Elle porte le nom d'une fleur, mais Lilla n'a jamais eu le temps d'éclore. Elle a grandi dans l'indifférence de ses parents, trop occupés à soigner les enfants des autres. Lorsque son grand amour réapparaît des années plus tard à Reykjavík, Li décide de commencer à vivre. De remuer la terre souillée de ses souvenirs, depuis les nuits passées avec son frère dans le grenier, ses conversations avec une amie imaginaire, à son mariage raté, pour faire enfin pousser le bonheur. Mais les fjords glacés ne murmurent-t-ils pas que les chagrins d'amour se transmettent de génération en génération ?
«L'auteur tisse une toile aussi subtile qu'ironique.»
Marianne Payot, L'Express
Je m'appelle Jean Atwood. Je suis interne des hôpitaux et major de ma promo. Je me destine à la chirurgie gynécologique. Je vise un poste de chef de clinique dans le meilleur service de France. Mais on m'oblige, au préalable, à passer six mois dans une minuscule unité de «Médecine de La Femme», dirigée par un barbu mal dégrossi qui n'est même pas gynécologue, mais généraliste ! S'il s'imagine que je vais passer six mois à son service, il se trompe lourdement. Qu'est-ce qu'il croit ? Qu'il va m'enseigner mon métier ? J'ai reçu une formation hors pair, je sais tout ce que doit savoir un gynécologue chirurgien pour opérer, réparer et reconstruire le corps féminin. Alors, je ne peux pas - et je ne veux pas - perdre mon temps à écouter des bonnes femmes épancher leur coeur et raconter leur vie. Je ne vois vraiment pas ce qu'elles pourraient m'apprendre.
Nous sommes en 1977. Un jeune homme croise à la Gare Centrale de Copenhague une jeune femme, « dégingandée, les cheveux châtains en bataille et le visage anguleux ». Il l'héberge quelques jours avant de découvrir qu'elle lui a donné un faux nom - elle s'appelle Sonja et non Randi. Elle disparaît, laissant la clef d'un casier contenant un sac rempli de billets de banque...
Il la retrouve quinze ans plus tard. Cette fois, Sonja accepte de lui raconter sa vie.
Les mains rouges confirme le grand talent de Jens Christian Grøndahl, passé maître dans l'évocation des existences au carrefour de la grande et de la petite histoire.
Mon cher Éditeur et ami,
Je crois qu'il va être temps de nous lier par un autre contrat, pour mon prochain roman « RIGODON »... dans les termes du précédent sauf la somme – 1 500 NF au lieu de 1 000 – sinon je loue, moi aussi, un tracteur et vais défoncer la NRF, er pars saboter tous les bachots !
Qu'on se le dise !
Bien amicalement votre
Destouches
De l'envoi du manuscrit de Voyage au bout de la nuit en 1931 à cette dernière missive adressée la veille de sa mort, ce volume regroupe plus de deux cents lettres de l'auteur aux Éditions Gallimard et réponses de ses interlocuteurs. Autant d'échanges amicaux parfois, virulents souvent, truculents toujours de l'écrivain avec Gaston Gallimard, Jean Paulhan « L'Anémone Languide » et Roger Nimier, entre autres personnages de cette « grande partouze des vanités » qu'est la littérature selon Céline.
Août 2005, delta du Mississippi : l'ouragan Katrina s'abat sur La Nouvelle-Orléans. Les digues cèdent sur le lac Pontchartrain et les quartiers modestes sont engloutis.
La catastrophe touche de plein fouet la communauté noire. Tandis que ses voisins attendent des secours qui mettront des jours à arriver, l'institutrice Zola Jackson s'organise chez elle pour sa survie. L'eau continue de monter, inexorablement. Du ciel, les hélicoptères des télévisions filment la mort en direct.
Réfugiée dans le grenier avec sa chienne Lady, Zola n'a peut-être pas dit son dernier mot.
Sous la plume de Gilles Leroy, prix Goncourt 2007 pour Alabama Song, Zola Jackson, femme de trempe et mère émouvante, rejoint le cercle des grandes héroïnes romanesques.
« Je suis atteint d'un mal étrange, non répertorié par la psychiatrie, un mal dont je connais la source avec précision mais qui perdure depuis l'adolescence en dépit de tous mes efforts pour m'en libérer. Devant le silence effaré de mes interlocuteurs, j'ai donné un nom à ce mal. Après une longue hésitation, faute de mieux, je l'ai appelé : syndrome Enigma. »
Antoni Casas Ros mêle fiction et vie, à l'écoute des mystères du monde. Sous le patronage amusé de Vila-Matas, le récit se fait ronde, les lecteurs créateurs, les poètes tueurs à gages... L'auteur du Théorème d'Almodóvar nous offre une nouvelle histoire, sensuelle et douloureuse.
Ceci n'est pas un conte, c'est une histoire vraie. L'enthousiaste et désarmante Marlena, bouleversée par sa rencontre avec un « bel étranger », liquide en quelques semaines tout ce qu'elle avait en Amérique – une jolie maison, un charmant restaurant, une brillante carrière de critique gastronomique – pour aller vivre avec lui à Venise. Les obstacles à surmonter sont nombreux : la langue qu'elle ne parle pas, l'appartement sinistre de son mari, la solitude, l'ennui.
Mais Marlena est pleine de ressources. Elle nous entraîne dans le récit plein d'humour de ses découvertes et de ses mécomptes, puis de son bonheur à se sentir peu à peu acceptée. Jusqu'au jour où l'imprévisible Fernando lui réserve une étrange surprise...
« Bonjour Alec ! Si tu n’as pas détruit cette lettre à l’instant même où tu as reconnu l’écriture sur l’enveloppe, c’est que ta curiosité est plus forte que ta haine ou que ta haine a besoin d’être alimentée. »
Ainsi commence la première lettre d’Ilana à son ex-mari, Alec, après sept ans de silence. Il est devenu un intellectuel de renommée internationale et vit aux États-Unis. Elle s’est remariée à Michel Sommo, un juif sépharade religieux, et vit en Israël. Leur correspondance prend d’abord pour sujet Boaz, leur fils, une graine de voyou. Mais bien vite leurs échanges restituent leur vie passée : comme, après une catastrophe aérienne, le contenu de la boîte noire.
Amoz Oz construit un étonnant roman épistolaire sur la manipulation au sein des familles. Il dessine, à partir de l’histoire intime de trois personnages, un portrait de l’Israël contemporain.
Le richissime Californien Danny Roth décide de révéler au Los Angeles Times son trésor le plus cher : une des plus belles collections mondiales de grands crus classés... Manque de chance, juste après la visite, il est cambriolé. Méfiante, son assurance charge le détective Sam Levitt de l'enquête. Son voyage au coeur du vignoble français lui réserve bien des surprises...
« Et ces salauds savaient ce qu'ils faisaient. Ils n'ont pris que les bordeaux. »
« Peter Mayle prend comme prétexte une savoureuse enquête sur un vol de grands crus pour transporter le lecteur dans une aventure où la gastronomie est la véritable héroïne. » Le Figaro
« Les morts ne nous lâchent pas, dis-je à mon ami Sirius en rangeant les lettres de mon père dans un tiroir. C'est le supplice de Mézence que j'endure, attachée à un mort, main contre main, bouche contre bouche, dans un triste embrassement. Les lettres ont cessé d'arriver du pays de mon enfance. Celui qui les écrivait est mort d'une mort solitaire et enterré au bord d'un cours d'eau. Mais il est là, sa peau touche ma peau, mon haleine donne vie à ses lèvres. Il est là, dis-je à Sirius, quand je te parle, quand je mange, quand je dors, quand je me promène. Il me semble que je suis morte, tandis que mon père, ce mort qui ne me laisse pas en paix, déborde de vie. Il me possède, me suce le sang, me ronge les os, se nourrit de mes pensées. »
« Linda Lê a écrit, construit son très beau, très douloureux Tombeau du Père. Ses dernières phrases s'ouvrent comme la fenêtre d'une maison nouvelle. » (Patrick Grainville, Le Figaro littéraire)