Ce recueil réunit la majeure partie des nouvelles inédites ou disséminées d'Emmanuel Bove. Nous y croisons une brochette d'anti-héros, d'humbles passants perdus dans l'anonymat et la banalité. Mais avec grâce et gravité, dans son style limpide et précis, avec son humour à froid, Emmanuel Bove transcende ces existences qui se débattent au ras de la réalité avec la solitude, l'amour, le déshonneur et la mort. Au-delà du détachement cynique et du dépit amusé, il s'agit d'une profonde réflexion sur la volonté et la fatalité. Et selon les mots mêmes du biographe Raymond Cousse, nous assistons ici à une ' mise à nu de la condition humaine '.
Emmanuel Bove (1898-1945), auteur français d'origine russe révélé par Colette dans les années 20, grâce au roman Mes amis.
Voir aussi http://www.emmanuel-bove.net, site géré par Jean-Luc Britton.
Après Rapport sur moi paru en 2003 aux éditions Allia, Grégoire Bouillier explore une nouvelle fois avec brio l'âme humaine. Etrangement convié par son ex-compagne à être l'invité mystère de l'anniversaire de l'artiste Sophie Calle, le narrateur nous entraîne avec désenchantement et drôlerie dans les entrelacs de sa rupture amoureuse. A cette fête où différents signes du destin le poussent finalement à se rendre, il se retrouve comme un chien dans un jeu de quilles : sa dérision n'épargne alors ni sa personne ni les autres invités. Mais au-delà de l'ironie du personnage, L'invité mystère souligne l'impact de la littérature dans nos vies et renoue avec une Mrs Dalloway très contemporaine.
Avec l'aimable autorisation de la librairie A Livre Ouvert-Le Rat Conteur
On l'appelait ' l'Américain '. Après le Débarquement, il avait rencontré ma mère lors d'un bal donné à Rouen, en l'honneur des libérateurs. Et il s'était fixé en Normandie. Il me battait beaucoup. Il battait, surtout, beaucoup maman. C'est pourquoi j'ai passé mon enfance à vouloir le tuer. Ma haine contre lui ravagea tout en moi, ma lucidité et mon humanité. Jusqu'à sa mort. Mais jamais je n'oublierai le sourire souffrant qu'il traînait partout et qui, aujourd'hui encore, me fend le c?ur. F. O. G.
Simon Nardis aime la musique, mais il a vendu son piano et repris son ancien métier.
Il n'est plus pianiste de jazz. Un soir, par hasard, il rate son train, retrouve la musique et rencontre la femme qu'il n'attendait plus. Mais Simon Nardis est déjà marié?
Ce pourrait être une histoire sombre, une histoire de pénombre, mais il y a la mer, il y a cet élan nonchalant du rythme. Il y a ce quelque chose au-delà des morales qui vient du plus profond des personnages.
Simon Nardis aime la musique, mais il a vendu son piano et repris son ancien métier.
Il n'est plus pianiste de jazz. Un soir, par hasard, il rate son train, retrouve la musique et rencontre la femme qu'il n'attendait plus. Mais Simon Nardis est déjà marié?
Ce pourrait être une histoire sombre, une histoire de pénombre, mais il y a la mer, il y a cet élan nonchalant du rythme. Il y a ce quelque chose au-delà des morales qui vient du plus profond des personnages.
Simon Nardis aime la musique, mais il a vendu son piano et repris son ancien métier.
Il n'est plus pianiste de jazz. Un soir, par hasard, il rate son train, retrouve la musique et rencontre la femme qu'il n'attendait plus. Mais Simon Nardis est déjà marié?
Ce pourrait être une histoire sombre, une histoire de pénombre, mais il y a la mer, il y a cet élan nonchalant du rythme. Il y a ce quelque chose au-delà des morales qui vient du plus profond des personnages.
Pourquoi Baptiste V***, ancien peintre de Cour désormais oublié, tient-il à présenter à la plus grande exposition parisienne un Portrait de famille si étrangement démodé ? La touche, la composition, les vêtements même des personnages, tout y paraît d'une époque révolue ; rien, non plus, n'y semble accordé : dans cette famille figée par les années, la femme, en robe d'autrefois, a l'air encore d'une très jeune fille, les enfants sont des nourrissons, tous du même âge, tandis que l'artiste s'est représenté en grand vieillard... Que veut démontrer «Monsieur V***» ? Que cherche-t-il, en reparaissant ainsi brusquement sur le devant de la scène ?
Dans ce roman d'un portrait, Françoise Chandernagor raconte l'histoire d'une vie, et, à travers le destin d'un homme, la quête d'une couleur chère à tous les conteurs : la couleur du temps.
Présentation de l'éditeur
Dans ce récit, Anny Moinil évoque les douze premières années de sa vie au coeur d'un petit village namurois.
Elle y dépeint l'univers très coloré où elle vécut, entourée par des parents quincalliers très ingénieux, une soeur cadette fort émotive, une 'fausse' grand-mère et un oncle aux prises avec la folie.
Les personnages, à la fois modestes et grandioses, s'animent sur la toile de fond des lieux qui ont marqué son enfance : une ferme ancienne, un café, une quincaillerie, une école, une église, des champs, des prairies...
Un curé célébrant la procession à vélà ! Des enfants éclaboussés de rouge lors de la cueillette des cerises ! Les écoliers récompensés par 'le blanc doigt'... autant de traces du vécu quotidien en milieu rural dans les années d'après-guerre.
Présentation de l'éditeur
Réédition
À 42 ans, en avril 1847, George Sand commence Histoire de ma vie dont la rédaction prendra huit ans. Somme méconnue, cet incontestable chef-d'?uvre raconte comment Aurore Dupin est devenue écrivain sous le nom de George Sand. Mais il se présente aussi comme une quête des origines d'une modernité exceptionnelle. Sand rappelle qu'elle est arrière-petite-fille du maréchal de Saxe par son père et fille du peuple par sa mère. Avec une rare lucidité, elle analyse le ' devenir soi ' d'un caractère, rappelle sa petite enfance à Nohant, les conflits familiaux qui la déchirent, les tensions qui hantent une famille brisée par la mort du père, la grande mélancolie qui s'ensuit jusqu'à sa tentative de suicide à 17 ans. Si elle évoque admirablement le passé, Sand sait aussi dire le présent et l'avenir : elle expose ses vues sur le devenir de la société, le rôle de la religion, la condition des femmes. Histoire de ma vie reste un modèle de vivacité et de courage, de franchise et de détermination. George Sand fonde un genre: l'autobiographie au féminin.
Être artiste ! oui, je l'avais voulu, non seulement pour sortir de la geôle matérielle où la propriété, grande ou petite, nous enferme dans un cercle d'odieuses petites préoccupations ; pour m'isoler du contrôle de l'opinion en ce qu'elle a d'étroit, de bête, d'égoïste, de lâche, de provincial ; pour vivre en dehors des préjugés du monde, en ce qu'ils ont de faux, de suranné, d'orgueilleux, de cruel, d'impie et de stupide ; mais encore, et avant tout, pour me réconcilier avec moi-même... G.S.
Présentation de l'éditeur
«Cette intégrale des lettres autorisées par Marguerite Yourcenar, de la publication de Mémoires d'Hadrien (1951) jusqu'à 1956, accompagne ce premier chef-d'?uvre par rapport auquel 'mes livres précédents seront évalués à l'avenir... et qui représentent le travail de toute une vie'.
Elles montrent l'écrivain aussi attentif au processus de publication qu'au processus de création, dans la gestion infatigable de son ?uvre. Émerge de cette correspondance une Yourcenar peu connue, qui conseille, proteste, légifère, attaque, revendique, se défend, défend les autres, se fait avocate, procureur, comptable, iconographe, correctrice, traductrice et, surtout, admirable critique et interprète de son ?uvre propre. [...]
Et pourtant ces documents où l'auteur de Mémoires d'Hadrien quitte le peplum et se laisse aller à l'humeur du quotidien, jusque dans certain relâchement d'expression, dissiperont bien des idées reçues sur cet esprit libre et son humour parfois décapant : 'Le respect d'un texte est une forme de respect de la vérité', écrit-elle à Alexis Curvers. C'est le même souci d'exactitude qui a inspiré les éditeurs de cette correspondance dans l'établissement et l'annotation de ces lettres. Des lettres où progressivement le laboratoire de Mémoires d'Hadrien s'ouvre sur la refonte d'une ?uvre ancienne, antichambre de L'?uvre au Noir.»
Élyane Dezon-Jones et Michèle Sarde.
Présentation de l'éditeur