« Aux origines de ce livre, il n'y avait rien d'autre qu'un billet d'avion pour Saint-Pétersbourg et le nom de Lily Brooks, ma jumelle américaine. Tout le reste s'est révélé au fil des cent jours de cet automne-là, au cours duquel j'avais résolu d'écrire un roman ». Entremêlant enquête policière et quotidien d'une journaliste prise dans les méandres de sa propre imagination, Cent jours sans Lily explore les steppes russes et la côte américaine en quête de réponses sur l'amitié, la création et le désir d'ailleurs. (présentation de l'éditeur)
Une canicule sans précédent. Les corps souffrent, les esprits chauffent, les repères vacillent comme silhouettes dans une brume de chaleur. La foule envahit les rues de Bruxelles pour laisser éclater une rage sans objet clairement défini, si ce n'est que « ça » ne peut plus durer. Arno, jeune homosexuel, est victime d'une agression violente qui provoque une onde de choc sur son entourage, sur son ami Bastian et même sur l'inspecteur chargé de l'enquête. Un questionnement affleure entre la capitale, les Ardennes et l'Orient : notre monde, notre mode de vie, sont-ils en train de fondre dans la fournaise ? Et si disparaissaient les digues que nous croyions intangibles ? si les barrières se brisaient sous une poussée obtuse ? si le plus sombre de nos mémoires revenait crever la surface en bulles pestilentielles ?
Dans les années 1980, Karel, un garçon des quartiers Nord de Marseille, vit avec Hendricka, sa soeur, et Mohand, son petit frère infirme. Entre pauvreté, toxicomanie, maltraitance parentale et indifférence des institutions, ils essaient de survivre et de se forger un destin. Après l'assassinat de leur père, Karel veille sur Mohand et voit sa soeur réussir une carrière dans le cinéma.
Cet été-là, Isabelle de Courtivron s'aperçoit qu'elle a perdu en souplesse et s'essouffle plus vite. Son corps s'est usé. Elle a du mal à adopter Instagram ou Facebook. Elle se surprend à voir partout, tout le temps, des plus jeunes qu'elle. Ce qui lui arrive ? L'âge. Elle est devenue vieille.
Indépendante, voyageuse, féministe, Isabelle de Courtivron était professeure de lettres aux États- Unis. Soudain, plusieurs années après la retraite, elle se rend compte qu'elle est devenue inaudible ; invisible.
Je m'appelle Sylvie Meyer. J'ai cinquante-trois ans.
Je suis mère de deux enfants. Je suis séparée de mon mari depuis un an. Je travaille à la Cagex, une entreprise de caoutchouc. Je dirige la section des ajustements. Je n'ai aucun antécédent judiciaire. »
Sylvie est une femme simple, sur qui on peut compter, une femme en apparence sans histoire, qui subit la violence du monde et qui étouffe depuis des années celle qu'elle porte en elle. Jusqu'à un jour de novembre où elle se révolte, commet une faute, choisit une voie condamnable par la justice et par la société. Le temps de cette révolte, Sylvie se sent enfin vivante, libre.
Catherine, la narratrice, affuble tous ses morts, amis, voisins, sidéens, suicidés, accidentés, du même prénom : Hervé. Escortée de ces Hervé qui ne la quittent pas, la jeune femme, animée d'une vitalité à toute épreuve, traverse ainsi les vicissitudes et la médiocrité du monde des bien portants.
Un récit d'aventures consacré à l'expédition de Fernand de Magellan et de Juan Sebastian Elcano, dont la narration tient compte des points de vue des autochtones issus des régions du monde traversées par les explorateurs, à bord du navire La Victoria.
De Marseille à Alger, Marie Cosnay nous emmène sur les traces de Mohamed Bellahouel, un homme sans histoire, dont la destinée trouble dessine les contours d'un exil et d'une Algérie mythifiés.
En construisant une enquête fictionnelle et historique, Marie Cosnay poursuit l'élaboration d'une écriture documentaire unique, marquée par la poésie. Elle interroge notre rapport intime et politique à l'Algérie et propose de « mettre en corps » l'Histoire.
Léo a disparu et son entourage ne croit pas à un suicide. Six mois plus tard, personne ne se doute que pour trouver des réponses à ses propres questionnements, il a trouvé refuge dans un autre monde, celui des fictions et des rêveries qu'elles suscitent. Une histoire sur le phénomène des séries télévisées du point de vue du spectateur.
Après la Libération, Mathilde, une jeune Alsacienne, et Amine Belhaj, un Marocain ancien combattant dans l'armée française, s'installent à Meknès. Dans cette ville où le système de ségrégation coloniale s'applique rigoureusement, le couple doit se battre pour faire sa place, entre sacrifices, humiliations et racisme. Une histoire inspirée par la grand-mère de l'auteure qui se clôt en 1956.