Lorsqu'elle reconnaît, sur l'écran de son téléphone, le visage de l'homme avec qui elle a eu une liaison, Lena Moss panique. Celui qui l'a presque étranglée vingt ans plus tôt est recherché par Interpol pour exactions commises sur les femmes.
Que doit-elle faire ? Se rendre au commissariat pour témoigner contre lui ou se soumettre à la peur et se taire ?
V13 : c'est le nom de code du procès des attentats terroristes qui, le vendredi 13 novembre 2015, ont causé 130 morts au Stade de France, sur des terrasses de l'est parisien, dans la salle de concert du Bataclan.
14 accusés, 1800 parties civiles, 350 avocats, un dossier haut de 53 mètres : ce procès hors norme a duré neuf mois, de septembre 2021 à juin 2022. Je l'ai suivi, du premier au dernier jour, pour l'hebdomadaire L'Obs.
Expérience éprouvante, souvent bouleversante, fascinante même quand elle était ennuyeuse.
Une traversée.
Ariane, une jeune femme en difficulté sociale et personnelle, vit cloîtrée chez elle, jusqu'au jour où Sandrine, sa meilleure amie d'enfance, l'invite à ses fiançailles. Cette dernière lui envoie sa localisation GPS afin de l'aider à se repérer. Le lendemain, Sandrine disparaît alors que son point de géolocalisation poursuit son parcours, au-delà même du lieu où un cadavre calciné est retrouvé.
Si on veut, c'est Marseille et on l'appelle Mahashima.
Legudo, ce sont les Goudes.
Et Manosque se dit Manosaka.
Les collines, en tout cas, n'ont pas beaucoup changé.
Sous la forme d'une lettre qu'elle lui adresse, l'auteure évoque le parcours de V. Woolf, écrivaine britannique du XXe siècle.
Tokyo, 1995. Des attentats au gaz sarin. Vingt-cinq ans plus tard, une enquête. Des témoins. Des scolopendres. Des veuves noires. Des oublis. Des murmures. Des non-dits. La narratrice peine à déchiffrer les signes équivoques qui lui parviennent. De rencontre en rencontre, elle se laisse traverser par ce que le pays cache et révèle.
Un apprentissage de l'abandon et du lâcher-prise.
« Au Moyen-Orient, il faut être prêt à discourir interminablement de la famille et de la santé de chacun, écouter d'un air pénétré, en buvant force tasses de café, les mille et un tracas de votre hôte, se tenir à distance respectueuse, car toucher un étranger est le comble de la vulgarité, bannir les conversations sur les femmes, l'alcool, les chiens et les chaussures. »
Des caravanes en partance pour la péninsule Arabique à l'essor du mouvement Boko Haram en passant par la colonisation française et l'enrôlement des tirailleurs africains, l'écrivain explore deux cents ans d'exploitation humaine dans la région du Tchad. En parallèle, à travers le récit de la fuite d'un jeune esclave, il élabore l'utopie d'une société afropolitaine, solidaire et ouverte.
Des poèmes émouvants, tendres ou drôles écrits dans un style minimaliste.
Ecrit à la seconde personne du singulier, ce roman évoque les proches des pensionnaires des hôpitaux psychiatriques. Le discours clinique des praticiens alterne avec le désarroi des familles.