Dans Lonely City, Olivia Laing explore la solitude comme une expérience intime et poétique, en arpentant New York et l'oeuvre d'artistes qui ont fait de l'isolement une force créatrice. D'Edward Hopper à Andy Warhol, de la vie urbaine aux réseaux invisibles du désir et de la marginalité, Laing tisse un récit lumineux et profondément personnel.
Gia, doctorante en cinéma, tente de surmonter une séparation douloureuse liée à ses propres infidélités. Dans son isolement, elle écrit à Marta Becket, célèbre artiste ayant créé un théâtre isolé dans le désert californien. Contre toute attente, la ballerine, décédée depuis longtemps, apparaît pour soutenir la jeune femme.
Dans un hommage romanesque à Innocenzo, son mari décédé, l'autrice retrace les quatre premières années de leur amour, faites d'attirance et de complicité intellectuelle, et les quatre derniers mois de la vie à ses côtés. Elle capture l'essence de leur lien, révélant la profondeur d’un amour et de sa disparition.
Neuf nouvelles dans lesquelles l'auteure explore les chemins accidentés de l'existence, notamment celle des femmes, des années 1950 au XXIe siècle et de la Nouvelle-Angleterre à la Floride.
Qui mieux que Deborah Levy pour nous conduire sur les traces de Gertrude Stein dans le Paris effervescent du début du XXe siècle ? Sa narratrice, elle-même écrivaine, mène l'enquête, de nos jours, pour tenter de comprendre qui était cette poétesse et collectionneuse d'art américaine d'avant-garde, icône queer, amie de Picasso et de Hemingway, génie autoproclamée. Le modernisme est au coeur de cette recherche intime et intellectuelle, comme il est au coeur du couple que formaient Gertrude et Alice B. Toklas.
Au fil du récit, et tandis que Gertrude semble inexorablement lui échapper, il est très tôt question des flâneries de la narratrice, de ses amies - Eva, artiste mariée à distance, et Fanny, financière à l'esprit libre -, de cuisine bien sûr, du monde comme il ne va pas, d'amour et d'un chat disparu. Sous les toits ou dans les allées du Père-Lachaise, elle songe à ce que nous devons perdre pour devenir modernes, à une façon de vivre avec le doute, aux pères colériques, à l'art et au langage, à la condition féminine - comment tout ceci apparaissait à Gertrude Stein au début du XXe siècle, et comment cela nous apparaît aujourd'hui.
En 1960, le jeune Leonard Michaels quitte la Californie après l'échec de ses études littéraires. De retour à New York, il végète sur le canapé de ses parents, rêvant de devenir écrivain. Un soir, il rencontre une jeune femme magnétique, Sylvia Bloch. Dérivant dans un Manhattan en pleine effervescence artistique et sociale, les deux amants s'accrochent l'un à l'autre. Au milieu de leur relation passionnelle naissante, bientôt maritale, s'invitent les troubles de leurs santés mentales respectives. La dépression de Leonard, aspirant auteur en plein doute, adulte pas encore tout à fait mature. Celle de Sylvia, probablement atteinte de troubles de l'humeur non diagnostiqués dans une époque où l'on prend peu soin des femmes.
A Londres, les Rosenthal forment une famille juive dysfonctionnelle. La mère utilise les dernières confessions de son beau-père, survivant de la Shoah, afin d'écrire un best-seller. L'aîné revient d'Israël où il vivait son homosexualité au grand jour. La cadette est fascinée par les textes talmudiques et le benjamin, un rebelle qui a rejeté la religion, rêve de la sauver.
César Aira est l'auteur de plus d'une centaine de courts romans en espagnol. D'une attaque de morts-vivants à une course-poursuite en Patagonie, il invente des univers inattendus et repousse les frontières du réel. Mêlant des éléments autobiographiques à des réflexions sur la littérature, chacun de ses romans dérape en un récit loufoque et déjanté. Ils abordent avec finesse et humour des thèmes universels plus sérieusement qu'il n'y paraît - que ce soit notre rapport au temps, à Tailleurs, à la mémoire ou à la création.
Traduisant les derniers cours qu’a donnés Barthes au Collège de France, Kate Briggs réfléchit à la lecture, à l’écriture, à sa vie passée aux côtés des œuvres d’autrui. Dans Le petit art, elle raconte sa pratique de la traduction en tant que relation complexe, incarnée, inépuisable, entre deux personnes, deux sensibilités, deux langues et deux œuvres, entre une infinité de signes en tension et de sens potentiels, mettant à mal l’idée d’une traduction parfaite où la fidélité à l’original se résume à l’absence d’erreurs.
Six nouvelles à travers lesquelles l'autrice dénonce la violence du crime organisé et celle de l'armée, en mettant notamment en scène des adolescents enlevés ou recrutés par des narcotrafiquants.