Dans le cadre du Girlxcott bruxellois, Tropismes vous invite à une double dédicace avec les autrices illustratrices Olivia Sautreuil et Justine Sow.
Avec la bd Lou Andreas Salomé, si tu veux une vie, vole-la, Séverine Vidal et Olivia Sautreuil dresse un portrait sensible de cette grande figure intellectuelle de la fin du XIX è siècle et du début du XXè siècle.
De Lou, Nietzche a écrit qu’elle était « un diamant de l’intelligence », qu’elle « est aussi clairvoyante qu’un aigle, aussi courageuse qu’un lion », qu’il n’a « jamais rencontré personne plus douée et réfléchie ». Il faut dire qu’elle a beaucoup apporté à Nietzsche, avec qui elle a vécu une histoire d’amour en trio. Avec le penseur Paul Rée, ils ont vécu une histoire d’amour féconde, une communion de l’esprit où elle refuse toute sexualité.
De Lou, Rilke a dit qu’elle était « un buisson ardent », « l’influence la plus profonde, la plus décisive de ma vie », « un être qui comprend, et dont la compréhension ne s’épuise jamais, car elle vient d’une source inépuisable. ».
Freud aurait pu en dire autant : il surnommait cette pionnière de la pyschanalyse, « une compreneuse ». « Une supériorité sur nous tous », Freud
Complexe, généreuse, narcissique, intrépide, incandescente, agaçante, donneuse de leçons, entreprenante, vivante, drôle… Lou Andreas-Salomé est tout cela à la fois. En enjambant deux siècles éminemment patriarcaux, le XIXème et le XXème siècle, elle s’est imposée dans son parcours intellectuel et personnel, en questionnant sans cesse le narcissisme, les rapports humains et la féminité. Un esprit libre.
Formée à la Central Saint Martins à Londres, Olivia Sautreuil est devenue graphiste et illustratrice pour la presse et l’édition. Passionnée de sérigraphie, elle réalise ses dessins sur sa presse, dans son atelier à Bruxelles, ou en s’inspirant de cette technique. Chez Bayard, elle a illustré ARTEMIS dans la série des feuilletons de la mythologie, Thor en roman doc Mythologie, ou Bestioles, en petite enfance… Pour Bayard Graphic, elle a illustré une bande dessinée consacrée à Germaine Richier.
Tropismes vous invite à rencontrer Gilles Ortlieb, traducteur des Journaux de Georges Séféris, à l'occasion de la parution du deuxième tome de cette oeuvre majeure aux éditions Le Bruit du Temps.
Le premier volume s'achevait en décembre 1944, avec ses manifestations et ses combats de rues, annonciateurs de la guerre civile qui allait bientôt éclater dans le pays. Le second volume des Journées accompagne Séféris dans ses fonctions diplomatiques, de l'effondrement de la Grèce à ses déplacements au Moyen-Orient, en Afrique et en Europe. On y découvre un écrivain aux prises avec l'histoire, attentif aux fractures politiques autant qu'aux exigences de la poésie.
Tropismes vous invite à une rencontre exceptionnelle avec Emmanuel Carrère autour de son livre Kolkhoze paru aux éditions POL.
Au lendemain de la Deuxième guerre mondiale, un jeune bourgeois bordelais rencontre une jeune fille pauvre, apatride, fille d’une aristocrate germano-russe ruinée et d’un Géorgien bipolaire, disparu et certainement fusillé à la Libération. Il devine, en l’épousant, qu’il s’engage dans tout autre chose que l’union paisible avec la jeune bourgeoise bordelaise à laquelle il était promis. Mais il n’imagine pas à quel point, ni quel destin romanesque et quelle somme d’épreuves l’attendent au cours des soixante-et-onze ans de son mariage avec Hélène Zourabichvili, qui deviendra sous son nom à lui, Carrère d’Encausse, spécialiste internationalement reconnue de la Russie (mais aussi de l’épizootie du mouton en Ouzbékistan), familière du Kremlin et de ses maîtres successifs, secrétaire perpétuelle de l’Académie française, ni qu’avant de mourir lui-même - « 147 jours après elle et, à mon avis, de chagrin », écrit Emmanuel Carrère - il assistera, dans la cour des Invalides, à ses funérailles nationales.
Kolkhoze est le roman vrai d’une famille sur quatre générations, qui couvre plus d’un siècle d’histoire, russe et française, jusqu’à la guerre en Ukraine. Emmanuel Carrère s’en empare personnellement, avec un art consommé de la narration qui parvient à faire de leur histoire notre histoire. Tout en plongeant dans les archives de son père, passionné par la généalogie familiale. On traverse la révolution bolchévique, l’exil en Europe des Russes blancs, deux guerres mondiales, l’effondrement du bloc soviétique, la Russie impériale de Poutine et ses guerres, tout en pénétrant dans une saga familiale à la fois follement romanesque, tragique, aux destins prestigieux ou plus modestes, parfois sombres et tourmentés. Ce grand récit familial et historique, qui mêle souvenirs poignants, rebondissements, secrets de famille, anecdotes inattendues et géopolitique, est aussi un texte intime sur la vie et la mort des siens, et sur l’amour filial. Jusqu’à cet aveu : « Vient un moment, toujours, où on ne sait plus qui on a devant soi – et je ne le sais pas moi-même. Ou plutôt si, je le sais, je le sais très bien : je suis le visage de ma mère qui se détourne sans appel, je suis la détresse sans fond de mon père. »
Tropismes vous invite à fêter les 50 ans de la prestigieuse collection Perspectives critiques aux PUF en compagnie de Mark Alizart et Laurent de Sutter, directeur de collection.
Lorsque Roland Jaccard fonda Perspectives critiques, en 1975, il savait ce qu’il souhaitait créer : une véritable collection d’essais. Mais qu’est-ce qu’un essai ? C’est un risque. Le risque de penser en toute liberté, le risque d’écrire sans formatage, le risque d’intervenir dans un monde qui, à l’intelligence, préfère toujours la bêtise. Un essai ne vise ni à informer ni à rassurer : il vise à ébranler et à inquiéter – et à ce que cet ébranlement et cette inquiétude transforment la perception que nous avons du monde. En publiant Gilles Deleuze ou Clément Rosset, Thomas Szasz ou Roberto Calasso, Roland Jaccard avait prouvé que cette ligne était à la fois nécessaire et désirée. Aujourd’hui, poursuivant son travail, et publiant Louis Althusser ou Alain Badiou, Slavoj Zizek ou Boris Groys, mais aussi toute une nouvelle génération de penseurs et d’écrivains, la collection montre que cette nécessité s’est faite plus intense que jamais – et que le désir qui la nourrit est désormais devenu vital. Face aux forces obscures qui tentent de s’emparer de nos existences et de nos âmes, proposer de nouvelles perspectives critiques sur le monde ne relève plus du caprice ou du luxe, mais de la survie.
Tropismes vous invite à rencontrer Jakuta Alikavazovic à l'occasion de la parution de Au grand jamais aux éditions Gallimard.
« On grandit autant dans un pays, dans un foyer, que dans certaines histoires. Mais ces histoires ne sont pas toutes égales. Il y en a une qui prend le dessus. Ce peut être la plus douloureuse. Ce peut être la plus séduisante. Une chose est sûre : ce n’est pas toujours la plus vraie. »
La mère de la narratrice a disparu. Cette femme, une poétesse acclamée dans son pays, avait déjà connu l’effacement après son installation en France : peu à peu, l’écriture l’avait quittée. La disparition s’impose dès lors à sa fille, devenue mère à son tour, comme une clé pour résoudre l’« énigme qu’est une personne ». Suivant son instinct — serait-ce plutôt un don ? —, elle collecte les symptômes d’une histoire refoulée, jusqu’à en exhumer le cœur battant.
Tout en échos et replis secrets, Au grand jamais est un grand livre sur les non-dits familiaux, sur ce qui se transmet derrière les silences et sur les histoires qui nous aident à vivre.
Tropismes et Passa Porta vous invite à une rencontre autour de la traduction dans le cadre du festival Flirt flamand. Chaque année, le Flirt Flamand part à la découverte de ce qui s’écrit (de mieux) au nord du pays.
Qui lit-on vraiment quand on lit un·e auteur·ice traduit·e du néerlandais ? Comment passer d’une langue germanique à une langue romane ? A quoi ressemble une frontière linguistique en littérature ? Qu’est-ce qui demeure intraduisible ? Comment est reçue la littérature flamande en francophonie ?
Tropismes vous invite à rencontrer Delphine Griveaud à l'occasion de la parution de Réparer la justice aux éditions La Découverte.
Le constat est sans cesse répété : la justice va mal et ne répond plus à ses missions. Comment la réparer ? Peut-être d'abord en cessant de considérer l'institution judiciaire comme la seule détentrice des moyens de " faire justice ".
C'est à en envisager d'autres que s'emploient les justices dites " alternatives ", parmi lesquelles la justice restaurative, qui regroupe diverses pratiques – des rencontres entre " victimes " et " auteurs " aux cercles de soutien, en passant par les jeux de rôles pour cultiver l'empathie –, afin de responsabiliser les auteurs et prévenir la récidive, prendre soin des victimes et rétablir la paix sociale. Serait-ce la clé d'une justice plus juste ?
Delphine Griveaud tente de répondre à cette question en étudiant sur le terrain les pratiques de la justice restaurative qui se sont développées dans le pays depuis 2014. Elle analyse les effets de son intégration au sein d'une institution pénale contre laquelle elle s'est pourtant construite. Elle plonge dans les rouages du système judiciaire, au plus près de ses publics comme de ses professionnel.les. Loin des visions iréniques qui font de la justice restaurative une solution miracle, elle propose un tableau lucide, nuancé, d'une manière de faire justice autrement qui se heurte à la réalité de l'institution.
Tropismes vous invite à rencontrer Jean-Philippe Toussaint à l'occasion de la parution de L'instant visible à l'Atelier EXB et de la projection de son film La Patinoire au Cinéma Galeries.
En 2017, l’écrivain Jean-Philippe Toussaint rencontre l’éditeur Xavier Barral. Toussaint lui fait part de son désir de réaliser un livre de photos, l’idée étant de concevoir un livre introuvable – comme il le dit lui-même – composé avec ses images. Rassemblées dans une valise, les images parviennent sur le bureau de Xavier Barral. Puis Xavier décède, la maison d’édition continue son chemin et la valise avec elle. La valise est là, il faut à présent l’ouvrir et commencer à esquisser une histoire visuelle et intuitive.
Rangés dans des enveloppes en papier kraft et dans des cartons à dessins, plus ou moins classés par thème – Venise, Tokyo, Chine, New York… –, tirages couleur et noir et blanc, planches contact et bandes de négatifs nous plongent dans l’imaginaire de l’écrivain.
Considéré comme un écrivain très visuel – « dès mes premiers romans, j’ai toujours imaginé visuellement les scènes » – Toussaint a conçu ici un ouvrage où mots et images se font l’écho les uns des autres et tissent ensemble une oeuvre qui parle du regard.
Tropismes vous invite à une séance de dédiaces avec Ian de Haes et Charlotte Bellière, duo bien connu en littérature jeunesse.
Ensemble, Charlotte et Ian déploient un univers où la simplicité du quotidien devient matière à enchantement et réflexion. Charlotte, enseignante, aime raconter « l’aventure extraordinaire de personnes ordinaires ». Ian, quant à lui, graphiste et ancien libraire jeunesse, excelle à donner vie aux mots par des illustrations tantôt poétiques, tantôt humoristiques.
Vous aurez l'occasion de découvrir l'intégrale de leur série bien connue Saint-Nicolas, c'est qui celui-là? et le nouvel album solo de Ian Comme un pirate, tous deux parus chez Alice éditions.
Tropismes vou invite à rencontrer Guy-Marc Hinant à l'occasion de la parution du livre Ronces aux éditions Angle Mort.
Guy Marc Hinant est cinéaste, auteur, fondateur de la maison de production Sub Rosa.
Vases, le recueil précédent, issu d’un corpus plus vaste et ancien, se perdait dans les temps immémoriaux, presque de l’enfance, premiers films, amours contrariés, colère sans cible. Le temps est passé et l’ensemble de ces textes, écrits de mai 2023 à juin 2024, a été extrait de ses carnets d’observation.
11, Galerie des Princes
Galerie Royale Saint-Hubert
B-1000 Bruxelles
T. +32 (0)2 512 88 52
Ouvert tous les jours
Lundi : 10.00 - 18.30
Mardi : 10.00 - 18.30
Mercredi : 10.00 - 18.30
Jeudi : 10.00 - 18.30
Vendredi : 10.00 - 18.30
Samedi 10.30 - 19.00
Dimanche : 13.30 - 18.30