De la sortie de presse du Discours sur les sciences et les arts, en janvier 1751, à la publication posthume des Confessions, en 1782 et 1789, en passant par sa rupture retentissante avec les ' philosophes ' ou les condamnations de l'Émile et du Contrat social, Jean-Jacques Rousseau n'a cessé de passionner l'opinion. Il a très tôt représenté un type nouveau d'intellectuel en rupture avec l'ordre social, avant de devenir un maître à penser et un directeur de conscience. Quels témoignages les contemporains qui ont approché ce personnage hors du commun ont-ils laissés sur celui qui, avec Voltaire, partage la vedette de l'actualité littéraire et philosophique ? Comment son image a-t-elle évolué, depuis celle du prophète ou du charlatan évoquée en 1750 par Mme de Groffigny, jusqu'à celle du sage, du Socrate martyr de sa cause, jusqu'à celle de l'inspirateur de la Révolution française en passant par celle du misanthrope sublime ou du saint ? Quel autre écrivain a pu être comparé, par ses lecteurs enfiévrés, à Moïse, à Lycurgue, au Christ ? On trouvera ici une soixantaine de ces témoignages de visiteurs, français et étrangers, admirateurs inconditionnels ou mémoralistes hostiles, qui ont relaté leur rencontre avec l'homme qui osait dire ; ' Je ne suis fait comme aucun de ceux que j'ai vus ; j'ose croire n'être fait comme aucun de ceux qui existent '.
Présentation de l'éditeur
Raymond Trousson, professeur émérite de l'Université Libre de Bruxelles, a consacré de nombreux ouvrages aux écrivains et penseurs des Lumières, dont Rousseau.
Premier roman
Quel rapport entre Clint Eastwood, une nymphomane, Internet, le Japon, Botero, un psychiatre, l'UCPA, la masturbation, un girafeau, des dépressifs, un fusil à pompe et l'appel du 18 juin ? Un amour perdu.
Présentation de l'éditeur
Simon Nardis aime la musique, mais il a vendu son piano et repris son ancien métier.
Il n'est plus pianiste de jazz. Un soir, par hasard, il rate son train, retrouve la musique et rencontre la femme qu'il n'attendait plus. Mais Simon Nardis est déjà marié?
Ce pourrait être une histoire sombre, une histoire de pénombre, mais il y a la mer, il y a cet élan nonchalant du rythme. Il y a ce quelque chose au-delà des morales qui vient du plus profond des personnages.
C'est une actrice, avec des cheveux courts et blonds, qui mange des crabes avec ses doigts. Une jeune femme dont l'histoire sexuelle commença par un accident qui aurait pu s'avérer fatal.
Présentation de l'éditeur
La poésie complète de Jacques Izoard est ici commentée selon trois axes : l'histoire de l'oeuvre, de sa genèse et de son évolution ; l'émergence d'un discours sur la poésie continu et cohérent ; l'importance d'autres visages du poète qui pointent à travers ses textes, évoquant des thèmes et dimensions différents du corpus principal.
Ayguesparse poète, Ayguesparse romancier, Ayguesparse critique ont longtemps occulté le nouvelliste, et cela méritait réparation. D'autant que les principales préoccupations de cet écrivain majeur (1900-1996) se retrouvent dans les trois recueils qu'il publia entre 1962 et 1985, dans son grand âge en somme. Il y brasse des récits glanés au fil de sa vie, on y décèle les retombées d'expériences historiques qu'il a traversées, comme la guerre d'Espagne ou le deuxième conflit mondial. L'écrivain engagé se devine, mais comme posté à la distance que suppose l'écriture à portée universelle. Selon toute vraisemblance, Le partage des jours, La nuit de Polastri nous révèlent aussi la diversité de ses attentions, la vaste gamme de ses registres. Il a une visée principale : celle d'atteindre et de traduire la chair et l'âme de ses personnages, les ressorts de leurs passions, la forme de leurs rêves. Quel que soit le rythme de la narration, précipité ou nonchalant, direct ou ambigu, le lecteur est toujours ramené à quelque équation fondamentale de l'existence, à un reflet de notre univers dérisoire et fascinant. Tantôt drames de la misère quotidienne, tantôt contes lyriques, voire fantastiques, ces nouvelles sont celles d'un maître du genre, qui sous cette forme aussi se profile comme l'un des grands auteurs belges du vingtième siècle, seul au demeurant à l'avoir traversé quasiment de bout en bout.
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' Certaines personnes ne se séparent jamais. Ce sont des victimes volontaires de la vie en couple. Héros ou lâches selon l'heure des repas. Dans la salle de bain, une victime volontaire de la vie en couple écoute le dernier message de Bénédicte sans oser répondre pour ne pas faire de bruit. En ville, le soir, les mots d'amour s'échangent en fraude dans les salles de bain avec un téléphone portable. Voilà pourquoi, vues d'avion, les villes scintillent à ce point. '
Nicolas Rey publie ici son quatrième roman, après Treize minutes, Mémoire courte et Un début prometteur. Site internet de Nicolas Rey : http://nic.rey.free.fr
Quand le héros s'appelle Jean-Paul Sartre, le roman ne peut pas être tout à fait comme les autrs.
Quand le roman raconte la dernière journée de la vie de Jean-Paul Sartre, qu'il est publié pour la première fois en 1978, c'est-à-dire deux ans avant la vraie mort de son héros, l'épithète étonnant convient à ce roman.
Mais la singularité ne suffit pas. Pour faire un bon roman, il faut surtout un bon auteur et Jean-Pierre Enard est indéniablement de ceux-ci. Il parvient à nous émouvoir en nous contant cette promenade parisienne, l'ultime vagabondage d'un grand écrivain rattrapé par une vieillesse trop simplement humaine.
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Un auteur méconnu à tort
Après une existence bien remplie - de quoi ? -, un homme s'était cru libre de décider de se retirer. Il estimait avoir fait le tour des choses et des gens. Cette résolution était prématurée car, en vérité, on n'en a jamais entièrement terminé. (...)
Qui est cet homme ? C'est lui qui entreprend de le dire dans une sorte de testament, ou plutôt de confession, qu'il destine à son fils : Monsieur Paul (...)
Il parle, il montre ce qu'a été sa vie, il ne peut s'empêcher de la faire valoir quelque peu, à la façon des marchands de tapis ; il finirait par y prendre goût... Et cependant qu'il monologue, elle continue, tel un escalier roulant qui ne s'arrête jamais, où l'on risque à tout instant de se casser la figure. Une vie à deux dimensions seulement : le passé, le présent ; pas d'avenir. H.C.
Lingère, légère.
On a vite fait de glisser de l'un à l'autre.
C'est ce qui reste d'une enfance passée entre dentelle et frisson, et qui flotte dans l'air longtemps après que les grands secrets ne sont plus. G. G.
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