Essai sur dix grandes personnalités de la littérature autrichienne. Il place au centre la condition physique de ces auteurs mais aussi les faits politiques et historiques de leurs époques.
A travers une succession de paraboles, l'auteur compose un hymne à la vie, à l'écriture et à la sexualité.
Roman autour du phénomène des enfants indigo, qui ont le pouvoir de rendre malade leur entourage grâce à des capacités suprasensibles.
Un soir, la vie paisible de la famille Sai bascule. Kwaku, le père, chirurgien ghanéen, reconnu aux Etats-Unis est professionnellement humilié et quitte sa femme, Fola, d'origine nigériane. Olu, le fils aîné, les faux jumeaux, Taiwo et Kehinde, ainsi que Sadie, la petite dernière, poursuivent leur vie quand un autre drame les frappe. Premier roman.
Nora, institutrice, habite seule à Boston. A 38 ans, elle mène une vie austère que bouleverse l'arrivée de Sirena et de sa famille, à l'étage au-dessous. L'artiste italienne rencontre le succès avec sa création et se trouve au faîte du marché de l'art international alors que sa voisine, artiste refoulée, s'applique à reproduire les chambres des artistes qu'elle admire.
Nous sommes au Xe siècle de notre ère. Une longue lignée de rois vikings s'apprête à franchir les océans de glace qui les séparent d'une terre mythique : le Vinland, sésame de tous les fantasmes dont l'Amérique sera le nom. Cinq cents ans avant Colomb, Erik le Rouge, Leif le Chanceux, Freydis Eiriksdottir et quelques autres vont être ainsi les premiers découvreurs du Nouveau Monde. Ils toucheront ce pays de cocagne, terre de lait, de miel et de légendes, avant d'en être chassés par ses habitants natifs, les redoutables Indiens Skraelings...
L'auteur des Fusils et de La Famille royale, dans son éternelle fascination pour les origines héroïques et sanglantes de l'Amérique, ne pouvait que s'emparer de cette épopée mythique, pour la transfigurer en y insufflant ses propres obsessions, avec la facétie, la folie des grandeurs et le génie littéraire qu'on lui connaît. La Tunique de glace est un opéra tout en bruit et en fureur, une ode somptueuse et barbare à la splendeur des paysages arctiques et à la geste des vikings, doublé d'un merveilleux récit de voyage et d'aventures...
« Imaginez une représentation du Ring de Wagner orchestrée par Sam Peckinpah sur un livret de J. R. R. Tolkien, avec des interludes musicaux d'Aaron Copland, et vous aurez une petite idée de l'ambition de ce roman étourdissant. »The New York Times Book
Lauréate de la loterie des visas, Akunna quitte le Nigeria pour les États-Unis ; elle y découvre un pays qui a bien peu à voir avec celui de ses attentes. À Kano, dans le nord du Nigeria, une violente émeute intercommunautaire réunit deux femmes que tout sépare : une marchande d'oignons musulmane et une étudiante issue de la bourgeoisie chrétienne de Lagos. Dans Nsukka blanchie par l'harmattan, James Nwoye, ancien universitaire au soir de sa vie, repense au rêve biafrais et attend, la nuit, les visites de sa femme défunte, qui vient caresser ses jambes fatiguées...
Voici quelques-uns des personnages des nouvelles d'Adichie ; ils composent une image complexe et riche de la réalité nigériane d'aujourd'hui, qui prend ses racines dans le passé et se prolonge dans l'expérience de l'émigration, une plongée émouvante, souvent poignante, tour à tour terrible et drôle, toujours vibrante d'humanité.
Harris, patriarche d'une famille élargie qui s'étend du Pakistan à l'Angleterre, vit dans une communauté déshéritée du nord de l'Angleterre où cohabitent traditionnalistes et assimilés, fondamentalistes et modérés. Contre toute attente, il reçoit une « petite fortune » après avoir divorcé d'une Anglaise épousée des années auparavant. Mais Harris considère cette somme comme un fardeau dont il doit se décharger au plus vite. Choisir le destinataire devient alors un véritable casse-tête familial...
Émouvant et drôle, le premier roman de Rosie Dastgir porte un regard aigu sur les problèmes de classe, de culture et d'incompréhension propres aux communautés déchirées entre tradition et modernité.
Londres, à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Lady Sophia Garfield rêve de devenir une belle espionne. Ne pouvant cependant passer son temps à démasquer des ennemis, Sophia exerce son sens patriotique dans les bureaux de l'hôpital Ste Anne... tout en conservant ses loisirs aristocratiques. Elle va ainsi régulièrement prendre le thé au Ritz, échafaude avec malice des plans pour séduire le fringant Rudolph Jocelyn et en éloigner sa rivale, la princesse Olga Gogothsky.
Dans la lignée de Charivari, Nancy Mitford déploie un humour décalé et percutant, qu'elle distille savamment tout au long de cette fantaisie loufoque, qui accorde aussi toute sa place aux développements politiques internationaux cruciaux de l'époque.
Paralysée par son propre génie, asociable, trop originale et trop angoissée pour la petite ville où elle a atterri, Bernadette se sent de plus en plus enfermée. Alors elle fuit Seattle et ses mères de famille proprettes jamais à court de muffins, son mari gourou chez Microsoft dont l’esprit trop cartésien ne parvient plus à la comprendre, et son passé glorieux d’architecte visionnaire montée trop haut trop vite et que la chute a laissée bancale. Tout a commencé quand Bee, brandissant son bulletin de notes, a réclamé la récompense qu’on lui avait promise : un voyage en famille en Antarctique ! Mais, au moment de partir, les névroses de Bernadette la rattrapent. Au pied du mur, elle disparaît. Sur les traces de sa mère, Bee découvre dans son courrier une montagne de secrets. La part d’ombre que toute mère cache à sa fille. À chaque page, Bee la découvre un peu plus géniale et imparfaite.
Rythmé, plein d’esprit, d’humour et de tendresse, et absolument impossible à lâcher, Bernadette a disparu est un bijou satirique à la composition parfaite.
Maria Semple a passé son enfance entre l’Espagne et les États-Unis, son père était le scénariste de l’adaptation en série télévisée de Batman. Après des études qui la destinaient à devenir professeur ou écrivain, elle a reçu une proposition de Hollywood pour un scénario. Elle s’est alors consacrée à l’écriture pour la télévision à Los Angeles. Après son premier enfant, et un déménagement à Seattle, elle s’est lancée dans ce qui la taraudait depuis toujours, un roman. Bernadette a disparu est son deuxième roman, le premier publié en France.
« Bien sûr, on pourrait avoir envie de s’arrêter un moment, et d’observer l’intelligence de la construction narrative, comment chaque pièce du puzzle s’imbrique sans jamais se répéter et en apportant toujours un nouvel indice plein d’imagination. Mais pour cela, il faudrait commencer par arriver à s’arrêter de rire. »
The New York Times
« Le roman de Maria Semple est une fable réjouissante, pleine de rebondissements, d’humour noir et d’esprit sur la création, l’autodestruction, l’Antarctique et la relation mère-fille. »
The Observer