Ce volume parcourt cinquante années de l'histoire américaine, de l'avant-guerre aux années 1980, au sein de la communauté juive de Newark, une banlieue new-yorkaise. Une histoire parfois reconsidérée que le romancier se réapproprie sans souci de chronologie : l'Amérique de Philip Roth. Partant du mouvement de la contre-culture des années 1960 en lutte contre la guerre du Viêtnam (Pastorale américaine), il revient sur la guerre froide et la croisade anticommuniste des années 1950 (J'ai épousé un communiste), passe par le politiquement correct des années 1970-1980 (La tache), et se «projette» dans d'hypothétiques années 1940 (Le complot contre l'Amérique), où le fascisme et l'antisémitisme gagnent les États-Unis. En contrepoint d'une sévère critique de la société américaine, Philip Roth tisse une fine analyse des mécanismes de l'homme pris au piège de l'imprévisible. Confrontés à de grands bouleversements, des destins se brisent soudain sous l'effondrement des illusions, des secrets, des certitudes sur lesquels reposaient des vies idéales, prototypes du rêve américain.
Un recueil de nouvelles mettant en scène des figures de femmes aussi obscures que séduisantes.
Par une brumeuse matinée de 1934, Elvira Western quitte son confort londonien et son mari pour rejoindre à Paris son jeune amant, Oliver Fenton, un étudiant anglais exalté. Mais, rapidement, l'escapade se transforme en journées languides dans les cafés de Saint-Germain-des-Prés en compagnie de journalistes débauchés, de bourgeois extravagants et d'une danseuse de cabaret désargentée.
« À trente-deux ans, Yarmi comptait déjà quatre séjours à la prison de Pawiak pour vol - sa spécialité étant de forcer les serrures. Il avait aussi été arrêté plusieurs fois pour traite des blanches. À vingt-neuf ans, Keila la Rouge s'était successivement distinguée dans trois bordels, un rue Krochmalna, un rue Smocza et un rue Tomkes. »
À dix-huit ans, Eily quitte l’Irlande et son carcan pour venir suivre des cours d’art dramatique à Londres. Elle y tombe amoureuse de la ville et de Stephen, un comédien au passé douloureux, de vingt ans son aîné. Les Saltimbanques ordinaires détaille par le menu et avec une justesse poignante leur histoire : l’initiation à l’amour, la perte de l’innocence, la découverte de la passion et de ses écueils, mais aussi le Londres des années 1990, sa créativité et son cosmopolitisme qui agissent comme autant d’aimants sur la jeune Eily, avide de s’émanciper des lourdeurs de la société irlandaise.
Barney Panofsky, Juif canadien, expatrié dans les années 1950 à Paris, côtoie la bohème artistique avant de rentrer au Canada vendre des fromages puis des programmes télévisés. Il se marie trois fois, finit alcoolique et s'offre le luxe d'écrire une autobiographie époustouflante.
Une écrivaine de fantasy récemment veuve se laisse guider à travers un hiver glacial par la voix de feu son époux. Une dame âgée, victime d'hallucinations, apprend peu à peu à accepter la présence des petits hommes qui ne cessent de surgir à ses côtés, tandis que des militants populistes se rassemblent pour mettre le feu à sa maison de retraite. Une femme née avec une malformation génétique passe pour un vampire. Un crime commis il y a longtemps se voit vengé dans l'Arctique par un stromatolithe vieux de 1,9 milliard d'années...
À la maison de retraite des Chênes Verts, il est interdit de posséder une montre. Les familles ne sont pas autorisées à apporter de la nourriture, et il est fortement conseillé de baisser les yeux lorsque les aides-soignants arrivent pour l'inspection des dortoirs. On ne rigole pas avec le règlement, et encore moins avec la direction.
Quand Dorothy - la petite nouvelle, âgée de soixante-quatorze ans - arrive devant le portail de l'établissement, elle comprend immédiatement que la situation est explosive. D'autant qu'après les dernières restrictions budgetaires, Tristan est nommé superviseur d une équipe de deux autres aides-soignants. Son objectif : mater toute tentative de rébellion parmi les pensionnaires. Du côté de Dorothy et de ses nouveaux compagnons, c'est une évasion qui est en train de s organiser, autour notamment du fantasque Capitaine Ruggles, persuadé d'être retenu en otage dans une prison nazie...
Le narrateur italien part à la recherche d'un écrivain, Roberto Bazlen dit Bobi, qui n'a jamais publié de son vivant. Il rencontre la compagne de l'écrivain, qui vit à Londres, dans le quartier de Wimbledon.
Les lettres que Roberto Bazlen adressa à ses amis éditeurs entre 1951 et 1964 n'étaient pas destinées à être publiées. Elles ont contribué à renouveler le paysage éditorial italien d'après-guerre, puisqu'elles ont participé à la découverte de quelques-uns des plus grands noms de la scène littéraire et intellectuelle : Salba, Montale, Solmi et Svevo.