Vendeur dans une boutique de compléments alimentaires hyperprotéinés, Tom est en dépression depuis le cap de la cinquantaine. Un jour, il sauve une femme sans-papiers des mains d'une brute et décide de l'accueillir chez lui. Elle doit cohabiter avec Jérémie, le fils de Tom, et son père, un survivant de la Shoah atteint d'un cancer, tous deux de retour à la maison.
« J'allais conjurer le sort, le mauvais oeil qui me collait le train depuis près de trente ans. Le Voyant d'Etampes serait ma renaissance et le premier jour de ma nouvelle vie. J'allais recaver une dernière fois, me refaire sur un registre plus confidentiel, mais moins dangereux. »
Une chronique de deuil dans laquelle l'écrivain interroge la disparition de la figure paternelle ainsi que les thèmes de la transmission, de la reconnaissance, du remord et de la famille. Il livre un bref récit autobiographique fragmenté, ironique et teinté d'humour noir.
Dans une ville du Nord, un homme sans grandes qualités se découvre un imaginaire exotique en plongeant dans la piscine à vagues artificielles d'un parc tropical. Séduit par cette ambiance humide et chaude, son corps palpe un bien-être inconnu. Le jacuzzi éveille en lui des désirs de tropiques, et l'impression de fuir sa vie morne et banale.
Lorsqu'il accepte de livrer un colis à Madrid pour le compte d'une cliente énigmatique, il s'embarque dans une quête de dépaysement dont il perd rapidement le contrôle - mais l'a-t-il jamais eu ? Il devient le jouet de manigances obscures qui le jettent dans des péripéties auxquelles il n'aurait jamais osé aspirer. Lesquelles outrepassent bientôt tous ses rêves - voire ses pires cauchemars.
Quand il n'est pas sur un ring à boxer, Max Le Corre est chauffeur pour le maire de la ville. Il est surtout le père de Laura qui, du haut de ses vingt ans, a décidé de revenir vivre avec lui. Alors Max se dit que ce serait une bonne idée si le maire pouvait l'aider à trouver un logement. (présentation de l'éditeur)
Ils commencent par là. Par la suspension. Ils mettent, pour la toute première fois, les deux pieds dans l'océan. Ils s'y glissent. À des milliers de kilomètres de toute plage.
À bord d'un cargo de marchandises qui traverse l'Atlantique, l'équipage décide un jour, d'un commun accord, de s'offrir une baignade en pleine mer, brèche clandestine dans le cours des choses. De cette baignade, à laquelle seule la commandante ne participe pas, naît un vertige qui contamine la suite du voyage. Le bateau n'est-il pas en train de prendre son indépendance ?
Caroline Lamarche déroule la saga d'une famille apparue à Liège au début de la révolution industrielle et pionnière de la métallurgie du zinc dans la province espagnole des Asturies. Arpentant une époque qui annonce le grand capitalisme et son cortège d'inégalités, elle raconte les travaux et les jours de ces aventuriers, à la fine pointe d'une Europe qui nourrit encore des rêves d'expansion.
Les fortes personnalités qu'elle aborde, les voix féminines qu'elle relaie, l'hommage rendu à un père qui lui a ouvert le chemin des archives, font d'elle l'héritière éclairée d'une légende familiale passionnante et cosmopolite. Les témoins vivants qu'elle sollicite bousculent le tableau et en questionnent les pans cachés dont elle rend compte avec lucidité, consciente d'être égarée entre deux mondes. (présentation de l'éditeur)
Depuis qu'il a composé le nine one one, le gérant pakistanais de la supérette de Franklin Heights, un quartier au nord de Milwaukee, ne dort plus : ses cauchemars sont habités de visages noirs hurlant « Je ne peux plus respirer ». Jamais il n'aurait dû appeler le numéro d'urgence pour un billet de banque suspect. Mais il est trop tard, et les médias du monde entier ne cessent de lui rappeler la mort effroyable de son client de passage, étouffé par le genou d'un policier.
Le meurtre de George Floyd en mai 2020 a inspiré à Louis-Philippe Dalembert l'écriture de cet ample et bouleversant roman. Mais c'est la vie de son héros, une figure imaginaire prénommée Emmett - comme Emmett Till, un adolescent assassiné par des racistes du Sud en 1955 -, qu'il va mettre en scène, la vie d'un gamin des ghettos noirs que son talent pour le football américain promettait à un riche avenir.
« Une seconde passe.
A priori, rien n'explose,
ou c'est imperceptible, infra-sonore. »