Le commissaire n'est pas un imbécile qui tue pour se bâtir un palmarès. Il n'empêche que, parmi les ressortissants de multiples nationalités à avoir été victimes de ses enquêtes et assassinats, ne figure aucun Japonais. Peu à peu, ce manque l'obsède. Et d'autant plus qu'il n'est pas aussi facile qu'il pouvait le croire d'y remédier. Car les Nippons ont des manières bien à eux de se soustraire à ses crimes, et les assassins n'échappent pas à la loi qui pèse sur chaque être humain et transforme tout désir d'envergure en torture inassouvissable.
La compréhension des formes de ce qu'on appelle poésie dépend de la réponse qu'on donne à la question de son existence même : comment se fait-il que la poésie soit ? Le reste s'ensuit : que peut la poésie ? de quel incontenable contenu traite-t-elle ? quel est son rapport à la pensée, à la culture, à la civilité en général ? comment la question poétique travaille-t-elle le poème (Zanzotto, Pastior...), la prose (Sade, Jarry, Gadda...), la spéculation cratylienne (Brisset, Biély...) ?
51 portraits - textes et images - d'écrivains belges, présentés sous forme de livre mulimédia comprenant deux livrets et 4 cédéroms. Emballage cartonné sobre et élégant préparé par une maison d'édition originale, qui publie également la revue L'Attache Parisienne.
De A à Z, on découvrira André-Marcel Adamek et Liliane Wouters, en passant par Henri Bauchau, Guy Goffette, Jacqueline Harpman, Caroline Lamarche, Amélie Nothomb, Jean-Philippe Toussaint et tant d'autres.
Comme vous et moi, J.H. respecte la loi. Il aime son prochain, ne vole pas, ne tue pas, ne s'empiffre pas. Comme vous et moi, il est très compliqué, soutient le contraire, s'invente des ennemias, prétend que le bonheur n'existe pas.
Mettez-vous un instant à sa place, glissez-vous en lui. Et quand cette expérience troublante menacera de vous engloutir, vous ne serez plus surpris par les extravagances de J.H. et vous le tiendrez alors pour un homme ordinaire.
Présentation de l'éditeur
Je ne demandais pas grand-chose. Je ne demandais qu'à marcher dans la ville. Mais des revenants m'alpaguaient, arguant du passé. Jacques entre tous. Jacques est revenu me chercher. Il m'a attrapé le col, et mes pieds ont pédalé dans le vide. Il m'a aimanté vers sa maison, où il y avait des gens et à manger, et à boire, et sa femme, et sa soeur. J'étais dans de beaux draps propres. J'étais dans une sale situation. Je serais mort si n'était apparu un nouvel ami. Il m'a rebaptisé, je renaissais. Il m'a indiqué le chemin, je l'ai suivi. On a pédalé pour de vrai. On a marché dans la ville. On ne demandait que ça.
Présentation de l'éditeur
François Bégaudeau est né en 1971. Son premier roman, Jouer juste, est également paru chez Verticales.
Si personne n'est convaincu par les deux hommes qui débarquent rue Jouffroy d'Abbans afin de régler ce fléau des parasites qui ont envahi les charpentes des maisons, en revanche, tous se laissent prendre au piège de leur manie: madame Domenico et son désir de plaire, monsieur Domenico et sa jalousie, monsieur Carossa et la coupe de son bois; quant au petit garçon, lui, il va devenir leur otage.
Présentation de l'éditeur
Ayant vécu comme William Faulkner dans le comté d'Yoknapatawpha, Michèle Desbordes nous livre les souvenirs de son enfance et l'importance que l'oeuvre de cet écrivain américain a représentée dans sa vie.
Ceci n'est pas un essai. Ce n'est pas non plus un roman. Sauf à dire que la vie est roman.
Alors, que ce qui se trouve ici en soit un, puisqu'il y est question de ce qu'il fut, lui, William Cuthbert Faulkner et du comté d'Yoknapatawpha où il vécut, et à ce propos, à propos de lui et de ce comté où je me souviens avoir grandi moi aussi, de deux ou trois choses que je peux me rappeler, que je vois bouger doucement dans le lointain, dans ces années que je grandissais. M.D.
Tic-tac... Vous entendez?... Ce murmure... Chaque soir, au village, les habitués se retrouvent au bistrot pour écouter les histoires incroyables d'oncle Guillaume.
Des Nike entraînent celui qui les porte vers des plans pas nets. Kennedy coule des jours anonymes après avoir mis en scène son assassinat. Le Remplaceur change les mots français en leurs équivalents anglais jusqu'à faire oublier la langue maternelle à ses victimes...
Oncle Guillaume donne le frisson et fonde une nouvelle mythologie.
Tic-tac... Un jour, à force de se raconter des histoires, la France déclare la guerre à l'Amérique. Des troupes françaises débarquent par surprise en Floride et progressent rapidement jusqu'à Atlanta.
Tic-tac... Tout ce bruit... Les succès et les revers de la viande à canon.
Présentation de l'éditeur
Prix Rossel 2005
Variation en sept chants sur le thème de l'enfant sauvage, le roman de Patrick Delperdange suit l'étrange dérive d'un être des limites. Un jeune garçon en cavale, soupçonné d'avoir tué le curé de son village, rêve d'avoir la force de débarrasser sa mère de l'homme brutal qui partage sa vie. Obsédé par les «saletés» que font les animaux et les êtres humains entre eux, il est capable de violences sans nom mais reste auréolé d'un halo mystérieux de pureté.
Sur tous ceux qu'il rencontre dans sa fuite - le contremaître du chantier où il travaille un temps, la compagne d'un petit malfrat ou le chef d'une famille gitane qui le prend sous son aile -, ce personnage ambivalent exerce une étrange fascination. Il libère en eux des émotions enfouies et des pulsions inavouées.
Chacun des sept chants présente une facette du personnage sans que le mystère de son identité soit révélé, laissant le lecteur seul avec les images bouleversantes et fortes qu'éveille ce récit admirablement maîtrisé.
Présentation de l'éditeur
Par une certaine fin d'après-midi automnale de l'avant-dernier siècle - au fond d'un jardin à moitié abandonné des alentours de Boston - une fillette nommée Alice James, tout en chantonnant une comptine anglaise sans queue ni tête, pousse nonchalamment une balançoire grinçante sur laquelle est juché son jeune frère Henry en culottes courtes. Ce dernier remarque alors :
«Je crois qu'on peut appeler ça du plaisir parmi les difficultés.»
À tous ceux qui seront sensibles à l'humour poétique, à la sage et profonde gravité de cette phrase prononcée par un garçonnet mélancolique au fond d'un jardin envahi par l'automne, à ceux - rêvant et nageant - dont les forces faiblissent... mais qui restent encore capables d'éprouver d'intenses minutes de plaisir parmi les difficultés croissantes d'un monde bouleversé et parfois tellement infernal qu'on pourrait le croire au bord du désastre, je dédie fraternellement ces pages. D.G.
Dans le même esprit que son recueil précédent, le Petit Traité de Désinvolture, salué unanimement par le public et la critique, Denis Grozdanovitch nous propose ici - toujours extraits de ses carnets - de nouveaux aperçus sur le monde d'aujourd'hui. Dans celui-ci il est à la fois question des diverses manières d'envisager la mécanique automobile, de notre oublieuse relation aux morts, de notre bêtise consubstantielle, de notre difficulté d'accéder à la vraie légèreté, des fidèles compagnons de nos rêves, mais aussi de la grande Amérique ou des dangers de la pensée unique et pour finir de la démoralisation dans les campagnes. Tout cela sous forme de fables anecdotiques et humoristiques tirées du quotidien - où l'observation des détails les plus anodins et les plus précis tient lieu de commentaires.
%Présentation de l'éditeur%%