J.-M. Rouart a rassemblé 120 écrivains français et étrangers, toutes époques confondues, dans cette anthologie élaborée comme un hommage à ceux qui lui ont donné le goût de la littérature et ont jalonné son parcours de romancier.
Une étude de la représentation et de la signification des jardins dans les oeuvres de romanciers tels que J.-J. Rousseau, M. Duras, Colette, P. Modiano, M. Proust, etc
'Maintenant il est sur la Planète Il veut tout voir tout embrasser tout goûter Il n'est pas le seul La Dépression touche à sa fin Les gens ont à nouveau de l'argent pour s'amuser Le temps Rimbaud est venu de se laisser emporter Abandonner toutes les valeurs transmises par les parents Le mariage les enfants l'avancement social le plan de carrière la retraite Prendre du bide rien à voir avec ce qu'il veut être Maintenant c'est limpide c'est écrit Avoir du succès être le plus grand joueur de football américain Etre célèbre figurer parmi les Sublimes Faire librement l'expérience de la vie Devenir non pas un artiste obscur vulgaire lambda Non Devenir Le plus grand écrivain du monde ni plus ni moins ah ça mon gars ça t'en bouche un coin'
Marin sur les océans du monde, trimardeur sur les routes et les rails des États-Unis, chercheur d'or en Alaska, ou encore reporter et militant socialiste... Le parcours chaotique de Jack London, né à San Francisco en 1876, a enflammé l'imaginaire de générations de lecteurs à travers le monde. Jouisseur de dangers, buveur, bagarreur et parfois voyou, cet autodidacte à la curiosité insatiable, fit de sa vie le gisement poétique de son oeuvre. Mort à quarante ans en pleine gloire, d'une overdose de morphine. Accident ou suicide ? Le mystère demeure...
Yves Simon a succombé à la fascination de ce baroudeur, devenu un immense écrivain, et dresse un portrait personnel et tendre de cet éternel mélancolique, qui à l'instar de Jack Kerouac, Joseph Conrad ou Robert Louis Stevenson, ne sut vivre et écrire que sous la menace permanente du coup de corne.
Y-a-t-il jamais eu écrivain plus tourmenté que Léon Tolstoï ? Légende vivante, génie universellement acclamé, il fut aussi apôtre du progrès social et chantre de la non-violence. Son imposant oeuvre littéraire porte la marque d'une recherche effrénée de la vérité que Tolstoï poursuivra jusqu'à la fin. Homme de contradiction, obsédé par la mort, il s'abîme dans une quête mystique tonitruante qui aboutira à son excommunication par l'Église russe.
Ivan Bounine, qui fut son disciple, décrit ici le long calvaire existentiel de l'auteur de Guerre et Paix. Avec le talent qu'on lui connaît, il retrace l'itinéraire spirituel du grand écrivain, qui trouvera sa « délivrance », dans la petite gare d'Astapovo, un matin brumeux de 1910...
Articles, entretiens, préfaces ou discours, les textes des interventions de Genet, ici rassemblés, témoignent d'un paradoxe : celui qui fut l'écrivain le plus solitaire, le plus retranché de son temps fut aussi, durant les vingt dernières années de sa vie, l'un des plus présents sur la scène publique. De Chartres à Chicago, de la Goutte-d'Or au camp de Chatila, des rives du Jourdain aux ghettos noirs d'Amérique, ce livre retrace l'aventure littéraire et politique, menée aux frontières de l'Occident, aux côtés des exclus du monde et des peuples en révolte, d'un poète qui n'a jamais revendiqué d'autre titre que celui de vagabond.
Originellement, cet ouvrage devait constituer l'introduction aux Oeuvres complètes de Jean Genet. Il est très vite devenu une réflexion autonome, qui, à partir du cas de l'écrivain, s'ouvre à d'autres horizons, méthodologiques, critiques et philosophiques. Jean-Paul Sartre s'en est expliqué en ces termes, lors de la parution en 1952 : « Montrer les limites de l'interprétation psychanalytique et de l'explication marxiste et que seule la liberté peut rendre compte d'une personne en sa totalité, faire voir cette liberté aux prises avec le destin d'abord écrasée par ses fatalités puis se retournant sur elles pour les digérer peu à peu, prouver que le génie n'est pas un don mais l'issue qu'on invente dans les cas désespérés, retrouver le choix qu'un écrivain fait de lui-même, de sa vie et du sens de l'univers jusque dans les caractères formels de son style et de sa composition, jusque dans la structure de ses images, et dans la particularité de ses goûts, retracer en détail l'histoire d'une libération : voilà ce que j'ai voulu ; le lecteur dira si j'ai réussi. »
Le portrait de l'écrivain et de son oeuvre, écrite à une époque de catastrophes.
A. Gorouben, peintre et dessinatrice mêle ici des dessins à la mine de plomb à des extraits du Journal de l'écrivain.