Comme dans le recueil précédent, Déjeuner de famille, on retrouve dans Le ver dans la pomme le mal-être dont souffrent presque tous les personnages de Cheever, la quête de quelque chose qu'ils ne savent nommer mais dont l'absence leur est insupportable. Cheever révèle les secrets de famille derrière les façades mais il le fait toujours avec humour et fantaisie (Le jour où le cochon est tombé dans le puits), de temps à autre sur un ton loufoque et touchant, mais toujours avec une grande empathie pour ses personnages, comme dans La duchesse.
Pourquoi nous aimons les femmes, c'est ce que s'ingénie à dévoiler Mircea Cartarescu dans ce recueil de nouvelles, petit joyau à la gloire de l'éternel féminin.
Au fil des vingt histoires qui composent le livre, l'auteur distille sa vision de cette mystérieuse altérité : les femmes. Il raconte la beauté, l'incompréhension, la douceur, le désespoir aussi. Il raconte l'entêtement des hommes qui du berceau à l'âge mûr composent, nouent et dénouent une relation sans fin avec elles. Ici chaque femme, chaque récit ne prend sens que lorsque l'on regarde l'ensemble de loin ; s'offre alors à nous un étonnant paysage, sorte de mise en images de la féminité et des sentiments complexes qu'elle suscite.
Tendres, perspicaces et profonds, ces textes témoignent de l'immense talent de Cartarescu, un des plus grands écrivains de la littérature roumaine contemporaine.
Le Père Brown, prêtre catholique d'une petite paroisse de l'Essex, ne paye vraiment pas de mine. Petit et rondouillard, il semble même insignifiant avec son regard de myope et son grand parapluie qui l'embarrasse.
Cette apparence banale abrite un cerveau exceptionnel aux procédés aussi déroutants que géniaux. En prenant le contre-pied des méthodes d'investigation classiques et s'intéressant plus aux individus qu'aux indices, il agit à rebours du sens commun et plonge les observateurs dans l'effarement : son comportement est incohérent, ses propos décousus, ses digressions insensées. Et pourtant... Sa logique déconcertante aura raison des énigmes criminelles les plus obscures.
C'est donc un enquêteur-philosophe que met en scène avec humour G.K. Chesterton, mais un philosophe du paradoxe ; en un mot : un poète.
Comprend :
La clairvoyance du père Brown, 1911
La sagesse du père Brown, 1914
L'incrédulité du père Brown, 1926
Le secret du père Brown, 1927
Le scandale du père Brown, 1935
Le vampire du village
Le masque de Midas
L'affaire Donnington
From the pages of the Believer Magazine, long, redoutable interviews featuring :
Alec Michod one question at a time with Richard Powers
Cornelia Nixon in the den with Marilynne Robinson
Nell Freudenberger in the kitchen with Grace Paley
Ben Ehrenreich intercontinentally with John Banville
Vendela Vida in from the snow with Shirley Hazzard
Ben Marcus on a calculator with George Saunders
Sarah Manguso walking the dog with Amy Hempel
Julie Orringer at office hours with Tobias Wolff
Dave Eggers live and onstage with Joan Didion
Gary Zebrun in Chelsea with Edmund White
Tayari Jones on the phone with Chris Abani
ZZ Packer calling twice to Edward P. Jones
Vendela Vida at a café with Jennifer Egan
Daphne Beal over email with Janet Malcolm
Jonathan Lethem in Brooklyn with Paul Auster
Sean Wilsey tranlated to/from Haruki Murakami
Joshua Bearman in Paris with Marjane Satrapi
Zadie Smith in the house from SaturdayI with Ian McEwan
Adam Thirlwell at a cricket match with Tom Stoppard
Miles Marshall Lewis on break with August Wilson
Alexandra Rockingham in Cihangir with Orhan Pamuk
The Enchantress of Florence is the story of a woman attempting to command her own destiny in a man's world. It brings together two cities that barely know each other - the hedonistic Mughal capital, in which the brilliant emperor wrestles daily with questions of belief, desire and the treachery of sons, and the equally sensual Florentine world of powerful courtesans, humanist philosophy and inhuman torture, where Argalia's boyhood friend 'il Machia' - Niccolo Machiavelli - is learning, the hard way, about the true brutality of power. These two worlds, so far apart, turn out to be uncannily alike, and the enchantments of women hold sway over them both.
But is Mogor's story true ? And if so, then what happened to the lost princess ? And if he's a liar, must he die ?
One of the lost classics of the 1960s - and a legendary experiment in form - is here reissued for the first time in thirtu years.
A sports journalist, sent to a Midlands town on a weekly assignment, finds himself confronted by ghosts from the past when he disembarks at the railway station. Memories of one of his best, most trusted friends, a tragically young victim of cancer, begin to flood through his mind as he attempts to go about the routine business of reporting a football match.
B. S. Johnson's famous 'book in a box', in which the chapters are presented unbound, to be read in any order the reader chooses, in one of the key works of a novelist now undergoing an enormous revival of interest. It is a book of passionate honesty and dark, courageous humour : a meditation on death and a celebration of friendship which also offers a remarkably frank self-portrait of its author.
With an introduction by Jonathan Coe
Proposition de lecture en relation avec ce livre Like a Fiery Elephant. The story of B. S. Johnson
Saadat Hasan Manto, né en 1912 dans le Pendjab indien, mort en 1955 à Lahore, au Pakistan, est le maître indo-pakistanais de la nouvelle, et l'auteur ourdou le plus lu aujourd'hui de part et d'autre de la frontière entre le Pakistan et l'Inde.
Qu'elles soient inspirées par la riche mais violente histoire du sous-continent indien, par les mouvements de désobéissance civile prônés par Gandhi contre la domination britannique, par les tueries sauvages entre hindous et musulmans lors de la partition catastrophique de 1947, par le destin tragique des courtisanes, par la sensualité inépuisable des femmes ou par le cinéma de Bollywood, les nouvelles de Manto confinent à de véritables mises en scène de la cruauté comme de la compassion dont l'homme peut être capable.
Elles se caractérisent par une concision aussi redoutable qu'efficace, par une ironie mordante, mais aussi par un immense lyrisme. Ces nouvelles admirables, aiguisées comme la lame d'un poignard, sont autant de traversées d'une humanité dont on ne sort pas tout à fait indemne.
Elles sont réunies pour la première fois en France par les éditions Buchet/Chastel et, à ce titre, constituent un événement littéraire exceptionnel.
Toscane, 1960. Amanda Lashe, jeune veuve américaine, s'installe quelques mois à Florence avec sa fille. Mais lors d'une excursion dans les collines environnantes un terrible orage éclate, les obligeant à s'établir provisoirement dans un village isolé : Rocca al Sole.
Elles y font la connaissance du marquis Eduardo Carleone. Quinze ans auparavant, il avait perdu sa femme, sauvagement assassinée par les nazis qui, envahissant les collines, avaient massacré femmes et enfants. Depuis ce jour, la rancoeur des villageois envers les Allemands n'a jamais connu de repos. Lorsque le matin de l'orage ils identifient un de leurs tortionnaires parmi un groupe de touristes allemands, les villageois décident de faire justice eux-mêmes. Dès lors, ce village coupé du monde devient le théâtre de toutes les tensions.
Jours d'orage marque le retour de Kressmann Taylor sur ses terres de prédilection : la possibilité d'un pardon pour les crimes de guerre. Mais ce dernier roman nous offre aussi pour la première fois une magnifique histoire d'amour.
Intrigues familiales, morts suspectes, vengeance, un personnage injustement suspecté de meurtres sordides, un autre, véritable incarnation du Mal que rien ni personne ne semble pouvoir arrêter, une femme ignominieusement trahie... La jeune Mary Elizabeth Braddon avoua avoir laissé libre cours à son imagination, et rarement un roman victorien aura en effet combiné autant d'éléments mélodramatiques, de rebondissements, dans la plus pure tradition du roman à suspense, l'ironie à la Charles Dickens en plus. À cela s'ajoute la présence d'un type de personnage quasi inconnu dans le roman victorien : celui du détective, dont le rôle sera fondamental pour dénouer les fils d'une histoire particulièrement machiavélique.
Planète Terre, XXIe siècle. La fin du monde approche, le chaos est partout. Alors que l'économie s'effondre, le pétrole vient à manquer, les communications sont coupées, les villes croulent sous les déchets et la famine s'étend, aggravée par l'explosion d'une centrale nucléaire russe. Des hordes de miséreux sillonnent les continents. La troisième guerre mondiale est sur le point d'éclater...
Pourtant, quelque part au fin fond des forêts du Kainuu, dans l'Est de la Finlande, un étrange havre de paix et de prospérité demeure. C'est là que, quelques années plus tôt, au seuil de la mort, un vieux communiste militant, grand bouffeur de curés, a chargé son petit-fils Eemeli Toropainen de construire sur ses terres, pour le rachat de son âme, une église en bois copiée sur un modèle du XVIIIe siècle. Autour d'elle, une communauté de joyeux et délirants Finlandais s'est peu à peu formée : ensemble ils revisitent les techniques de subsistance de leurs ancêtres et la vie en autarcie, loin d'un monde en déconfiture.
Avec l'humour qu'on lui connaît, Arto Paasilinna plaide pour un certain retour au bon sens paysan, à une vie plus simple et plus proche de la nature, loin des diktats de la société de consommation.