Publié en 1988, puis en 1997 dans une version amplifiée, ce livre est une fresque chorale sur le bouillonnement politique et artistique de l'Italie dans ces années. A travers des analyses, des archives et récits, les auteurs dressent une cartographie subjective des différentes composantes de la vague révolutionnaire qui ébranla le pays. De nombreux auteurs y témoignent, parmi eux, Umberto Eco, Antonio Negri, Franco Tommei, etc...
Un siècle après avoir été négligemment tracées sur la carte, nombre de frontières du Moyen-Orient sont devenues celles d'États menacés de décomposition. Les territoires irakien, syrien ou libanais sont redevenus le terrain de jeu des empires qui ont jalonné leur histoire et façonné leur territoire. Derrière ce chaos, c'est en réalité l'ensemble du monde arabe qui est en proie à une remise en cause profonde de ses frontières depuis le « Printemps » de 2011.
William Frederick Cody, dit Buffalo Bill (1846-1917), est la figure emblématique d'un monde, le Far West, dont il a célébré la nostalgie. Illustrant l'ambiguïté d'une société qui détruit ce qu'elle exhibe, il arpente la frontière entre plaines de l'Ouest et monde industrialisé mais aussi réalité et imaginaire. Éclaireur, chasseur de bisons engagé par la compagnie de chemin de fer du Kansas Pacific, Buffalo Bill est également le directeur d'une troupe théâtrale populaire qui compose la légende de l'Ouest.
Un recueil de chroniques parues entre 2008 et 2016 dans Les Echos qui font un état des lieux de l'évolution des relations internationales : la crise identitaire de l'Europe, l'implosion du Moyen-Orient ou les Etats-Unis face aux divisions. (présentation de l'éditeur)
Comme beaucoup d'entre nous, Guy Bedos avait suivi la dernière campagne de gauche, celle de François Hollande, avec espérance. Mais son regard sur ce quinquennat décevant, il l'a résumé en une phrase assassine : « Nous sommes toutes et tous des Valérie Trierweiler. »
À l'heure où l'extrême droite se projette au pouvoir, où tous les pronostics sont mis à mal par les rebondissements de l'actualité, il se livre de nouveau à son exercice favori : la revue de presse.
Pourquoi refaire l'histoire de la Grèce classique, du VIe siècle av. J.-C. à Alexandre le Grand ? D'abord, parce que l'on dispose d'une masse d'informations nouvelles sur les 1 035 cités-États qui s'étendaient de l'Espagne à la mer Noire, des données exploitées ici pour la première fois de manière systématique. Ensuite, parce que, contrairement à ce que les historiens ont longtemps cru, le monde grec a connu une croissance économique qui restera sans équivalent jusqu'à la Renaissance, rendue possible par l'invention de la démocratie et des droits civiques, sur fond d'innovations institutionnelles, techniques et culturelles (théâtre, philosophie, mathématiques, etc.) permanentes. Enfin, parce que les Grecs ont expérimenté toutes les ressources de la démocratie : élection, limitation des mandats, tirage au sort, etc. Ils ont réfléchi aux relations entre citoyens et dirigeants, au rôle des experts, aux moyens de réduire le pouvoir de nuisance des démagogues, à la place de la religion. Autant de questions qui sont à l'origine de l'« efflorescence grecque » et au coeur du débat démocratique actuel.
Congo. Ambitions et désenchantements est un livre consacré au déroulement d'une étape, à la fois courte et décisive, dans le long passé de cette région. Au point de départ, les années 1880. Elles virent la concrétisation de vieux rêves de découpage de l'Afrique en grands ensembles transcontinentaux. Rien n'annonçait toutefois que le fleuve Congo devienne un marqueur géopolitique. Ce coup de crayon sur la carte porte la griffe de Léopold II, personnalité hors normes, grand rêveur et maître-manoeuvrier au sein de différents mondes, ceux de la diplomatie, du capital et des « affaires », mais qui fut aussi porté par les grandes inspirations de l'époque, le mouvement scientifique, le réveil chrétien, la vague antiesclavagiste tout comme par les recompositions alors en cours en Afrique même. Sans lui, il n'y aurait eu ni « Congo belge », ni page congolaise dans l'histoire de Belgique.
Pendant près de trente-deux ans, de 1965 à 1997, Mobutu régna d'une main de fer sur le Congo, instaurant une dictature féroce alliant crimes de sang, corruption et pillage éhonté des richesses nationales, L'Histoire porte sur lui et son régime un verdict accablant. L'homme à la toque de léopard n'était pourtant pas un vulgaire tyran : cet ami de l'Occident a joué, pendant la guerre froide, un rôle stratégique de premier plan, promouvant son pays en « rempart du communisme » en Afrique.
Arrivé au pouvoir dans le sillage d'une guerre civile impitoyable, il n'eut de cesse de maintenir l'unité, souvent menacée, du Congo-Zaïre, immense puzzle ethnique aux quelque quatre cents tribus. Plus, il dota son peuple d'une conscience nationale en exaltant son identité, ses racines et ses traditions : ce fut le recours à l'« authenticité ».
A peine la paix signée sur les décombres du IIIe Reich, l'alliance contre nature du totalitarisme soviétique et des démocraties occidentales est brisée. La méfiance puis l'affrontement lui succèdent ; pendant près d'un demi-siècle, du fait de l'entrée dans l'ère atomique, l'humanité va vivre au bord du gouffre. Drôle de guerre où l'on se bat sur tous les fronts - Corée, Vietnam, Angola... - mais jamais face à face. Drôle de victoire pour un Occident qui s'était résigné à un antagonisme durable.
Ramsès II a presque soixante ans lorsqu'il tombe amoureux au premier regard d'une jeune princesse dont il fait aussitôt son épouse : voici le premier « coup de foudre » historiquement attesté. Trois mille ans plus tard, Stendhal, qui trouve l'expression ridicule, en convient : « La chose existe ». Aujourd'hui, elle est loin d'être remise en question . Mais comment s'explique cette mystérieuse et soudaine attirance entre deux êtres ? Par la sensibilité ou la science (des atomes crochus... ou des phéromones) ? Le surnaturel (la flèche de Cupidon... ou l'intervention du Malin) ? Une pure attraction physique ou un phénomène chimique ?