Terres noires, terres blanches

Terres noires, terres blanches
McGahan Andrew
Ed. Actes Sud

William, dix ans, vient de perdre son père dans l'embrasement d'un champ de blé. Un vieil oncle leur propose, à lui et sa mère en permanence sous antidépresseurs, de venir habiter une demeure décrépite : Kuran Station. John McIvor n'agit pas ainsi par compassion mais cherche à transmettre sa passion, sa folie pour le lieu, veut à tout prix un héritier auquel offrir domaine et savoir. William, au début perdu dans ces murs sans vie, entourés par la brousse, va se laisser impressionner, entendre le discours qui lui parle d'âme de la terre, d'amour pour un paysage, de défense des intérêts des fermiers blancs contre une loi qui doit permettre aux Aborigènes de récupérer des droits de propriété.

D'étranges hallucinations hantent William : la nuit, il a vu un homme en flammes traverser le domaine, perdu dans le bush il a rencontré un des pionniers d'autrefois errant avec son cheval... Une nuit, il a aperçu un homme qui en traînait un autre sur le sol... Fantômes ? réalité ? Et voilà que resurgit Margaret, la fille bannie de John McIvor, qui elle aussi va totalement perturber le jeune William, tandis qu'une bizarre odeur de pourriture plane...

Construit sur un superbe balancement entre passé et présent, gagnant en puissance et en chaleur insoutenable, Terres noires, terres blanches est un vrai livre de feu. D'une saga familiale, Andrew McGahan a su faire un récit politisé, très contemporain, un récit halluciné aussi avec ses créatures terrifiantes rôdant dans la brousse.
Présentation de l'éditeur

Les Golovlev

Les Golovlev
Evgrafovitch Saltykov-Chtchedrine Mikhail
Ed. Sillage

LLLes Golovlev, publié en 1880, retrace la décadence d'une famille de grands propriétaires terriens dans la Russie du XIXe siècle. Dans ce roman à consonance autobiographique, des personnages rongés par la folie, l'avarice, l'hypocrisie et l'absence de perspectives intellectuelles deviennent peu à peu les agents de leur propre destruction.

Cette fresque d'un pessimisme sans remède est considérée comme le chef-d'oeuvre de son auteur et l'un des grands romans de la littérature russe.
Présentation de l'éditeur%%

Quatre maisons et un exil

Quatre maisons et un exil
Nevo Eshkol
Ed. Gallimard/Du monde entier

La cloison est mince entre le petit appartement d'Amir et de Noa et celui des propriétaires, Moshé et Sima. Amir et Noa sont étudiants, l'un à Tel-Aviv, l'autre à Jérusalem ; ce petit deux-pièces dans une maison mitoyenne à Maoz Sion, localité située à mi-chemin des deux villes, leur paraissait donc être la solution idéale. Mais la cohabitation n'est pas simple, ni entre eux ni avec les voisins, qui ont deux enfants et leurs propres problèmes. Sima, devenue femme au foyer, s'ennuie, et les pressions de la famille très religieuse de Moshé, dont les parents habitent au dernier étage de la maison, sont source de conflits. Les voisins d'en face se débattent avec d'autres déchirures : leur fils Guidi est tombé comme soldat au Liban, et Yotam, son petit frère, se sent délaissé, traîne dans les terrains vagues, sèche l'école et se confie à Amir.

Dans les rues de Maoz Sion travaille également Sadek, l'ouvrier arabe qui reconnaît dans la maison de la famille de Moshé celle que ses parents ont quittée en 1948 et dont sa mère a toujours la clef...

À travers ce kaléidoscope narratif de destins croisés, Eshkol Nevo décrit un pays traversé par des failles de plus en plus profondes : entre Israéliens et Palestiniens, entre religieux et laïques, entre gens désireux de poursuivre le processus de paix et ceux qui sont figés dans la peur et le deuil. Mais il dessine aussi une société où l'espoir et les rêves sont omniprésents dans le quotidien, et où tout reste encore à faire.
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Un printemps très chaud

Un printemps très chaud
Halifa Sahar
Ed. Seuil/Cadre vert

Le camp palestinien de `Ayn el-Morjân et la colonie israélienne de Kiryat Sheiba sont séparés par une clôture métallique. De part et d'autre, deux enfants s'apprivoisent. Mais la clôture devient un mur entre deux communautés qui se haïssent ou, au mieux, s'ignorent. Ou pactisent. Tout est vu à travers le regard d'Ahmad, le jeune Palestinien, en proie aux problèmes de son âge, à sa timidité, à un amour naissant, aux conflits de générations, à la rivalité qui l'oppose tendrement à son grand frère Majid. Son univers bascule quand il s'introduit derrière la clôture : emprisonné, il passe de l'enfance à l'adolescence. Des illusions à une réalité d'autant plus dure et amère que, entre-temps, la seconde Intifada a éclaté, et que Majid, accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis, doit entrer dans la clandestinité, début d'un calvaire qui l'entraînera notamment jusque dans le quartier général assiégé de Yasser Arafat.

Sans manichéisme, la romancière palestinienne Sahar Khalifa brosse une fresque bouleversante de la réalité de son pays, de son désespoir grandissant, de ses paradoxes et de ses antagonismes. Et pose une question essentielle : quel avenir y a-t-il pour la jeunesse, qu'elle soit palestinienne ou israélienne ?
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La chambre de Mariana

La chambre de Mariana
Appelfeld Aharon
Ed. L'Olivier

Avant de fuir le ghetto et la déportation, la mère d'Hugo l'a confié à une femme, Mariana, qui travaille dans une maison close. Elle le cache dans un réduit glacial d'où il ne doit sortir sous aucun prétexte. Toute son existence est suspendue aux bruits qui l'entourent et aux scènes qu'il devine à travers la cloison. Hugo a peur, et parfois une sorte de plaisir étrange accompagne sa peur. Dans un monde en pleine destruction, il prend conscience à la fois des massacres en train de se perpétrer et des mystères de la sexualité.

Renouant avec le thème de l'enfant recueilli par une prostituée (présent dans Histoire d'une vie et Tsili), Aharon Appelfeld mêle l'onirisme et le réalisme dans ce roman doué d'une force hypnotique.
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My First Sony

My First Sony
Barbash Benny
Ed. Zulma

Yotam enregistre tout sur son petit magnétophone Sony. La vie qui passe, à commencer par celle de ses parents, plutôt déglinguée, les récits des uns et des autres, pittoresques en diable, toutes les histoires que l'on raconte en famille et ailleurs sur l'amour, le sexe, la religion, la politique, la guerre, d'hier et d'aujourd'hui, la Shoa, les luttes, l'immigration, l'exil...

Et c'est toute la société israélienne contemporaine qui défile ainsi, dans un tourbillon aussi drôle qu'époustouflant !
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Un feu amical

Un feu amical
B. Yehoshua Avraham
Ed. Calmann-lévy

Yaari et Daniella, un couple qui s'aime après plus de trente ans de mariage, sont séparés pendant sept jours : elle est partie pour un voyage en Afrique centrale rendre visite à son beau-frère Jérémie. Sept jours de la fête juive de Hanoukka, sept chapitres du livre, dans lesquels alternent avec une parfaite régularité la voix de Yaari et celle de Daniella.

Le « feu amical », ce sont les bougies de la fête, les feux des campements de brousse en Afrique, mais c'est aussi le « tir ami » : le fils de Jérémie a été tué par le feu d'un autre soldat israélien, et cette mort pèse sur tous es protagonistes du roman, notamment sur son père qui, désespéré, veut se dissoudre dans un exil volontaire. Et les autres nuages sont nombreux, qui s'amoncellent autour de l'amour conjugal de Yaari et de Daniella : les difficiles relations avec leur belle-fille, l'énigme des petits-enfants, le contexte israélien plein d'incertitudes...

On retrouve dans Un feu amical toutes les qualités qui on fait d'Avraham B. Yehoshua l'un des plus grands auteurs israéliens : le souci des détails, les étincelles d'humour, l'étrangeté de la réalité, le rôle des répétitions, des résonances. Malgré une apparence plus simple, moins complexe, plus quotidienne que dans ses précédents livres, Un feu amical est peut-être son oeuvre la plus achevée.
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Rode regen

Rode regen
Nooteboom Cees
Ed. Atlas

Soms is een schrijver als een tuinier, tevreden zorgend voor zijn familie in de tuin, de cipres, de euphorbia, de rode en de roze hibiscus, de paarse bougainvillea, al die verschillende planten die zich daar gedurende de jaren geworteld hebben.
De herinnering kun je je vervolgens voorstellen als zo'n typische tuin in het zuiden : bezocht door schuwe dieren, met stenen en onkruid doortrokken en door uitdroging bedreigd. Maar dan : een druppel water, het juiste woord en zij bloeit weer als nooit tevoren.
Ik heb er geen, beweert Cees Nooteboom graag, als het om zijn herinnering gaat. Het volgende moment zie je hem weer wieden, harken, begieten, verzorgen, ongedierte bestrijden en hoor je hem zeggen dat wie geen verleden heeft 'een verleden zou moeten verzinnen om er een te hebben'. Rode regen toont Nooteboom aan het werk in de tuin van zijn herinnering.
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The Maytrees

The Maytrees
Dillard Annie
Ed. Hesperus

in 1940s Provincetown, on the tip of Cape Cod, poet Toby Maytree falls in love with Lou Bigelow at first sight. His slow courtship gradually wins her over, and so begins a love story that lasts decades. Surrounded by bohemian friends, living in Toby's shack on the dunes, the two marry, have a child. But when a friend first comes between them, then unexpectedly propels them back into one another's lives, they must each renegotiate what it means to love.

This profound and meditative reflection on the nature of love is Pulitzer Prize-winner Annie Dillard's second novel, and is written with all her characteristic verve and grace.

'a shimmering meditation on the ebb and flow of love... the last line of The Maytrees is so lovely that it may send you right back to the book's beginning' New York Times

'full of the kind of pleasures one looks for in fiction' Marilynne Robinson, Washington Post
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Dessins refusés par le New Yorker

Dessins refusés par le New Yorker
Diffee Matthew
Ed. Arènes

Depuis 1925, le New Yorker est le panthéon du dessin d'humour.

Chaque semaine, la rédaction du magazine reçoit un millier de dessins.

Vingt seulement seront publiés.

Les dessins refusés, souvent trop provocateurs, font pourtant la joie de leurs auteurs, qui les affichent au-dessus leur table de travail ou les collent sur la porte de leur frigo.

Mais ces idées géniales méritaient meilleur sort.

De cette pile d'« échecs » inoubliables, Matthew Diffee en a tiré les plus remarquables.

Les voici rassemblés dans cet album.
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