Décapitations. Du culte des crânes au cinéma gore

Ed. Puf/Littératures européennes
Date de publication : 01/12/2004
À travers l'image gore de la décapitation, s'esquisse une généalogie du supplice et du macabre qui ouvre sur une histoire des rapports entre violence et représentation en Occident.
Trois grands moments historiques se dégagent, inaugurés par l'éclat des supplices comme économie de pouvoir - paradigme qui va du sacrifice antique jusqu'au théâtre de la cruauté à l'âge baroque. C'est alors que s'instaure une érotisation progressive des décollations qui hantera toute la sexualité occidentale. L'explosion baroque des têtes coupées est suivie par le contrôle des corps et de leurs représentations qui culmine dans le rêve des sociétés carcérales, transformant la logique du supplice jusqu'à aboutir à la figure paradoxale de la guillotine. Enfin l'économie symbolique de la société disciplinaire entre en crise au sein de la postmodernité: la décapitation est alors hantée à la fois par l'inflation de la violence spectaculaire et par l'érection de la mort en tabou.
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