Pourquoi sabotons-nous nos relations amoureuses ? Alors que la narratrice, Pauline, quarante-cinq ans, retrouve Roman, son amour de jeunesse, vient l'heure du bilan. Elle rouvre un dossier qu'elle croyait clos : celui de son père, cet homme si beau et si malheureux dont elle ignore tout, sinon qu'il est mort mystérieusement lorsqu'elle avait dix ans. En revenant sur les silences qui entourent ce personnage trouble, elle interroge son propre sens du drame et son penchant pour la mythomanie, qui lui ont valu tant de déboires sentimentaux.
Née dans une famille marquée par l'alcoolisme, Debbie se rapproche de son père après dix ans de silence entre eux. Sa démarche lui permet de se confronter à son passé, pour mieux envisager l'avenir et s'affranchir de ses blessures.
Une traductrice quinquagénaire en manque d'inspiration s'isole dans le cadre d'une résidence d'écriture. Dans la rivière voisine, elle trouve une créature insaisissable, mi-cheval mi-poisson, qu'elle adopte. Baptisée Monsieur, la chimère devient peu à peu le centre de sa vie. Une fable intime qui évoque la traversée de la ménopause en entremêlant réel et fantastique.
Paru pour la première fois en 1986, Mémoires de l'Enclave de Jean-Paul Goux est aujourd'hui considéré comme un ouvrage fondateur de la littérature d'enquête contemporaine. Après plus d'un an de résidence dans le Pays de Montbéliard, le jeune romancier livrait une analyse éblouissante de la condition des ouvrières et des ouvriers de cette région industrielle de l'est de la France, touchée de plein fouet par la crise économique et la désindustrialisation. L'ouvrage s'appuyait sur une vaste documentation écrite, mais aussi sur des entretiens menés par l'écrivain pendant son séjour. Des femmes et des hommes, qui avaient travaillé pour les entreprises de la région, s'y livraient et tentaient de dire le poids du travail en usine et celui de la peine. Ils évoquaient aussi la mémoire des luttes ainsi que les différentes formes d'un contrôle social omniprésent dans une région marquée par le paternalisme des grandes familles de l'industrie, Japy et Peugeot en tout premier lieu. Transcrites et intégrées par l'écrivain dans une vaste composition polyphonique, ces bribes de vie formaient la trame d'un récit toujours aussi puissant.
Recueil de textes inédits, hommages, manifestes ou encore aphorismes, composant un autoportrait en fragments de l'artiste. Entre figures tutélaires et rencontres obscures, ces écrits révèlent les sources secrètes de l'œuvre de V. Novarina, où la main invente et transmet la parole.
Renata n'importe quoi c'est l'invraisemblable odyssée d'une bonne de Giraudoux qui attendrait Godot. Un trésor qu'une communauté de lecteurs initiés se transmet comme une pépite, qui nourrit une réflexion profonde et nécessaire sur l'absurdité de nos sociétés, la loi, l'argent, le travail et la consommation.
Aristocrate vénitienne, Caterina Querini écrit à son ami Stendhal pour le charger de retrouver sa fille Giulia, enlevée quinze ans plus tôt par son sigisbée. Dans ses lettres, elle fait revivre la Venise du XVIIIe siècle, sa jeunesse dorée entre ce jeune homme et son époux mais aussi les drames qui ont jalonné sa vie. Elle confesse également les raisons de la fuite de son sigisbée.
Si l'Ami universel n'est ni une secte ni un groupe politique, comme l'affirment ses promoteurs, de quoi s'agit-il ? D'une oeuvre philanthropique ?
Dans une société où les gens ont l'impression de vivre entourés de fous et de perdre eux aussi la raison, l'Ami universel apporte son soutien à des individus déboussolés : Melchior, un assureur en retraite ; monsieur et madame Voisin, un couple d'obsédés sexuels paranoïaques ; Wonderful Boy, un jeune vagabond urbain ; Agnesz Morel et Kiki Schmitt, des femmes persécutées... En pénétrant leur intimité, l'Ami universel met au jour le mal qui menace peut-être les citoyens de toute société évoluée. Après la fin des idéaux et des croyances, n'est-ce pas la réalité elle-même qui finit par ressembler à un canular ?
Cinq femmes évoquent à tour de rôle la mort suspecte d'un homme, Osmond, à Rome, dans les années 1990. A travers leurs points de vue, ce sont plusieurs générations, plusieurs époques qui se superposent et apportent un éclairage particulier à ce qui semble être un homicide involontaire en situation de légitime défense, la chute mortelle de ce tyran domestique.
Cadre supérieure d'une entreprise d'agro-alimentaire, Barbara Lis est une femme sans histoire, jusqu'au jour où elle reçoit, pour son anniversaire, un lapin. Le jour même, un plombier polonais mélancolique croise sa route. Coup de foudre. Ils partent s'installer dans le village natal de Pawel, de l'autre côté de l'Europe.
Là, des culs-bénits aux voisins plus ou moins bienveillants, chacun scrute le ventre de la Française en espérant un heureux événement. Mais dans la maison flambant neuve du couple il n'y a que le lapin qui grossit.
Sous l'étau des normes, des rumeurs et des fantasmes, cette petite société va déborder, provoquant un électrochoc mondial. (présentation de l'éditeur)