Lake Forest, Illinois. À 96 ans, la vieille dame à laquelle Jim Fergus rend visite a l'air bien inoffensive... Renée de Fontarce McCormick, sa grand-mère, est pourtant une femme de tête, au caractère entier, qui a connu un destin hors du commun.
De son aristocratique France natale aux rives du Nouveau Monde en passant par les sables d'Égypte, Jim Fergus retrace son parcours et voit petit à petit apparaître le visage de sa propre mère, Marie-Blanche.
Pour essayer de comprendre ; pour, peut-être, renouer avec les femmes de sa vie.
À 17 ans, Nora croit de tout son être en l'amour qui la lie à Eddy. Prête à tout pour le suivre, elle prend la route à ses côtés, direction Los Angeles, la cité des anges. Mais elle aura tôt fait de se brûler les ailes : lors d'une halte sur une aire d'autoroute, Eddy révèle son vrai visage. Vingt ans plus tard, journaliste, mariée à un homme riche, mère de deux enfants, elle mène une vie rangée dans la bonne société de la Nouvelle-Angleterre. Un bonheur parfait qui va voler en éclats...
En onze récits, Laura Hird, icône féminine de la contre-culture anglo-saxonne, orchestre avec autant de cynisme que de sensibilité les collisions de personnages monstrueusement solitaires, dans une Écosse à la fois refuge et prison.
« Les gens sont tellement cons. Ils font d'office confiance à la première personne qui s'intéresse un peu à eux. C'est la solitude, j'imagine. Personne n'a jamais l'air à l'aise en sa propre compagnie, contrairement à moi. C'est carrément pathétique. Cela dit, je peux parfaitement décider de bien aimer Hope. Je peux décider d'aimer n'importe qui. »
Souvent cataloguée comme sombre et crue, l'oeuvre de Laura Hird est surtout bien plus complexe qu'un simple inventaire de dysfonctionnements urbains. C'est à une étude épidémiologique de l'humain qu'elle se livre, en vidant de leur substance rassurante les idées douillettes de rédemption et de salut
(Heidi James, auteur de Carbon)
Éperdument lisible, d'un humour noir et douloureux, le délice naît de la dysfonction. The Times
De sueur et de sang, trois inédits du légendaire auteur de Million Dollar Baby qui disent la violence du ring, la rage de vaincre, la fraternité des hommes malgré les tentations et les trahisons. La boxe comme voie d'accomplissement et source d'inspiration littéraire.
« C'est ça, le secret. Faire mal à l'adversaire. Le forcer à reculer, le forcer à boxer en appui sur ses talons. Viser les reins, qu'il se prépare à pisser rouge dans la cuvette. Viser les yeux, qu'ils soient injectés de sang. Décoller les côtes, provoquer des spasmes au foie. Esquinter les articulations des épaules. User l'adversaire, lui arracher le coeur et l'écrabouiller. C'est ça, la boxe. C'est à ce point horrible. Mais survivre et gagner, c'est ce qui nous fait bander. On appelle ça se faire respecter. »
Sa voix littéraire associait aux rugueux accents d'un habitué des salles de boxe l'élégance d'un écrivain à l'ancienne. C'était un conteur né.
Ses meilleures nouvelles, d'un réalisme lucide, contiennent juste ce qu'il faut de mélodrame [...] (Eddie Muller, auteur de Mister Boxe)
C'est un dimanche ordinaire à Pékin. Lao He, cinquante-sept ans, est un ouvrier migrant parmi tant d'autres, survivant d'une histoire tragique. Employé comme jardinier par la municipalité, il vit dans un foyer près du quartier d'Andingmen. Des visites familiales à la traditionnelle loterie sur la place principale, mille événements, souvent cocasses, vont rythmer son unique journée de loisir.
Liu Xinwu reconstitue la vie de tout un quartier populaire avec ses ivrognes, ses escrocs, ses braves gens et quantité de personnages pittoresques, d'une marieuse surnommée la Girafe à un loueur de trampoline. L'occasion de décrire, avec tendresse, une société en pleine transformation, entre mode de vie traditionnel et modernité citadine.
Prison de la Santé, 1913. Les survivants de la bande à Bonnot attendent leur jugement. Ils ont vingt ans et voulaient vivre sans entraves. Communautés, insoumission, végétarisme et fausse monnaie, ils ont pris les chemins de traverse qu'emprunteront, bien plus tard, d'autres enfants de la révolte. Traqués, au terme d'une fuite en avant sanglante, ils deviendront ces bandits tragiques qui feront trembler la France. Parmi eux, André Soudy. Gamin tuberculeux, traîne-misère, poucet aux poches crevées... Qui est vraiment celui qu'on appellera « l'homme à la carabine » ? Au fil d'un roman-collage, Patrick Pécherot a suivi ses traces à demi effacées. Croisant au passage les fantômes d'Aragon, Arletty, Léo Malet, Colette, Henri Calet, Georges Brassens, Léo Ferré, Boris Vian..., il brosse l'esquisse d'un perdant magnifique.
« Mentalement, aucune originalité, aucune imagination, mais une seule et unique chose, celle-là absorbant toute la substance de son âme... Un raisonnement froid et fluide qui parvenait à contourner les aspérités de la réalité en les dessinant, presque involontairement, d'un trait léger. »
La malle de Pessoa ne cesse de livrer des trésors étonnants. Voici que le poète, le dramaturge, le penseur nous apparaît aussi auteur de littérature policière. Duel d'intelligence, L'affaire Vargas est le plus ambitieux de ses textes consacrés à ce genre. Raisonneur presque désincarné, le docteur Quaresma y enquête sur un meurtre lié aux plans d'un sous-marin. Et nous offre un exposé diaboliquement logique sur la psychologie pathologique, qui préoccupait tant Fernando Pessoa.
Yasha Mazur est magicien : épées, cordes raides, serrures complexes, rien ne l'arrête. Jusqu'à sa rencontre avec Emilia, jeune et jolie veuve de Varsovie, il préférait de loin la compagnie des voleurs et des femmes légères à celle de sa communauté. Mais Emilia exige qu'il se convertisse avant de se donner à lui. Pour Yasha Mazur, être juif ou chrétien, peu importe. Le tout est de trouver l'argent pour fuir en Italie avec sa belle. Et de l'argent, cela tombe bien, il y en a plein les coffres-forts...
« Son oeuvre la plus passionnante et la plus admirable. The New York Times
Sous une chaleur étouffante, alors que le Festival d'Avignon s'enlise dans la grève des intermittents, Mathilde, une célèbre actrice surnommée la Jogar, revient dans sa ville natale. Au même moment, Odon, hanté par la belle Mathilde depuis leur amour passionné il y a dix ans, met en scène la pièce d'un auteur inconnu, mort dans des circonstances équivoques et dont la jeune soeur vient d'arriver, pleine de tourments et de questions insidieuses...
« Un roman des amours blessées, des secrets et des mensonges. Un parfait roman d'atmosphère. On est vite emporté. » Le Point
« Claudie Gallay signe ici un roman profond et touchant. » Elle
Elles sont une quinzaine à casser des blocs de pierre dans une carrière au bord d'un fleuve africain, et elles ont décidé ensemble de vendre le sac de gravier plus cher désormais. L'enjeu de cette lutte n'est pas seulement l'argent et sa faculté de transformer les rêves en projets - recommencer des études, ouvrir un commerce, prendre soin de sa famille... Malgré des vies marquées par la pauvreté, la guerre, l'oppression au travail, les violences sexuelles et domestiques, les « casseuses de cailloux » découvrent la force collective et retrouvent l'espoir. Cette journée ne sera pas comme les autres, et les suivantes pourraient bien bouleverser leur existence à toutes, à défaut de changer le monde.
Par sa description décapante des rapports de pouvoir dans une Afrique contemporaine dénuée de tout exotisme, Photo de groupe au bord du fleuve (élu meilleur roman français 2010 par la rédaction de Lire, prix Virilio 2010, prix Ahmadou-Kourouma 2011) s'inscrit dans la plus belle tradition du roman social et humaniste, l'humour en plus.