Rencontre avec Luc Dagognet

Le 13 octobre 2026 à 19h00

carré lucTropismes invite à fêter le lancement du nouveau roman de Luc Dagognet, Le château de la solitude aux éditions do.

Toutes les relations amoureuses semblent vouées au désastre dans cette ville du Plessis-Robinson, dominée par la silhouette menaçante du châ­teau de la Solitude. Un orthophoniste erre dans les parcs, une ser­veuse rentre chez elle en pleine nuit, un cuisinier fume dans l'arrière-cour d'une cantine - seuls, parfois blessés, pleins de leurs souvenirs.
Et puis le petit Jacques, écolier, les doigts toujours recouverts de pan­sements, croise un soir Alexandra, une lycéenne de dix-sept ans. Un gouf­fre les sépare : l'âge, les passions, l'expérience. L'enfant la regarde pourtant comme si tout était encore possible. Alors, pièce après pièce, il va rencon­trer son histoire. Et le château veille, seul au milieu de son bois. (présentation de l'éditeur)

Après les déjà savoureux Fraternité et Scarborough, Luc Dagognet revient avec un roman au goût d'étrange et de mélancolie, l'une des sensations de cette rentrée littéraire.

Rencontre avec Lize Spit

Le 29 septembre 2026 à 19h00

carré lizeTropismes vous invie à une rencontre exceptionnelle avec Lize Spit à l'occasion de la parution de Autobiographie de mon corps (traduit du néerlandais par Emmanuelle Tardif) aux éditions Actes Sud.

À l'annonce de la maladie incurable de sa mère, Lize Spit entreprend un dernier rapprochement. Jamais trouver les mots n'aura été aussi difficile, jamais trouver les mots n'aura été aussi nécessaire. Autobiographie de mon corps est une mise à nu d'une honnêteté brutale et bouleversante : celle d'une fille qui cherche à comprendre non seulement la relation complexe qui la lie à sa mère, mais aussi le rapport troublé qu'elle entretient avec son propre corps. Ce qui pourrait n'être qu'un récit intimiste devient une quête exploratoire à la portée universelle : celle de notre rapport aux parents, de l'empreinte de leurs failles et des dynamiques familiales dans notre construction. Un récit qui redéfinit le genre autobiographique en le poussant vers une vérité brute et sans concession.

Rencontre avec Karoline Buchner

Le 6 octobre 2026 à 19h00

carré karoTropismes vous invite à rencontrer Karoline Buchner à l'occasion de la parution de son livre Les cissettes aux éditions La Lettre volée.

Les cissettes ne sont pas L, G, B ou T ; elles ne sont pas Q, I ou A. Elles ne sont pas + mais elles sont légion. Dans nos contrées, il est arrivé parfois qu’on les baptise Rosalia, Silke ou Marion. Bien qu’elles aient grandi dans la méconnaissance de leur sexe, de leur jouissance et de leur désir, elles ont chacune connu plusieurs hommes ; mis au monde deux, trois enfants. Et même si personne ne les y a forcées, elles se sont engouffrées dans les impasses de la maternité et de la conjugalité. Elles vous diront qu’elles n’en éprouvent aucun regret. Pourtant, si c’était à refaire, au grand jamais elles ne recommenceraient. » Sur un ton grave et ironique, quatre voix de femmes tissent le récit fragmenté et incarné de leur désillusion d’hétérosexuelles privilégiées face au réel de la maternité et de la conjugalité. Le récit s’inscrit résolument dans l’ère post-#MeToo en déployant l’enjeu pour les femmes de se réapproprier leur corps et de reconnaître les impasses inhérentes à l’exercice de l’hétéronormativité. La plume littéraire performative de l’autrice conjugue descriptions crues/cliniques et fulgurances poétiques. Derrière ce titre au concept accrocheur : un néologisme intrigant qui porte en lui une promesse de subversion, de sororité et de modernité, piquant immédiatement la curiosité, le lecteur découvre un rythme haletant, une structure fragmentée et une tension narrative qui font du récit un véritable page-turner. Le livre se lit vite, d'une traite, emportant le lecteur par son urgence et sa musicalité. Karoline Buchner, d’origine allemande, voue dès l’enfance un fervent attachement à la langue française. Elle obtient une agrégation en philologie romane, enseigne le français et investit le champ de la psychanalyse lacanienne qui affine son attrait pour l’équivoque et son souci de bien dire. L’écriture s’impose à elle, chemin faisant, comme le moyen le plus sûr pour rendre compte du rejet de la féminité – surtout dans l’expérience hétéronormée – et des effets ravageants de la langue sur les corps – ceux des femmes, en particulier.

 

Rencontre autour d'Else von Freytag-Loringhoven

Le 17 septembre 2026 à 19h00

carré elseTropismes vous invite à une rencontre autour de la baronne Else von Freytag-Loringhoven, figure incontournable du mouvement dada new-yorkais. Deux livres publiés récemment s'intéressent à cett artiste injustement oubliée

 En 2025, paraît aux éditions Macula une première monographie en français L'art, c'est la vie : Else von Freytag-Loringhoven critique de Marcel Duchamp d'Eric Fassin et Joana Maso.

A New-York dans les années 10, on admire cette baronne allemande sans le sou pour sa manière d'incarner Dada, dans son travail de modèle comme dans les performances qu'elle organise hors de l'atelier. . Ce qui caractérise Ev FL (sa signature) c'est que l'art c'est la vie!

Les éditions Ypsilon publient My Book qui présente pour la première fois en langue française les écrits d’Else von Freytag-Loringhoven. On retrouve sa trace partout dans les œuvres et les témoignages de l’avant-garde des années 20, dont elle est reconnue comme l'incarnation la plus radicale. À sa mort à Paris en 1927, Elsa von Freytag-Loringhoven laisse une masse de manuscrits dont elle a chargé son amie Djuna Barnes de faire un livre — qui aurait eu comme titre My Book. Grâce au travail acharné des éditions Ypsilon, ce livre paraît pour la première fois en français dans la traduction d'Etienne Dobnesque. Ensemble disparate de poèmes-fleuves ou lapidaires, poèmes visuels, sonores, essais critiques et polémiques, My book regroupe l'ensemble des textes publiés de son vivant et au lendemain de sa mort, entre 1918 et 1929. Ils sont issus des revues The Little Review, New York Dada, The Liberator, Broom, Transatlantic Review, Transition.

 

 

 

 

Rencontre avec Pascal Chabot

Le 24 septembre 2026 à 19h00

chabot capsuleTropismes vous invite à rencontrer Pascal Chabot à l'occasion de la parution de Nos vies encapsulées aux éditions PUF.

Où êtes-vous en ce moment ? Probablement dans une capsule, objet technique total offrant autonomie, confort et connexion permanente, et dans laquelle nos existences se sont peu à peu installées.

Cette vie encapsulée nous a permis d’aller plus vite, plus loin, de communiquer davantage, parfois même de nous sentir plus libres. Mais la promesse moderne d’émancipation semble aujourd’hui se retourner contre elle, pour ne produire que narcissisme et dépendance. Continuons-nous vraiment d’exister dans ces capsules ? Ne serions-nous pas tous atteints de digitose, ce mal digital par excellence ?

Comme dans le mythe de la caverne, iIl nous faut apprendre à sortir de ces capsules, et à retrouver les liens subtils qui nous unissent au monde. . À travers des exemples concrets — une couveuse, une mandarine dans une chambre d’hôtel, une capsule temporelle laissée par Baudelaire, un bar européen à Bruxelles —, Pascal Chabot explore les voies possibles d’une existence plus habitée et pose les questions philosophique par excellence qui nous traversent : que désirons-nous devenir ? Et comment réinventer le progrès ?

Rencontre avec Philippe Devries

Le 22 septembre 2026 à 19h00

devries cover corr copieTropismes vous invite à rencontrer Philippe Devries à l'occasion de la parution de La mémoire de l'oeil, regard intérieur sur une collection aux éditions La Lettre volée.

Comment s’exerce la mémoire d’une œuvre ? Et comment œuvre-t-elle en nous ? L’œuvre s’ouvre en s’éloignant et le corps se prolonge dans le regard. telle est la quête paradoxale de l’auteur qui pratique le jeu des associations. Tantôt une œuvre émerge à la naissance d’une phrase, tantôt l’œuvre suscite la phrase en surgissant de la mémoire. Par les mots, il tente de mettre à jour le travail qu’opère le regard intérieur sur une œuvre de sa collection ainsi que l’expérience de l’acquisition matérielle qui est à la base de cette incorporation mentale de l’œuvre. Et pour exprimer cette expérience intérieure des œuvres d’art, une règle a été suivie tout au long du livre : en parler sans les avoir sous le regard, en se fiant à leur remémoration. La mémoire de l’œil consiste à se baser exclusivement sur l’image mentale et à se placer au centre de sa résonance. Vivre sur les bords, là où les mains se prolongent à travers le regard pour tenter de saisir ce qui s’ouvre, ce qui s’œuvre, au bout des doigts.

COMPLET/Rencontre avec Jean-Philippe Toussaint

Le 15 septembre 2026 à 19h00

carré toussaint hantiseTropismes vous invite à rencontrer Jean-Philippe Toussaint à l'occasion de la parution de La hantise aux éditions de Minuit.

« Tu y es pour quelque chose ? Oui, dis-je à voix basse. Oui, j’y étais pour quelque chose, mais je ne pouvais pas lui en dire plus, je ne pouvais pas donner de détails, je ne pouvais rien dire, pour me protéger moi, pour la protéger elle, pour protéger le journaliste avec qui je travaillais. Dans ma situation, je devais me taire, c’était la seule option, la meilleure garantie de sécurité pour ceux qui m’entouraient. Parler, dire la moindre chose, présentait trop de risques. »

Après La Clé USB et Les Émotions, Jean-Philippe Toussaint signe un roman haletant et vif, porté, entre Paris et Bruxelles, par de fascinants personnages, tout en mystères et faux semblants, dignes des grands romans d’espionnage.

Rencontre avec Paul Aron et Laurence Brogniez

Le 16 juin 2026 à 19h00

carré bruxelles aronTropismes vous invite à rencontrer Laurence Brogniez et Paul Aron à l'occasion de la parution du guide littéraire de Bruxelles Centre aux édiitons de l'Ulb.

Citadins, promeneurs et flâneuses, touristes, parfois célèbres (Nerval, Hugo,Huysmans, Baudelaire…), cherchent des « points de vue » pour prendre de la hauteur et considérer d'un regard panoramique Bruxelles, cette ville disparate et contrastée qui ne se laisse pas facilement appréhender d’un seul coup d’oeil et semble toujours « en construction ».

Ce guide propose un parcours du centre-ville qui se découvre grâce aux écrivains du passé qui ont sauvé de l’oubli certains lieux disparus, comme les cafés et les théâtres où ils aimaient se retrouver, et à leurs successeurs, qui continuent à écrire son histoire au présent en y situant intrigues, poésie ou récits personnels. Les textes de Paul Aron et Laurence Brongiez y côtoient les très belles photos de Marina Cox.

Laurence Brogniez est professeure à l'Université libre de Bruxelles, où elle enseigne l'histoire littéraire et la littérature comparée. Ses recherches portent, entre autres, sur la géographie littéraire de Bruxelles et les ateliers d'artistes.

Paul Aron est docteur en philosophie et lettres de l'Université libre de Bruxelles. Il est directeur de recherche honoraire au Fonds national de la recherche scientifique (FNRS) et professeur de littérature à l’Université libre de Bruxelles. Il s’intéresse à l’histoire de la vie littéraire, principalement des XIXe et XXe siècles, aux relations entre les arts et entre les médias de presse, la vie politique et l’histoire culturelle et journalistique.

Lisbeth Renardy en dédicace

Le 30 mai 2026 à 15h00

carré renardy1Tropismes vous invite à une séance de dédicaces avec Lisbeth Renardy à l'occasion de la parution de l'album Le Carnet d'Hilma écrit par Véronique Lenormand et publié conjointement pas les éditions Hélium et Rmn éditions.

À l’occasion d’une exposition consacrée à Hilma af Klint au Grand Palais au printemps 2026, Véronique Lenormand et Lisbeth Renardy publient un album jeunesse autour de cette pionnière de l'art abstrait.

Écrit à la première personne, le texte explore l’enfance suédoise de l’artiste, entre botanique, géométrie et mysticisme. Les illustrations de Lisbeth Renardy, retraçant la vie quotidienne de la petite fille, alternent avec des reproductions des œuvres célèbres de l’artiste. Ce carnet imaginaire vise à rendre l’art abstrait accessible aux plus jeunes à travers un portrait sensible et audacieux.

 

Rencontre avec Léa Bismuth

Le 9 juin 2026 à 19h00

carré bismuthTropismes vous invite à rencontrer Léa Bismuth à l'occasion de la parution de Etoiles communes : pour une écologie cosmique aux éditions Actes Sud.

Dans ce livre à la forme hybride, Léa Bismuth propose une méditation à la croisée de l'histoire de l'art contemporain, de la philosophie, de la poésie et de la science sur le rapport que nous entretenons avec le cosmos et les étoiles.

1871 : Auguste Blanqui est enfermé dans une prison bretonne cernée par la mer, dans la baie de Morlaix. Alors que la Commune enflamme Paris en s’inspirant de ses oeuvres, le penseur révolutionnaire occupe son temps d’emprisonnement à élaborer une vaste spéculation astronomique, L’Éternité par les astres. Cet homme écrit sur le ciel alors que le peuple n’a jamais été aussi près de ses droits. À partir de cette situation unique d’énonciation, un brin paradoxale, une intuition guide l’enquête de Léa Bismuth : la nuit étoilée serait-elle un véritable outil d’émancipation politique ? Entre l’essai et le récit, Étoiles communes raconte cette histoire au présent, voyageant entre la Bretagne et le Texas, à l’heure de l’astrocapitalisme et pendant que des milliers de satellites hantent l’orbite basse. Serait-il possible de monter des barricades cosmiques ? s’interroge l’autrice. Une constellation résistante se dessine dans l’obscurité : celle de la puissance de l’intelligence-artiste, seule en mesure désormais de se soulever et d’écrire un contrat sidéral. Vers une écologie politique et cosmique.

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