California dream

California dream
Prcic Ismet
Ed. Escales

Un des meilleurs livres de l'année selon The New York Times, prix du meilleur premier roman du Los Angeles Times devant L'Art du jeu de Chad Harbach, une oeuvre coup de poing, qui insuffle un grain de folie à la Kusturica dans un témoignage aussi poignant que Le Journal d'Anne Franck. L'incroyable odyssée d'un jeune comédien bosniaque qui rêvait de Californie...

Trois secondes. Quand il entend le bruit d'un tir au canon, Ismet sait qu'il a exactement trois secondes pour se mettre à l'abri. Et à 18 ans, cela fait longtemps qu'il sait reconnaître le bruit des bombardements. Mais Ismet a trouvé un moyen pour fuir les horreurs de la guerre : le théâtre. Et quand sa troupe est invitée en Écosse, il quitte le pays. Destination finale : la Californie.
Là-bas, Ismet devient Izzy, pourtant il reste hanté par ceux qu'il a laissés. Le jeune homme se met alors à écrire, à tout écrire : de ses jeux d'enfant obsédé par les ninjas au cheddar offert à son arrivée sur le sol américain, de la visite médicale ou il croise un certain Mustafa au destin qu'il imagine à ce jeune Bosniaque, envoyé au front et blessé...
Déchiré entre sa face A(méricaine) et sa face B(osniaque), Ismet porte un roman aussi beau que bouleversant sur la jeunesse en temps de guerre et la douleur de l'exil.

Le secret de Joe Gould

Le secret de Joe Gould
Mitchell Joseph
Ed. Autrement

'Avec son pardessus trop grand, sa tête nue et sa figure sale, l'homme, malgré sa barbe, avait un air enfantin, égaré : un enfant qui se serait amusé avec des petits camarades à essayer des vêtements d'adulte au grenier.'

Devenu une sorte de légende urbaine, Joe Gould a hanté les cafés, les dîners, les bars, les trous à rats de Greenwich Village. Il se vantait d'écrire une oeuvre totale, fruit de vingt mille conversations, dont les rares fragments publiés ont inspiré l'avant-garde littéraire des années 1920. Quatre décennies plus tard, Joseph Mitchell, lui-même portraitiste de génie au New Yorker, se lance à la poursuite de ce manuscrit mythique et en tire son propre roman, Le Secret de Joe Gould, un livre culte, que l'on brûle encore de faire découvrir.

'Une merveille, à classer au même rang que les plus grands chefs-d'oeuvre de la littérature.' Salman Rushdie

'Voilà ce qu'aurait pu écrire Borges s'il avait été originaire de New York.' Martin Amis

 

 

Tabloid city

Tabloid city
Hamill Pete
Ed. Balland

Quand 24 Heures Chrono rencontre Collision : un polar mené à 100 à l'heure dans un New York en pleine révolution...

Sam Briscoe, septuagénaire élégant aux faux airs d'inspecteur Harry, est le rédacteur en chef du New York World, l'un des tabloïds mythiques de la Grosse Pomme qui vit ses dernières heures : le compte à rebours est enclenché et dans très peu de temps, la version papier va disparaître au profit d'une version online. La fin d'une époque, au grand dam de Sam. Mais cette nuit-là, alors qu'il boucle son ultime édition, un fait divers d'une violence inouïe va bouleverser son chemin de fer. Et sa vie. Cynthia Harding, une mondaine très introduite dans les milieux de l'art et de la culture, est sauvagement assassinée. Il en faut beaucoup pour déstabiliser un vieux briscard comme Sam. Seulement, Cynthia, c'est la seule femme qu'il ait jamais aimée... Tandis qu'il traverse cette nuit et cette journée pas comme les autres, on suit des parcours croisés, lancés dans une course folle à travers New York, ville-héroïne du roman, peinte comme une sorte de Gotham City fantomatique.

Un roman vif, direct et efficace, à la structure journalistique, pour une étude sociale d'une puissance rare.

Tabloid City s' est vendu à plus de 40 000 exemplaires aux États-Unis.

En numérique chez Tropismes : Tabloid city

Le coeur de l'homme

Le coeur de l'homme
Stefansson Jon Kalman
Ed. Gallimard

« Où s'achèvent les rêves, où commence le réel ? Les rêves proviennent de l'intérieur, ils arrivent, goutte à goutte, filtrés, depuis l'univers que chacun de nous porte en lui, sans doute déformés, mais y a-t-il quoi que ce soit qui ne l'est pas, y a-t-il quoi que ce soit qui ne se transforme pas, je t'aime aujourd'hui, demain, je te hais - celui qui ne change pas ment au monde. »

Jens le postier et le gamin ont failli ne pas sortir vivants de cette tempête de neige, quelque part dans le nord-ouest de l'Islande. Ils ont été recueillis après leur chute par le médecin du village, et le gamin, une fois de plus, a l'impression de revenir à la vie. Nous sommes au mois d'avril, la glace fondue succède à la neige et au blizzard. Après avoir repris des forces et fait connaissance avec quelques habitants, comme cette jeune femme à la chevelure rousse qui met en émoi le gamin, tous deux peuvent finalement reprendre le bateau pour retrouver une autre communauté villageoise, celle de leur vie d'avant : la belle veuve Geirþrúður, farouchement indépendante, le capitaine aveugle et sa bibliothèque, puis Andrea, la femme du pêcheur Pétur, qui rappelle au gamin le pouvoir des mots. Il lui a écrit une de ces lettres qui transforment un destin, lui enjoignant de quitter son mari au coeur si sec...

Conjuguant le romanesque du récit d'aventures à la poésie du roman introspectif, porté par une narration où chaque mot évoque avec justesse les grandes questions existentielles - le passage du temps, l'éveil au désir, l'espoir d'une vie meilleure - aussi bien que la réalité de l'Islande de la fin du XIXe siècle, Le coeur de l'homme nous offre une lecture tout simplement bouleversante.

En numérique chez Tropismes : Le coeur de l'homme

Vivre, penser, regarder

Vivre, penser, regarder
Hustvedt Siri
Ed. Actes sud

Dans ces essais écrits entre 2006 et 2011, la célèbre romancière Siri Hustvedt, après avoir pris pour sujet d'étude le matériau autobiographique ('Vivre'), examine les complexes fonctionnements de l'esprit, de la mémoire, des émotions et de l'imaginaire chez l'être humain ('Penser') et explicite le rapport qui est le sien à la création visuelle dans tous ses états ('Regarder'). Authentique somme intellectuelle retraçant le parcours de son auteur, l'ouvrage pose des questions essentielles quant à la manière dont tout individu se constitue en tant que tel, élabore, à travers la pensée, la mémoire, le langage, son problématique 'être-au-monde' et interragit avec autrui.
Dans le souci de réinventer le dialogue trop souvent malaisé entre les 'humanités' et les sciences, Siri Hustvedt convoque de multiples disciplines - de la psychologie aux neurosciences en passant par la philosophie, l'art et la littérature - pour en tenter l'ambitieuse synthèse, et ce faisant, dévoile les arcanes de sa vocation et de sa pratique d'écrivain.

Présentation de l'éditeur

Pour les curieux, voici une conversation éclairante entre Siri Hustvedt et Paul Auster, postée sur youtube 

 

Les boîtes en carton

Les boîtes en carton
Lanoye Tom
Ed. La Différence

Les Boîtes en carton, qui fît connaître Tom Lanoye en Flandre, est l'histoire d'un gamin issu d'un milieu populaire qui, lors d'un voyage scolaire organisé par une caisse d'assurance, au début des années soixante, tombe amoureux d'un des garçons qui participe à l'excursion. L'homosexualité approchée sans tabou fit le succès du livre mais, au-delà de cette relation aujourd'hui encore sulfureuse dans un pays catholique, l'auteur brosse une galerie de portraits criants de vérité, souvent cruels et hilarants. Avec cet art de la caricature et du burlesque qui a enchanté les lecteurs de La Langue de ma mère, Tom Lanoye parvient à nous faire revivre cette période de l'après-guerre avec ses poncifs et son euphorie, et cette région, la Flandre, qui faisait, alors, complètement partie de la Belgique.

Le bleu de la nuit

Le bleu de la nuit
Didion Joan
Ed. Grasset

Après avoir érigé un inoubliable tombeau littéraire à l'homme de sa vie (L'Année de la pensée magique), Joan Didion adresse, dans Le Bleu de la nuit, un vibrant hommage à leur fille, décédée quelques semaines à peine avant la parution de la Pensée magique aux États-Unis. Mais qu'on ne se méprenne pas : loin d'en être une « suite », ce récit serait plutôt son image en miroir, une variation inversée. On y retrouve, intactes, la puissance et la singularité de l'écriture de Didion : sèche, précise, lumineuse face à la nuit. Dans un puzzle de réminiscences et de réflexions (sur la mort, bien sûr, mais aussi sur les mystères de l'enfance, de la maternité, de la vieillesse et de la création), l'auteur mène un combat acharné contre les fantômes de la mélancolie, des doutes et des regrets. Poignante sans jamais verser dans le pathétique, d'une impitoyable honnêteté envers elle-même sans céder aux sirènes de la complaisance ou de l'impudeur, Joan Didion incarne la foi dans les forces de l'esprit et de la littérature.

Fin de mi-temps pour le soldat Billy Lynn

Fin de mi-temps pour le soldat Billy Lynn
Fountain Ben
Ed. Albin Michel

Un accrochage avec des insurgés irakiens, trois minutes quarante-trois de pure violence filmées par Fox News, désormais en boucle sur YouTube, et les huit survivants de la compagnie Bravo deviennent du jour au lendemain les enfants chéris de l'Amérique. Ils sont les stars de la «Tournée de la Victoire», censée ranimer la flamme du soutien à la guerre, qui doit se clôturer par leur présence à la mi-temps du grand match de football de Thanksgiving à Dallas, aux côtés d'un célèbre groupe pop.

Mais rien ne va se dérouler comme prévu. Perdu entre les richissimes propriétaires et les joueurs du club des Cowboys, les sponsors, un vieux producteur hollywoodien et une pulpeuse pom-pom girl évangéliste, Billy Lynn, dix-neuf ans et héros malgré lui, ne pense, comme ses frères d'armes, qu'à une seule chose : profiter au maximum de ses derniers jours de permission. Repartira-t-il pour l'Irak, laissant derrière lui ses illusions et son innocence ?

Un livre ravageur sur le monde d'aujourd'hui : le Catch 22 de la guerre d'Irak.

«Tout à la fois hilarant et déchirant.» Pat Conroy

Une fille, qui danse

Une fille, qui danse
Barnes Julian
Ed. Mercure de France

Ceux qui veulent nier le passage du temps disent : quarante ans, ce n'est rien, à cinquante on est dans la fleur de l'âge, la soixantaine est la nouvelle quarantaine et ainsi de suite. Je sais pour ma part qu'il y a un temps objectif, mais aussi un temps subjectif... le vrai, qui se mesure dans notre relation à la mémoire. Alors, quand cette chose étrange est arrivée, quand ces nouveaux souvenirs me sont soudain revenus, ç'a été comme si, pendant ce moment-là, le temps avait été inversé... Comme si le fleuve avait coulé vers l'amont.

Tony, la soixantaine, a pris sa retraite. Il a connu une existence assez terne, un mariage qui l'a été aussi. Autrefois il a beaucoup fréquenté Veronica, mais ils se sont éloignés l'un de l'autre. Apprenant un peu plus tard qu'elle sortait avec Adrian, le plus brillant de ses anciens condisciples de lycée et de fac, la colère et la déception lui ont fait écrire une lettre épouvantable aux deux amoureux. Peu après, il apprendra le suicide d'Adrian.

Pourquoi Adrian s'est-il tué ? Quarante ans plus tard, le passé va ressurgir, des souvenirs soigneusement occultés remontera la surface - Veronica dansant un soir pour Tony, un week-end dérangeant chez ses parents à elle... Et puis, soudain, la lettre d'un notaire, un testament difficile à comprendre et, finalement, la terrible vérité, qui bouleversera Tony comme chacun des lecteurs d'Une fille, qui danse.

L'homme qui savait la langue des serpents

L'homme qui savait la langue des serpents
Kivirähk Andrus
Ed. Attila

Voici l'histoire du dernier des hommes qui parlait la langue des serpents, de sa sœur qui tomba amoureuse d’un ours, de sa mère qui rôtissait compulsivement des élans, de son grand-père qui guerroyait sans jambes, d’une paysanne qui rêvait d’un loup-garou, d’un vieil homme qui chassait les vents, d’une salamandre qui volait dans les airs, d’australopithèques qui élevaient des poux géants, d’un poisson titanesque las de ce monde et de chevaliers teutons épouvantés par tout ce qui précède... Peuplé de personnages étonnants, empreint de réalisme magique et d’un souffle inspiré des sagas scandinaves, un roman à l’humour et à l’imagination délirants.

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