une société d'agriculture. Évoquant la dissémination des graines d'arbres, il montre comment la compréhension de l'économie de la nature permet de la protéger tout en en tirant des ressources. Car Thoreau le poète, l'humaniste, le résistant, est aussi considéré comme un des pères de l'écologie.

Marche ou l'art de mener une vie déréglée et poétique

Marche ou l'art de mener une vie déréglée et poétique
Espedal Tomas
Ed. Actes sud

Un beau jour, Tomas sort de chez lui et, poussé par une envie soudaine, décide de poursuivre son chemin. Laissant derrière lui sa femme et sa maison, il renoue avec l'art du vagabondage et se délecte de son effet salutaire sur la pensée. Dans ce récit contemplatif et ciselé, le lecteur est invité à accompagner ce flâneur infatigable à travers la Norvège. Sans obligations ni feuille de route imposée, celui-ci se laisse guider par l'envie et le rythme de ses pas : sa promenade improvisée le conduit au pays de Galles, à Paris, à Istanbul avant de l'entraîner vers les montagnes de la Transylvanie. Au fil de son escapade physique et mentale, le narrateur itinérant invoque de nombreux écrivains qui ont eu recours à la marche comme à un instrument philosophique : Voltaire, Rousseau, Hölderlin, Kierkegaard, Walt Whitman, D. H. Lawrence, Wittgenstein, Sartre, Heidegger, Thomas Bernhard, Bruce Chatwin...

Roman dénué d'artifice, quête des plaisirs simples - marcher, voir, sentir, penser, être, raconter... -, Marcher est un véritable hymne à la lenteur qui consacre Tomas Espedal comme une des voix incontournables de la scène littéraire norvégienne contemporaine.

Panorama du voyage (1780-1920)

Panorama du voyage (1780-1920)
Venayre Sylvain
Ed. Belles lettres

En un peu plus d'un siècle, entre 1780 et 1920, le voyageur s'est métamorphosé. Les savants et les curieux de l'âge classique, gênés par les difficultés du déplacement et convaincus de la nécessité de partir pour connaître, se sont progressivement effacés. À leur place sont apparus des individus d'abord soucieux de jouissances sensibles et n'imaginant pas toujours que le voyage soit le meilleur moyen de faire avancer la science. Les raisons de ce changement sont multiples : techniques, politiques, industrielles, sociales et, peut-être avant tout, culturelles. Car une pratique originale du monde finit par tout emporter : celle que résume la figure du touriste, ses innombrables avatars (alpiniste, aventurier, baigneur, curieux, excursionniste, flâneur, globetrotter, plaisancier, plaisirain, poète, sportsman, vélocipédiste, villégiateur) et son lot de déceptions inévitables. Tombouctou, c'était donc cette ville triste et pauvre où, dit René Caillié, on n'entend pas le chant d'un seul oiseau. Bien d'autres, qui n'allèrent pas si loin, pensèrent alors semblablement.

Fort d'une méthode originale, Panorama du voyage propose, pour une époque cruciale, un inventaire passionnant de la totalité des façons de pratiquer et de se représenter le voyage.

La nature au printemps

La nature au printemps
Collectif
Ed. Plume de carotte

Voici enfin un guide ultra-compact pour explorer la nature tout autour de chez vous au printemps. Cette référence dense et claire deviendra votre indispensable compagnon. A glisser dans votre poche !

Plantes

Reconnaître les fleurs printanières, s'initier au parfum des plus odorantes, récolter et déguster celles d'entre elles qui sont comestibles.

Insectes

Distinguer les différentes sortes de coccinelles, de papillons et d'abeilles sauvages qui se réveillent au printemps.

Grenouilles et Cie

S'initier à la vie secrète et fascinante des amphibiens et des reptiles.

Oiseaux

Identifier les pics qui tambourinent contre les arbres, les oiseaux qui vivent près des maisons et les grands migrateurs de retour d'Afrique.

Bonus

La carte du ciel nocturne au printemps pour repérer les constellations.

Le voyage du Brendan

Le voyage du Brendan
Severin Tim
Ed. Hoëbeke

Prouver que les grands voyages mythiques, supposés des légendes, étaient véridiques, est rapidement devenu une obsession pour Tim Severin. Encore étudiant à Oxford en 1961, il décida de refaire le voyage de Marco Polo, avant de mettre ses pas dans ceux des conquistadores.

Mais pas question pour l'un des derniers grands aventuriers, digne émule de Thor Heyerdahl sur son Kon-Tiki, de s'arrêter là. Il lui fallait trouver une autre folle entreprise. Et pourquoi pas s'emparer du Navigatio de saint Brendan ? Ce récit épique raconte comment le saint irlandais s'élança au VIe siècle avec dix-sept moines sur les eaux inconnues en quête de la Terre promise, la découvrit au prix de mille aventures et s'en revint après sept années d'errance...

C'est donc abord d'un curragh à deux mâts de 11 mètres de long, à la coque de cuir graissé, copie conforme des esquifs du haut Moyen Âge, que Tim Severin appareilla d'Irlande en mai 1976. Avec pour tout équipage quatre compagnons et pour objectif démontrer que le voyage du saint fut certainement réel, mille ans avant Christophe Colomb, et réelles aussi les rencontres merveilleuses qu'il fit en chemin.

Un périple dantesque qui mena Tim Severin jusqu'à l'embouchure du Saint-Laurent en passant par les Hébrides, les Féroé, l'Islande et les eaux glacées groenlandaises. À son retour, il en tira un récit d'une rare intensité, traduit depuis en vingt-sept langues. Aujourd'hui un classique enfin réédité.

La nature en bord de chemin

La nature en bord de chemin
Giraud Marc
Ed. Delachaux & Niestlé

Un livre conçu visuellement comme une véritable promenade dans la nature. Des zooms pédagogiques sur l'univers fascinant des plantes et des animaux qui vivent en bordure des chemins.
Cet ouvrage tout en photos (plus de 700) propose une visite guidée à travers les terroirs et les saisons. Chaque double page explore un lieu précis (haie, touffe d’orties, tas de bois, prairie…), et zoome sur des détails que tout promeneur peut y rencontrer.

À la fois accessible au débutant et passionnant pour le naturaliste confirmé, cet ouvrage, curieux de tout, aborde tous les genres d’espèces domestiques et sauvages qui vivent autour de nous, et décrypte leurs comportements.

Nous découvrons la vie cachée des abeilles solitaires, les jeux des renardeaux, le langage gestuel des chevaux ou les stratégies secrètes des végétaux.

Une belle incitation à nous arrêter pendant nos balades pour regarder, écouter, humer et… comprendre.