Dompter la bête

Dompter la bête
Sotiropoulos Ersi
Ed. Quidam

Loin des élans révolutionnaires de sa jeunesse, Àris Pavlòpoulos, conseiller particulier d'un ministre, jouit d'une existence confortable à Athènes en dissimulant ses zones d'ombre : l'obsession du sexe et l'ambition refoulée d'être reconnu comme poète. Une manifestation littéraire consacrée à son oeuvre et un voyage en Espagne, hanté par le symbolisme sexuel de la tauromachie, lui offrent l'occasion de satisfaire tous ses désirs. Mais dans la vie de Pavlòpoulos, rien n'est conforme aux apparences... surtout quand un jeune voyou le poursuit dans les rues d'Athènes comme son ombre.

D'une écriture rigoureuse et inventive, tragique sans négliger l'aspect comique et même grotesque des choses, Dompter la bête dissèque le comportement d'une élite tout en abordant des questions morales et existentielles. Un roman qui se lit d'un trait.

The Enchanter : Nabokov and Happiness

The Enchanter : Nabokov and Happiness
Zanganeh Lila Azam
Ed. Penguin

'Happiness writes white - it doesn't show up on the page,’ said Henri de Montherlant. This is an aphorism that sounds true but isn't, and the work of Vladimir Nabokov, as Lila Azam Zanganeh so lightly and elegantly shows us, is its great disproof. Her book is a joyful study of the joy that inspired all of Nabokov's art. A beautiful little book which, flitting here and there like the great man's beloved butterflies, delightfully succeeds in netting the butterfly hunter.Salman Rushdie

A lucid and joyful account of the great master's art, written with all the playfulness that the subject deserves. Very delightful. Orhan Pamuk

Paris est une fête

Paris est une fête
Hemingway Ernest
Ed. Gallimard

Au cours de l'été 1957, Hemingway commença à travailler sur les «Vignettes parisiennes», comme il appelait alors Paris est une fête. Il y travailla à Cuba et à Ketchum, et emporta même le manuscrit avec lui en Espagne pendant l'été 1959, puis à Paris, à l'automne de cette même année. Le livre, qui resta inachevé, fut publié de manière posthume en 1964.

Pendant les trois années, ou presque, qui s'écoulent entre la mort de l'auteur et la première publication, le manuscrit subit d'importants amendements de la main des éditeurs. Se trouve aujourd'hui restitué et présenté pour la première fois le texte manuscrit original tel qu'il était au moment de la mort de l'écrivain en 1961.

Ainsi, «Le poisson-pilote et les riches», l'un des textes les plus personnels et intéressants, retrouve ici ces passages, supprimés par les premiers éditeurs, dans lesquels Hemingway assume la responsabilité d'une rupture amoureuse, exprime ses remords ou encore parle de «l'incroyable bonheur» qu'il connut avec Pauline, sa deuxième épouse.

Quant à «Nada y pues nada», autre texte inédit et capital, écrit en trois jours en 1961, il est le reflet de l'état d'esprit de l'écrivain au moment de la rédaction, trois semaines seulement avant une tentative de suicide. Hemingway y déclare qu'il était né pour écrire, qu'il «avait écrit et qu'il écrirait encore»...

La mort de Tusitala

La mort de Tusitala
Nakajima Atsushi
Ed. Anacharsis

Tusitala, « le Raconteur d'histoires », est le nom de guerre que l'on prêtait à Robert Louis Stevenson dans les îles Samoa, où il vécut aux derniers temps de sa vie.

Engagé avec les Samoans contre les puissances coloniales, écrivant avec acharnement, défrichant ses champs, rêvant dans la lumière des tropiques, l'auteur de L'Île au Trésor s'était bâti là-bas une existence à sa mesure.

Nakajima Atsushi, un écrivain jeune pour toujours lui aussi, orchestre autour des dernières années de Stevenson un roman subtil en forme d'hymne à la vie.

Alternant la narration et les pages d'un journal fictif, il se démarque de l'exercice biographique pour composer une fiction pure où se déploient sans limite le pouvoir et la puissance de l'imagination.

Le talent de Nakajima, l'élégance joyeuse de son écriture et la limpidité de son style se conjuguent ici jusqu'à nous convaincre que l'on aurait affaire, avec La Mort de Tusitala, à un autre Stevenson.

The Black Herald # 1

The Black Herald # 1
Revue
Ed. The Black Herald

En attendant la parution du numéro 2 (été 2011) de la revue, découvrez le numéro, dont vous trouverez ici des extraits : 

http://fr.calameo.com/read/0004709157335e99f2e97

Un mot encore sur les objectifs de la revue : http://blackheraldpress.wordpress.com/magazine/

 

La vierge d'Ensenada

La vierge d'Ensenada
Banez Gabriel
Ed. La Dernière goutte

Ensenada : Babel grouillante du bout du monde, chaudron bouillonnant de luttes sociales et politiques. C'est sur cette terre gorgée de parfums, de sang, d'espoirs, de drames et de légendes que débarque Sara Divas, jeune juive fuyant le fascisme qui gagne l'Europe entière. Recueillie par le père Benzano, un curé atypique, Sara attire rapidement l'attention sur elle : la Vierge lui apparaît et d'étranges événements se produisent, que certains n'hésitent pas à qualifier de miracles. Au fil du temps, les liens entre Sara et le père Benzano changent de nature et les deux êtres se trouvent bientôt confrontés aux affres d'une passion interdite, tandis que dans le pays, le péronisme qui s'installe inaugure une nouvelle ère de répression. Chant d'amour évoquant l'Argentine qui change de visage, l'épopée des amants malmenés par l'Histoire est aussi celle de cette terre de feu et de ténèbres.

La fête du siècle

La fête du siècle
Ammaniti Niccolo
Ed. Robert Laffont

«Est-ce un livre qui fait rire ou pleurer ? - Un livre qui fait beaucoup rire (mais pour éviter de pleurer). - Est-ce qu'il peut se révéler utile pour comprendre l'Italie d'aujourd'hui ? - Utile ? Non, fondamental.»
Corriere della Sera magazine

Orchestrée de main de maître par un magnat de l'immobilier, la fête du Siècle promet d'être parfaitement décadente : tout ce que Rome peut compter de VIP a rendez-vous dans le parc de la légendaire Villa Ada. Parmi eux, des chirurgiens plasticiens, des acteurs, des mannequins, des avants-centres et des journalistes, ainsi qu'un écrivain à succès : Fabrizio Ciba. L'ego en bandoulière et le front haut, il est bloqué depuis trois ans au chapitre II de son nouveau roman. Au programme des festivités, un triple safari avec chasse au lion, au renard et au tigre aurait vocation à devenir le temps fort de la soirée. Mais c'est compter sans l'intervention d'une secte satanique baptisée «Les Enragés d'Abaddon», dont les adeptes, en mal de célébrité, sont prêts à saisir leur quart d'heure de gloire...

Dans cette comédie grinçante, Ammaniti nous dévoile la face cachée d'une Italie gangrenée par le pouvoir de l'argent, la superficialité et la vulgarité. Loin des clichés touristiques, Rome y apparaît au coeur d'une fable où est pointée l'outrance et le grotesque de l'hypermédiatisation contemporaine.

«Une fois encore, Ammaniti confirme qu'il est l'un des véritables romanciers de l'Italie d'aujourd'hui.» Pulp Libri

Ce qu'on peut lire dans l'air

Ce qu'on peut lire dans l'air
Mengestu Dinaw
Ed. Albin Michel

Avec Les belles choses que porte le ciel, Prix du meilleur premier roman étranger, Dinaw Mengestu s'est imposé parmi les nouvelles voix de la littérature américaine. on retrouve dans ce nouveau roman la grâce poétique de son écriture et de son regard, ce souci de rendre compte de la réalité sans jamais négliger la fiction ni l'imaginaire. Ce qu'on peut lire dans l'air nous parle du couple, de la solitude, de la guerre et de l'ecxil, mais il évoque aussi la lumière et l'apaisement.

 

Au début des années 1980, Yosef et Mariam, un jeune couple que la révolution éthiopienne a séparé pendant trois ans, se rejoignent enfin aux Etats-Unis. Trente ans plus tard, leur fils Jona revient sur leurs pas pour reconstituer son histoire familiale.

 

 

Famille modèle

Famille modèle
Puchner Eric
Ed. Albin Michel

« Deux jours après que sa voiture – une Chrysler LeBaron avec sièges en cuir et options haut de gamme – eut disparu de l’allée du garage, Warren Ziller longeait discrètement les demeures cossues de ses voisins, s’appliquant à boiter au même rythme que son chien. »

Après La Musique des autres, recueil de nouvelles inventives et déroutantes, Eric Puchner réussit un premier roman saisissant de drôlerie et d’intelligence. Sur le ton de la tragicomédie, il raconte la chute de la famille Ziller, et plus particulièrement du père, Warren, qui a délaissé le bonheur paisible du Wisconsin pour la Californie du rêve américain. Mais rien ne se passe comme prévu et Warren ne peut avouer à sa femme et à ses trois enfants qu’il a investi toutes leurs économies dans un projet immobilier qui vient de tourner au désastre... Un mensonge qui ne sera pas sans conséquences.

Au coeur de ce fiasco, entre hilarité et désespoir, Puchner fait preuve d’une parfaite maîtrise du récit. Caustique et brillant, Famille modèle nous offre un portrait original et émouvant de la condition humaine.

JR

JR
Gaddis William
Ed. Plon

 Au coeur de ce conte comique et impitoyable sur l'Amérique de la libre entreprise, évolue JR, un jeune capitaliste de 11 ans. Emblématique d'une société amorale et sans scrupule où les affaires louches remplacent la réflexion et le sentiment, ce gamin aux baskets mal lacées, ayant maîtrisé le jargon de Wall Street, devient riche par avidité et non par génie.

Incontournable, inclassable, JR est le chef-d'oeuvre de William Gaddis. Déferlante de mots, oscillant sans choisir entre bouffonnerie et satire, cette fable géante et protéiforme possède le coffre, la force et la férocité des modèles littéraires dont on ne finit jamais d'hériter.

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