Renata n'importe quoi c'est l'invraisemblable odyssée d'une bonne de Giraudoux qui attendrait Godot. Un trésor qu'une communauté de lecteurs initiés se transmet comme une pépite, qui nourrit une réflexion profonde et nécessaire sur l'absurdité de nos sociétés, la loi, l'argent, le travail et la consommation.
Aristocrate vénitienne, Caterina Querini écrit à son ami Stendhal pour le charger de retrouver sa fille Giulia, enlevée quinze ans plus tôt par son sigisbée. Dans ses lettres, elle fait revivre la Venise du XVIIIe siècle, sa jeunesse dorée entre ce jeune homme et son époux mais aussi les drames qui ont jalonné sa vie. Elle confesse également les raisons de la fuite de son sigisbée.
Si l'Ami universel n'est ni une secte ni un groupe politique, comme l'affirment ses promoteurs, de quoi s'agit-il ? D'une oeuvre philanthropique ?
Dans une société où les gens ont l'impression de vivre entourés de fous et de perdre eux aussi la raison, l'Ami universel apporte son soutien à des individus déboussolés : Melchior, un assureur en retraite ; monsieur et madame Voisin, un couple d'obsédés sexuels paranoïaques ; Wonderful Boy, un jeune vagabond urbain ; Agnesz Morel et Kiki Schmitt, des femmes persécutées... En pénétrant leur intimité, l'Ami universel met au jour le mal qui menace peut-être les citoyens de toute société évoluée. Après la fin des idéaux et des croyances, n'est-ce pas la réalité elle-même qui finit par ressembler à un canular ?
Cinq femmes évoquent à tour de rôle la mort suspecte d'un homme, Osmond, à Rome, dans les années 1990. A travers leurs points de vue, ce sont plusieurs générations, plusieurs époques qui se superposent et apportent un éclairage particulier à ce qui semble être un homicide involontaire en situation de légitime défense, la chute mortelle de ce tyran domestique.
Cadre supérieure d'une entreprise d'agro-alimentaire, Barbara Lis est une femme sans histoire, jusqu'au jour où elle reçoit, pour son anniversaire, un lapin. Le jour même, un plombier polonais mélancolique croise sa route. Coup de foudre. Ils partent s'installer dans le village natal de Pawel, de l'autre côté de l'Europe.
Là, des culs-bénits aux voisins plus ou moins bienveillants, chacun scrute le ventre de la Française en espérant un heureux événement. Mais dans la maison flambant neuve du couple il n'y a que le lapin qui grossit.
Sous l'étau des normes, des rumeurs et des fantasmes, cette petite société va déborder, provoquant un électrochoc mondial. (présentation de l'éditeur)
A la faveur de l'herbier d'Ilaria, botaniste vénitienne du XIXe siècle, l'auteure imagine un roman par lequel appréhender l'âme végétale de Venise. Elle se fond dans la vie de celles et ceux qui défendent une Venise irriguée par la nature, entre potagers de centres pénitentiaires et d'hôpitaux psychiatriques. Un portrait romanesque de Venise qui rend la parole aux femmes.
L'histoire se déroule entre la fin du printemps et celle de l'été, dans un hameau et ses alentours, au coeur de collines couvertes de forêts, de champs et de routes. Emily vit seule avec sa chienne Loyse dans la maison héritée de sa grand-mère. C'est là qu'elle a grandi, quand son père est parti fonder une nouvelle famille. Elle y mène une existence en marge, rythmée par les promenades rituelles, les baignades à l'étang, le travail chez Aude dans la ferme voisine. Un jour, des lettres arrivent, lui signifiant la mise en vente imminente de la maison. (présentation de l'éditeur)
« Novembre, décembre, janvier, elle calcule sur ses doigts en même temps qu'elle marche. Si elle tombait enceinte ce mois-ci, ça serait pour juillet. Elle préférerait un bébé de printemps mais c'est raté. Et puis, non, c'est la saison des fruits, ça tomberait mal pour les cueillettes. Un bébé d'hiver, ce serait idéal, ils auraient plus de temps pour l'accueillir. Janvier, décembre, novembre, elle rembobine les saisons. »
Une femme dont le ventre reste vide, un mari qui ne trouve pas les mots pour la rassurer, un inconnu qui frappe à la porte et s'immisce entre eux. La rencontre de trois solitudes, quelque part, dans une ferme. Ici, on glane des prunelles en attendant le petit fruit dans la chair, on jette ses peurs au feu, on peint pour se parler.
Au large de ce qui pourrait être les États-Unis, une femme surgit mystérieusement dans un lieu étrange pour en filmer les contours. La ville de P., sorte de cité western où l'errance et la torpeur sont causées par une chaleur redoutable, est peuplée de personnages singuliers : une tenancière de bar, une jeune fille qui joue avec les fantômes, un poète, un sculpteur, un pianiste. La mer suscite la méfiance, les colons gardent farouchement leurs frontières face aux Exilés.
David Thomas raconte le combat de son frère contre cette tyrannie intérieure qu'est la schizophrénie. Sa dureté, sa noirceur, ses ravages. Depuis la mort brutale d'Édouard jusqu'aux années heureuses, il remonte à la source du lien qu'il a eu avec son aîné et grâce auquel il s'est construit. Lors de ce cheminement, il s'interroge : comment écrire cette histoire sans trahir, sans enjoliver ? Écrire pour rejoindre Édouard. Le retrouver.